Le monde à deux

Catégorie : Destinations

Vous trouverez ici nos anecdotes dans chaque pays traversé, nos coups de coeur, nos erreurs, nos bons plans. Suivez nous pas à pas à travers toutes nos destinations !

  • 3 jours de détente en chambre d’hôtes au pays d’Aliénor

    3 jours de détente en chambre d’hôtes au pays d’Aliénor

    Notre projet de GR à travers les Pyrénées étant reporté jusqu’à nouvel ordre, nous avons tous les deux ressenti le besoin de quitter la ville, de profiter d’un air pur et surtout de sortir d’un quotidien un peu trop routinier.

    Nous avons l’habitude de voyager en mode économie, d’enchainer les guest-houses et les bus un peu miteux, mais cette fois, notre envie était différente et nous nous sommes écoutés : calme et repos.

    C’est dans cet état d’esprit que j’ai pensé à mon amie qui tient des chambres d’hôtes dans les Landes et belle synchronicité elle avait 3 nuits de libres.

    Nous n’en demandions pas temps.

    Au pays d’Aliénor : adorable chambre d’hôtes

    C’est donc dans un village tout charmant à 45 minutes de Bordeaux : Belin-béliet que nous avons posé nos mini-sacs pour 3 nuits de repos et de plaisir.

    Le cadre est adorable, Marie-Claude adore jardiner et des fleurs ornent le jardin, un potager commence à porter ses fruits et apportent davantage de terroir dans ce lieu déjà bien chaleureux.
    Son compagnon Angel est un grand bricoleur et dans une éthique de gaspiller moins il s’amuse à décortiquer des palettes pour les réutiliser 🙂 à notre arrivée, il était en train de reconstruire un ancien lit qu’il souhaite transformer en banc !

    Calme, potager, compost, tri des déchets, amoureux de la nature, chambre avec salle de bain privative, un coin cuisine et une piscine : nous avions tout pour être heureux.

    potager chambre d'hôte landes pays d'aliénor belin béliet

    potager au pays d'aliénor chambre d'hôtes dans les landes

     

     

     

     

    Nous avons profité de ces temps de repos pour manger sainement, retrouver des petits-déjeuner traditionnels : pain, beurre, confiture maison (un vrai délice) que je n’avais pas mangés depuis une éternité, lire, écrire, nager, nous promener, et  échanger avec Marie-Claude et Angel adorables et bienveillants.

    Visiter les alentours de Belin-Béliet

    L’église du Vieux Lugos

    Non loin de la maison, on peut visiter l’église du vieux Lugos. « Erigée en l’an mil, l’église est dédiée à Notre-Dame.
    La guerre de Cent ans l’a dotée d’une tour fortifiée, des artistes ont décoré ses murs de peintures, oeuvres de miséricorde illustrant les péchés capitaux. »

    église Saint Michel du Vieux Lugo chambre d'hôte LandesL’église du Vieux Lugos est sur une bute et elle est la seule à ne pas avoir subi les nombreuses inondations qui ont obligé les villageois à déplacer le village.

    « Dans le bélinois, une vieille tradition raconte que pendant la réforme les prieurs de Mons auraient fui en emportant des choses sacrées qu’ils auraient cachées dans un grand marais et près d’une chapelle antique.
    Il se dit également qu’à la même époque un crime odieux aurait été commis afin de préserver certains secrets.
    Les légendes ont toujours une parcelle de vérité »

    Une deuxième église copie conforme en version plus grande se trouve à Mons, puis tout prêt se trouve un lieu calme et paisible avec la fontaine de st Claire qui guérit les maux des yeux parait-il 🙂

    Landes belin-béliet au pays d'aliénor chambre d'hôtes

    Potabilis : écolieu

    Potabilis éco-lieu saint-magneA la dernière minute, une amie m’a parlé d’un écolieu proche de Belin-Béliet. Il était hors de question de partir sans les avoir rencontrés. Nous sommes donc allés faire une visite à Potabilis.

    Nous avons été chaleureusement accueillis par Gilles et Béa les gérants.
    Le potager en permaculture, le poulailler, les chevaux pour le compost, la douche solaire, les arbres fruitiers, le bois pour le chauffage, les tipis : sont les premières étapes de ce projet gargantuesque.

    Le lieu de 37 hectares a de quoi accueillir un nombre infini d’idées et de projets.

    De nombreux ateliers ont déjà lieu et devront se multiplier au fur et à mesure (atelier palette, cuisine saine du potager, permaculture, etc…).

    La motivation est là, les idées partent dans tous les sens, il ne manque qu’un peu de structure et de la main d’oeuvre pour faire avancer ce beau projet : donc pour des vacances de volontariat leur Facebook est ici .
    Ils n’ont pas encore de quoi héberger, mais c’est en projet.

    La boucle de la Gaure

    Il était hors de question de quitter la région sans aller marcher un peu sous les bois. Même si la boucle de la Gaure n’est pas complètement à jour, elle offre une ballade rafraichissante sous les arbres de la forêt en bord d’eau.

    promenade landes chambre d'hôtespromenade landes chambre d'hôtesJ’ai adoré mon séjour dans cette maison d’hôte. Il en faut parfois peu pour se dépayser et se sentir en vacance et c’est exactement ce qu’il s’est passé.
    La maison de Marie-Claude sait séduire par son aspect chaleureux et les alentours qui ont de quoi séduire pour un court week-end.

    Je recommande chaudement cet endroit pour le bien-être que j’y ai ressenti, le calme et l’accueil chaleureux.

    [su_box title= »Informations pratiques »]

    Leur facebook : https://www.facebook.com/AuPaysDAlienorDAquitaine/

    Leur numéro de téléphone : 06 60 36 80 81 ou 05 56 88 55 89[/su_box]

  • Quand le GR 10 devient une leçon

    Quand le GR 10 devient une leçon

    Quelle frustration !

     

    Je suis assise devant mon bureau à la maison alors que je devrais être sous une tente au milieu des montagnes.

     

    Le GR 10 m’appelait depuis des mois.

     

    Cette Grande Randonnée, c’était une façon de répondre à une de mes envies qui traîne depuis des mois : marcher.

    Avancer à l’allure d’un être humain, s’habituer à notre rythme naturel, voir les paysages changés et ne dépendre que de nous.

    S’affranchir d’un lieu et avancer coûte que coûte.

     

    J’avais choisi le GR 10 pour revenir sur les traces de mon père. Il adore marcher et il adore la montagne. Il parle peu, pourtant je savais qu’il avait à 2 reprises fait des bouts du GR 10.


    C’était une manière pour moi de marcher sur ces traces, une façon de créer du lien, je suppose, avoir de quoi parler autre que mon mode de vie et le loyer à payer.

     

    J’étais motivée, je savais que j’allais en baver, je savais que j’allais souffrir, mais comme notre épopée en vélo à Taïwan j’étais prête à tout et surtout à surmonter les douleurs physiques, à dépasser la fatigue et les courbatures.

     

    J’avais soif de liberté, de déconnexion et de dépassement de moi.

     

    Tout était prêt, j’avais même une nouvelle paire de chaussures. Un signe peut-être anodin pour la majeure partie d’entre vous, mais pour moi c’était une grande décision : j’avais de nouvelles chaussures aux pieds.

    Le monde à deux sur le GR 10

     Même mon cousin se joignait à nous pour le début de cette randonnée, il n’avait jamais marché et il était présent plein d’enthousiasme et j’étais heureuse de l’avoir à mes côtés.

    Une nouvelle histoire s’écrivait entre nous, j’allais pouvoir partager une certaine intimité avec Corentin que je ne connaissais pas encore assez bien à mon goût.

     

    Guillaume prêt à toutes mes folies et toujours motivé pour mes défis insensés était enchanté comme jamais. Ses premières vacances depuis qu’il a repris un travail de bureau, il n’attendait que cette pause estivale pour se dégourdir les jambes.

