Le monde à deux

Catégorie : France

N’oublions pas que notre France regorge d’endroits merveilleux et d’univers atypiques. On peut aussi bien s’évader au coin de sa rue que dans une ville voisine, seul notre regard à besoin d’être affuté. C’est ce que nous nous transmettrons dans les articles qui suivrons.

  • 3 jours de détente en chambre d’hôtes au pays d’Aliénor

    3 jours de détente en chambre d’hôtes au pays d’Aliénor

    Notre projet de GR à travers les Pyrénées étant reporté jusqu’à nouvel ordre, nous avons tous les deux ressenti le besoin de quitter la ville, de profiter d’un air pur et surtout de sortir d’un quotidien un peu trop routinier.

    Nous avons l’habitude de voyager en mode économie, d’enchainer les guest-houses et les bus un peu miteux, mais cette fois, notre envie était différente et nous nous sommes écoutés : calme et repos.

    C’est dans cet état d’esprit que j’ai pensé à mon amie qui tient des chambres d’hôtes dans les Landes et belle synchronicité elle avait 3 nuits de libres.

    Nous n’en demandions pas temps.

    Au pays d’Aliénor : adorable chambre d’hôtes

    C’est donc dans un village tout charmant à 45 minutes de Bordeaux : Belin-béliet que nous avons posé nos mini-sacs pour 3 nuits de repos et de plaisir.

    Le cadre est adorable, Marie-Claude adore jardiner et des fleurs ornent le jardin, un potager commence à porter ses fruits et apportent davantage de terroir dans ce lieu déjà bien chaleureux.
    Son compagnon Angel est un grand bricoleur et dans une éthique de gaspiller moins il s’amuse à décortiquer des palettes pour les réutiliser 🙂 à notre arrivée, il était en train de reconstruire un ancien lit qu’il souhaite transformer en banc !

    Calme, potager, compost, tri des déchets, amoureux de la nature, chambre avec salle de bain privative, un coin cuisine et une piscine : nous avions tout pour être heureux.

    potager chambre d'hôte landes pays d'aliénor belin béliet

    potager au pays d'aliénor chambre d'hôtes dans les landes

     

     

     

     

    Nous avons profité de ces temps de repos pour manger sainement, retrouver des petits-déjeuner traditionnels : pain, beurre, confiture maison (un vrai délice) que je n’avais pas mangés depuis une éternité, lire, écrire, nager, nous promener, et  échanger avec Marie-Claude et Angel adorables et bienveillants.

    Visiter les alentours de Belin-Béliet

    L’église du Vieux Lugos

    Non loin de la maison, on peut visiter l’église du vieux Lugos. « Erigée en l’an mil, l’église est dédiée à Notre-Dame.
    La guerre de Cent ans l’a dotée d’une tour fortifiée, des artistes ont décoré ses murs de peintures, oeuvres de miséricorde illustrant les péchés capitaux. »

    église Saint Michel du Vieux Lugo chambre d'hôte LandesL’église du Vieux Lugos est sur une bute et elle est la seule à ne pas avoir subi les nombreuses inondations qui ont obligé les villageois à déplacer le village.

    « Dans le bélinois, une vieille tradition raconte que pendant la réforme les prieurs de Mons auraient fui en emportant des choses sacrées qu’ils auraient cachées dans un grand marais et près d’une chapelle antique.
    Il se dit également qu’à la même époque un crime odieux aurait été commis afin de préserver certains secrets.
    Les légendes ont toujours une parcelle de vérité »

    Une deuxième église copie conforme en version plus grande se trouve à Mons, puis tout prêt se trouve un lieu calme et paisible avec la fontaine de st Claire qui guérit les maux des yeux parait-il 🙂

    Landes belin-béliet au pays d'aliénor chambre d'hôtes

    Potabilis : écolieu

    Potabilis éco-lieu saint-magneA la dernière minute, une amie m’a parlé d’un écolieu proche de Belin-Béliet. Il était hors de question de partir sans les avoir rencontrés. Nous sommes donc allés faire une visite à Potabilis.

    Nous avons été chaleureusement accueillis par Gilles et Béa les gérants.
    Le potager en permaculture, le poulailler, les chevaux pour le compost, la douche solaire, les arbres fruitiers, le bois pour le chauffage, les tipis : sont les premières étapes de ce projet gargantuesque.

    Le lieu de 37 hectares a de quoi accueillir un nombre infini d’idées et de projets.

