Il était inconcevable d’aller au Japon sans voir le Mont Fuji.
Malgré le peu de temps à notre disposition, nous avons tout fait pour l’admirer de nos propres yeux et une chose est sur : nous n’avons pas été déçu.
Notre arrivée à Fuji
Nous sommes arrivés en auto-stop, avec un adorable businessman qui ne cessait de rire et nous parler en japonais !
Sans plan, pensant débarquer au meilleur endroit pour trouver des infos sur le Mont Fuji, on s’est retrouvé comme des couillons. En réalité, tout est fait pour les voyageurs qui arrivent de Tokyo (station Fujisan). Nous, nous étions à Fuji.

Je vous rassure, on a finalement trouvé un espace qui a pu répondre à toutes nos questions. La réalité c’est qu’en hiver, c’est la saison basse donc il y a moins de bus et moins d’accès. Mais aussi moins de touristes !
Nous avions une adresse de Couchsurfing où Katherine nous a hébergé pour 2 nuits. Toujours sur la route, elle travaille un an ou 2 puis change de pays. Actuellement, elle a posé ses valises au Japon où elle est étonnée de voir combien il est difficile de s’intégrer en tant que professionnelle. Un discours qui contraste complètement avec tout ce qu’on a pu ressentir jusqu’ici en tant que touriste.
Le Mont Fuji et son ascension
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce volcan solitaire a la forme d’un cône parfaitement symétrique. Du haut de ses 3776 mètres d’altitude, il est le point culminant du Japon.
C’est un lieu de pèlerinage très respecté et nombreux sont les locaux qui ont gravit le Mont Fuji au moins une fois dans leur vie.
Celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou !
Dans notre optique de « faire comme les locaux », nous étions tout excités à l’idée d’affronter ce nouveau défi. En général, la randonnée commence dans l’après-midi, le grimpeur dort dans un refuge et admire le lever du soleil le lendemain matin.
Mais nous avons vite déchanté. Il n’est pas ouvert en hiver …
Concrètement, les accès sont libres mais les chalets sont fermés et le camping est strictement interdit. Les dates d’ouverture sont entre Juillet et mi septembre. (Pour connaitre les jours officiels et les modifications sujettes au temps, c’est par ici )
En dehors de cette période, il est toujours possible de monter au sommet, mais il vous faudra un guide et du matériel d’alpinisme.
Ni sage, ni fou … plus simple et moins cher, nous avons simplement fait le choix de rester en bas !
La région des 5 lacs
C’est bien beau de rester en bas, mais la zone est grande. Le volcan règne sur une splendide région où se déploient 5 lacs et de magnifiques paysages naturels. Il a donc fallu choisir où aller.
Le lac Yamanaka (山中湖, Yamanakako) : le lac au milieu des montagnes
C’est le plus grand des lacs, mais aussi le plus visité. Nous l’avons donc éliminé de la liste.
Le lac Sai (西湖, Saiko) : le lac de l’Ouest
Il est entouré de forêt et vous y trouverez plusieurs campings si vous désirez y passer une nuit. Ne proposant pas une des plus jolies vues sur le volcan, nous l’avons aussi éliminé.
Le lac Shoji (精進湖, Shōjiko)
C’est le plus petit des 5 lacs mais il est très touristiques et possède de nombreux hôtels… Vous imaginez bien que ce n’est pas celui que nous avons choisi non plus.
Le lac Motosu (本栖湖, Motosuko)
Il est célèbre grâce à la représentation du Mont Fuji sur les billets de 1000 yens ! Celui là nous tentait bien, mais c’était le plus loin et du coup c’était aussi plus cher.
Le lac Kawaguchi (河口湖, Kawaguchiko) : le lac de l’estuaire
Celui-ci est célèbre pour refléter la face nord du Mont Fuji. C’est un des lieux de départ pour l’ascension du Mont, il est donc aussi assez touristique, mais toujours moins que le premier.
Très simple d’accès, c’est celui que nous avons choisi.
Il est situé à une altitude approximative de 830 mètres, ce qui explique des étés relativement frais et des hivers fréquemment glacials. Du coup, je comprends mieux pourquoi nous avons eu si froid toute la journée ! Nous avions dû manquer cette information avant de partir.
Pas d’ascension mais une belle ballade
L’avantage d’y aller en hiver c’est qu’il y a généralement moins de nuage et que la vue sur le Mont Fuji est grandiose ! En tout cas, ce fût notre cas.
Nous sommes partis dans la matinée pour aller prendre un bus qui nous a déposé au pied du lac. Malgré le froid effectivement glacial, il a fait un temps magnifique et le soleil nous a bien aidé à nous réchauffer.
Nous avons fait le tour du lac à pied, une marche qui nous a pris environ 3h.
Une partie du lac était encore gelé et donnait un effet vraiment sympa !
On y trouve des bateaux plutôt kitch à notre goût.
Et vous aurez la possibilité de faire un tour en bateau cygne sur le lac ou de prendre l’option 2 en 1 : bus/bateau. C’était la première fois que je voyais un véhicule amphibie de ma vie.
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Des bus passent de 8h à 20h toutes les heures minimums. Ils partent de la station de Gotemba où vous pourrez acheter directement vos tickets (A/R pour 1960 yens, environ 14 euros).
Ils iront au lac de Yamanaka et de Kawaguchi en passant par la station de Fujisan (en provenance de Tokyo).
Pour aller aux 3 autres lacs, il vous faudra prendre un deuxième bus (2430 yens environ 17,50 euros).
Vous trouverez les horaires et les prix mis à jour sur ce site.
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Source
Tourisme Japon
Wikipédia

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