     

    Nous étions parés tous les trois, portés par mes parents sur la plage d’Hendaye qui devait nous offrir le point de départ de cette mémorable aventure.

    départ randonnée GR 10 Hendaye

    Chaussures lacées et sac à dos ajustés nous avons commencé au bord de la plage sous un beau soleil et au milieu des rues d’Hendaye. La cadence était là et nous nous sommes vite retrouvés dans des coins plus verdoyants.

     

    Nous avions conscience que nous commencions par la partie la moins attrayante de ce GR, mais nous avions 15 jours devant nous et nous devions arrivés jusqu’à Cauteret plus ou moins.


    Le plan était d’avancer à notre rythme pendant le temps qui nous avions.

    Le point d’arrêt serait le point de départ d’une autre randonnée lors d’une autre occasion.

     

    La déception

     

    Mais cette réalité fut de courte durée. Rapidement et en silence, Guillaume a commencé à passer de plus en plus derrière moi. Connaissant mon homme j’ai trouvé ça étrange.

     

    Puis le temps passant, c’est avec tristesse que je l’ai vu boiter. Guillaume qui boite c’est vraiment que la douleur devait être intenable.

    Sans attendre, on s’est arrêté au village le plus proche, on a fait le point et rapidement la sentence est tombée : impossible de continuer pour lui.

    Pour Corentin et moi, la réaction a été assez rapide : on est une équipe : on arrête tous ensemble.

    Sur la route du GR 10 Pyrénées

     Malgré moi, je suis en colère, pas contre guillaume qui n’y ait pour rien, mais pour ma dépendance à ce projet.

    J’attendais tellement de cette randonnée. Que vais-je faire maintenant? où vais-je trouver la force de me déconnecter, de me remuscler et de respirer de l’air pur ?

    J’avais tout misé sur ce GR qui était pour moi une réponse à tout. Puis d’un coup plus rien.

    Je me suis sentie démunie.

    Par quoi remplacer le GR 10 ?

     

    Aujourd’hui, de retour à Bordeaux, je n’ai pas encore toutes mes réponses, mais je suis plus sereine. Guillaume doit prendre soin de lui et moi je fais confiance à la vie.

     

    Nous passerons quelques jours à ne rien faire : après tout, ce sont des vacances !

    Puis nous irons dans la maison d’hôte d’une de mes amies avant d’aller faire un tour en Charente pour revoir un autre couple d’amis.

     

    La vie nous réserve parfois des surprises et même si ce ne sont pas toujours celles qu’on attendait, il y a toujours une leçon à en tirer.

     

    Cette marche là n’était pas pour moi, je suis curieuse de voir ce qui m’attend à la place.

    GR 10 randonnée pyrénées

  • Apprendre à vivre de rien : vie sauvage et vagabondage

    Apprendre à vivre de rien : vie sauvage et vagabondage

    L’article « Stage vie sauvage et vagabondage : retrouvez le sauvage en vous » vous a certainement livré l’énergie et l’ivresse que j’ai vécue pendant cette folle semaine, mais concrètement qu’avons-nous fait ?

    Je vous livre maintenant un aperçu plus concret sur cette semaine si particulière.

    Pourquoi ce stage ? Les animateurs

    J’ai rencontré Kim en début d’année, loin des bois, en Suisse.

    Invitées pour un atelier sur les futurs modes de vie, nous présentions nos vies actuelles et débattions du futur. Malheureusement, Guillaume avait dû rester à la maison et j’ai donc rencontré Kim pour la première fois, seule.
    Kim Pasche, c’est le genre de gars qui en impose. Trappeur/chasseur et artisan de la préhistoire, il raconte le froid, les marches dans le Yukon, ses échanges avec les peuples premiers, la confection d’arc et d’outils d’antan et ses rencontres avec les ours, d’une simplicité étonnante.
    Pourquoi Guillaume n’était-il pas avec moi pour écouter ce discours inspirant ?

    Des mois plus tard, une publication Facebook a attiré mon regard : « Stage de vie sauvage et vagabondage » co-animé par Kim ET Nans Thomassey.

    Nans Thomassey et Kim Pasche stage vie sauvage et vagabondage

    Nans, backpacker, co-auteur de la bible du grand voyageur et co-créateur de la série « Nus et Culottés » a été une source d’inspiration lorsque nous nous sommes lancés dans l’aventure du voyage au long court. Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’émission, je vous invite chaleureusement à visionner au moins un épisode. J’y trouve à chaque fois la chaleur humaine, l’échange et la beauté du voyage alternatif.

    Ce qu’on sait moins, c’est que Kim Pasche a participé à la création de l’émission. Présents au premier épisode jamais diffusé, il a travaillé dans l’ombre pour accompagner Nans et Mouts aux gestes premiers : se nourrir de plantes, faire du feu, dormir dans la nature etc…

    Ces deux-là réunis, c’était une évidence pour nous lancer dans la vie sauvage, du moins pour quelques jours.

    Le contenu du stage

    Je ne vais pas rentrer dans le détail du programme pour deux raisons. La première c’est que l’incertitude qui règne autour du contenu de ces journées fait partie intégrante du stage. Découvrir le « planning » de la journée le matin même était pour moi très agréable.

    La deuxième raison pour laquelle il n’y a pas besoin d’énumérer toutes les subtilités, c’est que le programme est très souple et dépend de différents aspects : la période du stage, la connexion et les envies du groupe.
    Kim et Nans animent le stage d’une manière « organique » comme ils le disent eux-même. Il n’y a pas vraiment de plan défini et ils s’adaptent en fonction de l’évolution.

    Kim Pasche stage vie sauvage et vagabondage

    Cela correspondait totalement à l’ambiance qui régnait entre nous.
    Cette souplesse a ses avantages et ses inconvénients. L’adaptabilité permet de répondre à un grand nombre d’attentes mais en contrepartie une frustration peut s’installer face à un manque de technique concrète.

    Un stage en deux temps

    Dans les bois

    La première partie du stage se passe en forêt. Les journées s’organisent autour de la cueillette de végétaux et de la préparation des repas.

    On y découvre que la Nature déborde de ressources : patate sauvage, infusions (lavande) graines (noisettes), amidon (roseaux) , feuilles vertes (pulmonaire, cirse…), nèfles…
    L’apport seul d’un peu de farines et d’huile à toutes nos trouvailles nous a permis de confectionner des gnocchis au pesto, des cannellonis fourrés à la béchamel, des compotes de fruits sauvages et même une tarte aux pommes. Quel régal pour les papilles et les yeux.

    repas du soir vie sauvage et vagabondage

    Au milieu de ces étapes nécessaires, des ateliers s’intercalent pour nous apprendre à faire du feu et à confectionner des cadeaux en matière naturelle. Comment offrir ou faire plaisir quand on est sur la route en mode vagabond ou minimalisme ? Une fois encore la Nature nous offre toute une panoplie d’outils pour confectionner des hochets et sculptures en fibres naturelles, des fleurs en papier, des cordelettes pour des bracelets. Notre imagination est finalement notre seule limite.

    poisson vie sauvage et vagabondagefleur en papier stage vie sauvage et vagabondagerepas sauvage
    Mais ce qui m’a le plus marqué sont les échanges que nous avons eus autour du feu sur des sujets comme le vagabondage, le voyage alternatif et les modes de communication (basés sur des techniques de « C.N.V : Communication Non Violente).

    Le vagabondage est parfois relié à des images péjoratives et peut alors remettre en question nos valeurs et nos fonctionnements. Dans le groupe nous avions Sarah une experte, des novices curieux et un réticent. Au fur et à mesure des discussions, les langues se sont déliées et les débats ont été très riches.

    échange autour du feu vie sauvage et vagabondage

    Je ne vous cache pas que tous ces ateliers n’avaient qu’un but : nous préparer à passer à la pratique.

    Sur la route

    Lâchés par équipe, dans la « Nature urbaine », nous n’avions qu’une enveloppe à ouvrir une fois dans la première voiture qui nous prendrait en STOP.

    Sans un sou en poche et avec les seuls vêtements que nous portions, il nous a fallu trouver à manger, nous loger et rejoindre notre point de rendez-vous à l’horaire renseigné dans l’enveloppe.