    De nombreux ateliers ont déjà lieu et devront se multiplier au fur et à mesure (atelier palette, cuisine saine du potager, permaculture, etc…).

    La motivation est là, les idées partent dans tous les sens, il ne manque qu’un peu de structure et de la main d’oeuvre pour faire avancer ce beau projet : donc pour des vacances de volontariat leur Facebook est ici .
    Ils n’ont pas encore de quoi héberger, mais c’est en projet.

    La boucle de la Gaure

    Il était hors de question de quitter la région sans aller marcher un peu sous les bois. Même si la boucle de la Gaure n’est pas complètement à jour, elle offre une ballade rafraichissante sous les arbres de la forêt en bord d’eau.

    promenade landes chambre d'hôtespromenade landes chambre d'hôtesJ’ai adoré mon séjour dans cette maison d’hôte. Il en faut parfois peu pour se dépayser et se sentir en vacance et c’est exactement ce qu’il s’est passé.
    La maison de Marie-Claude sait séduire par son aspect chaleureux et les alentours qui ont de quoi séduire pour un court week-end.

    Je recommande chaudement cet endroit pour le bien-être que j’y ai ressenti, le calme et l’accueil chaleureux.

    [su_box title= »Informations pratiques »]

    Leur facebook : https://www.facebook.com/AuPaysDAlienorDAquitaine/

    Leur numéro de téléphone : 06 60 36 80 81 ou 05 56 88 55 89[/su_box]

  • Quand le GR 10 devient une leçon

    Quand le GR 10 devient une leçon

    Quelle frustration !

     

    Je suis assise devant mon bureau à la maison alors que je devrais être sous une tente au milieu des montagnes.

     

    Le GR 10 m’appelait depuis des mois.

     

    Cette Grande Randonnée, c’était une façon de répondre à une de mes envies qui traîne depuis des mois : marcher.

    Avancer à l’allure d’un être humain, s’habituer à notre rythme naturel, voir les paysages changés et ne dépendre que de nous.

    S’affranchir d’un lieu et avancer coûte que coûte.

     

    J’avais choisi le GR 10 pour revenir sur les traces de mon père. Il adore marcher et il adore la montagne. Il parle peu, pourtant je savais qu’il avait à 2 reprises fait des bouts du GR 10.


    C’était une manière pour moi de marcher sur ces traces, une façon de créer du lien, je suppose, avoir de quoi parler autre que mon mode de vie et le loyer à payer.

     

    J’étais motivée, je savais que j’allais en baver, je savais que j’allais souffrir, mais comme notre épopée en vélo à Taïwan j’étais prête à tout et surtout à surmonter les douleurs physiques, à dépasser la fatigue et les courbatures.

     

    J’avais soif de liberté, de déconnexion et de dépassement de moi.

     

    Tout était prêt, j’avais même une nouvelle paire de chaussures. Un signe peut-être anodin pour la majeure partie d’entre vous, mais pour moi c’était une grande décision : j’avais de nouvelles chaussures aux pieds.

    Le monde à deux sur le GR 10

     Même mon cousin se joignait à nous pour le début de cette randonnée, il n’avait jamais marché et il était présent plein d’enthousiasme et j’étais heureuse de l’avoir à mes côtés.

    Une nouvelle histoire s’écrivait entre nous, j’allais pouvoir partager une certaine intimité avec Corentin que je ne connaissais pas encore assez bien à mon goût.

     

    Guillaume prêt à toutes mes folies et toujours motivé pour mes défis insensés était enchanté comme jamais. Ses premières vacances depuis qu’il a repris un travail de bureau, il n’attendait que cette pause estivale pour se dégourdir les jambes.

     

    Nous étions parés tous les trois, portés par mes parents sur la plage d’Hendaye qui devait nous offrir le point de départ de cette mémorable aventure.

    départ randonnée GR 10 Hendaye

    Chaussures lacées et sac à dos ajustés nous avons commencé au bord de la plage sous un beau soleil et au milieu des rues d’Hendaye. La cadence était là et nous nous sommes vite retrouvés dans des coins plus verdoyants.

     

    Nous avions conscience que nous commencions par la partie la moins attrayante de ce GR, mais nous avions 15 jours devant nous et nous devions arrivés jusqu’à Cauteret plus ou moins.


    Le plan était d’avancer à notre rythme pendant le temps qui nous avions.

    Le point d’arrêt serait le point de départ d’une autre randonnée lors d’une autre occasion.

