Le monde à deux

Catégorie : Asie

L’Asie, le plus grand continent du monde est souvent une étape incontournable dans un voyage au long court. Après plus d’un an à parcourir ses terres, manger sa nourriture locale, rencontrer ses habitants, nous avons vécu des expériences et des anecdotes à foison. On les partage ici, agrémenté de nos avis et de nos conseils pour faciliter votre voyage.

  • Pourquoi j’ai détesté le Vietnam (du Sud)

    Pourquoi j’ai détesté le Vietnam (du Sud)

    Nous étions peu attirés par le Vietnam et sans explication rationnelle, nous aurions pu l’éviter sans regret. Mais ses paysages idylliques et la fameuse Baie d’Hạ Long ont pris le dessus sur notre intuition.

    Après avoir passé finalement quatre mois dans le sud avec des locaux, voici pourquoi j’ai détesté le Vietnam.

    riviere des fees mui ne vietnam

    Arrivée chaotique

    À peine arrivés sur le sol Vietnamien, le chauffeur de bus nous avait déjà escroqué de quelques euros. Notre premier trajet a ressemblé à une course folle, dans un bus bondé qui laissait s’agglutiner les locaux en repoussant sans honte les étrangers.

    Rapidement perdus, personne n’a voulu répondre à nos questions, heureusement que le GPS a fini par se montrer plus loquace.

    temple cao dai tay ninh vietnam
    L’arrivée chez nos hôtes Vietnamiens auraient pu adoucir ces premières heures chaotiques, mais c’était sans compter sur une demande d’argent surgie de nulle part dans le but de payer un repas qui nous avait été servi comme une invitation.
    Il ne faut pas s’arrêter à si peu me direz-vous ?

    Effectivement, une différence culturelle à vite fait de s’immiscer sans prévenir, nous avons donc payé sans rechigner et sommes allés nous coucher pour reposer nos corps bien fatigués.

    plage phu quoc vietnam

    Le Vietnam nous montre son visage

    Le Vietnam commençait tout juste à nous montrer son visage. L’argent fait partie de leur quotidien et je dirais même plus, il mène leurs vies. Tout est une question d’apparence, les maisons sont vides de tout. On dort au sol, mais le dernier téléphone hors de prix s’exhibe de la poche d’un pantalon dernier cri.
    L’argent était à toutes les bouches et chaque discussion finissait généralement par le prix d’un loyer ou d’un salaire. Vous imaginez bien que cela donne rarement des conversations prometteuses et intimes.

    Un jour un touriste comme nous, habitué de ce pays, nous a affirmé en souriant :

    “C’est le Vietnam !”

    fleur papillon vietnam

    Un Vietnam qui nous a arraché nos 2 ordinateurs, volé 2 mois d’écriture et délesté d’une centaine d’euros. Un Vietnam aux mœurs corrompues qui nous a menacé d’expulsion car nous insistions pour avoir des papiers officiels de vols… Un Vietnam qui refusait de nous croire et qui cherchait à nous arnaquer.

    Seuls quelques billets glissés sous la table ont permis de l’amadouer pour récupérer nos justificatifs.
    Une fois de plus, on s’entendra dire de la part du gérant de l’hôtel un peu honteux :

    « C’est le Vietnam … »

    bateaux port phu quoc vietnam

    C’est le Vietnam à tel point que le vol devient une normalité.
    Si vous payez le prix fort, la police retrouvera en une journée l’objet volé et passera dans le journal dès le lendemain matin.
    C’est le Vietnam, à tel point qu’une fille nous a naturellement dit qu’elle piquait dans la caisse de son patron et qu’une autre nous a expliqué que « les voleurs sont intelligents car ainsi ils n’ont rien à payer » !

    C’est vraiment ça le Vietnam ? Des locaux rarement souriants, une indifférence à peine masquée des travailleurs que nous croisions à longueur de temps. Même un bonjour dans leur langue maternelle ne les faisait que très rarement réagir.

    Effectivement, si nous ne nous pavanions pas avec les billets sous leur nez, nous étions tout de suite moins attirants.

    pagode phu quoc vietnam

    Le Vietnam c’est aussi des plages qui regorgent de déchets et de rues polluées. Des gens non éduqués à ce fléau qui détruit la terre sous nos yeux. Et nos hôtes qui nous expliquent que l’éducation ici : « bah ça fonctionne pas ».
    J’aimerais vous dire que c’est le Vietnam, mais pour être honnête cette partie là, elle concerne malheureusement toute l’Asie.

    The waste collection site on Phu Quoc Island #phuquoc #vietnam #asia #tdm

    Une photo publiée par Le monde à deux (@lemondeadeux) le


    Mais revenons à notre situation.

    Le Vietnam c’est demander 8h de travail à des bénévoles pendant 15 jours, sans un jour de pause et en oubliant parfois même de les nourrir. C’est aussi travailler avec des outils de basse qualité quitte à se mettre en danger. D’ailleurs, le danger est partout. On coupe des arbres à moitié et on ne sait jamais quand ils vont se décider à tomber, qu’on soit dessous ou pas d’ailleurs. On construit une maison sur un sol en pente quitte à ce que tout s’écroule avec un bénévole en dessous (véridique)…

    Notre hôte Thuy nous a répondu en explosant de rire :

    « C’est le Vietnam ! « 

    construction resort volontariat vietnam

    Ici on agit, on gueule et on réfléchit après. Je suis devenue folle face à leur désorganisation constante. Ici on ne communique pas, quand un problème se présente, on le contourne. Surtout si ça coûte de l’argent.
    On passe des heures à préparer des illustrations pour les touristes mais tout est éparpillé dès la première présentation.

    On s’épuise à bêcher pour planter fleurs et plantes pour les abeilles mais tout est détruit en quelques minutes pour installer un tuyau…
    Les expats nous répondent toujours avec un sourire mi-amusé, mi-blasé :

    « Hé oui, c’est le Vietnam… »

    bee farm phu quoc vietnam
    Volontariat dans une apiculture sur l’île de Phu Quoc

    Un Vietnam fidèle à lui-même

    Un Vietnam que je commence à détester… Détester pour toutes ces choses et tellement d’autres, mais je constate surtout que je hais le Vietnam pour l’effet qu’il me fait.

    Il a ce pouvoir de me confronter à moi même si brutalement. Fier de lui, il ne s’est jamais démonté.

    Alors que je prenais ça pour de la frime, il était pourtant d’une humilité qui m’a échappé.

    Moi qui clamait haut et fort combien je suis ouverte d’esprit, je me suis vue juger et critiquer leurs modes de vie comme si le mien était un modèle à suivre. Le Vietnam c’était ça : un rappel constant qu’il assumait ses défauts tout en se moquant ouvertement de moi :

    Je suis le Vietnam et je suis ainsi que tu le veuilles ou non !

    Une énorme claque qui m’a fait réaliser que j’affrontais une part de moi qui ne me plaisait pas et que face à cette déception, c’était peut-être à moi de partir.

    Après 18 mois de voyage et cette fatigue psychologique, le nord du Vietnam et le reste du monde attendra.

    2 semaines et 3 avions plus tard, nous étions de retour en France.

  • Sauveurs d’abeilles dans un volontariat au Vietnam

    Sauveurs d’abeilles dans un volontariat au Vietnam

    Après toutes nos mésaventures, nous avons tenté notre chance une dernière fois dans ce volontariat au Vietnam.

    Sur le trajet pour arriver sur l’île de Phu Quoc, Anh, un local s’est montré d’une générosité qui a été à l’inverse de notre ressenti sur le Vietnam. Il nous a pris en charge en nous aidant à trouver notre chemin, en évitant les arnaques, en payant et en contactant Thuy, l’hôte de notre bénévolat dans un Resort. Il nous a aussi raconté qu’il était propriétaire d’une Bee Farm (apiculture) et nous a invités à lui rendre visite pendant notre séjour sur l’île.

    Visite que nous nous sommes empressées de réaliser dès que notre emploi du temps nous l’a permis. Étant donné que notre travail au Resort ne nous comblait pas, nous espérions le convaincre de nous prendre comme volontaire.

    Pour notre plus grand plaisir, il a accepté !

    La chance tourne : un paradis naturel

    S’installer à la Bee Farm et évoluer au sein de ce coin de Nature préservée a été comme une bouffée d’air frais. Dans un pays où chaque parcelle de sol est une poubelle et où l’on détruit sans réfléchir, parler d’écologie était aussi exceptionnel que notre envie de s’attarder davantage au milieu des abeilles.