    échange autour du feu vie sauvage et vagabondage

    Quand la magie opère

    Tous les groupes sont arrivés au point de rendez-vous avec plus ou moins de retard. Et alors que je croyais avoir eu des aventures incroyables et n’avoir eu qu’une chance inouïe, j’ai réalisé pendant la mise en commun de chaque équipe que chacun de nous avait trouvé ce qu’il était parti chercher.

    Nous avons tous mangé plus que nécessaire, dormi confortablement et fait des rencontres plus riches les unes que les autres.
    Quel bonheur de découvrir que ce voyage alternatif n’est qu’un outil parmi tant d’autres pour explorer de nouveaux horizons et rencontrer des personnes qui n’auraient alors jamais croisé notre route.

    Kim Pasche stage vie sauvage et vagabondage

    Alors que je n’étais qu’à 400 kilomètres de chez moi, j’ai l’impression d’avoir exploré des contrées inconnues.

    Nous n’avons définitivement pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour voyager.

    Bilan :

    Si vous avez lu mon premier article, vous savez par avance que ce stage fût d’une richesse inestimable à mes yeux.

    J’ai apprécié tous les ateliers en communication autour du thème du vagabondage.
    J’ai aimé la disponibilité de nos deux intervenants. L’approche de Nans qui se forme actuellement en CNV, mais aussi celle de Kim avec son expérience du monde sauvage et des peuples premiers sont riches et pertinentes.

    Les deux aspects vie sauvage et vagabondage qui semblent à priori éloignés prennent pourtant tout leur sens et les deux parties bien scindées de ce stage sont bien ficelées.

    J’ai par la même occasion découvert le Diois : une région alternative ou l’agriculture bio est une norme et ou le STOP fait partie des moyens de transport courant pour aller travailler.

    Si je devais ajouter quelques touches négatives à cette semaine ce serait le manque de temps dans la forêt qui ne permet pas d’approfondir des aspects vraiment pratiques concernant les gestes premiers: comme faire du feu, confectionner des objets avec des matériaux naturels. Tout est abordé, mais souvent trop succinctement et les temps de mise en pratique sont rognés au profit des ateliers d’échanges.

    Je le conseille à tous ceux qui souhaitent s’initier à la vie sauvage et au vagabondage, quelque soit l’âge ou l’expérience. Mais si vous cherchez des outils spécifiques ou des techniques, une autre formule sera probablement plus appropriée.

    stage vie sauvage et vagabondage

    Vous trouverez sur cette page tous les stages pour l’année 2017 autour des thèmes du feu, de la confection d’arc et d’immersion plus profonde dans la nature.

    Dépêchez-vous, le stage de vie sauvage et vagabondage ne se réalise qu’une fois par an et le prochain sera du 11 au 16 juillet.

    Qui fera partie du prochain groupe ?

  • Stage vie sauvage et vagabondage : retrouvez le sauvage en vous

    Stage vie sauvage et vagabondage : retrouvez le sauvage en vous

    Quand je repense à ce stage vie sauvage et vagabondage ou devrais-je dire ce séjour d’immersion dans la Nature, je me sens calme et bienveillante.
    Un nuage de béatitude se forme autour de moi et je n’ai qu’un souhait, vous faire baigner dans les mêmes émotions en lisant cet article.

    Ici et maintenant : face à la Nature

    Me plonger dans les bois sans savoir ce qui m’attendait me pétrifiait. Soyons francs, ce ne sont pas les quelques lignes d’explications qui me permettaient de vraiment comprendre dans quoi je m’engageais. Pourtant, l’incertitude du lendemain et un emploi du temps qui s’adaptait au jour le jour ont pourtant fait entièrement partie du charme de cette expérience. Je ne me voile pas la face, cette semaine ne fût pas parfaite, mais elle fût riche en expérimentation.

    Perdue dans la Nature, je me suis sentie moins femme des bois que j’aurais pu croire. Je savais juste que nous devions être dans ce groupe, ici et maintenant.

    J’ai retrouvé Kim comme je l’avais imaginé : avec son expérience, sa maturité et ses positionnements et j’ai rencontré Nans : plein de poésie, d’empathie, de bienveillance et de blagues salaces. Un duo qui fonctionnait agréablement bien et qui nous a plongé dans l’univers silencieux des smartphones, loin des diktats des horaires et du brouhaha des villes.

    stage vie sauvage et vagabondage Nans Thomassey et Kim Pasche

    Ce n’était pas de la survie, mais une invitation à se reconnecter à la Nature et aux êtres humains.

    Les liens se sont doucement créés et ont dévoilé des discussions empruntent d’amour et d’écoute. Nous avons vécu au rythme des ateliers et des cercles de paroles initiés matin et soir qui ont permis de lâcher prise, faire tomber des peurs et faciliter les échanges.

    stage de vie sauvage et vagabondage autour du feu

    J’ai appris que le silence peut être agréable même en groupe, que l’écoute n’est pas si simple et que mon empathie est bien présente malgré mes doutes. J’ai aussi réalisé qu’on peut cuisiner sophistiqué au milieu des bois, que faire du feu n’est pas si simple et que l’abondance est partout.

    La Nature a tout à offrir.

    J’imaginais cette semaine pleine humainement et c’est ainsi qu’elle s’est présentée.

    J’ai pleuré, ressenti de la colère, de la frustration, sourie, rie et écouté. Avec beaucoup de plaisirs, des sensations de la retraite en Thaïlande me sont revenus en mémoire : retour sur soi, gestion des émotions et acceptation du silence.

    J’ai mal dormi, j’ai eu froid et je ne m’en souviens même pas car, j’ai appris à ne pas manquer et à faire confiance en l’être humain. Je me suis lancée dans l’inconnu de la route sans sourciller, l’excitation au ventre et l’envie de rencontrer l’autre.

    J’ai repoussée mes limites et me suis invitée à la table d’étrangers tout en lâchant prise sur mes idées reçues. J’ai eu peur plus d’une fois et me suis effondrée sans compter.

    stage de vie sauvage et vagabondage autour du feu

    Au milieu d’inconnus, j’ai livré ma vulnérabilité et mon hypersensibilité.

    Un nuage noir s’est dissipé

    Sans revenir dans tous les détails, l’année 2016 de mon retour en France a été très difficile pour moi. Alors que nous arrivions en ce mois de septembre, je savais que ce stage m’appelait.

    J’y suis arrivée pleine de colère et j’en suis ressortie le cœur léger.

    Est-ce la force de la Nature ou la puissance de la solidarité ? Probablement un peu des deux.

    Cette fureur qui m’habitait et me consumait est maintenant quelque part au milieu des bois. Je l’ai laissé à cette prairie qui m’a accueilli sans jugement. Elle a la puissance nécessaire pour l’équilibrer, ce poids était trop lourd pour moi.

    stage vie sauvage et vagabondage dans les bois

    J’avais l’espoir de trouver l’autre et je me suis retrouvée moi grâce au groupe. J’avais laissé des parties de mon esprit un peu partout en Asie et j’ai comblé les vides au fond des bois français.

    Confrontations et apprentissages

    Cette semaine, c’est se confronter à toutes ses facettes : celles dont nous sommes fières et celles qui nous agacent .

    C’est se confronter aussi à nos limites : physiques et émotionnelles mais c’est surtout écouter notre instinct : ce petit sauvage qui vit au fond de nous. Il mendie sa dose d’aventure et il n’est jamais trop tard pour l’écouter et collaborer. La folie de notre monde actuel est compatible à tous nos besoins, seuls un peu de naturel, d’imagination et de création sont nécessaires pour se (re) connecter.

    “ Sauver la nature, c’est sauver chez l’homme sa nature humaine. Re naturer ce qui est dénaturé! ” Kim Pasche

    Tout est une histoire de communication, avec le sauvage qui vit en nous, avec la Nature, mais aussi avec l’être humain face à nous. Que ce soit un membre du groupe, un membre de la famille ou un pur étranger. Comment s’exprimer clairement et honnêtement tout en laissant la place à l’autre de répondre sans peur ?

