Le monde à deux

Auteur/autrice : Aline

  • Extension du visa chinois en Chine

    Extension du visa chinois en Chine

    La Chine et ses formalités administratives… On peut facilement s’y perdre.

    Si comme nous, vous aviez joué la sécurité lors de votre demande de visa chinois en ne prenant qu’un visa d’un mois et que vous avez décidé de prolonger votre séjour, voici tout ce que vous devez savoir.

    Informations diverses

    Vous ne pourrez pas changer de type de visa, un mois sera toujours prolongé d’un mois et un visa entrée simple ne se verra pas octroyer une extension avec une entrée multiple. En tout cas, le prolonger reste assez facile.

    Tout d’abord, il faut loger dans la ville où vous demandez votre visa. Pourquoi?

    Car l’auberge devra vous fournir un papier comme quoi vous êtes bien enregistré. Mais sachez que toutes les auberges ne sont pas habilitées à le faire. Ils doivent être détenteur d’une licence pour l’accueil des étrangers (cela exclut la plupart des hôtels à petit budget, mais comprend les auberges de jeunesse affiliées à l’association des Auberges de jeunesse chinoises).

    Pour ceux qui ne résident pas à l’auberge mais chez des locaux, vous pouvez aussi obtenir ce papier mais vous devrez bien évidemment effectuer la démarche par vous même. Nous n’avons pas plus d’informations à ce sujet, mais vous devriez trouver la réponse sur le site, cité en source en fin d’article.

    Ou faire votre extension de visa en Chine ?

    En théorie, on peut le faire partout où il y a des Public Security Bureau PSB. Mais il se peut que dans les plus petites villes, le personnel ne parle pas anglais et il faudra alors vous faire aider d’un local. Vous pouvez demander à une personne de votre auberge, c’est ce qu’on a fait.

    Pékin

    Nous vous déconseillons de faire votre demande d’extension à Beijing.

    Cela prend généralement plus de temps (un ami a dû attendre 2 semaines pour l’avoir) et ils sont beaucoup plus exigeants. ils demandent davantage de papiers et seront plus regardant sur votre dossier.

    Néanmoins, si vous comptez tout de même le faire à Beijing, vous trouverez le PSB à cette adresse.

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    Leshan

    Il n’y a pas d’auberges de jeunesse sur Leshan, du coup vous devrez payer un hôtel assez cher ou faire l’aller/retour en bus 2 fois.

    Le bon côté des choses c’est que le visa est disponible en 1 ou 2 jours.

    Emeishan

    C’est là où nous l’avons fait faire.

    Si vous avez prévu de visiter le Mont Emei, vous avez la possibilité de le faire assez facilement en 3 jours. Surtout qu’il y a des des hôtels à des prix tout à fait abordables qui pourront faire l’enregistrement.

    Comment s’y rendre?

    Personnellement, nous y sommes allés à pied depuis notre auberge (là où se situe quasiment toutes les auberges) et cela nous a pris 20minutes environ.

    Mais vous pouvez aussi y aller en bus. Il faut prendre le bus n°5 et s’arrêter après cet hôtel.

    extend visa china emeishan

     

     

     

     

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    Vous ne remarquerez pas directement le bâtiment en arrivant, mais vous devriez repéré facilement l’entrée du PSB :

    prolongation visa chine emeishan

    Papiers à fournir

    • Il faut bien évidemment votre passeport
    • Le document qui prouve que vous avez été enregistré (fait par un hôtel ou une auberge agréée)

    Il vous faudra comme pour votre demande de visa : indiquer les dates exactes et  les lieux de votre trajet en Chine (nous n’avons mis que les étapes principales et des dates approximatives et ils ont à peine regardé).

    Ce sont les seuls papiers que l’on nous a demandé. Ils ont fait toutes les photocopies et les photos eux-même au poste (nous n’avons pas fourni de billet de sortie).

    Quand faire sa demande d’extension ?

    Il est conseillé de faire son visa à la dernière minute car la date de votre extension commencera dès le jour de l’émission. Si vous le faites trop tôt, vous perdrez les jours restants sur votre visa initial.

    Il n’y a aucun soucis à le demander à la dernière minute, à partir du moment où vous avez fait la demande d’extension, vous n’êtes pas en inégalité à la fin de votre visa. Vous aurez un papier prouvant que vous avez bien fait votre demande. De cette manière, vous pouvez même gagner quelques jours sur le territoire.

    papier demande extension visa chine

    J’espère que toutes ces informations vous aiderons à obtenir votre extension de visa. Si besoin de plus d’informations ou si des informations ont changé depuis notre passage, n’hésitez pas à nous en faire part.

    Source :

    Voyages Chine : prolongation du visa chinois

  • L’histoire d’un itinéraire tour du monde abandonné

    L’histoire d’un itinéraire tour du monde abandonné

    En écrivant cet article un an après, j’ai le sourire aux lèvres. Nous sommes bien loin de notre itinéraire initial. Celui que nous avions mis si longtemps à construire.

    Mais je vous ramène 1 an et demi plus tôt, où nous étions tous les deux dans notre maison bordelaise, face à notre carte du monde affichée au mur.

    Construire un itinéraire d’un an ou comment réaliser qu’on ne peut pas tout faire !

    Un an de tour du monde ça se mûrit, ça se construit, ça se défait et ça se reconstruit. Ça n’a jamais été aussi vrai pour nous.

    Une fois l’idée lancée, le voyage avait déjà commencé. On s’est projeté, on a fait la liste des pays et on a réfléchi aux compromis, Guillaume voulait la Mongolie, je voulais l’Inde et le Japon, les 2 premiers étaient des incontournables.

    Mais laissez-moi vous retranscrire une de nos discussions, qui vous parlera surement, j’en suis convaincue :

    Aline : Mongolie ? Mmh, pourquoi pas … Mais moi, je veux aller au Japon !
    Guillaume (réaliste) : OK, mais c’est super cher le Japon
    Aline (songeuse) : Oui et ? Après on ira en Asie du Sud Est, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Amérique du Sud bien évidemment !
    Guillaume : Deal !
    Aline : Mais on doit aller au Canada aussi puis en Afrique !! Puis en Islande … Oh j’oublie l’Europe ! Et puis tout en fait
    Guillaume (encore plus réaliste) : Mais tu réalises qu’on ne peut pas tout faire ?
    Aline (étonnée) : Pourquoi ?