    Nous sommes tout simplement tombés amoureux de cet endroit.

    volontariat phu quoc vietnam

    Le concept : une solution face à la disparition des abeilles

    Anh, le copropriétaire de la ferme, a eu l’opportunité de voyager au Japon et en Afrique. Contrairement à la plupart des Vietnamiens, il est sensible à l’impact de l’homme sur terre et souhaite le diminuer. Avec, Ohm, son ami d’enfance, ils ont décidé de s’installer sur l’île afin d’y ouvrir une apiculture, mais surtout d’y sensibiliser les touristes.

    Un noble projet que nous ne pouvions que valider et soutenir. Nous sommes alors devenus les créateurs d’un jardin nourricier et les porte-paroles de nos nouvelles amies, les abeilles.

    volontariat apiculture vietnam phu quoc

    Elles s’occupent des larves, montent la garde, nourrissent leur reine et parcours leur territoire à la recherche du pollen et du nectar nécessaires à leur survie. Elles travaillent dur toute leur vie pour produire chacune 1/12 d’une cuillère à café que nous gobons sans état d’âme.

    Ces insectes sans prétention sont pourtant au cœur de notre alimentation. Si l’abeille venait à disparaître, l’homme perdrait jusqu’à 1/3 de ce qui se trouve dans son assiette. À l’origine de la pollinisation, elles permettent la production de 85 % des végétaux.

    Mais aujourd’hui, cet équilibre est menacé :

    • La pollution les fait fuir
    • les antibiotiques les affaiblissent
    • les pesticides les étourdissent
    • l’humain leur pille leur nourriture
    • le réchauffement climatique les perturbe
    • les voyages en camion les massacre
    • et les monocultures les affament …

    Chaque personne venant à la Bee Farm avait le droit gratuitement à une explication détaillée du mode de vie de ces insectes ainsi que des explications sur leur disparition massive. Nous les informions surtout de leur possibilité d’agir :

    • planter des fleurs, des légumes, des fruits sans produits chimiques
    • appeler un apiculteur dès l’apparition d’un nid d’abeille au lieu de le détruire
    • limiter sa consommation de miel
    • choisir son miel chez un apiculture qui ne surexploitera pas ses protégées
    • en parler autour de soi

    Notre travail à la Bee Farm

    Étant les tout premiers bénévoles, Anh ne semblait pas trop savoir quoi faire de nous. Nous observions beaucoup, l’assistions dans ses tâches, mais nous souhaitions nous impliquer davantage.

    Après de multiples conversations, il a été décidé d’un commun accord de planter fleurs et légumes pour les abeilles. Nous étions ravis de tester des techniques d’agriculture et n’avons plus compté nos heures de travail. En parallèle, j’apprenais discrètement la présentation faite aux touristes pour pouvoir participer à mon tour. Ce que j’ai très rapidement fait.

    volunteering bee farm vietnam phu quoc

    Guillaume a continué de bêcher, planter, arroser et voir grandir ces petits bouts de plantes qu’il luttait à faire pousser sous un soleil de plomb.

    Nous étions les bienvenus, malgré une difficulté à se faire accepter par les employés, les 2 propriétaires étaient à l’écoute de nos nombreuses suggestions. Nous avons retravaillé la présentation faite aux clients, planté des centaines de graines et réfléchis à l’organisation d’une visite guidée de la ferme…

    Avec Anh et Ohm, nous passions des heures à refaire le monde, autour de petits-déjeuners dignes de grands restaurants : thé frais, fruits frais, omelette, salade, pain, miel, pâtisseries locales…

    volunteering phu quoc vietnam bee farm

    Nous profitions des boissons au miel servies aux clients avec des pailles en bambous pour limiter la consommation de plastique et sensibiliser.

    benevolat bee farm phu quoc vietnam

    Nous nagions au milieu des bourdonnements d’abeilles dans un monde de douceurs sucrées.

    Le rideau tombe

    Cet univers idyllique contrastait drastiquement avec l’image que nous avions du Vietnam, mais fermer les yeux n’a pas empêché la réalité de nous rattraper.

    Comme tout voyageur qui s’arrête ici, nous avions la triste impression de nous être amourachés d’une belle vitrine trop bien décorée… Une fois la porte passée et le rideau tombés, le concept accrocheur avait tout à coup moins de ferveur.

    wwoofing bee farm phu quoc vietnam

    Curieux d’en savoir toujours davantage, nous posions des milliers de questions, nous avons visionné des dizaines de vidéos et lus énormément d’articles. Plus nous avancions dans nos recherches, plus les contradictions sautaient aux yeux.

    La soi-disant centaine de ruches s’est transformée en une vingtaine, au grand maximum. La compétence en apiculture de nos hôtes s’est avérée amatrice et leur volonté de sauver les abeilles s’est dissipée dans d’atroces calculs financiers. Les notions d’écologie vendues aux clients n’étaient qu’une façade qui n’était pas appliquée par eux-mêmes. Le savon bio était pour les clients pendant que les employés en utilisaient un toxique qu’ils déversaient dans la rivière. Le plastique soi-disant limité était pourtant amassé en pagaille loin des regards étrangers.

    Les petits-déjeuners copieux et passionnants ont peu à peu disparu pour laisser place à des matins en tête en tête.

    Nous travaillions des journées entières, car Guillaume adorait planter et s’occuper des tomates, concombres et courges… Quant à moi, je ne me lassais jamais d’échanger avec les touristes pour défendre les abeilles.

    Nous sommes restés si longtemps, car nous adorions notre travail, parce que notre présence était nécessaire en fin d’année et qu’ils nous avaient payé un visa de 3 mois. Et cela malgré la relation avec nos hôtes qui s’était tristement dégradée.

    benevolat phu quoc vietnam Bee Farm

    Mais basée sur des non-dits, cette relation n’était-elle pas bancale depuis le début ? À vouloir à tout prix aimer le Vietnam, nous nous demandons si nous n’avons tout simplement idéalisé cet endroit.

    Notre présence à la Bee Farm était devenue peu à peu difficilement supportable.

    Finalement, que retenir ?

    Entre réalité et illusions, la Bee Farm se situe probablement quelque part au milieu. Ce texte n’est que le discours mélangé d’une idéaliste optimiste et d’une voyageuse épuisée.

    J’aime croire que ma fatigue et mon envie de rentrer chez moi ne me montraient plus que les défauts d’un pays qui m’avait ôté mon énergie positive.

    Anh reste un homme sensible qui se bat pour une belle cause, malgré les nombreuses contraintes de son éducation et de son pays.

    Finalement, si vous êtes prêts à subir une logique différente de la nôtre et que vous acceptez qu’ils ne soient pas toujours à la hauteur du discours qu’ils vendent alors rejoignez Anh et son équipe à la Bee Farm afin de participer à sauver les abeilles. Mais n’y restez que quelques semaines !

    Un mois nous aurait été bien suffisant.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Contact : Phu Quoc Bee Farm

    Temps de travail : très variable et dépend principalement de vous, les moments/jours de pauses sont pris selon vos envies

    Repas : vous faites votre liste, le personnel fait les courses pour vous et vous cuisinez pour vous-même. Donc les végétariens/vegans et crudivores sont les bienvenus.

    Logement : ils ont une maison qu’ils laissent à disposition des volontaires

    Internet : à notre période, ils n’avaient pas Internet, mais Anh nous payait une carte prépayée pour l’avoir sur notre téléphone

    [/su_box]

  • Un volontariat au Vietnam qui démontre les dérives de l’échange de service

    Un volontariat au Vietnam qui démontre les dérives de l’échange de service

    Si vous nous suivez régulièrement, vous savez que notre arrivée au Vietnam a été chamboulé par le vol de nos deux ordinateurs. (Pour les autres, vous pouvez rattraper votre retard en lisant l’article D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne).

    Par conséquent, arriver dans ce nouveau volontariat était pour nous un nouveau départ. Comme si le Vietnam nous proposait gentiment de tout effacer et de recommencer à zéro.

    Un volontariat au Vietnam prometteur ?

    Mais, avec le recul je constate que nous n’avons fait que de nous empêtrer doucement et aveuglément dans ses filets…

    Petit Resort sur la plage, équipé d’un four solaire.
    Volonté de créer un petit potager et des toilettes sèches
    Tâche principale : s’occuper des clients
    Une annonce alléchante qui nous avait motivé à quitter Mui Né pour redescendre dans le sud, sur l’île de Phu Quoc.