    J’ai tellement appris en une semaine que je ne pourrai jamais les remercier à la hauteur de leurs apports. Kim et Nans ont été les gardiens de cette force qui s’est construite dans les bois. Elle aurait pu partir dans tous les sens, s’éparpiller et exploser. Mais ils l’ont canalisé pour en faire quelque chose de beau.

    Une communion de toutes nos forces réunies pour permettre un espace de création.

    Mes frères et sœurs des bois : une nouvelle famille

    J’en suis repartie sans connaissance concrète mais riche d’une force qui ne s’achète pas.

    Durant cette semaine, un groupe s’est formé. Intergénérationnel et sans un centime, tout était richesse.

    La sagesse de Kim, mais aussi son incroyable adaptation au monde actuel.
    La bienveillance de Nans et la profondeur de son regard.
    L’énergie de Vincent qui m’a porté au-delà de mes capacités
    Le côté sauvage de Eudes
    La force tranquille de Bedouin
    La fragilité d’Hélène
    Les questionnements légitimes de Zabou
    Le regard avisé de Paul
    La folie de Sarah, ma petite sœur des bois
    La douce présence bienveillante de mon amour

    Mes frères et soeurs des bois, votre compagnie m’a réchauffé le cœur. Je vous aime pour tout ce qu’on a partagé et tout ce que vous m’avez apporté. Vous resterez à jamais au fond de moi.

    stage vie sauvage et vagabondage dans les bois

    Pour en savoir plus, je vous invite à lire le deuxième article : apprendre à vivre de rien qui vous plongera dans les coulisses de cette aventure.

    Mais surtout prenez le temps d’aller surfer sur le site Gens des bois où vous retrouverez tous les stages de Kim ainsi que les prochaines dates de ce stage : « vie sauvage et vagabondage ».

    Alors prêt à tentez l’aventure ?

    Source photo : toutes les photos ont été prise par Paul, participant de ce stage et photographe professionnel. Pour plus de photos, je vous invite à vous rendre sur son site.

  • Pourquoi j’ai détesté le Vietnam (du Sud)

    Pourquoi j’ai détesté le Vietnam (du Sud)

    Nous étions peu attirés par le Vietnam et sans explication rationnelle, nous aurions pu l’éviter sans regret. Mais ses paysages idylliques et la fameuse Baie d’Hạ Long ont pris le dessus sur notre intuition.

    Après avoir passé finalement quatre mois dans le sud avec des locaux, voici pourquoi j’ai détesté le Vietnam.

    riviere des fees mui ne vietnam

    Arrivée chaotique

    À peine arrivés sur le sol Vietnamien, le chauffeur de bus nous avait déjà escroqué de quelques euros. Notre premier trajet a ressemblé à une course folle, dans un bus bondé qui laissait s’agglutiner les locaux en repoussant sans honte les étrangers.

    Rapidement perdus, personne n’a voulu répondre à nos questions, heureusement que le GPS a fini par se montrer plus loquace.

    temple cao dai tay ninh vietnam
    L’arrivée chez nos hôtes Vietnamiens auraient pu adoucir ces premières heures chaotiques, mais c’était sans compter sur une demande d’argent surgie de nulle part dans le but de payer un repas qui nous avait été servi comme une invitation.
    Il ne faut pas s’arrêter à si peu me direz-vous ?

    Effectivement, une différence culturelle à vite fait de s’immiscer sans prévenir, nous avons donc payé sans rechigner et sommes allés nous coucher pour reposer nos corps bien fatigués.

    plage phu quoc vietnam

    Le Vietnam nous montre son visage

    Le Vietnam commençait tout juste à nous montrer son visage. L’argent fait partie de leur quotidien et je dirais même plus, il mène leurs vies. Tout est une question d’apparence, les maisons sont vides de tout. On dort au sol, mais le dernier téléphone hors de prix s’exhibe de la poche d’un pantalon dernier cri.
    L’argent était à toutes les bouches et chaque discussion finissait généralement par le prix d’un loyer ou d’un salaire. Vous imaginez bien que cela donne rarement des conversations prometteuses et intimes.

    Un jour un touriste comme nous, habitué de ce pays, nous a affirmé en souriant :

    “C’est le Vietnam !”

    fleur papillon vietnam

    Un Vietnam qui nous a arraché nos 2 ordinateurs, volé 2 mois d’écriture et délesté d’une centaine d’euros. Un Vietnam aux mœurs corrompues qui nous a menacé d’expulsion car nous insistions pour avoir des papiers officiels de vols… Un Vietnam qui refusait de nous croire et qui cherchait à nous arnaquer.

    Seuls quelques billets glissés sous la table ont permis de l’amadouer pour récupérer nos justificatifs.
    Une fois de plus, on s’entendra dire de la part du gérant de l’hôtel un peu honteux :

    « C’est le Vietnam … »

    bateaux port phu quoc vietnam

    C’est le Vietnam à tel point que le vol devient une normalité.
    Si vous payez le prix fort, la police retrouvera en une journée l’objet volé et passera dans le journal dès le lendemain matin.
    C’est le Vietnam, à tel point qu’une fille nous a naturellement dit qu’elle piquait dans la caisse de son patron et qu’une autre nous a expliqué que « les voleurs sont intelligents car ainsi ils n’ont rien à payer » !

    C’est vraiment ça le Vietnam ? Des locaux rarement souriants, une indifférence à peine masquée des travailleurs que nous croisions à longueur de temps. Même un bonjour dans leur langue maternelle ne les faisait que très rarement réagir.

    Effectivement, si nous ne nous pavanions pas avec les billets sous leur nez, nous étions tout de suite moins attirants.

    pagode phu quoc vietnam

    Le Vietnam c’est aussi des plages qui regorgent de déchets et de rues polluées. Des gens non éduqués à ce fléau qui détruit la terre sous nos yeux. Et nos hôtes qui nous expliquent que l’éducation ici : « bah ça fonctionne pas ».
    J’aimerais vous dire que c’est le Vietnam, mais pour être honnête cette partie là, elle concerne malheureusement toute l’Asie.

    The waste collection site on Phu Quoc Island #phuquoc #vietnam #asia #tdm

    Une photo publiée par Le monde à deux (@lemondeadeux) le


    Mais revenons à notre situation.

    Le Vietnam c’est demander 8h de travail à des bénévoles pendant 15 jours, sans un jour de pause et en oubliant parfois même de les nourrir. C’est aussi travailler avec des outils de basse qualité quitte à se mettre en danger. D’ailleurs, le danger est partout. On coupe des arbres à moitié et on ne sait jamais quand ils vont se décider à tomber, qu’on soit dessous ou pas d’ailleurs. On construit une maison sur un sol en pente quitte à ce que tout s’écroule avec un bénévole en dessous (véridique)…

    Notre hôte Thuy nous a répondu en explosant de rire :

    « C’est le Vietnam ! « 

    construction resort volontariat vietnam

    Ici on agit, on gueule et on réfléchit après. Je suis devenue folle face à leur désorganisation constante. Ici on ne communique pas, quand un problème se présente, on le contourne. Surtout si ça coûte de l’argent.
    On passe des heures à préparer des illustrations pour les touristes mais tout est éparpillé dès la première présentation.

    On s’épuise à bêcher pour planter fleurs et plantes pour les abeilles mais tout est détruit en quelques minutes pour installer un tuyau…
    Les expats nous répondent toujours avec un sourire mi-amusé, mi-blasé :

    « Hé oui, c’est le Vietnam… »

    bee farm phu quoc vietnam
    Volontariat dans une apiculture sur l’île de Phu Quoc

    Un Vietnam fidèle à lui-même

    Un Vietnam que je commence à détester… Détester pour toutes ces choses et tellement d’autres, mais je constate surtout que je hais le Vietnam pour l’effet qu’il me fait.