    Oui pourquoi ?

    J’avais déjà vécu cette situation plusieurs années auparavant. J’avais eu l’opportunité d’aller au Canada et quitte à être là-bas je voulais aller à New York. Je n’ai absolument aucune notion des distances. Mais j’étais plus proche de New York depuis Toronto que de Bordeaux (logique non?). Du coup, j’ai insisté et en plus de tout le reste, on l’a fait !

    Du coup, j’avais la même logique. Une fois en Asie, l’Australie est proche et une fois en Nouvelle-Zélande, l’Amérique du Sud, puis après le Nord puis… Bref, vous voyez le raisonnement.

    Je débordais d’énergie et de folie, dans ces moments-là tout est possible à mes yeux.

    Pourtant, on a fait comme beaucoup : on s’est restreint. On a regardé les climats « parfaits », les trajets « parfaits ». Puis, on a fait notre tableau Excel pour les meilleures périodes. (d’ailleurs pour vous aider, il existe un très bon outil créer par A-contresens)

    On a planifié sur un an et en juin 2014, on a pondu cet itinéraire « classique ».

    itineraire tour du monde

    Je ne critique pas tous ceux qui ont un itinéraire semblable, car il est aussi riche et pertinent que n’importe quel autre. Il correspond facilement à un itinéraire d’un an (un an et demi) pour la plupart de ceux qui souhaitent partir.

    D’ailleurs, nous étions convaincus d’avoir notre itinéraire « parfait ». On se disait qu’on verrait en route.

    Quand on réalise qu’on a fait tout ça pour rien

    Au bout d’un mois, ce n’était déjà plus le cas. Une extension de 15 jours en Mongolie puis une extension d’un mois en Chine … Autant vous dire qu’on ne rentrait déjà plus dans nos marges. 2  mois au Japon et nous étions complètement hors timing. Nous tombions dans les périodes de mousson en Asie et l’hiver arrivait en Nouvelle-Zélande.

    Plus rien ne correspondait à nos plans. Plus rien sauf l’imprévu auquel on aspirait. Finalement, c’était ça notre itinéraire : suivre notre instinct !

    Nous avons officiellement tout laissé tomber. Cette carte et ses délais n’existent plus que dans nos archives.

    Prendre davantage le temps, faire des choix « à la dernière minute », être libre c’était tout ce qui comptait. Ainsi, nous avons ainsi découvert Taïwan et la Malaisie : 2 gros coups de coeur. Et faire le Cambodge pendant la mousson fut un des meilleurs choix de notre périple !

    Un an après, nous sommes toujours en Asie et voici le trajet que nous avons effectué.

    Et maintenant on en pense quoi?

    Des regrets ? Aucun ! Guillaume et moi sommes maintenant sur la même longueur d’onde. Comme celle que j’étais avant de partir : tout est possible à partir du moment où on s’en donne les moyens.

    Jusqu’à maintenant notre argent nous permet de subvenir à nos moyens, mais si nécessaire, on travaillera.

    Est-ce qu’on verra tout ce qu’on souhaite ? Peut-être pas. Que ce soit pour une raison de budget, de mal de pays, de ras-le-bol général, nous sommes certains que le moment où nous devrons rentrer s’imposera de lui-même.

    Si on veut une vie nomade, on se la créera.

    La réalité c’est qu’on ne sait pas trop à quoi ressemblera notre futur. Adeptes de la philosophie « de vivre au jour le jour », nous la vivons pleinement. Elle a pris encore plus de sens depuis quelques mois.

    J’écris cet article depuis la Malaisie où nous avons décidé de prendre quelques semaines de repos avant de repartir.

    La suite ? On a bien une petite idée, enfin que dis-je ? On a PLEIN d’idées. Sûrement trop : on veut voir le monde entier, se poser, créer quelque chose …

    Combien de temps durera notre voyage ? On ne se pose plus la question.

    Ce n’est plus un voyage c’est un mode de vie qu’on maintiendra tant qu’on en a envie.

  • Une expérience mitigée dans un volontariat au Japon

    Une expérience mitigée dans un volontariat au Japon

    Je ne vous le cache pas, notre séjour de 2 semaines dans un restaurant au Japon a été notre première déception de volontariat. Non pas que l’endroit n’en vaille pas la peine, bien au contraire. Il est apprécié d’un bon nombre de voyageurs, vous trouverez d’ailleurs ici l’expérience très positive de Ryan du blog le sac à dos, à peine quelques semaines avant notre venue.

    Mais il s’est avéré que cela ne correspondait pas à nos attentes.

    Justement, peut-être trop d’attentes ?

    Justement, je crois qu’une des premières raisons pour lesquelles nous avons été déçus, c’est que nous avions énormément d’attentes dans ce volontariat là.

    Dès le mois de septembre, depuis Oulan-Bator, nous avions repéré leur profil et nous étions super excités à l’idée de les rencontrer. Il faisait tout simplement partie des incontournables de notre trajet. Quand les hôtes nous ont répondu qu’ils ne pouvaient pas nous accueillir aux dates proposées, nous n’avons pas réfléchi longtemps avant de décaler notre voyage d’un mois et demi pour nous rendre chez eux.

    Kasu et Isao, sont deux frères qui tiennent un restaurant occidental et une guesthouse en pleine campagne japonaise. Ils cherchent alors des volontaires pour les aider au quotidien.

    À la vue vue des photos, nous étions persuadés pouvoir plonger dans un univers local et acquérir quelques compétences de serveur ou d’aide en cuisine.

    Mais la réalité fût bien différente

    Je ne dénigre pas l’endroit et je ne cherche pas à vous démotiver loin de là. Je m’attarderai plus bas sur tous les bénéfices que nous avons eu pendant nos 15 jours. Mais de nombreux points noirs sont venus assombrir notre séjour et le temps nous a paru très/trop long.