     

    La déception

     

    Mais cette réalité fut de courte durée. Rapidement et en silence, Guillaume a commencé à passer de plus en plus derrière moi. Connaissant mon homme j’ai trouvé ça étrange.

     

    Puis le temps passant, c’est avec tristesse que je l’ai vu boiter. Guillaume qui boite c’est vraiment que la douleur devait être intenable.

    Sans attendre, on s’est arrêté au village le plus proche, on a fait le point et rapidement la sentence est tombée : impossible de continuer pour lui.

    Pour Corentin et moi, la réaction a été assez rapide : on est une équipe : on arrête tous ensemble.

    Sur la route du GR 10 Pyrénées

     Malgré moi, je suis en colère, pas contre guillaume qui n’y ait pour rien, mais pour ma dépendance à ce projet.

    J’attendais tellement de cette randonnée. Que vais-je faire maintenant? où vais-je trouver la force de me déconnecter, de me remuscler et de respirer de l’air pur ?

    J’avais tout misé sur ce GR qui était pour moi une réponse à tout. Puis d’un coup plus rien.

    Je me suis sentie démunie.

    Par quoi remplacer le GR 10 ?

     

    Aujourd’hui, de retour à Bordeaux, je n’ai pas encore toutes mes réponses, mais je suis plus sereine. Guillaume doit prendre soin de lui et moi je fais confiance à la vie.

     

    Nous passerons quelques jours à ne rien faire : après tout, ce sont des vacances !

    Puis nous irons dans la maison d’hôte d’une de mes amies avant d’aller faire un tour en Charente pour revoir un autre couple d’amis.

     

    La vie nous réserve parfois des surprises et même si ce ne sont pas toujours celles qu’on attendait, il y a toujours une leçon à en tirer.

     

    Cette marche là n’était pas pour moi, je suis curieuse de voir ce qui m’attend à la place.

    GR 10 randonnée pyrénées

  • Apprendre à vivre de rien : vie sauvage et vagabondage

    Apprendre à vivre de rien : vie sauvage et vagabondage

    L’article « Stage vie sauvage et vagabondage : retrouvez le sauvage en vous » vous a certainement livré l’énergie et l’ivresse que j’ai vécue pendant cette folle semaine, mais concrètement qu’avons-nous fait ?

    Je vous livre maintenant un aperçu plus concret sur cette semaine si particulière.

    Pourquoi ce stage ? Les animateurs

    J’ai rencontré Kim en début d’année, loin des bois, en Suisse.

    Invitées pour un atelier sur les futurs modes de vie, nous présentions nos vies actuelles et débattions du futur. Malheureusement, Guillaume avait dû rester à la maison et j’ai donc rencontré Kim pour la première fois, seule.
    Kim Pasche, c’est le genre de gars qui en impose. Trappeur/chasseur et artisan de la préhistoire, il raconte le froid, les marches dans le Yukon, ses échanges avec les peuples premiers, la confection d’arc et d’outils d’antan et ses rencontres avec les ours, d’une simplicité étonnante.
    Pourquoi Guillaume n’était-il pas avec moi pour écouter ce discours inspirant ?

    Des mois plus tard, une publication Facebook a attiré mon regard : « Stage de vie sauvage et vagabondage » co-animé par Kim ET Nans Thomassey.

    Nans Thomassey et Kim Pasche stage vie sauvage et vagabondage

    Nans, backpacker, co-auteur de la bible du grand voyageur et co-créateur de la série « Nus et Culottés » a été une source d’inspiration lorsque nous nous sommes lancés dans l’aventure du voyage au long court. Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’émission, je vous invite chaleureusement à visionner au moins un épisode. J’y trouve à chaque fois la chaleur humaine, l’échange et la beauté du voyage alternatif.

    Ce qu’on sait moins, c’est que Kim Pasche a participé à la création de l’émission. Présents au premier épisode jamais diffusé, il a travaillé dans l’ombre pour accompagner Nans et Mouts aux gestes premiers : se nourrir de plantes, faire du feu, dormir dans la nature etc…

    Ces deux-là réunis, c’était une évidence pour nous lancer dans la vie sauvage, du moins pour quelques jours.

    Le contenu du stage

    Je ne vais pas rentrer dans le détail du programme pour deux raisons. La première c’est que l’incertitude qui règne autour du contenu de ces journées fait partie intégrante du stage. Découvrir le « planning » de la journée le matin même était pour moi très agréable.