    Il a ce pouvoir de me confronter à moi même si brutalement. Fier de lui, il ne s’est jamais démonté.

    Alors que je prenais ça pour de la frime, il était pourtant d’une humilité qui m’a échappé.

    Moi qui clamait haut et fort combien je suis ouverte d’esprit, je me suis vue juger et critiquer leurs modes de vie comme si le mien était un modèle à suivre. Le Vietnam c’était ça : un rappel constant qu’il assumait ses défauts tout en se moquant ouvertement de moi :

    Je suis le Vietnam et je suis ainsi que tu le veuilles ou non !

    Une énorme claque qui m’a fait réaliser que j’affrontais une part de moi qui ne me plaisait pas et que face à cette déception, c’était peut-être à moi de partir.

    Après 18 mois de voyage et cette fatigue psychologique, le nord du Vietnam et le reste du monde attendra.

    2 semaines et 3 avions plus tard, nous étions de retour en France.

  • Sauveurs d’abeilles dans un volontariat au Vietnam

    Sauveurs d’abeilles dans un volontariat au Vietnam

    Après toutes nos mésaventures, nous avons tenté notre chance une dernière fois dans ce volontariat au Vietnam.

    Sur le trajet pour arriver sur l’île de Phu Quoc, Anh, un local s’est montré d’une générosité qui a été à l’inverse de notre ressenti sur le Vietnam. Il nous a pris en charge en nous aidant à trouver notre chemin, en évitant les arnaques, en payant et en contactant Thuy, l’hôte de notre bénévolat dans un Resort. Il nous a aussi raconté qu’il était propriétaire d’une Bee Farm (apiculture) et nous a invités à lui rendre visite pendant notre séjour sur l’île.

    Visite que nous nous sommes empressées de réaliser dès que notre emploi du temps nous l’a permis. Étant donné que notre travail au Resort ne nous comblait pas, nous espérions le convaincre de nous prendre comme volontaire.

    Pour notre plus grand plaisir, il a accepté !

    La chance tourne : un paradis naturel

    S’installer à la Bee Farm et évoluer au sein de ce coin de Nature préservée a été comme une bouffée d’air frais. Dans un pays où chaque parcelle de sol est une poubelle et où l’on détruit sans réfléchir, parler d’écologie était aussi exceptionnel que notre envie de s’attarder davantage au milieu des abeilles.

    Nous sommes tout simplement tombés amoureux de cet endroit.

    volontariat phu quoc vietnam

    Le concept : une solution face à la disparition des abeilles

    Anh, le copropriétaire de la ferme, a eu l’opportunité de voyager au Japon et en Afrique. Contrairement à la plupart des Vietnamiens, il est sensible à l’impact de l’homme sur terre et souhaite le diminuer. Avec, Ohm, son ami d’enfance, ils ont décidé de s’installer sur l’île afin d’y ouvrir une apiculture, mais surtout d’y sensibiliser les touristes.

    Un noble projet que nous ne pouvions que valider et soutenir. Nous sommes alors devenus les créateurs d’un jardin nourricier et les porte-paroles de nos nouvelles amies, les abeilles.

    volontariat apiculture vietnam phu quoc

    Elles s’occupent des larves, montent la garde, nourrissent leur reine et parcours leur territoire à la recherche du pollen et du nectar nécessaires à leur survie. Elles travaillent dur toute leur vie pour produire chacune 1/12 d’une cuillère à café que nous gobons sans état d’âme.

    Ces insectes sans prétention sont pourtant au cœur de notre alimentation. Si l’abeille venait à disparaître, l’homme perdrait jusqu’à 1/3 de ce qui se trouve dans son assiette. À l’origine de la pollinisation, elles permettent la production de 85 % des végétaux.

    Mais aujourd’hui, cet équilibre est menacé :

    • La pollution les fait fuir
    • les antibiotiques les affaiblissent
    • les pesticides les étourdissent
    • l’humain leur pille leur nourriture
    • le réchauffement climatique les perturbe
    • les voyages en camion les massacre
    • et les monocultures les affament …

    Chaque personne venant à la Bee Farm avait le droit gratuitement à une explication détaillée du mode de vie de ces insectes ainsi que des explications sur leur disparition massive. Nous les informions surtout de leur possibilité d’agir :

    • planter des fleurs, des légumes, des fruits sans produits chimiques
    • appeler un apiculteur dès l’apparition d’un nid d’abeille au lieu de le détruire
    • limiter sa consommation de miel
    • choisir son miel chez un apiculture qui ne surexploitera pas ses protégées
    • en parler autour de soi

    Notre travail à la Bee Farm

    Étant les tout premiers bénévoles, Anh ne semblait pas trop savoir quoi faire de nous. Nous observions beaucoup, l’assistions dans ses tâches, mais nous souhaitions nous impliquer davantage.

    Après de multiples conversations, il a été décidé d’un commun accord de planter fleurs et légumes pour les abeilles. Nous étions ravis de tester des techniques d’agriculture et n’avons plus compté nos heures de travail. En parallèle, j’apprenais discrètement la présentation faite aux touristes pour pouvoir participer à mon tour. Ce que j’ai très rapidement fait.

    volunteering bee farm vietnam phu quoc

    Guillaume a continué de bêcher, planter, arroser et voir grandir ces petits bouts de plantes qu’il luttait à faire pousser sous un soleil de plomb.

    Nous étions les bienvenus, malgré une difficulté à se faire accepter par les employés, les 2 propriétaires étaient à l’écoute de nos nombreuses suggestions. Nous avons retravaillé la présentation faite aux clients, planté des centaines de graines et réfléchis à l’organisation d’une visite guidée de la ferme…

    Avec Anh et Ohm, nous passions des heures à refaire le monde, autour de petits-déjeuners dignes de grands restaurants : thé frais, fruits frais, omelette, salade, pain, miel, pâtisseries locales…

    volunteering phu quoc vietnam bee farm

    Nous profitions des boissons au miel servies aux clients avec des pailles en bambous pour limiter la consommation de plastique et sensibiliser.

    benevolat bee farm phu quoc vietnam

    Nous nagions au milieu des bourdonnements d’abeilles dans un monde de douceurs sucrées.

    Le rideau tombe

    Cet univers idyllique contrastait drastiquement avec l’image que nous avions du Vietnam, mais fermer les yeux n’a pas empêché la réalité de nous rattraper.

    Comme tout voyageur qui s’arrête ici, nous avions la triste impression de nous être amourachés d’une belle vitrine trop bien décorée… Une fois la porte passée et le rideau tombés, le concept accrocheur avait tout à coup moins de ferveur.

    wwoofing bee farm phu quoc vietnam

    Curieux d’en savoir toujours davantage, nous posions des milliers de questions, nous avons visionné des dizaines de vidéos et lus énormément d’articles. Plus nous avancions dans nos recherches, plus les contradictions sautaient aux yeux.

    La soi-disant centaine de ruches s’est transformée en une vingtaine, au grand maximum. La compétence en apiculture de nos hôtes s’est avérée amatrice et leur volonté de sauver les abeilles s’est dissipée dans d’atroces calculs financiers. Les notions d’écologie vendues aux clients n’étaient qu’une façade qui n’était pas appliquée par eux-mêmes. Le savon bio était pour les clients pendant que les employés en utilisaient un toxique qu’ils déversaient dans la rivière. Le plastique soi-disant limité était pourtant amassé en pagaille loin des regards étrangers.

    Les petits-déjeuners copieux et passionnants ont peu à peu disparu pour laisser place à des matins en tête en tête.

    Nous travaillions des journées entières, car Guillaume adorait planter et s’occuper des tomates, concombres et courges… Quant à moi, je ne me lassais jamais d’échanger avec les touristes pour défendre les abeilles.

    Nous sommes restés si longtemps, car nous adorions notre travail, parce que notre présence était nécessaire en fin d’année et qu’ils nous avaient payé un visa de 3 mois. Et cela malgré la relation avec nos hôtes qui s’était tristement dégradée.

    benevolat phu quoc vietnam Bee Farm

    Mais basée sur des non-dits, cette relation n’était-elle pas bancale depuis le début ? À vouloir à tout prix aimer le Vietnam, nous nous demandons si nous n’avons tout simplement idéalisé cet endroit.