    Nous étions venus chercher un peu d’authenticité dans une atmosphère locale, mais nous sommes tombés sur un repère de voyageurs qui passent beaucoup de temps à manger, à boire et à s’amuser. Il y a pire nous répondrez-vous? J’en conviens aisément. Seulement ça ne collait pas à nos envies. En général lorsque nous choisissons un volontariat, l’idée c’est de nous sentir utile sans être exploités non plus. Ici, on se demandait pourquoi on était là. Pour remplir une maison trop vide ou peut-être pour tenir compagnie à nos hôtes ?

    Il faut dire qu’il y avait en moyenne une dizaine de volontaires pour un travail assez aléatoire qui nécessitaient selon nous au maximum 4 ou 5 personnes. Du coup, cela donnait des situations assez cocasses voire parfois dérangeantes. Il nous est arrivé de finir le travail demandé en 1h et de nous faire réprimander car nous étions tous posés dans la salle commune à « ne rien faire ».

    Nous avions de super bungalows pour 2 personnes, mais pour diminuer la consommation d’essence, Isao nous demandait de ne pas utiliser le chauffage dans la journée (ce que nous comprenons complètement). Le problème c’est que les lieux ne sont pas adaptés à un si grand nombre de voyageurs. Nous étions restreints dans la salle commune chauffée par un petit poêle, les grands n’étant allumés que pour les clients. Et cela, quand nous avions accès à la salle ! Lorsque des clients se restauraient, nous étions dans le froid d’une maison non isolée et non chauffée.

    Même le chien cherchait la chaleur autour du seul poêle de la pièce. On ferait grève pour moins que ça dans une entreprise française 🙂

    Tout cela n’est qu’une expérience hivernale et cela mérite d’y jeter un coup d’oeil en été.

    chien qui a froid au japon
    Même le chien cherche un peu de chaleur

    Mesdames, si vous venez dans les volontariats dans l’espoir d’y rencontrer un compagnon, ce n’est pas à Yumesaki-tei que vous trouverez votre bonheur. Ils prennent en priorité des filles et un seul homme leur suffit pour les travaux physiques. Guillaume s’est retrouvé seul durant quasiment tout notre séjour.

    Sous leur sourires enjôleurs se cachent un caractère quelques peu sexiste : Guillaume n’avait pas à faire les « roulements », qui étaient pourtant le seul travail demandé au quotidien. C’était pourtant le premier levé pour tous les petits-déjeuner.

    guillaume volontariat japon

    Leur profil annonce maintenant la couleur « nous pouvons avoir un manque d’organisation et nous attendons que les volontaires prennent des initiatives à tout moment », (phrase non indiquée à l’époque).

    En tout cas, c’était une réalité. Malgré une volonté évidente de bien faire et les initiatives, le nombre de volontaires et le manque de leader ne permettait pas un travail des plus efficace. Certains jours, nous ne « s’avions pas quoi faire » et le lendemain un des frères nous tombait dessus pour faire le grand ménage…

    J’ai l’impression de peindre un tableau très noir mais comme dans toute expérience, il y avait aussi du bon.

    Les bons côtés

    Toute expérience de volontariat demande une bonne dose d’adaptation et ce n’est pas celle là qui allait faire chuter la nôtre.

    Dans le froid et le bordel, nous avons vécu d’excellents moments. Isao et Kasu sont plus qu’heureux de nous accueillir et trouvent toujours du temps à partager avec nous. Kasu est un grand rêveur, pas vraiment fait pour donner des ordres. Du coup, il aime les gens de passage, il aime leurs histoires et il AIME nous faire à manger.

    De la nourriture à volonté

    C’est un des endroits où nous avons le mieux manger, même si très occidentalisée, la nourriture est juste excellente. À tel point qu’on a pris au moins 5-6kgs chacun. La table était toujours remplie et nos assiettes aussi. Nous avions le droit à des desserts à longueur de temps : smothies, pancake/crèpes au petit-déjeuner, gâteau au chocolat, à la banane et j’en passe…

    petit dejeuner volontariat japon

    Avec l’aide de Kasu, Guillaume est devenu le maître des Okonomiaki. Nous en avons fait une overdose 🙂

    guillaume et kazu maitre des okonomiaki volontariat restaurant japon

    De belles rencontres

    Tous ces repas, nous les avons partagés avec des gens incroyables, des voyageurs de longues dates, des jeunes en P.V.T et des travailleurs. Nous ne manquions pas de temps et nous l’avons comblé par de nombreuses discussions tous assis sur la couverture chauffante. C’est là que j’ai eu mes premiers questionnements sur le végétarisme.

    repas couverture chauffante japon hiver

    Une séance photo en Kimono

    Tout cela dans un cadre juste fabuleux, le jardin zen est représentatif du Japon et la maison est superbe. Kasu nous a fait la belle surprise de nous sortir de somptueux kimonos en me disant « prend des photos, tu les mettras sur ton blog ». C’est chose faite 😉

    aline kimono volontariat japon

    Une rencontre avec Tom Cruise (ou pas…) dans le temple du dernier Samouraï

    Dans les montagnes avoisinantes, ils ont tourné le film le dernier samouraï, joué à l’écran par Tom Cruise. Nous avons donc passé une journée en compagnie d’autres volontaires dans les montagnes pour aller visiter les temples.

    trek montagne shosha volontariat japontemple dernier samourai shosha volontariat japon

    Un Onsen pour les pieds

    Dans mon dernier article sur Osaka, je vous parlais des Onsens. Mais sachez que si comme nous, vous êtes un peu réticent, il existe des Onsens juste pour les pieds et c’est gratuit !

    onsen des pieds japon

    Nous en attendions tout simplement trop …

    En relisant cet article, je réalise que Yumesaki-tei nous a finalement beaucoup apporté. C’était plus une atmosphère globale et pesante dans laquelle nous ne nous sentions pas à l’aise qui nous a laissé cette sensation mitigée. Cela prouve que chaque expérience est unique et même si de nombreuses personnes aiment un endroit cela ne voudra pas dire qu’il sera sensationnel à vos yeux.