    Thuy, la propriétaire des lieux, Vietnamienne et jeune maman, venait tout juste de racheter le terrain déjà aménagé de 10 luxueux bungalows. Elle nous a accueillit avec un anglais approximatif, un ton sec, mais un grand sourire.

    Notre nouveau travail ne correspondait en rien à l’annonce sur Help’x. Aucune plage en vue, aucun potager, aucun four solaire et encore moins de notions d’écologie. Thuy avait récemment quitté son petit business sur la plage pour ouvrir un gros complexe de bungalows et son annonce n’était pas encore mise à jour.

    Ici, c’était la destruction. On abattait des arbres sans compter pour construire selon les envies loufoques de notre nouvelle hôte. On coupait, on dépeçait et on portait kilo après kilo.

    workaway phu quoc vietnam

    Parfois on laissait pourrir une dizaine d’arbres, coupés bien trop tôt puisque qu’aucune organisation ne permettait de réduire les pertes.

    L’objectif était de construire un bar. Enfin ça c’était au début, car les idées semblaient traversées la tête de Thuy sans qu’on arrive à les suivre.

    L’endroit était malgré tout très attrayant et la fin de la saison des pluies rajoutait une touche très locale : de grosses averses suivies d’un soleil de plomb.

    Malheureusement, pas nettoyée depuis des mois, la piscine nous narguait tout autant que Thuy qui repoussait toujours son nettoyage.

    construction resort benevolat vietnam

    Du travail, du travail et encore du travail !

    La saison touristique approchait à grands pas et tout était dans l’urgence. Thuy courrait dans tous les sens et ne cessait de donner des ordres pour changer d’avis dans la soirée. On a monté la charpente du bar à la force de nos bras…

    Une belle folie.

    construction resort volontariat vietnam

    Une fois érigé, nous avons commencé un intéressant mais long et fastidieux travail : construire le toit à la manière vietnamienne.

    L’idée c’était de positionner deux feuilles de cocotier dans le bon sens et de les clouer très serrés afin d’assurer l’étanchéité du toit. Nous gérions la première partie, tandis que deux employés enchaînaient la deuxième. Deux locaux qui savaient dompter la hauteur, manier le marteau et accumuler les temps de pause mais qui étaient très antipathiques malgré nos essais de conversations.

    toit cocotier volontariat phu quoc vietnam toit feuille de cocotier workaway vietnam

    La fatigue et le peu de temps disponible ne nous permettaient pas d’aller explorer les environs.

    Les repas étaient parfois légers, parfois même inexistants. Aucune communication, aucune planification et nous nous retrouvions régulièrement sans aliments. Et paradoxalement, sans prévenir, Thuy se mettait aux fourneaux et nous concoctait de copieux et délicieux repas.

    Elle était adorable, avait toujours le sourire mais elle n’avait aucune notion du rôle d’un volontaire et n’en faisait qu’à sa tête. Même son mari anglais ne cherchait plus à la raisonner. Elle attendait autant de nous que de ses employés payés/logés/nourris…

    Comment se cacher pour éviter de travailler …

    Plus le temps passait, plus on freinait. Nous n’étions pas là pour être moins bien traités que les locaux et encore moins pour prendre leur place gratuitement.

    Thuy avait ses têtes et les nôtres lui convenaient. Ayant bossés deux semaines comme des fous, elle se passait de commentaires quand nous nous réfugions dans nos bungalows pour échapper à une énième tâche épuisante.

    J’en avais marre de me cacher pour éviter de travailler 8h/jour, marre d’abattre des arbres pour construire sans réflexion et je n’en pouvais plus de cette désorganisation constante.

    Nous étions malheureusement en train de renouveler notre visa et nous étions donc bloqués encore plusieurs jours, le temps de récupérer nos passeports…

    Entre temps, nous avons assisté, ébahis au saut d’un volontaire hongrois qui a permis d’éviter l’effondrement du restaurant. L’édifice mal conçu sur un sol en pente, s’est écroulé lorsque les renforts ont été retirés.

    L’employé responsable de l’incident est venu l’après-midi même, demander sa paye et a refusé de se remettre au travail.

    probleme construction volontariat phu quoc vietnam benevolat thuys house phu quoc vietnam

    Après quelques altercations, le travail a repris de plus belle comme s’il ne s’était jamais rien passé.

    La pluie diminuait chaque jour d’avantage et nous nous octroyions de plus en plus de pauses : direction la plage, la ville et la Bee Farm qui se présentait comme une éventuelle porte de sortie.

    plage volontariat phu quoc vietnam volontariat phu quoc vietnam

    En parallèle, le travail a continué : remblayer un trou pendant des heures jusqu’à ce qu’on apprenne qu’ils avaient une pelleteuse à disposition, s’occuper de Tommy (le fils de Thuy) et aider à la construction de leur site Internet.

    volontariat thuys house phu quoc vietnam

    C’est à cette période que Loy, un nouveau travailleur Vietnamien au sourire constant est venu égayer nos journées. Il s’est entiché de Guillaume et est devenu un très bon ami.

    Thuy nous a fait miroité de l’argent, mais nous étions conscients que cela n’était qu’un appât supplémentaire pour garder deux gros bosseurs auprès d’elle. On apprendra bien plus tard qu’elle s’est permise de foutre dehors un de ses volontaires en demandant ouvertement à sa petite amie de rester…

    benevolat phu quoc vietnam

    3 semaines se sont écoulés à ce rythme effréné, mais aussitôt nos passeports récupérés, nous sommes partis tenter notre chance ailleurs.

    Malgré tout, nous sommes restés en très bon terme avec Thuy et sa famille. Elle nous a d’ailleurs invité à passer gratuitement le jour de l’an au Resort. Elle a un bon fond, mais rester n’aurait fait que valider sa façon inconcevable de considérer ses volontaires.

    Même si cette expérience n’est pas mauvaise en soi, elle reflète les dérives des échanges de service et en prenant sur nous, nous avons pu en retirer de bons moments et quelques apprentissages.

    Et vous, comment auriez-vous réagi dans une telle situation ?

  • D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne

    D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne

    Dans mon dernier article, je vous décrivais les charmes d’Ho Chi Minh Villequi sans les événements du dernier jour aurait pu rester une ville bien plus agréable.

    Un violent vol dans Ho Chi Minh City et la réponse d’une police corrompue

    Un homme au regard pervers s’est introduit dans nos vies et en l’espace de quelques minutes a fait disparaître deux mois d’écriture, des heures de travail et plusieurs centaines d’euros (2 ordinateurs et 1 tablette).

    Si seulement l’histoire avait pu s’arrêter à cet incident, je crois que j’aurais pu continuer la tête haute, mais c’était sans compter sur une justice vietnamienne bancale et inadaptée qui m’a démunie et laissé en pleurs.

    Notre dernier jour à Ho Chi Minh ne fût qu’une répétition de justification face à des gradés qui nous considéraient comme des merdes étrangères. Une véritable course effrénée pour récupérer des papiers, preuve de notre bonne foi.

    Il nous a fallu trouver nos propres témoins et nos propres traducteurs. Déjouer leurs combines, se méfier de leurs écrits, faire face à leurs rires moqueurs, résister à leurs tentatives d’intimidation, patienter pendant qu’ils jouaient à leurs jeux vidéos, expliquer, se calmer et ré-expliquer encore.

    10h plus tard, 3 « visites » de commissariats, des kilomètres parcourus, l’aide du gérant de l’auberge et quelques billets auront eu raison d’eux et nous aurons permis d’obtenir le Saint Graal : la feuille recto verso qui permettait l’indemnisation de notre assurance.

    Cette épreuve terminée, une question s’est posée :

     « Que fait-on ? À t’on vraiment envie de rester au Vietnam ? »

    14 mois sans aucun incident et à peine 4 jours dans ce pays hostile que nous avions déjà envie de déguerpir. Mais rester sur cette image négative ne nous ressemblait pas !

    En attendant, c’est Loïc et Virginie, un couple de français rencontré par la magie d’Internet, qui nous a donné le courage de rester et de continuer notre route pour aller visiter Mũi Né.

    Nous avons passé trois jours en leur compagnie : trois jours à respirer, profiter, manger, parler et apaiser nos cerveaux en ébullition.

    3 jours agréables à visiter Mũi Né

    Malgré le panorama très attractif, les descriptions d’Internet ne nous emballaient guère : « ville touristique très appréciée des Russes ».

    Mais en basse saison, Mũi Né s’est avéré parfait pour nous : désertique.