    La deuxième raison pour laquelle il n’y a pas besoin d’énumérer toutes les subtilités, c’est que le programme est très souple et dépend de différents aspects : la période du stage, la connexion et les envies du groupe.
    Kim et Nans animent le stage d’une manière « organique » comme ils le disent eux-même. Il n’y a pas vraiment de plan défini et ils s’adaptent en fonction de l’évolution.

    Kim Pasche stage vie sauvage et vagabondage

    Cela correspondait totalement à l’ambiance qui régnait entre nous.
    Cette souplesse a ses avantages et ses inconvénients. L’adaptabilité permet de répondre à un grand nombre d’attentes mais en contrepartie une frustration peut s’installer face à un manque de technique concrète.

    Un stage en deux temps

    Dans les bois

    La première partie du stage se passe en forêt. Les journées s’organisent autour de la cueillette de végétaux et de la préparation des repas.

    On y découvre que la Nature déborde de ressources : patate sauvage, infusions (lavande) graines (noisettes), amidon (roseaux) , feuilles vertes (pulmonaire, cirse…), nèfles…
    L’apport seul d’un peu de farines et d’huile à toutes nos trouvailles nous a permis de confectionner des gnocchis au pesto, des cannellonis fourrés à la béchamel, des compotes de fruits sauvages et même une tarte aux pommes. Quel régal pour les papilles et les yeux.

    repas du soir vie sauvage et vagabondage

    Au milieu de ces étapes nécessaires, des ateliers s’intercalent pour nous apprendre à faire du feu et à confectionner des cadeaux en matière naturelle. Comment offrir ou faire plaisir quand on est sur la route en mode vagabond ou minimalisme ? Une fois encore la Nature nous offre toute une panoplie d’outils pour confectionner des hochets et sculptures en fibres naturelles, des fleurs en papier, des cordelettes pour des bracelets. Notre imagination est finalement notre seule limite.

    poisson vie sauvage et vagabondagefleur en papier stage vie sauvage et vagabondagerepas sauvage
    Mais ce qui m’a le plus marqué sont les échanges que nous avons eus autour du feu sur des sujets comme le vagabondage, le voyage alternatif et les modes de communication (basés sur des techniques de « C.N.V : Communication Non Violente).

    Le vagabondage est parfois relié à des images péjoratives et peut alors remettre en question nos valeurs et nos fonctionnements. Dans le groupe nous avions Sarah une experte, des novices curieux et un réticent. Au fur et à mesure des discussions, les langues se sont déliées et les débats ont été très riches.

    échange autour du feu vie sauvage et vagabondage

    Je ne vous cache pas que tous ces ateliers n’avaient qu’un but : nous préparer à passer à la pratique.

    Sur la route

    Lâchés par équipe, dans la « Nature urbaine », nous n’avions qu’une enveloppe à ouvrir une fois dans la première voiture qui nous prendrait en STOP.

    Sans un sou en poche et avec les seuls vêtements que nous portions, il nous a fallu trouver à manger, nous loger et rejoindre notre point de rendez-vous à l’horaire renseigné dans l’enveloppe.

    échange autour du feu vie sauvage et vagabondage

    Quand la magie opère

    Tous les groupes sont arrivés au point de rendez-vous avec plus ou moins de retard. Et alors que je croyais avoir eu des aventures incroyables et n’avoir eu qu’une chance inouïe, j’ai réalisé pendant la mise en commun de chaque équipe que chacun de nous avait trouvé ce qu’il était parti chercher.

    Nous avons tous mangé plus que nécessaire, dormi confortablement et fait des rencontres plus riches les unes que les autres.
    Quel bonheur de découvrir que ce voyage alternatif n’est qu’un outil parmi tant d’autres pour explorer de nouveaux horizons et rencontrer des personnes qui n’auraient alors jamais croisé notre route.

    Kim Pasche stage vie sauvage et vagabondage

    Alors que je n’étais qu’à 400 kilomètres de chez moi, j’ai l’impression d’avoir exploré des contrées inconnues.

    Nous n’avons définitivement pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour voyager.

    Bilan :

    Si vous avez lu mon premier article, vous savez par avance que ce stage fût d’une richesse inestimable à mes yeux.

    J’ai apprécié tous les ateliers en communication autour du thème du vagabondage.
    J’ai aimé la disponibilité de nos deux intervenants. L’approche de Nans qui se forme actuellement en CNV, mais aussi celle de Kim avec son expérience du monde sauvage et des peuples premiers sont riches et pertinentes.