    Et puis sans eux, nous n’aurions pas chamboulé tous nos plans, nous ne serions jamais allés à la ferme en Chine, nous n’aurions pas retardé notre trajet et j’imagine que nous ne serions pas allé à Taïwan non plus. Alors l’un dans l’autre, on les remercie pour tout !

  • Quelques jours à Osaka, repos, rencontre et Okonomiyaki !

    Quelques jours à Osaka, repos, rencontre et Okonomiyaki !

    Je vous livre ici un article plus court que d’habitude sur nos quelques jours à Osaka.

    Nous y avons séjourné à 2 reprises sans avoir vraiment pris le temps de la visiter. Premièrement, nous nous octroyons toujours un moment de « repos » après chaque bénévolat (lire notre expérience à Ayabe) et deuxièmement, j’ai été prise d’une très violente crise de vertige qui m’a cloué au lit pendant 3 jours.

    Du coup, je vous livre ici un ressenti assez succinct de notre visite dans la troisième plus grande ville du Japon.

    Une vue imprenable du 17e étage sur Osaka et sur son parc

    J’aime ces instants où je me dirige chez un inconnu me demandant qui va m’ouvrir sa porte. Couchsurfing c’est un peu ça : un étranger qui peut potentiellement se transformer en une belle rencontre.

    vue sur Osaka couchsurfing coucher de soleil couchsurfing Osaka

    Cette fois-ci, c’est Kyo qui nous a généreusement ouvert sa porte pour 5 nuits, dans un bel appartement japonais, il nous a offert une vue imprenable sur Osaka depuis son balcon.

    Kyo couchsurfing OsakaIl nous parlait dans un très bon anglais en plaçant quelques phrases de français. En plus de ces 2 langues qu’il apprend par lui-même, Kyo est un gros bosseur (ce qui confirme mes clichés sur les Japonais).

    Il partait tôt le matin et nous ne le revoyions que tard dans la nuit. Il a monté sa propre compagnie et rénove des bâtiments traditionnels. Il adore son travail et poste régulièrement des photos sur Facebook de l’avancé de ses travaux.

    En parallèle, c’est un grand fan des Sento et de la culture qui va avec.

    Sento, onsen, mais de quoi parle t’on ?

    Autour d’un bon repas et de bières, il nous a raconté qu’il y a quelques décennies, les maisons étaient trop petites et la plupart n’avaient aucune salle de bain. Pour faire leur toilette, les habitants se rendaient donc dans les bains publiques appelés sento. À l’heure actuelle, il est toujours dans les habitudes japonaises de se rendre dans ces bains pour le lien social, pour se relaxer et profiter des saunas.

    Kyo nous raconte qu’il y va régulièrement 2 à 3 fois par semaine.Sento Osaka

    Quant au Onsen, il bénéficie de sources chaudes naturelles qui ont des propriétés thérapeutiques. Ils sont traditionnellement en extérieur dans un beau cadre naturel mais ils est de moins en moins rare d’en trouver en intérieur.

    La plupart ne sont pas mixtes et habituellement c’est nu que l’on s’y baigne. Il est toujours nécessaire de se laver avant de rentrer dans les bains.

    Onsen Osaka

    Kyo nourrit l’espoir d’en ouvrir un en France où sa soeur est installée. Un projet qu’on lui souhaite de réaliser un jour.

    Nous ne nous sentions pas de tenter l’expérience, mais sous les bons conseils de Kyo, on vous en propose deux en fin d’articles.

    Que voir et que faire à Osaka ?

    Le château et le parc

    Typique de l’architecture des chateaux du Japon, il est l’un des plus célèbres. Il a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises et il se voulait à l’origine « symbole de défense, de puissance et de grandeur ». Aujourd’hui, il se dresse majestueux au milieu de son parc non loin des grattes-ciel de la ville.chateau Osaka

    Le quartier de la gare de Shin-Umeda

    Ce sont de grands buildings à l’architecture moderne. Il est possible de se rendre en hauteur et d’admirer la vue pour la modique somme de 800 yens. Sinon vous y trouverez un centre commercial et de nombreux magasins/restaurants où nous y avons dégusté d’excellent ramen.

    gare de Shin-Umeda Osaka

    Nakanoshima

    C’est une île qui sépare la rivière en deux. On y trouve de nombreux bureaux gouvernementaux, des commerces et des musées. L’architecture est sympas et l’atmosphère agréable pour y faire une petite ballade.

    Nakanoshima île Osaka

    Manger des Okonimiaki

    Osaka Okonomiyaki

    Il est hors de question que vous partiez d’Osaka sans avoir tester un Okonomiyaki. Traduit littéralement par « mettez y ce que vous voulez », c’est un plat régional inspiré de la culture américaine.

    Cela ressemble à une sorte de gros pancake à base de chou, de dashi et d’oeufs que vous garnissez avec ce qui vous fait envie (champignon, lard, pâte…). Le tout est recouvert de mayonnaise et d’une sauce otafuku. On nous l’a décrit comme étant à l’opposé de la cuisine raffinée et fine des japonais et j’avoue que c’est complètement un peu ça.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Nos logements

    Couchsurfing

    Couchsurfing fonctionne plutôt bien au Japon, mais prenez-y vous à l’avance. La plupart des Japonais aime planifier. À la dernière minute nous n’avons eu aucune réponse positive sur Tokyo.

    Airbnb

    Nous avons loué une chambre située au nord d’Osaka, proche d’une station de train et la proprio a vraiment été agréable.

    Prix : 23 euros la nuit / 2 personnes maximum.

    Onsen

    Voici les 2 Onsens conseillés par Kyo pour 430 yens (3 euros)

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    Source

    Vivre le Japon
    Wikipédia Onsen

  • Workaway Japon : travailler dans une maison traditionnelle

    Workaway Japon : travailler dans une maison traditionnelle

    Le Japon : un rêve de longue date qui se réalise !