    La ville est principalement desservie par une grande rue principale qui longe la plage où l’on trouve hôtels, auberges et restaurants pour tous les prix.

    Après une grasse matinée plus que méritée, nous nous sommes vus refuser l’accès à la location des scooters pour raisons de « risques d’amendes car police dans les alentours ». Étrange mais réel au Vietnam.

    Un contre-temps que nous avons comblé en passant notre première journée à profiter de la plage, à envoyer nos papiers à notre assurance, à dévorer deux repas dans les restaurants en bord de mer et papoter plus qu’il n’en fallait.

    bateau rond mui ne vietnam

    Visite des dunes de sable

    La deuxième journée a été bien plus productive : nos scooters en main, nous avons commencé par visiter les Dunes de sable rouge, puis les Dunes de sable blanc en intégrant un arrêt au Canyon Rouge.

    3 arrêts tous aussi étranges qu’improbables sur le territoire Vietnamien, connu pour sa verdure abondante. Du sable rouge (ou plutôt saumon), du blanc et de la terre rouge vif contrastant au vert, font de Mũi Né une destination atypique et dépaysante où nous avons apprécié perdre quelques heures de notre temps.

    La rareté des touristes a rajouté une vraie touche de charme !

    dunes de sables rouges muine vietnam canyon rouge mui ne vietnam photos red canyon muine vietnam muine red canyon vietnam

    Une erreur de parcours sur le trajet nous a réservé quelques surprises.

    sur la route des dunes de sable blanc mui ne

    Malgré la belle immensité qu’offre les Dunes de sable blanc, je mets un petit bémol sur ce lieu pollué par la vue, l’odeur et le bruit de Quads, présents pour les touristes, à un prix exorbitant.

    Je vous conseille de vous éloigner au maximum pour admirer au mieux le paysage.

    dunes de sables blanc mui ne vietnam dunes de sable blanc muine vietnam

    Visite de la rivière des fées

    La troisième journée n’avait rien à envié aux autres, puisque c’est la rivière des fées qui nous a charmé.

    30 à 45 minutes de ballade rafraîchissante, les pieds dans l’eau, au milieu des roches et des palmiers aboutissent à un chemin sans issue, où vous pourrez admirer une petite cascade qui n’est malheureusement pas à la hauteur du plaisir ressenti pendant la promenade.

    rivieres des fées mui ne vietnam fairy springs mui ne vietnam

    Comme vous avez pu le lire, ces trois jours, nous ont permis de bien souffler et de patienter le temps que nos demandes de volontariat aboutissent. (Aide à la construction d’un Resort sur l’île de Phu Quoc).

    J’espère que l’incident qui commence cet article ne vous a pas démotiver à lire la suite et que les photos de Mui Ne vous auront permis de vous évader.

    Et vous, avez-vous déjà eu à faire à la police Vietnamienne ? Êtes-vous déjà allés surfer sur les dunes de Mũi Né ?

    Dites nous tous, les commentaires n’attendent que vous !

  • Que faire à Ho Chi Minh Ville ? Des photos plus que des mots

    Que faire à Ho Chi Minh Ville ? Des photos plus que des mots

    Hô-Chi-Minh-Ville a été notre premier aperçu du Vietnam, une grande ville pleine de vie aux allures vieillottes qui grouille de passants et de motos.

    Ho Chi Minh, c’est aussi des rues où chaque traversée s’apparente à un suicide et où les appartements vides sont le reflet d’une vie tellement chère que le peu d’argent récolté est dépensé dans les apparences.

    quoi voir ho chi minh ville vietnam

    Mais cette fois-ci, je n’ai pas envie de m’étaler avec des mots que je n’ai pas, j’ai donc choisi pour changer de vous faire visiter cette ville en image. Vous y trouverez le Ben Than Market, la cathédrale, la poste centrale, le musée de la guerre et le temple de Caodai.

    photo jardin publique ho chi minh ville

    Le Ben Than Market

    Il est très touristique et il faut tout négocier car les prix sont volontairement gonflés. Mais c’est une manière de vous immerger dans l’effervescence Vietnamienne.

    Ben Than Market photos photos Ben Than Market hcmc photos Ben Than Market ho chi minh city Ben Than Market ho chi minh ville marché Ben Than ho chi minh ville

    La Cathédrale Notre-Dame de Saïgon

    Cathedrale Notre-Dame de Saigon Cathedrale Notre-Dame ho chi minh ville photos Cathedrale Notre-Dame Saigon

    La Poste centrale de Saïgon

    Elle a été construite par l’administration des postes françaises, dont la charpente métallique fût conçue par Gustave Eiffel.

    photos Poste centrale de Saigon Poste centrale ho chi minh ville

    Le musée de la guerre du Vietnam

    musee de la guerre saigon ho chi minh ville

    Une visite qui s’annonçait pédagogique mais qui m’a profondément déçu. Je m’attendais à une exposition de faits objectifs pour en apprendre davantage sur cette triste période, mais l’hypersensible que je suis n’y a trouvé que de la propagande antiaméricains et une surdose d’images choquantes.

    J’en suis ressortie les larmes aux yeux.

    Certes, un peu de pathos peut permettre de marquer les esprits, mais un étage complet sur la torture ainsi qu’une pièce entière consacrée aux malformations (dont 2 fœtus dans du formol) provoqué par l’agent orange, m’ont mis profondément mal à l’aise.

    Peut-être suis-je passée à côté des informations historiques…

    photos musee de la guerre ho chi minh ville photos musee de la guerre saigon

    Le plus grand temple Cao Dai à Tay Ninh

    photos Temple Cao Dai Tay Ninh vietnam

    À quelques kilomètres d’Ho Chi Minh Ville, nous vous recommandons chaudement d’aller admirer le plus grand temple Cao Dai. La religion Caodaista, avec 5 millions d’adeptes, est la troisième du pays.

    Son architecture et ses couleurs de « Walt Disney » valent le détour.

    « C’est une religion syncrétique qui tente d’unifier les concepts du bouddhisme, du confucianisme, du taoïsme, du christianisme, de l’islam, du judaïsme et même de quelques formes locales d’animisme ».

    Elle a pour particularité de considérer Sun Yat – Sen, Victor Hugo et Nguyen Binh Khiem comme ses trois saints.

    Il est possible d’assister à leurs cérémonie gratuitement tous les jours, à conditions d’entrée à gauche pour les femmes, à droite pour les hommes, d’enlever ses chaussures et de ne pas parler à voix haute.

    Si vous êtes curieux, vous trouverez d’avantage d’informations par ici ou .

    ceremonie caodaïsme temple tay ninh ceremonie Temple de Cao Dai Tay Ninh Temple de Cao Dai Tay Ninh

    J’espère que cette visite en image d’Ho Chi Minh vous a plu, vous avez bien constaté que je n’ai pas pu m’empêcher d’y glisser quelques avis par-ci par-là 😉 

    En tout cas, je serai ravie d’avoir votre avis sur cette ville !

  • Un repos bien mérité sur les iles de Thailande

    Un repos bien mérité sur les iles de Thailande

    Se lever à 4h30 du matin, méditer plusieurs heures par jour dans des postures douloureuses et faire face à ses émotions n’est pas de tout repos. Même si je suis ressortie pleine d’énergies positives de notre retraite silencieuse, je n’avais pas pour autant envie de visiter et courir de partout.

    Ces activités chronophages et hyper stimulantes étaient à l’opposé total de ces sept jours de silence.

    Du coup, la suite de notre séjour s’est transformé en farniente, dormir, méditer, manger, rire, se baigner et admirer les couchers de soleil. Et quoi de mieux que le décor des îles à l’Est de la Thaïlande pour réaliser toutes ces activités ?

    plage koh samui ile thailande

    L’île de Koh Samui

    Koh Samui est décrite comme un lieu très touristique. Un endroit devenu Sea, Sexe, Sun and Sand mais surtout assez riche. C’est d’ailleurs pour cela qu’un moine a décidé de créer un centre de méditation pour tenter de contre balancer toute cette frénésie non bénéfique à ces yeux.

    Nous avons trouvé un bungalow très bon marché, sur une plage isolée. L’eau n’était certes pas très profonde mais, nous étions loin des grands hôtels de masse et des plages remplies de transats.

    Même si nous recherchions globalement du calme, nous avons passé d’excellentes soirées avec nos compagnons de la retraite, profiter de l’agitation des marchés de nuit, manger des pad thai avec délice, bu des shakes avec passion, méditer sur la plage et tenter quelques figures d’Acroyoga sans grande réussite.