    Les deux aspects vie sauvage et vagabondage qui semblent à priori éloignés prennent pourtant tout leur sens et les deux parties bien scindées de ce stage sont bien ficelées.

    J’ai par la même occasion découvert le Diois : une région alternative ou l’agriculture bio est une norme et ou le STOP fait partie des moyens de transport courant pour aller travailler.

    Si je devais ajouter quelques touches négatives à cette semaine ce serait le manque de temps dans la forêt qui ne permet pas d’approfondir des aspects vraiment pratiques concernant les gestes premiers: comme faire du feu, confectionner des objets avec des matériaux naturels. Tout est abordé, mais souvent trop succinctement et les temps de mise en pratique sont rognés au profit des ateliers d’échanges.

    Je le conseille à tous ceux qui souhaitent s’initier à la vie sauvage et au vagabondage, quelque soit l’âge ou l’expérience. Mais si vous cherchez des outils spécifiques ou des techniques, une autre formule sera probablement plus appropriée.

    stage vie sauvage et vagabondage

    Vous trouverez sur cette page tous les stages pour l’année 2017 autour des thèmes du feu, de la confection d’arc et d’immersion plus profonde dans la nature.

    Dépêchez-vous, le stage de vie sauvage et vagabondage ne se réalise qu’une fois par an et le prochain sera du 11 au 16 juillet.

    Qui fera partie du prochain groupe ?

  • Stage vie sauvage et vagabondage : retrouvez le sauvage en vous

    Stage vie sauvage et vagabondage : retrouvez le sauvage en vous

    Quand je repense à ce stage vie sauvage et vagabondage ou devrais-je dire ce séjour d’immersion dans la Nature, je me sens calme et bienveillante.
    Un nuage de béatitude se forme autour de moi et je n’ai qu’un souhait, vous faire baigner dans les mêmes émotions en lisant cet article.

    Ici et maintenant : face à la Nature

    Me plonger dans les bois sans savoir ce qui m’attendait me pétrifiait. Soyons francs, ce ne sont pas les quelques lignes d’explications qui me permettaient de vraiment comprendre dans quoi je m’engageais. Pourtant, l’incertitude du lendemain et un emploi du temps qui s’adaptait au jour le jour ont pourtant fait entièrement partie du charme de cette expérience. Je ne me voile pas la face, cette semaine ne fût pas parfaite, mais elle fût riche en expérimentation.

    Perdue dans la Nature, je me suis sentie moins femme des bois que j’aurais pu croire. Je savais juste que nous devions être dans ce groupe, ici et maintenant.

    J’ai retrouvé Kim comme je l’avais imaginé : avec son expérience, sa maturité et ses positionnements et j’ai rencontré Nans : plein de poésie, d’empathie, de bienveillance et de blagues salaces. Un duo qui fonctionnait agréablement bien et qui nous a plongé dans l’univers silencieux des smartphones, loin des diktats des horaires et du brouhaha des villes.

    stage vie sauvage et vagabondage Nans Thomassey et Kim Pasche

    Ce n’était pas de la survie, mais une invitation à se reconnecter à la Nature et aux êtres humains.

    Les liens se sont doucement créés et ont dévoilé des discussions empruntent d’amour et d’écoute. Nous avons vécu au rythme des ateliers et des cercles de paroles initiés matin et soir qui ont permis de lâcher prise, faire tomber des peurs et faciliter les échanges.

    stage de vie sauvage et vagabondage autour du feu

    J’ai appris que le silence peut être agréable même en groupe, que l’écoute n’est pas si simple et que mon empathie est bien présente malgré mes doutes. J’ai aussi réalisé qu’on peut cuisiner sophistiqué au milieu des bois, que faire du feu n’est pas si simple et que l’abondance est partout.

    La Nature a tout à offrir.

    J’imaginais cette semaine pleine humainement et c’est ainsi qu’elle s’est présentée.

    J’ai pleuré, ressenti de la colère, de la frustration, sourie, rie et écouté. Avec beaucoup de plaisirs, des sensations de la retraite en Thaïlande me sont revenus en mémoire : retour sur soi, gestion des émotions et acceptation du silence.

    J’ai mal dormi, j’ai eu froid et je ne m’en souviens même pas car, j’ai appris à ne pas manquer et à faire confiance en l’être humain. Je me suis lancée dans l’inconnu de la route sans sourciller, l’excitation au ventre et l’envie de rencontrer l’autre.