    Propulsée dans un manga, je suis au pays du soleil levant. À moi les kimonos lumineux et les sushis. À moi les futons et les temples … À moi tous les stéréotypes et les idées reçues… Car finalement, je réalise que je ne connais vraiment rien du Japon. Je débarque, insouciante, avec l’idée d’une culture très forte et l’envie folle de la découvrir.

    Et pour ça, quoi de mieux que de se lancer dans un nouveau workaway : vivre et travailler dans une maison traditionnelle avec des locaux ?

    Projetés dans un autre univers

    Nous arrivons par un soir froid d’automne à l’aéroport d’Osaka, perdus comme des novices dans cet océan d’informations codées.

    Les phrases chantées, les courbettes à l’entrée des magasins, les sourires et les gestuelles forcées me font l’effet d’un univers stéréotypé et surréaliste.

    Nous sommes attendus dès le lendemain par nos futurs hôtes et avertis du prix du logement nous cherchons un endroit isolé dans la gare pour passer la nuit. Nous finirons par errer une bonne partie de la nuit, chassés de la gare qui ferme ses portes à la tombée du jour…

    Mais pas abattus par un si petit incident, nous nous retrouvons quelques heures et un train plus tard à Ayabe, petite ville à 72km de Kyoto qui ne doit pas voir passer beaucoup de backpackers. Nous faisons face à des visages locaux souriants et chaleureux malgré leur impossibilité à communiquer en anglais.

    Quel accueil et quelle bienveillance ! L’employé de gare nous conduit jusqu’à un magasin puis nous confie à une nouvelle personne. Celui-ci nous sort une carte et nous explique que nous devons prendre 2 bus et il nous accompagne jusqu’à l’arrêt. Nous le voyons discuter avec un vieux monsieur qui attend lui aussi son bus et comprenons que c’est notre nouveau mentor. Sans trop réfléchir en s’en remet à lui. Nous discutons dans un anglais très précaire jusqu’au terminal du bus où il nous embarque dans sa voiture pour nous déposer à notre point d’arrivée. C’est avec pleins de remerciements et de sourires que nous le quittons, enchantés d’un tel accueil dans ce nouveau pays.

    Malgré la fatigue, nous profitons du paysage avant de frapper à la porte de Yoshimizu, notre nouvelle résidence pour les deux semaines à venir.

    ayabe workaway japon

    La maison d’hôte : notre nouveau lieu de résidence

    C’est Fumiaki qui nous ouvre sa porte et nous conduit assez rapidement dans notre chambre.

    Je n’en reviens pas, je suis dans un film. Le sol est recouvert de tatamis, les portes et les fenêtres sont en papier japonais, la vue donne sur le jardin aux couleurs automnales et une table basse orne le centre de la pièce accompagnée de 2 sièges à ras le sol.

    Je ne vois aucun lit (inculte que je suis…), mais épuisée, cela ne m’empêche pas de me poser au sol et de m’endormir en quelques secondes. Ce n’est que le soir que notre hôte nous sortira les futons et les couvertures pour nous installer plus confortablement. Et croyez-moi ou non, je n’ai jamais aussi bien dormi qu’à cet endroit là.

    Yoshimizu est une maison traditionnelle vieille de 200 ans, ce qui n’est pas chose commune au Japon. Les Japonais aiment les bâtiments neufs construits à leur image, ils détruisent facilement pour reconstruire à leur goût.

    Cette belle bâtisse contient :

    • 4 chambres d’hôtes
    • 2 Irori, type de foyer traditionnel japonais, trou où l’on fait le feu à l’intérieur de la maison
    • un kamado traditionnel qui permet de cuisiner du riz au feu de bois
    • un bain en pierre japonais (l’eau est chauffée par un dispositif de chauffage au bois, il faut s’y prendre 4-5h avant)

    Dans les maisons traditionnelles, les pièces japonaises sont épurées et les murs sont des parois amovibles. Les espaces peuvent donc servir à toutes les fonctions : chambre, bureau, salle de jeu, salle de réception. Du coup, pas de structure de lit tel qu’on les connait, on agence et on range en fonction des besoins.

    workaway japon iori kamado chambre bain

    fumiaki et anna workaway japonLa maison d’hôte est tenue par Fumiaki, japonais d’origine et sa femme Anna qui est anglaise. Tous les deux ont 3 enfants : Sora, Ayame et Shiori. La maison alterne des moments de calme profond et des moments de vie familiaux 🙂

    Ils proposent un cadre traditionnel japonais dans la nature, avec des produits locaux, un petit-déjeuner et un diner typiquement japonais auquel ils vous invitent à participer.

    Si cela rentre dans votre budget, je ne peux que vous conseiller d’aller vous perdre dans la campagne japonaise le temps d’un week-end.

    Notre travail et la vie à Yoshimizu

    Le travail à Yoshimizu est l’un des plus simples que nous avons eu à effectuer. Nous travaillions environ 4-5 heures par jour et la seule contrainte était de rester disponible quasiment toute la journée.

    L’amplitude horaire varie d’une journée à l’autre mais peut aller de 8h à minuit. Les jours de repos sont donnés en fonction de la présence des clients. Mais c’est toujours environ deux par semaine.

    Je vous préviens d’avance si vous vous rendez là-bas en plein hiver, il y fait vraiment froid. Les chambres sont chauffées au gaz et donc les radiateurs ne peuvent être allumés en permanence. Dès qu’on sort de la pièce on éteint et l’isolation étant inexistante la chaleur ne reste pas. Du coup, la maison est toujours froide et il faut du temps pour réchauffer les pièces où vous vivez.

    Entretien de la maison

    Le matin consiste à faire le ménage : passer l’aspirateur, laver les vitres, laver les toilettes et le bain, nettoyer les irori et préparer les chambres pour les nouveaux clients. Les chambres sont tellement épurées que le ménage n’a jamais été aussi simple.

    notre travail workaway japon

    Le soir c’est aide à la préparation du diner et vaisselle, beaucoup de vaisselle. Mais quand il fait super froid, on est bien content de laisser les mains sous l’eau chaude.