    Pad Thai Harry's koh samui thailand

    Parce que notre petit coin nous plaisait bien, mais surtout par flemmardise, nous n’avons pas visité le reste de l’île.

    Où manger : Nous mangions chez Harry : des plats copieux et délicieux et de bons shakes à moindre coût.

    sortirLamaï Night market

    Où DormirNew Hut Bungalow : malgré un personnel très désagréable, le rapport qualité/prix est très correct

    Où méditer : toutes les informations sont sur l’article La force du silence : vécu d’une retraite silencieuse.

    L’île de Koh Pa Ngan

    Notre deuxième arrêt fût en toute logique : Koh Pha Ngan, l’île réputée pour sa célèbre full moon.

    Mais nous l’avons volontairement évitée : cette expérience soit disant incontournable de la Thaïlande était une fois encore loin de notre état d’esprit du moment.

    bungalow plage haad salad ile koh pha ngan thailande plage haad salad ile koh pha ngan thailande

    Notre emploi du temps a vraisemblablement ressemblé à notre séjour sur l’île de Koh Samui, une petite chambre à une centaine de mètres de la plage de Haad Salad, du repos, un restaurant et un peu de snorkeling.

    coucher de soleil haad salad ile koh phangan thailande

    Sauf que cette fois nous avons bravé l’inconnu et loué un scooter pour la première fois de notre vie. Une idée qui nous a certes donner une bonne liberté mais qui s’est avéré ne pas être une grande réussite.

    Résultat : la visite d’une île aux allures de grand Ressort adapté aux touristes, une roue déchirée dans toute sa longueur, quelques euros dépensés, une belle rencontre et des baignades sur des plages plus ou moins magnifiques :

    Haad Rin : passer votre chemin ?

    Les indénombrables boutiques en bord de plage donnent un aperçu des ambiances festives. En tout cas, la célèbre plage de la full moon n’a vraiment rien à envier à ses consœurs.

    koh phangan haad rin plage full moon party thailande

    Paradise beach

    Sûrement la plus sauvage et la plus belle plage de l’île que nous avons vu. Mais elle se fait désirer.

    Nous nous sommes basés sur des informations dénichés sur Internet : « possibilité de camper, chemin non accessible en scooter, 20 minutes des marche ». Il en fallait moins pour nous décourager.

    Le chemin s’est avéré effectivement difficile d’accès en scooter pour un débutant. Au bout d’1/4 d’heure, un local s’est arrêté pour nous expliquer que la plage était trop loin pour y aller à pied. Il souriait en regardant nos tongs et nous a gentiment invité à monter dans son pickup : invitation que nous nous sommes empressés d’accepter.

    C’était  Sak, le propriétaire d’une partie la plage et d’une grosse partie du terrain autour (rien que ça).

    En tout cas, il ne s’était pas moqué de nous. 1h plus tard, nous étions toujours dans la voiture sous un soleil de plomb paniqué à l’idée de trouver une solution pour rentrer… Sak nous a une nouvelle fois sortie de ce mauvais pas, en nous ramenant une heure plus tard au point de départ.

    Nous avons profité d’une bonne baignade et d’une courte visite des lieux avec le propriétaire avant de reprendre la route en sens inverse.

    paradise beach koh phangan thailande

    Conseils : Si vous souhaitez vous rendre à Haad Yao East, prévoyez de quoi randonner plusieurs heures ou alors croiser les doigts pour que Sak passe dans les parages. Ne prenez pas le risque de vous y aventurer en scooter à moins que vous soyez un habitué. Il ramasse des touristes accidentés quasiment tous les jours dont un pendant notre trajet.

    Koh Ma

    C’est une petite presque île reliée par un banc de sable, à la plage de Had Mae Had.

    C’est la deuxième plage la plus belle que nous ayons vu. Les reliefs aux alentours sont magnifiques et colorés et le peu de bungalows en retrait, cachés par les arbres laisse à la plage un air sauvage.

    De plus, ils ont un des plus beaux spots de snorkeling de toute l’île.

    ile koh ma koh phangan thailande

    C’est sur cette visite que s’est achevé notre séjour à Koh Pha Ngan. Nous avons fait le choix de ne pas multiplier les expériences et avons donc rebroussé chemin sans aller jusqu’à Koh Tao. Un choix que nous ne regrettons pas, nous avions déjà trouvé ce que nous étions venus chercher.

    Et vous, quel a été votre ressenti sur les îles à l’est de la Thaïlande ? ça vous donne envie d’y passer quelques jours de vacances ?

  • Un volontariat épicé : à la découverte du poivre bio de Kampot

    Un volontariat épicé : à la découverte du poivre bio de Kampot

    Je me replonge dans mes souvenirs cambodgiens pour vous faire partager cette expérience riche et unique de volontariat au milieu du poivre de Kampot.

    Je me souviens très bien de notre arrivée nocturne sous une pluie battante, au milieu d’un vacarme assourdissant. Les grenouilles invisibles, mais pourtant en grand nombre, nous ont accueilli en fanfare. Nous nous étions rapidement réfugiés dans notre bungalow en bois dont nous n’avons pu admirer le charme qu’une fois le jour levé.

    bungalow volontariat cambodge poivre de kampot

    Nous nous sommes réveillés à l’écart du monde, sans eau courante, ni électricité.

    Les employés vivent en famille sur la propriété et Sothy, jeune cambodgienne, mène la barque avec son mari allemandun amoureux du Cambodge qui a beaucoup fait pour ce pays. Ami du premier ministre, il y a quelques années, il a réintroduit les vaches dans le pays et à beaucoup œuvrer pour aider les paysans.

    Aujourd’hui, il a repris cette ferme autonome en électricité avec sa femme et ils font fructifier leur travail avec passion.

    C’est dans cet univers loufoque que nous étions immergé : au carrefour d’un fonctionnement occidental et asiatique, où la rigueur allemande s’est mélangé au chaos Cambodgien et où la vie en groupe fait face à un couple décalé.

    champ de poivre de kampot bio

    C’est dans la ville de Kep, (région de Kampot) au sud du Cambodge que nous avons tout appris sur l’un des poivres les plus célèbres du monde : le poivre de Kampot.

    Il bénéficie d’une Indication Géographique Protégé (IGP), reconnue par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et qui désigne les produits dont les caractéristiques sont liées à une zone géographique.

    Effectivement, le quartz présent dans les sols de cette région fourni des minéraux qui rend ce poivre si savoureux.

    poivre de kampot bio sothy pepper farm

    La récolte s’était effectuée de mars à juin. Nous étions donc dans l’étape suivante : trier et conditionner.

    Nous avons passé des heures assis au sol, le nez remplis d’effluves fruitées et épicées et les papilles aguichées par les saveurs aromatiques et piquantes de ces grains aux quatre couleurs.

    Nous retirions patiemment à la pince à épiler, les grains cassés, brûlés et pourris. C’est ce triage manuel qui assure la qualité de ce poivre !

    guillaume pese le poivre de kampot bio aline trie le poivre de kampot a la main

    Les mains dans les épices, nous tentions de communiquer sans grand succès avec les employés Khmers, notre méconnaissance de leur langage nous menait malheureusement dans d’innombrables impasses. Par conséquent, nous avons passé du temps à observer leurs gestes lents et désintéressés ainsi que leur facilité à s’oublier dans leurs hamacs.

    Face à des adultes occupés par leurs obligations professionnelles, les cris des enfants raisonnaient au rythme de leurs jeuxNori, le plus audacieux et le plus inépuisable, s’attachait rapidement à nous, une vraie boule d’énergie et une authentique bouille d’amour, Lukina, plus âgée mais plus timide, s’approchait à pas de loup et s’apprivoisait à l’aide de temps, de patience, de quelques stylos et de la chanson française « 3 petits chats ». Dino, le plus jeune restait plus facilement dans les bras de sa maman, mais ne manquait pas de vadrouiller dans nos pattes quand l’envie lui prenait.

    nori benevolat cambodge sothys pepper farm enfant volontariat cambodge poivre de kampotle monde a deux volontariat cambodge poivre de kampot

    Une jeune chienne énergique, un couple d’oies plus efficace que des chiens de gardes, 2 paisibles vaches, 1 chat paresseux, 1 chatte autonome et ses 3 chatons tout mignon complétaient cette famille atypique qui vivait à la Sothy’s Pepper Farm.

    benevolat cambodge poivre de kampot

    En pleine saison des pluies, l’atmosphère était chargée d’humidité, le ciel s’assombrissait aussi souvent qu’il dévoilait ses plus beaux atouts. La moiteur de l’air s’estompait face aux averses dont la durée semblait dépendre de la seule volonté du firmament.