    Notre présence à la Bee Farm était devenue peu à peu difficilement supportable.

    Finalement, que retenir ?

    Entre réalité et illusions, la Bee Farm se situe probablement quelque part au milieu. Ce texte n’est que le discours mélangé d’une idéaliste optimiste et d’une voyageuse épuisée.

    J’aime croire que ma fatigue et mon envie de rentrer chez moi ne me montraient plus que les défauts d’un pays qui m’avait ôté mon énergie positive.

    Anh reste un homme sensible qui se bat pour une belle cause, malgré les nombreuses contraintes de son éducation et de son pays.

    Finalement, si vous êtes prêts à subir une logique différente de la nôtre et que vous acceptez qu’ils ne soient pas toujours à la hauteur du discours qu’ils vendent alors rejoignez Anh et son équipe à la Bee Farm afin de participer à sauver les abeilles. Mais n’y restez que quelques semaines !

    Un mois nous aurait été bien suffisant.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Contact : Phu Quoc Bee Farm

    Temps de travail : très variable et dépend principalement de vous, les moments/jours de pauses sont pris selon vos envies

    Repas : vous faites votre liste, le personnel fait les courses pour vous et vous cuisinez pour vous-même. Donc les végétariens/vegans et crudivores sont les bienvenus.

    Logement : ils ont une maison qu’ils laissent à disposition des volontaires

    Internet : à notre période, ils n’avaient pas Internet, mais Anh nous payait une carte prépayée pour l’avoir sur notre téléphone

    [/su_box]

  • Un volontariat au Vietnam qui démontre les dérives de l’échange de service

    Un volontariat au Vietnam qui démontre les dérives de l’échange de service

    Si vous nous suivez régulièrement, vous savez que notre arrivée au Vietnam a été chamboulé par le vol de nos deux ordinateurs. (Pour les autres, vous pouvez rattraper votre retard en lisant l’article D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne).

    Par conséquent, arriver dans ce nouveau volontariat était pour nous un nouveau départ. Comme si le Vietnam nous proposait gentiment de tout effacer et de recommencer à zéro.

    Un volontariat au Vietnam prometteur ?

    Mais, avec le recul je constate que nous n’avons fait que de nous empêtrer doucement et aveuglément dans ses filets…

    Petit Resort sur la plage, équipé d’un four solaire.
    Volonté de créer un petit potager et des toilettes sèches
    Tâche principale : s’occuper des clients
    Une annonce alléchante qui nous avait motivé à quitter Mui Né pour redescendre dans le sud, sur l’île de Phu Quoc.

    Thuy, la propriétaire des lieux, Vietnamienne et jeune maman, venait tout juste de racheter le terrain déjà aménagé de 10 luxueux bungalows. Elle nous a accueillit avec un anglais approximatif, un ton sec, mais un grand sourire.

    Notre nouveau travail ne correspondait en rien à l’annonce sur Help’x. Aucune plage en vue, aucun potager, aucun four solaire et encore moins de notions d’écologie. Thuy avait récemment quitté son petit business sur la plage pour ouvrir un gros complexe de bungalows et son annonce n’était pas encore mise à jour.

    Ici, c’était la destruction. On abattait des arbres sans compter pour construire selon les envies loufoques de notre nouvelle hôte. On coupait, on dépeçait et on portait kilo après kilo.

    workaway phu quoc vietnam

    Parfois on laissait pourrir une dizaine d’arbres, coupés bien trop tôt puisque qu’aucune organisation ne permettait de réduire les pertes.

    L’objectif était de construire un bar. Enfin ça c’était au début, car les idées semblaient traversées la tête de Thuy sans qu’on arrive à les suivre.

    L’endroit était malgré tout très attrayant et la fin de la saison des pluies rajoutait une touche très locale : de grosses averses suivies d’un soleil de plomb.

    Malheureusement, pas nettoyée depuis des mois, la piscine nous narguait tout autant que Thuy qui repoussait toujours son nettoyage.

    construction resort benevolat vietnam

    Du travail, du travail et encore du travail !

    La saison touristique approchait à grands pas et tout était dans l’urgence. Thuy courrait dans tous les sens et ne cessait de donner des ordres pour changer d’avis dans la soirée. On a monté la charpente du bar à la force de nos bras…

    Une belle folie.

    construction resort volontariat vietnam

    Une fois érigé, nous avons commencé un intéressant mais long et fastidieux travail : construire le toit à la manière vietnamienne.

    L’idée c’était de positionner deux feuilles de cocotier dans le bon sens et de les clouer très serrés afin d’assurer l’étanchéité du toit. Nous gérions la première partie, tandis que deux employés enchaînaient la deuxième. Deux locaux qui savaient dompter la hauteur, manier le marteau et accumuler les temps de pause mais qui étaient très antipathiques malgré nos essais de conversations.

    toit cocotier volontariat phu quoc vietnam toit feuille de cocotier workaway vietnam

    La fatigue et le peu de temps disponible ne nous permettaient pas d’aller explorer les environs.

    Les repas étaient parfois légers, parfois même inexistants. Aucune communication, aucune planification et nous nous retrouvions régulièrement sans aliments. Et paradoxalement, sans prévenir, Thuy se mettait aux fourneaux et nous concoctait de copieux et délicieux repas.

    Elle était adorable, avait toujours le sourire mais elle n’avait aucune notion du rôle d’un volontaire et n’en faisait qu’à sa tête. Même son mari anglais ne cherchait plus à la raisonner. Elle attendait autant de nous que de ses employés payés/logés/nourris…

    Comment se cacher pour éviter de travailler …

    Plus le temps passait, plus on freinait. Nous n’étions pas là pour être moins bien traités que les locaux et encore moins pour prendre leur place gratuitement.

    Thuy avait ses têtes et les nôtres lui convenaient. Ayant bossés deux semaines comme des fous, elle se passait de commentaires quand nous nous réfugions dans nos bungalows pour échapper à une énième tâche épuisante.

    J’en avais marre de me cacher pour éviter de travailler 8h/jour, marre d’abattre des arbres pour construire sans réflexion et je n’en pouvais plus de cette désorganisation constante.

    Nous étions malheureusement en train de renouveler notre visa et nous étions donc bloqués encore plusieurs jours, le temps de récupérer nos passeports…

    Entre temps, nous avons assisté, ébahis au saut d’un volontaire hongrois qui a permis d’éviter l’effondrement du restaurant. L’édifice mal conçu sur un sol en pente, s’est écroulé lorsque les renforts ont été retirés.

    L’employé responsable de l’incident est venu l’après-midi même, demander sa paye et a refusé de se remettre au travail.

    probleme construction volontariat phu quoc vietnam benevolat thuys house phu quoc vietnam

    Après quelques altercations, le travail a repris de plus belle comme s’il ne s’était jamais rien passé.

    La pluie diminuait chaque jour d’avantage et nous nous octroyions de plus en plus de pauses : direction la plage, la ville et la Bee Farm qui se présentait comme une éventuelle porte de sortie.

    plage volontariat phu quoc vietnam volontariat phu quoc vietnam

    En parallèle, le travail a continué : remblayer un trou pendant des heures jusqu’à ce qu’on apprenne qu’ils avaient une pelleteuse à disposition, s’occuper de Tommy (le fils de Thuy) et aider à la construction de leur site Internet.

    volontariat thuys house phu quoc vietnam

    C’est à cette période que Loy, un nouveau travailleur Vietnamien au sourire constant est venu égayer nos journées. Il s’est entiché de Guillaume et est devenu un très bon ami.

    Thuy nous a fait miroité de l’argent, mais nous étions conscients que cela n’était qu’un appât supplémentaire pour garder deux gros bosseurs auprès d’elle. On apprendra bien plus tard qu’elle s’est permise de foutre dehors un de ses volontaires en demandant ouvertement à sa petite amie de rester…

    benevolat phu quoc vietnam

    3 semaines se sont écoulés à ce rythme effréné, mais aussitôt nos passeports récupérés, nous sommes partis tenter notre chance ailleurs.