    La plupart du temps nous discutions et mangions avec les invités qui pour la plupart étaient des étrangers, mais pas toujours. Au menu : cuisson au grill ou nabet (sorte de fondue light), les ingrédients étaient régulièrement les mêmes : tofu, chou chinois, champignons, radis blanc, patate douce, poisson ou poulet, parfois des sashimis frais du matin et bien sur du riz brun de qualité.

    Nous avons rarement aussi bien mangé, c’était un vrai régal tous les soirs.

    irori workaway japon

    Entretien du jardin

    Ramasser et couper du bois, ranger la remise de bois, dégager les feuilles de la rivière.

    couleur automne workaway japon

    En hiver on déblaye aussi la neige ou on joue comme des gosses (au choix). Guillaume a connu sa première grosse neige.

    guillaume le monde a deux et la neige workaway japon

    Baby sitting

    Ce n’est pas du baby sitting à proprement dit car les parents sont toujours présents et Anna est très proche de ses enfants. Les deux grands ont déjà des forts caractères et sont bourrés d’imagination. Ils savent occuper leur temps. Quand à la petite, il nous a fallu du temps avant qu’elle nous apprivoise et qu’elle accepte de rester seule avec nous 🙂

    L’idée c’est donc de garder un oeil sur eux quand nécessaire et jouer avec eux.

    Le reste du temps est libre.

    Et quand on ne travaille pas, on fait quoi ?

    Perdue dans la campagne japonaise, j’en ai passé des heures à observer le paysage changé. Posée sur le rebord de la fenêtre, je regardais les couleurs de l’automne passer d’un rouge vif à des oranges. Puis peu à peu la nature a endossé son manteau blanc d’hiver.

    aline le monde a deux chambre workaway japanyoshimizu workaway japon hiverMalgré tous les charmes de notre maison, nous avons quand même poussé notre curiosité au-delà de ses murs. Plusieurs chemins de randonnées commencent juste derrière.

    randonnee foret ayabe workaway japon

    Et en partant de l’autre côté, on prend la direction d’un charmant temple, certes pas classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais tout aussi authentique.

    temple ayabe workaway japan

    Nous n’en avons pas fait l’expérience, mais il y a un Onsen accessible à pied depuis la maison. C’est un endroit très prisé des Japonais et il reste un incontournable pour ceux qui s’intéressent à la culture nippone.

    Petit bonus : plaisirs sucrés occidentaux

    Cela reste très personnel, mais nous avions accès à la cuisine et nous en avons bien profité pour entrainer nos talents de pâtissier. 

    Pain, brioche, tarte au citron meringuée, mousse au chocolat et notre dessert fétiche pour l’anniversaire de Guillaume. Que du bonheur.

    patisserie le monde a deux workawat japon

    Nous avons tellement aimé nos 15 jours là-bas que nous avons demandé à revenir pour la fin d’année. Pour notre plus grand plaisir ils ont accepté et nous avons passé de magnifiques fêtes dans un mélange d’occident et de traditions japonaises.

    Je ne sais pas si Yoshimizu prend toujours des volontaires à l’heure actuelle, car nous savons qu’elle est maintenant gérée par d’autres hôtes.

    Mais le lieu et notre expérience restent intacte et nous ont vraiment donné un avant-goût d’une vie japonaise à la campagne.

    Alors, convaincu par une expérience Workaway au Japon ?

    Source photo

    Airbnb
    Trip Advisor

  • Trek  : les gorges du saut du tigre en Chine

    Trek : les gorges du saut du tigre en Chine

    Après le lac Lugu, qui nous a permis de passer la frontière entre le Sichuan et le Yunnan dans des décors de rêve, la Chine n’en avait pas fini avec nous. Les gorges du saut du tigre sont souvent un incontournable pour les amoureux de la Nature et nous avons une fois de plus été surpris par la beauté des paysages.

    Lijiang a été notre point de chute. Nous n’y avons passé que peu de temps et l’auberge Mama Naxi bien située et très sympa, nous a permis de laisser nos sacs avant de nous lancer dans nos 2 jours de treks.

    Le ressenti sur ce trek est très variable d’une personne à une autre. Entre novo-monde qui n’a « rencontré absolument aucune difficulté » et le Lonely Planet qui le présente comme difficile et dangereux (plusieurs chutes auraient été reportées), nous prenons une position intermédiaire.

    Par beau temps, le trek peut effectivement être relativement simple, même si les « 28 lacets » se sont avérés assez difficiles pour moi. Quoi qu’il en soit, il faut garder en tête que le temps et la pluie peuvent rendre vraiment dangereuse cette traversée et il arrive même que le chemin soit fermé par mauvais temps. Donc si vous prévoyez de bonnes chaussures, l’aventure peut s’avérer un vrai plaisir avec un décors comme celui-ci.

    Vous trouverez la carte ci-dessous dans toutes les guesthouses ou davantage sur ce site. Les temps indiqués sont exactement les temps que nous avons mis avec un bon rythme de marche plus quelques pauses photos et repas bien évidemment.

    carte des gorges du saut du tigre

    Jour 1

    En partant de Lijiang en bus vous arriverez vers 11h au début du trek.

    Le départ est assez mal indiqué pour cause de travaux, mais des locaux nous ont rapidement réorienté avec un grand sourire. La Chine est malheureusement capable de dénaturer les plus beaux paysages pour les rendre accessibles aux plus grands nombres de touristes. On les reconnait bien face à l’appât du gain…

    En tout cas, personne n’a su s’ils avaient emprunté la bonne route ou pas, le principal c’est qu’il n’y a eu aucune perte.

    départ du trek des gorges saut du tigre

    Aline épuisée dans les gorges saut du tigreLa toute première partie s’avère relativement simple jusqu’aux 28 lacets qui correspondent à de la montée pure et dure où mon rythme s’est clairement diminué. Une épreuve intense mais de courte durée heureusement.
    La descente a rapidement repris ses droits, les paysages se sont enchaînés et ont changé sous nos yeux : forêt de bambous, forêt classique, des roches et des montagnes magnifiques à perte de vue.