    Nous avons rapidement pris le rôle de guide touristique, car des familles, des couples et des backpackers venaient de tout pays curieux d’apprendre d’où venait ce fameux poivre de Kampot.

    Ce travail a engendré de belles rencontres et d’enrichissants échanges autour de nos connaissances fraîchement apprises sur cette exploitation et sa production.

    volontariat cambodge tourisme poivre de kampot guillaume explique qu est ce que le poivre de kampot

    D’où viennent les couleurs du poivre de Kampot ?

    voila a quoi ressemble du poivre de kampot

    Ils viennent tous de la même plante. Les grains frais sont naturellement verts et rougissent en mûrissant.

    Les verts séchés au soleil deviennent du poivre noir, fort et piquant en bouche et les grains rouges sont divisés en 2 parties.

    La première est séchée directement au soleil et produit un poivre rouge très fruité. La deuxième partie est bouillie, ce qui fait perdre sa peau aux grains et donne un poivre blanc aux arômes beaucoup plus subtils.

    Pour obtenir une telle qualité, aucun produit chimique n’est utilisé à la Sothy’s Pepper Farm. Seule la feuille de Neem fermentée aux odeurs agressives est dispersée sur les plants pour éloigner les insectes. Quant aux engrais, les plantes se nourrissent des fientes de chauve souris trouvés dans les grottes voisines ainsi que de quelques bouses de vaches séchées !

    Contrôlés régulièrement, ils jouissent du label bio EcoCert français.

    Je ne peux terminer ce récit sans évoquer les douceurs fruités qui garnissaient nos assiettes. Des centaines d’arbres fruitiers surplombaient leur terrain et donnaient pour notre plus grand bonheur des mangues, des ananas, des ramboutans, des mangoustans, des longanes et des fruits du jacquier tous aussi goûtus et charnus les uns que les autres.

    Du frais, du bio, du jardin, nos papilles ne se sont jamais rassasiés de ces petits trésors Cambodgien. Les savoureux repas de Sothy ainsi que les quelques virées au restaurant n’étaient que la cerise sur le gâteau.

    voila comment pousse un ananas

    En tout cas, chaque expérience aussi intense soit-elle arrive un jour à son terme. D’autres volontaires venaient prendre le relais, nous avons donc repris un bus direction Phnom Penh pour sauter dans un avion qui nous a mené tout droit à Kuala Lumpur.

    Mais ce sont d’autres souvenirs que j’ai hâte de vous partager.

    champ de jeune poivre de kampot

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Hôte trouvé sur Workaway

    Temps de travail : 6 jours de travail par semaine. Les heures de travail peuvent être très variable mais c’est généralement 4h/jours. Même s’il nous arrivait de faire d’avantage lorsqu’il y avait énormément de touristes.

    Le travail consiste à la récolte pendant la saison, trier et conditionner le poivre et faire les tours en français voire en anglais.

    Repas : 3 repas compris avec la possibilité de manger végétarien/vegan. Sothy ainsi que son personnel cuisine pour tout le monde et les repas sont excellents.

    Logement : Vous aurez un grand bungalow dans la Nature, sans eau courante. L’électricité est fournie grâce à des panneaux solaires.

    Internet : ils ont des cartes rechargeables et le wifi est disponible la journée dans les parties communes. La connexion est tout à fait suffisante pour communiquer et surfer un peu.

    Pour plus d’informations et plus de photos, je vous invite à lire l’article de The beauty is in the walking, un couple qui a passé 2 semaines de bénévolat dans cette même ferme, peu de temps avant nous et en période de récolte du poivre.

    [/su_box]

    Alors, cette expérience vous a plu ? Vous avez des questions sur le poivre, une envie soudaine d’aller les aider ou vous bavez à l’idée de manger leurs fruits ?

    Dites-nous tous, les commentaires sont là pour ça !

  • La force du silence : vécu d’une retraite bouddhiste

    La force du silence : vécu d’une retraite bouddhiste

    Un voyage intérieur

    Imaginez un coin de Nature où vivent des nonnes et des moines. Imaginez alors que vous y posiez vos sacs et que vous vous libériez de tout objet susceptible de communiquer (téléphone, ordinateur…), tout objet capable de vous stimuler (carnet/stylo, livre, appareil photo …).

    Imaginez que vous fassiez le pacte de ne plus émettre une seule parole pour les sept prochains jours et de promettre que le langage corporel sera mis en sourdine.

    Imaginez alors que les seules choses qu’il vous reste sont : votre sourire, vos yeux et vos pensées.

    Les seules voix que vous entendrez pendant cette semaine seront celles des moines et des responsables pour vous fournir enseignements et informations pratiques.

    Vous avez à peine le temps d’échanger avec tous les autres participants que vous êtes déjà plongé dans un monde de silence effrayant et rassurant à la fois.

    La cloche annonce le début de cet univers insonore et elle seule vous rappelle que le temps passe à son propre rythme. Les premières heures de méditation assise semblent durer une éternité. Vous bougez toutes les 5 minutes car votre manque de souplesse rend vos articulations douloureuses. Les premiers jours, vous remerciez même les temps de médiation debout et marchée. Le yoga matinal vous accompagne dans cette torture qui quelques jours plus tard passera inaperçue.

    Vous effectuez docilement la tâche que vous avez choisie. Comme tout le monde, ces 15 minutes de « corvée » quotidienne deviennent une autre possibilité de travailler sur vous-mêmes.

    Au fur et à mesure, vous réalisez à quel point vos pensées sont rapides, possessives et vous finissez par admettre que vous n’êtes pas vraiment seul. Chaque prise de conscience de ce phénomène que vous laissez s’envoler est une victoire.

    Au-delà de ces manifestations intérieures, vos propres critiques sont incessantes . Votre assiette est-elle trop remplie ? Est-ce que vous prenez votre douche à la bonne heure ? Est-ce que vous devez aller au dortoir ou vous asseoir ailleurs ? Est-ce que vous faites bien comme tout le monde ? Des années pour réaliser que vous êtes votre propre persécuteur. Car finalement, ici, vous avez le droit d’être vous-mêmes, sans jugement et sans reproches.

    Le vent qui fait bouger les arbres se transforme en une musique délicieuse. Les poules qui volent sous vos yeux ou les fourmis qui retournent chez elles deviennent un spectacle tout aussi passionnant qu’un coucher de soleil.

    Les deux uniques petits repas quotidiens vous rassasient plus que vos trois grosses portions habituelles.

    Les couleurs sont plus vives et les goûts plus prononcés, tout simplement car vous y prêtez attention.

    retraite bouddhiste vipassana thailande koh samui

    Après avoir apprécié les beautés de la Nature, vos sentiments les plus profonds vous éclatent en pleine figure. La tristesse se fait vicieuse et rend vos yeux humides, la colère se terre perverse au creux de votre poitrine et la panique vous surprend en plein milieu d’une méditation.

    Vous voyez des participants partirent les uns après les autres et vous êtes fiers de continuer malgré les difficultés et la fatigue des réveils avant l’aube. Votre persévérance commence à porter ses fruits. L’obsession de l’horloge et du temps disparaît, votre voisine de dortoir qui tape dans son lit ne vous agace plus, pas plus que les personnes qui parlent et qui écrivent alors que ce n’est pas recommandé ou ceux qui jettent leur assiette en en ayant mangé la moitié.

    La fin de la semaine approche à grands pas et la panique revient à l’idée de quitter ce « monde protégé ». Heureusement, le suivi est adapté et les enseignements vous accompagne à passer ce nouveau cap.

    Le dernier soir, chacun s’exprime sur ses émotions et même si tout le monde a son propre vécu dans le silence, vous vous sentez proches les uns les autres.

    C’est alors que le dernier son de cloque retentit, il a un timbre différent et une signification bien à lui.

    Les mots ne viennent pas aussi naturellement que vous l’auriez imaginé. En rangeant votre lit et vos affaires, vous entendez les voix revenir les unes après les autres et finalement la vôtre aussi. Elle est toujours là mais quelque chose a changé : elle est plus présente, plus chaleureuse et plus réfléchie.

    Chacun s’embrasse et quitte le monastère. Votre chemin semble flou et incertain, mais la conviction que tout ira bien est ancrée au plus profond de vous. Ainsi vous reprenez la route chargés d’énergie, confiants et apaisés.

    retraite bouddhiste anapanasati koh samui thailande

    J’ai volontairement utilisé le vous, mais tous les sentiments retranscris ne sont que mes ressentis personnels et chacun de vous peut vivre une retraite très différemment.