    Malgré tout, nous sommes restés en très bon terme avec Thuy et sa famille. Elle nous a d’ailleurs invité à passer gratuitement le jour de l’an au Resort. Elle a un bon fond, mais rester n’aurait fait que valider sa façon inconcevable de considérer ses volontaires.

    Même si cette expérience n’est pas mauvaise en soi, elle reflète les dérives des échanges de service et en prenant sur nous, nous avons pu en retirer de bons moments et quelques apprentissages.

    Et vous, comment auriez-vous réagi dans une telle situation ?

  • D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne

    D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne

    Dans mon dernier article, je vous décrivais les charmes d’Ho Chi Minh Villequi sans les événements du dernier jour aurait pu rester une ville bien plus agréable.

    Un violent vol dans Ho Chi Minh City et la réponse d’une police corrompue

    Un homme au regard pervers s’est introduit dans nos vies et en l’espace de quelques minutes a fait disparaître deux mois d’écriture, des heures de travail et plusieurs centaines d’euros (2 ordinateurs et 1 tablette).

    Si seulement l’histoire avait pu s’arrêter à cet incident, je crois que j’aurais pu continuer la tête haute, mais c’était sans compter sur une justice vietnamienne bancale et inadaptée qui m’a démunie et laissé en pleurs.

    Notre dernier jour à Ho Chi Minh ne fût qu’une répétition de justification face à des gradés qui nous considéraient comme des merdes étrangères. Une véritable course effrénée pour récupérer des papiers, preuve de notre bonne foi.

    Il nous a fallu trouver nos propres témoins et nos propres traducteurs. Déjouer leurs combines, se méfier de leurs écrits, faire face à leurs rires moqueurs, résister à leurs tentatives d’intimidation, patienter pendant qu’ils jouaient à leurs jeux vidéos, expliquer, se calmer et ré-expliquer encore.

    10h plus tard, 3 « visites » de commissariats, des kilomètres parcourus, l’aide du gérant de l’auberge et quelques billets auront eu raison d’eux et nous aurons permis d’obtenir le Saint Graal : la feuille recto verso qui permettait l’indemnisation de notre assurance.

    Cette épreuve terminée, une question s’est posée :

     « Que fait-on ? À t’on vraiment envie de rester au Vietnam ? »

    14 mois sans aucun incident et à peine 4 jours dans ce pays hostile que nous avions déjà envie de déguerpir. Mais rester sur cette image négative ne nous ressemblait pas !

    En attendant, c’est Loïc et Virginie, un couple de français rencontré par la magie d’Internet, qui nous a donné le courage de rester et de continuer notre route pour aller visiter Mũi Né.

    Nous avons passé trois jours en leur compagnie : trois jours à respirer, profiter, manger, parler et apaiser nos cerveaux en ébullition.

    3 jours agréables à visiter Mũi Né

    Malgré le panorama très attractif, les descriptions d’Internet ne nous emballaient guère : « ville touristique très appréciée des Russes ».

    Mais en basse saison, Mũi Né s’est avéré parfait pour nous : désertique.

    La ville est principalement desservie par une grande rue principale qui longe la plage où l’on trouve hôtels, auberges et restaurants pour tous les prix.

    Après une grasse matinée plus que méritée, nous nous sommes vus refuser l’accès à la location des scooters pour raisons de « risques d’amendes car police dans les alentours ». Étrange mais réel au Vietnam.

    Un contre-temps que nous avons comblé en passant notre première journée à profiter de la plage, à envoyer nos papiers à notre assurance, à dévorer deux repas dans les restaurants en bord de mer et papoter plus qu’il n’en fallait.

    bateau rond mui ne vietnam

    Visite des dunes de sable

    La deuxième journée a été bien plus productive : nos scooters en main, nous avons commencé par visiter les Dunes de sable rouge, puis les Dunes de sable blanc en intégrant un arrêt au Canyon Rouge.

    3 arrêts tous aussi étranges qu’improbables sur le territoire Vietnamien, connu pour sa verdure abondante. Du sable rouge (ou plutôt saumon), du blanc et de la terre rouge vif contrastant au vert, font de Mũi Né une destination atypique et dépaysante où nous avons apprécié perdre quelques heures de notre temps.

    La rareté des touristes a rajouté une vraie touche de charme !

    dunes de sables rouges muine vietnam canyon rouge mui ne vietnam photos red canyon muine vietnam muine red canyon vietnam

    Une erreur de parcours sur le trajet nous a réservé quelques surprises.

    sur la route des dunes de sable blanc mui ne

    Malgré la belle immensité qu’offre les Dunes de sable blanc, je mets un petit bémol sur ce lieu pollué par la vue, l’odeur et le bruit de Quads, présents pour les touristes, à un prix exorbitant.

    Je vous conseille de vous éloigner au maximum pour admirer au mieux le paysage.

    dunes de sables blanc mui ne vietnam dunes de sable blanc muine vietnam

    Visite de la rivière des fées

    La troisième journée n’avait rien à envié aux autres, puisque c’est la rivière des fées qui nous a charmé.

    30 à 45 minutes de ballade rafraîchissante, les pieds dans l’eau, au milieu des roches et des palmiers aboutissent à un chemin sans issue, où vous pourrez admirer une petite cascade qui n’est malheureusement pas à la hauteur du plaisir ressenti pendant la promenade.

    rivieres des fées mui ne vietnam fairy springs mui ne vietnam

    Comme vous avez pu le lire, ces trois jours, nous ont permis de bien souffler et de patienter le temps que nos demandes de volontariat aboutissent. (Aide à la construction d’un Resort sur l’île de Phu Quoc).

    J’espère que l’incident qui commence cet article ne vous a pas démotiver à lire la suite et que les photos de Mui Ne vous auront permis de vous évader.

    Et vous, avez-vous déjà eu à faire à la police Vietnamienne ? Êtes-vous déjà allés surfer sur les dunes de Mũi Né ?

    Dites nous tous, les commentaires n’attendent que vous !

  • Que faire à Ho Chi Minh Ville ? Des photos plus que des mots

    Que faire à Ho Chi Minh Ville ? Des photos plus que des mots

    Hô-Chi-Minh-Ville a été notre premier aperçu du Vietnam, une grande ville pleine de vie aux allures vieillottes qui grouille de passants et de motos.

    Ho Chi Minh, c’est aussi des rues où chaque traversée s’apparente à un suicide et où les appartements vides sont le reflet d’une vie tellement chère que le peu d’argent récolté est dépensé dans les apparences.

    quoi voir ho chi minh ville vietnam

    Mais cette fois-ci, je n’ai pas envie de m’étaler avec des mots que je n’ai pas, j’ai donc choisi pour changer de vous faire visiter cette ville en image. Vous y trouverez le Ben Than Market, la cathédrale, la poste centrale, le musée de la guerre et le temple de Caodai.

    photo jardin publique ho chi minh ville

    Le Ben Than Market

    Il est très touristique et il faut tout négocier car les prix sont volontairement gonflés. Mais c’est une manière de vous immerger dans l’effervescence Vietnamienne.

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    La Cathédrale Notre-Dame de Saïgon

    Cathedrale Notre-Dame de Saigon Cathedrale Notre-Dame ho chi minh ville photos Cathedrale Notre-Dame Saigon

    La Poste centrale de Saïgon

    Elle a été construite par l’administration des postes françaises, dont la charpente métallique fût conçue par Gustave Eiffel.

    photos Poste centrale de Saigon Poste centrale ho chi minh ville

    Le musée de la guerre du Vietnam

    musee de la guerre saigon ho chi minh ville

    Une visite qui s’annonçait pédagogique mais qui m’a profondément déçu. Je m’attendais à une exposition de faits objectifs pour en apprendre davantage sur cette triste période, mais l’hypersensible que je suis n’y a trouvé que de la propagande antiaméricains et une surdose d’images choquantes.