    C’est à ces instants précis qu’on s’est senti vraiment minuscule et insignifiant. C’est pour ça que j’aime ce genre de randonnée elles nous remettent à notre place.

    vue des gorges du saut du tigreSur le chemin, en plus des vendeurs à la sauvette, vous croiserez plusieurs guesthouses où vous pourrez vous reposer, boire et dormir. Nous avons fini notre première journée vers 17h à Half Way Guesthouse.

    On a failli s’arrêter juste avant à la Tea Horse Guesthouse, un gros complexe en construction qui ne nous a absolument pas donné envie.

    Aucun regret, la vue depuis Halfway Guesthouse était juste magnifique, surtout depuis les dortoirs et les toilettes ! J’ai pris un moment pour écrire mon journal face à ce petit paradis juste sublime, le soleil s’est couché sur les montagnes et j’ai savouré ce moment unique et la fierté d’être ici.

    vue depuis half way guesthouse
    Peu de temps après, les autres randonneurs croisés sur la route sont arrivés les uns après les autres, nous avions déjà mangé mais nous nous sommes joint à eux pour une bière.

    C’est à ce moment-là que nous ferons la connaissance d’Anaïs et Maxime les visas-vies, jeune couple qui a décidé de faire un tour d’un an avant de se plonger dans le monde du travail. Après une soirée très agréable nous déciderons de reprendre la route ensemble le lendemain matin.

    Jour 2

    Après une nuit assez courte, nous décollons vers 8h30 en compagnie de nos nouveaux compagnons de route.

    chemin lors du trek des gorges du saut du tigre

    Le rythme était plutôt bon, on a profité des paysages toujours exceptionnels et on est arrivé à Tina Guesthouse en 1h30 au lieu de 2h. C’est le principal point de départ des bus et des vans et l’entrée pour descendre au fond des gorges.

    Vous aurez plusieurs passages pour descendre et selon les informations, nous ne serions pas obligés de payer, c’est une sorte de donation pour les locaux. Mais nous sommes tombés sur une folle au sens littérale du terme. Nous avons essayé de nous expliquer et de passer, mais après un NON fou furieux et un regard très noir, nous n’avons pas pris le risque de nous faire bousculer dans les escaliers déjà raides, nous nous sommes donc acquittés des 15 yuans et sommes passer sain et sauf.

    Pour ceux sensibles au vertige, accrochez vous, les chemins sont plus ou moins sécurisés et la pente est bien raide. Mais une fois encore, le jeu en vaut la chandelle et nous n’avons pas eu les échelles à pic.

    Étant donné que nous sommes arrivés assez tôt, nous étions seuls en bas et nous avons pu profiter pleinement de la vue et de l’impressionnant courant d’eau qui déferlait sous nos yeux.

    au fond des leaping gorge tiger

    Pour remonter vous aurez le choix d’emprunter deux autres passages mais il faudra à nouveau payer ou reprendre le même chemin, ce que nous avons fait.

    C’est donc vers 13h que nous avons pris le bus jusqu’à Lijiang avant de courir jusqu’à la gare pour prendre notre train direction Kunming et Hong Kong. Mais tout ça, c’est une autre expérience que vous pourrez retrouver par ici !

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Utiles

    Prix d’entrée des gorges : 65 yuans

    Sac à dos : Toutes les auberges au début des gorges vous proposent de garder vos sacs. Ne vous embarquez pas avec trop d’affaire 😉

    Se rendre à Qiatou depuis Lijiang

    Des bus locaux partent à peu près toute la journée depuis Lijiang et vous déposeront à l’entrée des gorges. Comptez environ 2 heures de trajet.

    AdresseLijiang Passenger Transport Terminal Xiang Yun Duan Gucheng Qu, Lijiang Shi, Yunnan Sheng Chine, 674100

    Prix : 28 yuans

    Retourner à Lijiang depuis Tina’s Guesthouse

    Bus

    Cette auberge propose plusieurs bus dans la journée pour vous emmener à Lijiang. Les tickets s’achètent directement au guichet du restaurant.

    Prix : 55 yuans

    Van

    Selon la météo, l’auberge propose aussi des minivans pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes.

    Prix : 350 yuans pour le van complet. À vous de le remplir 🙂

    Logement

    Half Way Guesthouse

    Comme son nom l’indique, l’auberge se trouve à mi chemin des gorges. Nous n’avons rien à redire sur les chambres et la vue est à couper le souffle.

    Elle fait aussi restaurant et l’on y mange très bien. (comptez environ 30 yuans pour une assiette de riz frit)

    Prix : 40 yuans : un lit en dortoir

    [/su_box]

    Vous l’aurez compris, nous avons adoré ce trek qui par beau temps est plutôt accessible. Les paysages sont magnifiques et les guesthouses sont sympas. De plus, nous n’avons croisé quasiment personne sur les routes ce qui est un grand luxe.

    Nous ne pouvons que vous recommandez d’y aller et de venir nous raconter votre ressenti !

  • Le lac Lugu : nos plus beaux paysages de Chine

    Le lac Lugu : nos plus beaux paysages de Chine

    Notre expérience de woofing dans une ferme nous a réconcilié avec la Chine. Nous étions prêts pour découvrir ses merveilles et ce qui est sur, c’est que nous n’avons pas été déçus.

    Après Chengdu, nous avons continué notre périple vers le sud de la Chine, direction le Yunnan. Mais sous les conseils du responsable de l’auberge, nous nous sommes arrêtés 2 nuits au lac Lugu : une destination souvent zappée par les touristes mais qui vaut vraiment le détour.

    Nous ne pouvons que vous conseiller d’y aller. Le lac Lugu est encore « peu » touristique et malgré le trajet long et périlleux, les paysages font partie des plus beaux qu’on ait pu admirer à ce jour.

    les montagnes autour du lac lugu chine

    Le lac Lugu

    Le lac Lugu, situé à 2,685 mètres d’altitude, est un lac profond d’eau douce parsemé de quelques îlots et entouré de hautes montagnes entre 3000 et 3800 mètres d’altitude. Il se situe à la frontière du Sichuan et du Yunnan au milieu de la route entre Xichang et Lijiang

    Plusieurs minorités peuplent ses berges, mais la plus connue est celle des Mossos. On dit que c’est une société matriarcale, mais la réalité est bien différente. Même si la maison et les terres sont transmises par la lignée maternelle, les hommes gardent le pouvoir politique.