    De plus, je tiens à remercier Olga Saliy, photographe professionnelle qui a réussi à immortaliser mes souvenirs et qui a gentiment accepté de me fournir quelques-unes de ses photos.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Où : au centre Dipabhavan sur l’ile de Koh Samui en Thaïlande

    Prix : C’est gratuit et fonctionne entièrement avec un système de donation. Vous donnez ce que vous souhaitez à la fin de la retraite.

    Inscription : il y a un formulaire d’inscription sur cette page.

    Durée du séjour : Nous avons fait une retraite de 7 jours, mais ils en proposent aussi une de 4 jours.

    Dates : Toujours du 7 au 10 ou du 20 au 27 de chaque mois

    Alternatives : Pour faire une retraite de 10 jours avec exactement le même type d’enseignement c’est au centre de Suan Mokkh qui ne demande aucune inscription. Présentez-vous la veille ou le matin du début de la retraite.

    Engagement : Même s’il demande un engagement de 7 jours complets, vous êtes entièrement libres de quitter la retraite si vous en ressentez le besoin. Mais il est aussi possible d’avoir un entretien avec un des responsables en milieu de semaine et vous pouvez toujours en demander un supplémentaire si nécessaire.

    [/su_box]

    J’espère sincèrement avoir réussi à vous transporter dans ce monde parallèle et vous avoir donné envie d’essayer la méditation au moins une fois dans votre vie.

    Que vous soyez un adapte de la méditation ou un pur néophyte, n’hésitez pas à partager votre opinion et vos ressentis.

  • Un volontariat inoubliable dans une ferme en Malaisie

    Un volontariat inoubliable dans une ferme en Malaisie

    Fidèles à notre fil rouge, il était hors de question de quitter la Malaisie sans avoir une expérience de volontariat à notre actif.

    À la dernière minute, il ne nous restait que très peu de choix, mais un des profils Workaway a attiré notre attention. Une ferme bio de 400 hectares qui proposait des repas végétariens, des enseignements de yoga et un refuge pour une centaine de vaches sauvées de mauvais traitements et de l’abattage.

    La ferme appartient à ISKCON (l’association internationale pour la conscience de Krishna), un mouvement religieux singulier dont je vous reparlerai bientôt.

    Il se trouve que la réalité a été bien loin de leur présentation, mais nous avons pourtant adoré notre séjour. À tel point que nous y sommes restés quasiment 2 mois.

    Arrivée au milieu des jacquiers

    Nous étions complètement isolés dans la région proche de Kuala Lumpur consacrée à la production des jacques. De gros fruits pesant entre 1 et 36 kgs, qui ont une chair sucrée, grasse et très goûtue.

    jacquier ouvert volontariat malaisie guillaume avec un gros jacquier workaway malaisie

    Malgré la chaleur, l’eau marron et des plats très épicés, je me suis tout de suite sentie à l’aise dans cet espace infini et reculé.

    volontariat ferme hare krishna lanchang malaisie

    Il a fallu un peu plus de temps à Guillaume pour s’approprier ce nouveau lieu. Il faut dire qu’Internet HS n’a pas aidé.

    C’est seuls, que nous avons commencé notre nouveau mode de vie avant que de nombreux volontaires du monde entier viennent nous rejoindre.

    La vie à la ferme

    Le logement

    Là où les travailleurs népalais sont entassés à 10 dans une pièce de 20m², nous dormions dans une énorme maison climatisée composée de quatre dortoirs dont une chambre double et agrémentée d’un distributeur d’eau chaude et fraîche.

    Ils leur arrivent aussi de loger des familles et un excès de volontaires dans d’autres petites maisons à proximité.

    maison pour les volontaires workaway malaisie

    Le travail

    Vous pouvez y venir pour une journée ou pour une durée indéterminée.

    En fonction de nos envies, les tâches peuvent être identiques ou variées. Aux alentours de 7 h 30, Bikram, le responsable des travailleurs toujours souriant, nous donnait notre travail.

    Ils demandaient un minimum de 5 heures par jour que nous organisions selon notre propre rythme.

    Les employés travaillaient jusqu’à 12h par jour, avec certes un bon salaire pour la Malaisie (320 euros environ), mais sous un soleil de plomb et des tâches physiques épuisantes. Je peux vous assurer que je respectais chacun de ces gars pour leur dur labeur.

    Concrètement la ferme est composée de champs de :  jaques, de caramboles, de goyaves, de canne à sucre avec une usine de fabrique de sucre et de jus, de gombo, de tapioca, de maïs, de potiron et un champ pour les vaches (quotidiennement lâchées dans la Nature).

    En quoi consiste les activités ? Arroser les potirons, désherber, empaqueter des goyaves ou des caramboles, ramasser les fruits, mettre de l’engrais, planter des graines, couper, installer des tuteurs en bambous, ramasser le tapioca et en faire de délicieuses chips, couper les nouvelles pousses des arbres, conduire le tracteur, aider en cuisine, nettoyer le bungalow, nettoyer l’étable des vaches et les surveiller… Vous l’aurez compris, il n’y a jamais de quoi s’ennuyer.

    aline le monde a deux volontariat ferme malaisie ramassage de manioc workaway malaisie le monde a deux fertilisant bénévolat ferme malaisie guillaume le monde a deux volontariat ferme malaisie

    Honnêtement, le travail est plus ou moins ardu et le plus difficile reste de le faire sous la chaleur. Nous y sommes allés à une période réellement chaude, jusqu’à 45° à l’ombre et certains jours c’était épouvantable. Mais cela reste supportable : leurs valeurs positives et leurs encouragements nous permettaient de travailler à notre rythme sans stress.

    « Chacun fait du mieux qu’il peut et tout aide est appréciée »

    aline prépare engrais ferme malaisie guillaume apprend a cuisiner indien volontariat malaisie plantation de mais a la main volontariat malaisie volontaires ramassant manioc workaway malaisie

    En tout cas, je vous conseille de rester un minimum de 15 jours à 3 semaines, cela vous laisse le temps de vous habituer, de voir les plantations évoluées, mais aussi de pouvoir participer aux activités en dehors du temps de travail.

    Petit bémol à tout ce travail : même si effectivement certains produits sont naturels, toute la production est loin d’être bio.

    Et quand on ne travaille pas ?

    Le sanctuaire des éléphants

    C’est la seule attraction touristique du coin. Les locaux nous avaient vendus cela comme une réserve protégée d’éléphants mais les informations données étaient contradictoires. D’un côté, les éléphants étaient soient disant récupérés suite à de la maltraitance, d’un autre côté, ils avaient été chassés de leur habitat naturel suite à l’agrandissement de l’agriculture humaine. Alors qui/que croire ?

    On constate une volonté de bien faire et une entrée gratuite qui élimine tout de suite le côté business touristique. Mais les pics bien dissimulés dans les poings fermés des « dresseurs » toujours présents et souriants, les tours de cirques et les heures de bain dictées pour notre bon plaisir m’ont vraiment dérangé.

    sanctuaire des éléphants lanchang volontariat malaisie
    Qui me dira que c’est pour le bien de ce bébé éléphant ?

    La Chocho River et des invitations chez les locaux

    Nelson, un des responsables de la ferme, tenait absolument à nous faire découvrir leur mode de vie. Pour notre plus grand plaisir, il nous a emmené dans un coin connu seulement des locaux. Une petite rivière que nous avons nommée Chocho River, en hommage à mon Guillaume qui s’est vite retrouvé petit favoris de nos nouveaux amis. Chocho par-ci, Chocho par là, nous n’entendions que son nom.

    aline le monde a deux chocho river chocho river volontariat malaisie

    Bref, nous avons profité de la fraîcheur de la soirée pour prendre l’apéro accompagné d’une petite baignade, avant de finir la soirée par un excellent repas indien cuisiné par la maman de Nelson. (riz, haricot, tofu, chou… cuisinés comme eux seuls ont le secret). Un vrai délice bien évidemment dégusté avec les mains.

    repas indien volontariat ferme malaisie

    La journée s’est tellement bien passée qu’ils ont renouvelé l’expérience en nous invitant à l’anniversaire d’un de leur ami : bonne ambiance et nourriture à tomber !