    J’en suis ressortie les larmes aux yeux.

    Certes, un peu de pathos peut permettre de marquer les esprits, mais un étage complet sur la torture ainsi qu’une pièce entière consacrée aux malformations (dont 2 fœtus dans du formol) provoqué par l’agent orange, m’ont mis profondément mal à l’aise.

    Peut-être suis-je passée à côté des informations historiques…

    photos musee de la guerre ho chi minh ville photos musee de la guerre saigon

    Le plus grand temple Cao Dai à Tay Ninh

    photos Temple Cao Dai Tay Ninh vietnam

    À quelques kilomètres d’Ho Chi Minh Ville, nous vous recommandons chaudement d’aller admirer le plus grand temple Cao Dai. La religion Caodaista, avec 5 millions d’adeptes, est la troisième du pays.

    Son architecture et ses couleurs de « Walt Disney » valent le détour.

    « C’est une religion syncrétique qui tente d’unifier les concepts du bouddhisme, du confucianisme, du taoïsme, du christianisme, de l’islam, du judaïsme et même de quelques formes locales d’animisme ».

    Elle a pour particularité de considérer Sun Yat – Sen, Victor Hugo et Nguyen Binh Khiem comme ses trois saints.

    Il est possible d’assister à leurs cérémonie gratuitement tous les jours, à conditions d’entrée à gauche pour les femmes, à droite pour les hommes, d’enlever ses chaussures et de ne pas parler à voix haute.

    Si vous êtes curieux, vous trouverez d’avantage d’informations par ici ou .

    ceremonie caodaïsme temple tay ninh ceremonie Temple de Cao Dai Tay Ninh Temple de Cao Dai Tay Ninh

    J’espère que cette visite en image d’Ho Chi Minh vous a plu, vous avez bien constaté que je n’ai pas pu m’empêcher d’y glisser quelques avis par-ci par-là 😉 

    En tout cas, je serai ravie d’avoir votre avis sur cette ville !

  • Un repos bien mérité sur les iles de Thailande

    Un repos bien mérité sur les iles de Thailande

    Se lever à 4h30 du matin, méditer plusieurs heures par jour dans des postures douloureuses et faire face à ses émotions n’est pas de tout repos. Même si je suis ressortie pleine d’énergies positives de notre retraite silencieuse, je n’avais pas pour autant envie de visiter et courir de partout.

    Ces activités chronophages et hyper stimulantes étaient à l’opposé total de ces sept jours de silence.

    Du coup, la suite de notre séjour s’est transformé en farniente, dormir, méditer, manger, rire, se baigner et admirer les couchers de soleil. Et quoi de mieux que le décor des îles à l’Est de la Thaïlande pour réaliser toutes ces activités ?

    plage koh samui ile thailande

    L’île de Koh Samui

    Koh Samui est décrite comme un lieu très touristique. Un endroit devenu Sea, Sexe, Sun and Sand mais surtout assez riche. C’est d’ailleurs pour cela qu’un moine a décidé de créer un centre de méditation pour tenter de contre balancer toute cette frénésie non bénéfique à ces yeux.

    Nous avons trouvé un bungalow très bon marché, sur une plage isolée. L’eau n’était certes pas très profonde mais, nous étions loin des grands hôtels de masse et des plages remplies de transats.

    Même si nous recherchions globalement du calme, nous avons passé d’excellentes soirées avec nos compagnons de la retraite, profiter de l’agitation des marchés de nuit, manger des pad thai avec délice, bu des shakes avec passion, méditer sur la plage et tenter quelques figures d’Acroyoga sans grande réussite.

    Pad Thai Harry's koh samui thailand

    Parce que notre petit coin nous plaisait bien, mais surtout par flemmardise, nous n’avons pas visité le reste de l’île.

    Où manger : Nous mangions chez Harry : des plats copieux et délicieux et de bons shakes à moindre coût.

    sortirLamaï Night market

    Où DormirNew Hut Bungalow : malgré un personnel très désagréable, le rapport qualité/prix est très correct

    Où méditer : toutes les informations sont sur l’article La force du silence : vécu d’une retraite silencieuse.

    L’île de Koh Pa Ngan

    Notre deuxième arrêt fût en toute logique : Koh Pha Ngan, l’île réputée pour sa célèbre full moon.

    Mais nous l’avons volontairement évitée : cette expérience soit disant incontournable de la Thaïlande était une fois encore loin de notre état d’esprit du moment.

    bungalow plage haad salad ile koh pha ngan thailande plage haad salad ile koh pha ngan thailande

    Notre emploi du temps a vraisemblablement ressemblé à notre séjour sur l’île de Koh Samui, une petite chambre à une centaine de mètres de la plage de Haad Salad, du repos, un restaurant et un peu de snorkeling.

    coucher de soleil haad salad ile koh phangan thailande

    Sauf que cette fois nous avons bravé l’inconnu et loué un scooter pour la première fois de notre vie. Une idée qui nous a certes donner une bonne liberté mais qui s’est avéré ne pas être une grande réussite.

    Résultat : la visite d’une île aux allures de grand Ressort adapté aux touristes, une roue déchirée dans toute sa longueur, quelques euros dépensés, une belle rencontre et des baignades sur des plages plus ou moins magnifiques :

    Haad Rin : passer votre chemin ?

    Les indénombrables boutiques en bord de plage donnent un aperçu des ambiances festives. En tout cas, la célèbre plage de la full moon n’a vraiment rien à envier à ses consœurs.

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    Paradise beach

    Sûrement la plus sauvage et la plus belle plage de l’île que nous avons vu. Mais elle se fait désirer.

    Nous nous sommes basés sur des informations dénichés sur Internet : « possibilité de camper, chemin non accessible en scooter, 20 minutes des marche ». Il en fallait moins pour nous décourager.

    Le chemin s’est avéré effectivement difficile d’accès en scooter pour un débutant. Au bout d’1/4 d’heure, un local s’est arrêté pour nous expliquer que la plage était trop loin pour y aller à pied. Il souriait en regardant nos tongs et nous a gentiment invité à monter dans son pickup : invitation que nous nous sommes empressés d’accepter.

    C’était  Sak, le propriétaire d’une partie la plage et d’une grosse partie du terrain autour (rien que ça).

    En tout cas, il ne s’était pas moqué de nous. 1h plus tard, nous étions toujours dans la voiture sous un soleil de plomb paniqué à l’idée de trouver une solution pour rentrer… Sak nous a une nouvelle fois sortie de ce mauvais pas, en nous ramenant une heure plus tard au point de départ.

    Nous avons profité d’une bonne baignade et d’une courte visite des lieux avec le propriétaire avant de reprendre la route en sens inverse.

    paradise beach koh phangan thailande

    Conseils : Si vous souhaitez vous rendre à Haad Yao East, prévoyez de quoi randonner plusieurs heures ou alors croiser les doigts pour que Sak passe dans les parages. Ne prenez pas le risque de vous y aventurer en scooter à moins que vous soyez un habitué. Il ramasse des touristes accidentés quasiment tous les jours dont un pendant notre trajet.

    Koh Ma

    C’est une petite presque île reliée par un banc de sable, à la plage de Had Mae Had.

    C’est la deuxième plage la plus belle que nous ayons vu. Les reliefs aux alentours sont magnifiques et colorés et le peu de bungalows en retrait, cachés par les arbres laisse à la plage un air sauvage.

    De plus, ils ont un des plus beaux spots de snorkeling de toute l’île.

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    C’est sur cette visite que s’est achevé notre séjour à Koh Pha Ngan. Nous avons fait le choix de ne pas multiplier les expériences et avons donc rebroussé chemin sans aller jusqu’à Koh Tao. Un choix que nous ne regrettons pas, nous avions déjà trouvé ce que nous étions venus chercher.

    Et vous, quel a été votre ressenti sur les îles à l’est de la Thaïlande ? ça vous donne envie d’y passer quelques jours de vacances ?