Dans mon dernier article, je vous décrivais les charmes d’Ho Chi Minh Ville, qui sans les événements du dernier jour aurait pu rester une ville bien plus agréable.
Un violent vol dans Ho Chi Minh City et la réponse d’une police corrompue
Un homme au regard pervers s’est introduit dans nos vies et en l’espace de quelques minutes a fait disparaître deux mois d’écriture, des heures de travail et plusieurs centaines d’euros (2 ordinateurs et 1 tablette).
Si seulement l’histoire avait pu s’arrêter à cet incident, je crois que j’aurais pu continuer la tête haute, mais c’était sans compter sur une justice vietnamienne bancale et inadaptée qui m’a démunie et laissé en pleurs.
Notre dernier jour à Ho Chi Minh ne fût qu’une répétition de justification face à des gradés qui nous considéraient comme des merdes étrangères. Une véritable course effrénée pour récupérer des papiers, preuve de notre bonne foi.
Il nous a fallu trouver nos propres témoins et nos propres traducteurs. Déjouer leurs combines, se méfier de leurs écrits, faire face à leurs rires moqueurs, résister à leurs tentatives d’intimidation, patienter pendant qu’ils jouaient à leurs jeux vidéos, expliquer, se calmer et ré-expliquer encore.
10h plus tard, 3 « visites » de commissariats, des kilomètres parcourus, l’aide du gérant de l’auberge et quelques billets auront eu raison d’eux et nous aurons permis d’obtenir le Saint Graal : la feuille recto verso qui permettait l’indemnisation de notre assurance.
Cette épreuve terminée, une question s’est posée :
« Que fait-on ? À t’on vraiment envie de rester au Vietnam ? »
14 mois sans aucun incident et à peine 4 jours dans ce pays hostile que nous avions déjà envie de déguerpir. Mais rester sur cette image négative ne nous ressemblait pas !
En attendant, c’est Loïc et Virginie, un couple de français rencontré par la magie d’Internet, qui nous a donné le courage de rester et de continuer notre route pour aller visiter Mũi Né.
Nous avons passé trois jours en leur compagnie : trois jours à respirer, profiter, manger, parler et apaiser nos cerveaux en ébullition.
3 jours agréables à visiter Mũi Né
Malgré le panorama très attractif, les descriptions d’Internet ne nous emballaient guère : « ville touristique très appréciée des Russes ».
Mais en basse saison, Mũi Né s’est avéré parfait pour nous : désertique.
La ville est principalement desservie par une grande rue principale qui longe la plage où l’on trouve hôtels, auberges et restaurants pour tous les prix.
Après une grasse matinée plus que méritée, nous nous sommes vus refuser l’accès à la location des scooters pour raisons de « risques d’amendes car police dans les alentours ». Étrange mais réel au Vietnam.
Un contre-temps que nous avons comblé en passant notre première journée à profiter de la plage, à envoyer nos papiers à notre assurance, à dévorer deux repas dans les restaurants en bord de mer et papoter plus qu’il n’en fallait.
Visite des dunes de sable
La deuxième journée a été bien plus productive : nos scooters en main, nous avons commencé par visiter les Dunes de sable rouge, puis les Dunes de sable blanc en intégrant un arrêt au Canyon Rouge.
3 arrêts tous aussi étranges qu’improbables sur le territoire Vietnamien, connu pour sa verdure abondante. Du sable rouge (ou plutôt saumon), du blanc et de la terre rouge vif contrastant au vert, font de Mũi Né une destination atypique et dépaysante où nous avons apprécié perdre quelques heures de notre temps.
La rareté des touristes a rajouté une vraie touche de charme !
Une erreur de parcours sur le trajet nous a réservé quelques surprises.
Malgré la belle immensité qu’offre les Dunes de sable blanc, je mets un petit bémol sur ce lieu pollué par la vue, l’odeur et le bruit de Quads, présents pour les touristes, à un prix exorbitant.
Je vous conseille de vous éloigner au maximum pour admirer au mieux le paysage.
Visite de la rivière des fées
La troisième journée n’avait rien à envié aux autres, puisque c’est la rivière des fées qui nous a charmé.
30 à 45 minutes de ballade rafraîchissante, les pieds dans l’eau, au milieu des roches et des palmiers aboutissent à un chemin sans issue, où vous pourrez admirer une petite cascade qui n’est malheureusement pas à la hauteur du plaisir ressenti pendant la promenade.
Comme vous avez pu le lire, ces trois jours, nous ont permis de bien souffler et de patienter le temps que nos demandes de volontariat aboutissent. (Aide à la construction d’un Resort sur l’île de Phu Quoc).
J’espère que l’incident qui commence cet article ne vous a pas démotiver à lire la suite et que les photos de Mui Ne vous auront permis de vous évader.
Et vous, avez-vous déjà eu à faire à la police Vietnamienne ? Êtes-vous déjà allés surfer sur les dunes de Mũi Né ?
Dites nous tous, les commentaires n’attendent que vous !











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