    J’ai repoussée mes limites et me suis invitée à la table d’étrangers tout en lâchant prise sur mes idées reçues. J’ai eu peur plus d’une fois et me suis effondrée sans compter.

    stage de vie sauvage et vagabondage autour du feu

    Au milieu d’inconnus, j’ai livré ma vulnérabilité et mon hypersensibilité.

    Un nuage noir s’est dissipé

    Sans revenir dans tous les détails, l’année 2016 de mon retour en France a été très difficile pour moi. Alors que nous arrivions en ce mois de septembre, je savais que ce stage m’appelait.

    J’y suis arrivée pleine de colère et j’en suis ressortie le cœur léger.

    Est-ce la force de la Nature ou la puissance de la solidarité ? Probablement un peu des deux.

    Cette fureur qui m’habitait et me consumait est maintenant quelque part au milieu des bois. Je l’ai laissé à cette prairie qui m’a accueilli sans jugement. Elle a la puissance nécessaire pour l’équilibrer, ce poids était trop lourd pour moi.

    stage vie sauvage et vagabondage dans les bois

    J’avais l’espoir de trouver l’autre et je me suis retrouvée moi grâce au groupe. J’avais laissé des parties de mon esprit un peu partout en Asie et j’ai comblé les vides au fond des bois français.

    Confrontations et apprentissages

    Cette semaine, c’est se confronter à toutes ses facettes : celles dont nous sommes fières et celles qui nous agacent .

    C’est se confronter aussi à nos limites : physiques et émotionnelles mais c’est surtout écouter notre instinct : ce petit sauvage qui vit au fond de nous. Il mendie sa dose d’aventure et il n’est jamais trop tard pour l’écouter et collaborer. La folie de notre monde actuel est compatible à tous nos besoins, seuls un peu de naturel, d’imagination et de création sont nécessaires pour se (re) connecter.

    “ Sauver la nature, c’est sauver chez l’homme sa nature humaine. Re naturer ce qui est dénaturé! ” Kim Pasche

    Tout est une histoire de communication, avec le sauvage qui vit en nous, avec la Nature, mais aussi avec l’être humain face à nous. Que ce soit un membre du groupe, un membre de la famille ou un pur étranger. Comment s’exprimer clairement et honnêtement tout en laissant la place à l’autre de répondre sans peur ?

    J’ai tellement appris en une semaine que je ne pourrai jamais les remercier à la hauteur de leurs apports. Kim et Nans ont été les gardiens de cette force qui s’est construite dans les bois. Elle aurait pu partir dans tous les sens, s’éparpiller et exploser. Mais ils l’ont canalisé pour en faire quelque chose de beau.

    Une communion de toutes nos forces réunies pour permettre un espace de création.

    Mes frères et sœurs des bois : une nouvelle famille

    J’en suis repartie sans connaissance concrète mais riche d’une force qui ne s’achète pas.

    Durant cette semaine, un groupe s’est formé. Intergénérationnel et sans un centime, tout était richesse.

    La sagesse de Kim, mais aussi son incroyable adaptation au monde actuel.
    La bienveillance de Nans et la profondeur de son regard.
    L’énergie de Vincent qui m’a porté au-delà de mes capacités
    Le côté sauvage de Eudes
    La force tranquille de Bedouin
    La fragilité d’Hélène
    Les questionnements légitimes de Zabou
    Le regard avisé de Paul
    La folie de Sarah, ma petite sœur des bois
    La douce présence bienveillante de mon amour

    Mes frères et soeurs des bois, votre compagnie m’a réchauffé le cœur. Je vous aime pour tout ce qu’on a partagé et tout ce que vous m’avez apporté. Vous resterez à jamais au fond de moi.

    stage vie sauvage et vagabondage dans les bois

    Pour en savoir plus, je vous invite à lire le deuxième article : apprendre à vivre de rien qui vous plongera dans les coulisses de cette aventure.

    Mais surtout prenez le temps d’aller surfer sur le site Gens des bois où vous retrouverez tous les stages de Kim ainsi que les prochaines dates de ce stage : « vie sauvage et vagabondage ».

    Alors prêt à tentez l’aventure ?

    Source photo : toutes les photos ont été prise par Paul, participant de ce stage et photographe professionnel. Pour plus de photos, je vous invite à vous rendre sur son site.