    Les rencontres et les échanges

    Si ce séjour à la ferme de New Godruma Dhama a été aussi mémorable c’est surtout grâce aux rencontres et aux échanges. Tous d’abord avec les travailleurs immigrés (dont je vous parlerai plus en détail dans un prochain article) mais aussi avec tous les autres volontaires.

    Parler de tout et de rien : de spiritualité (Merci Evelien et Simon), de  véganisme (merci Serguey et Olive) et de caca et de godemiché (merci America, notre chilienne girl, pour ton humour) auront bercés nos après-midi et parfois même nos soirées.

    Pendant plusieurs semaines, ce groupe s’est construit dans une énergie positive et une belle ouverture d’esprit. Mais ce temps suspendu a finalement pris fin et nous les avons vus partir chacun à leur tour avant de sentir que notre tour venait.

    coucher de soleil dans notre volontariat en malaisie

    J’espère que ce récit vous a plu, si jamais vous vous rendez en Malaisie et que vous faites un détour par la New Godruma Farm, surtout passez-leur le bonjour de notre part !

  • 11 raisons qui vous convaincront d’aller visiter Taiwan

    11 raisons qui vous convaincront d’aller visiter Taiwan

    Selon le Lonely Planet, Taïwan a fait partie du top 9 des destinations en 2015.

    Elle réunit le meilleur de la Chine et du Japon pour offrir une île aux multiples facettes qui mérite votre attention.

    Si le Lonely Planet ne vous a pas encore convaincu : voici 11 raisons de réserver votre billet d’avion pour visiter Taiwan sans plus tarder.

    1/ Son histoire

    Entre les Hollandais qui ont christianisé une partie de l’île, les Chinois qui se sont imposés plus de 200 ans et les Japonais qui ont permis le développement de l’agriculture et des voies ferrées, les autochtones se sont finalement vus appartenir à la République de Chine où ils ont subi déception, choc culturel, pillage des richesses et guerre civile.

    Est alors apparu la doctrine : « un pays, deux systèmes ». Taïwan appartient à la Chine sans que les mêmes règles y soient appliqués. L’île finira par se démocratiser et se développer jusqu’à devenir un des géants économiques qu’elle est toujours aujourd’hui.

    Les locaux conseillent de se rendre dans les villages de garnison : les quartiers Juan Cun, pour trouver des traces de cette histoire. Ces maisons petites et mal isolées, censées être temporaires, ont hébergé près de 2 millions de chinois venus se replier sur Taïwan pendant la guerre civile.

    Une situation qui a créé des micro-sociétés qui se sont peu à peu intégrées à la population Taïwanaise.

    Visiter le village Zhongzhen à Taiwan

    J’ai d’ailleurs été touché par l’histoire de Papi arc-en-ciel, qui a refusé de quitter son domicile et qui, pour le protéger, s’est mis à en peindre les murs. C’est maintenant devenu un endroit caractéristique où il aime discuter avec les passants et les touristes.

    Papi arc en ciel Taiwan
    © AFP

    2/ Sa culture

    Une histoire complexe qui a forcément créé un multiculturalisme sur l’île. Les locaux se sentent bien  taïwanais et non pas chinois.

    temple à visiter a taiwan

    Malgré la religion, les temples et la nourriture nous sommes loin de l’ambiance chinoise : les sourires, l’entraide et la curiosité supplantent les crachats, les regards insistants, la saleté et la pollution. L’anglais est plus courant et les taïwanais, moins timides, seront ravis de faire votre connaissance.

    Même la monnaie n’est plus la même, les yuans se sont transformés en Nouveau dollar de Taïwan.

    Le Japon a bel et bien laissé sa trace dans les chaînes de restaurations, les infrastructures, le comportement et la rigueur.

    Mais il faut savoir qu’il reste toujours quelques villages d’aborigènes qui continuent à perpétuer leurs traditions tant bien que mal et qui souffrent malheureusement trop souvent d’alcoolisme.

    3/ Ses infrastructures adaptées aux vélos

    visiter taiwan à vélo

    Taïwan souhaite développer le tourisme à vélo et elle s’en sort très bien.
    Pour en profiter, pas besoin de vous lancer dans les préparatifs du tour de l’ile de 1000 km . (Pour commencer simplement nous vous conseillons Taipei qui propose des parcours très agréables au bord de la rivière.

    Si vous êtes débutant et que l’envie vous prend d’en découvrir davantage, privilégiez la côte Est qui est complètement adaptée.

    4/ Les côtes et les paysages

    Loin d’une île industrialisée comme je l’imaginais, Taïwan regorge de magnifiques endroits : les paysages côtiers sont saisissants, mais vous y trouverez aussi des montagnes, des plages et des plaines…

    En résumé : tout pour en profiter et faire de belles photos !

    les raisons de visiter taiwan les paysages de taiwan

    5/ Les gorges de Taroko

    Parmi les paysages, je mets une mention spéciale pour les gorges de Taroko qui sont magnifiques.
    Pourquoi n’en parlons-nous pas davantage ?

    visiter gorge de taroko taïwan les gorges de taroko taiwan

    6/ Dormir légalement chez les forces de l’ordre

    Honnêtement, dans quel autre endroit au monde pouvez -vous débarquer exténués à 21h dans un commissariat, et la police vous ouvrira l’école publique avec eau et wifi pour y poser votre tente ?

    camper dans une école à Taïwan

    Et cela quand elle n’a pas les locaux adaptés pour les voyageurs à l’arrière du bâtiment.

    Un toit et une douche chaude et ils ont osé nous demander si ça nous convenait ???

    7/ La sécurité

    Avec le Japon, Taïwan reste le pays le plus sûr que nous avons visité.

    Pas besoin de réfléchir à l’heure qu’il est ou à comment s’habiller. Les vélos et les affaires peuvent être laissés sans que rien ne disparaisse.
    À Taïwan, il fait bon vivre : je peux vous assurer que nous n’avons jamais ressenti un sentiment d’insécurité.

    8/ La nourriture

    Manger à Taïwan a été un vrai régal. Très influencés par la culture chinoise, les plats sont bons marchés et infiniment variés.

    Les boulettes de viandes, les œufs centenaires, les sucreries, les légumes, les fruits, les nouilles, les saucisses grillées, le tofu puant « stincky tofu », les chips de patate douce (spécialité de Taïtung), les dumplings, les buns, les gateaux aux durians, le thé …

    visiter taiwan en tant que vegetarien  les bons plats à Taïwan visiter taiwan pour sa nourriture la bonne nourriture à taïwan

    Quel que soit votre régime alimentaire (omnivore, végétarien ou même vegan) difficile de ne pas trouver de quoi émoustiller vos papilles.

    9/ Les sources thermales

    Source d'eau chaude TaiwanSouvent méconnu, Taiwan est pourtant reconnu dans le monde entier pour ces sources d’eau chaude et froide.

    L’île recense en effet plus d’une centaine de sites.

    Vous trouverez sans aucun doute la source qui vous convient pour vous faire masser, vous réhydrater, vous soigner ou juste vous relaxer. Voici quelques propositions selon Taiwan adventures.

    Près de Luye, nous avons testé une source chaude où nous avons observé la vie des locaux qui venaient se prélasser comme nous, nous irions a la piscine.

    10/ Le festival de montgolfière

    Encore tout récent puisqu’il n’existe que depuis 2011, il a pourtant déjà fait venir des ballons du monde entier.
    Pendant deux mois, tous les étés, vous pouvez donc observer les montgolfières au milieu des paysages taïwanais.

    festival des mongolfieres à taïwan

    11/ Les locaux

    Sûrement LA raison pour laquelle il faut visiter Taïwan tout simplement.

    workaway visite taiwan les rencontres a taiwan

    Les sourires, la générosité, la simplicité, le bonheur et l’amitié sont des mots qui ont fortement raisonné pendant notre séjour à Taiwan.

    Ils s’intéressent à vous, ils donnent sans réfléchir. Que ce soit nos hôtes Couchsurfing ou ceux de notre bénévolat, ou encore les employés des guichets et la police : ils ont tous été fidèles à cette image de générosité.

    Nous avons croisé plusieurs étrangers : étudiants, expatriés, vacanciers qui tous, sans exceptions, ont parlé de cette ouverture et cette facilité à aller à la rencontre des Taïwanais.

    Et au final, personne ne veut quitter Taiwan.

    dormir dans une gare privatisé à Taïtung

    visiter taiwan avec ses habitants

    Alors, prêt à réserver votre billet d’avion pour visiter Taiwan ?

    Ces 11 points sont loin d’être exhaustifs, donc n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions !

     

    Source :

    Wikimedia