    Par contre, elles pratiquent l’union libre : les femmes accueillent leurs amants à la tombée de la nuit et les enfants ignorent souvent leur filiation paternelle.

    Nous n’avons pas pris le temps d’aller les visiter, nous avons eu peur d’une attraction trop touristique comme nous l’avions vu dans un article. Mais si certains y sont allés, nous serions intéressés d’entendre vos avis.

    Arrivée au lac Lugu

    trek lac lugu entre sichuan et yunnanNous avons embarqué pour un voyage Chengdu-Xichang de 9h30 où nous avons commencé à sentir le changement de région. Les visages étaient plus bronzés, les vêtements plus typés, la 3e classe du train regorgeaient de gens pauvres et des effluves d’alcool arrivaient à nos narines. Les regards étaient insistants et envieux, certains ont même essayé de communiquer mais sans grande réussite. Je me suis sentie en décalage dans cet étrange paysage.

    À Xichang, nous avons fait la connaissance de MuYanNi, une Chinoise avec qui nous avons partagé le taxi jusqu’à la station de bus. C’est la première personne assez patiente pour vraiment communiquer à travers la seule aide de nos traducteurs. Elle a été adorable et a partagé avec nous les 8h de bus.

    Une fois sur place, nous avions réservé une auberge à Boshuo, mais nous n’avons pas été emballé par l’accueil et la prestation. Malgré tout, l’emplacement est vraiment sympa : calme et loin des sites touristiques, il est à 15 min de marche des restaurants et à 2 minutes de marche d’une des plus belles vues du lac.

    paysage lac lugu sichuan

    Découvrir le lac

    carte lac lugu en chineVu tous les tarifs proposés et notre mini budget, nous avons fait le choix de ne rien louer et de zapper une partie du lac pour faire la moitié à pied avec nos sacs (soit 30 kms). L’idée c’était de finir et de dormir à Lige avant de prendre le bus le lendemain matin pour Lijiang.

    Sachez que vous avez la possibilité de louer des vélos, des scooters ou même des voitures pour faire le tour du lac. Il y a aussi la possibilité d’aller sur le lac en barque et en bateau (plus d’info en fin d’article).

    Et si vous avez le temps et la motivation, vous avez plusieurs randonnées qui s’éloignent du lac et un télésiège amène au sommet d’une des montagnes.

    Si vous ne restez que 2 nuits, vous n’aurez concrètement qu’une journée autour du lac (à cause des horaires de transports). Si vous prévoyez de louer un scooter, vous pouvez planifier de ne rester que 2 nuits, en vous basant sur Lige. Mais si vous voulez prendre le temps ou partir en randonnée aux alentours prévoyez au moins une nuit de plus.

    magnifique vue sur le lac lugu yunnanJe n’ai pas de mots pour décrire les vues, nous avons eu un temps splendide et malgré nos sacs, la marche a été un vrai plaisir. Les paysages changent au fur et à mesure, nous avons traversé une forêt de pin, puis un paysage aride et longé les bords du lac. Je pense que nous étions à la bonne saison car l’automne apportait ses couleurs impressionnantes de jaunes, d’orange et de vert. Le lac est donc sublime, l’eau est transparente et les paysages variés.

    Je crois que les photos parlent d’elle-même.

    paysage automne lac lugu sichuan chineNous sommes maintenant habitués aux regards amusés/étonnés/choqués des Chinois qui nous félicitent. Nous on en a rigolé, on a assumé même si on a galéré ! Mais toujours avec le sourire, le lieu était tellement beau.

    Nous avons pris notre repas du midi au bord de l’eau et une locale est venue nous aborder. On a tenté de communiquer avec des gestes, mais nous avons surtout retenu son beau sourire.

    femme matriarca moso lac lugu chineSur la route on a recroisé Muyani, avec qui on s’est donné rendez-vous pour le soir même où nous avons partagé un bon repas avec la spécialité locale.

    un repas au restaurant lac lugu en chineNotre seule petite/mini déception a été d’assister à la construction massive d’hôtels qui ne feront qu’augmenter le tourisme et cela sera majoré par l’arrivée d’un aéroport à proximité.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    S’y rendre depuis Chengdu

    ATTENTION : Il n'y a qu'un seul bus par jour qui part de Xichang en direction du lac Lugu. Ce bus partle matin aux environs de 8h30.

    Prendre un train de nuit en direction de Xichang qui arrivera vers 8h environ : entre 9h et 11h de route pour un prix entre 10 à 30 euros (cela dépendra de votre mode de déplacement : hard seat ou hard sleep ?)

    Arrivée à la station de train de Xichang, trouvez un taxi pour vous rendre à la gare de Bus de la ville.

    Tarif ticket de bus : environ 11 euros pour 8 heures de trajet.

    Arrivé à l’entrée du lac, le bus s’arrêtera. Il vous faudra descendre du bus pour payer l’entrée du lac.

    Où loger

    La plupart des personnes vont directement à Lige ou à Luoshui, 2 villages très touristiques et forcément plus simple d’accès, vu que c’est d’ici que repartent les bus pour Lijiang.

    Mais si vous avez un peu plus d’argent, nous vous conseillons de passer une nuit à Boshuo où dans les environs, un environnement beaucoup plus calme.

    Nos auberges :

    À Boshuo : Wind hostel, auberge au bord du lac mais le staff ne parle pas anglais. Comptez 40 yuans pour un lit dans une chambre.

    À Lige : International Youth Hostel, auberge très touristique mais bon rapport qualité/prix. Comptez 40 yuans pour un lit dans un dortoir.

    Se déplacer

    La plupart des auberges / hôtels proposent la location de vélo ou de scooter électrique.

    Comptez 10 yuans par jour pour un vélo et 50 yuans par jour pour un scooter électrique.

    Vous pourrez vous déplacer entre les villes autour du lac à l’aide de van mais cela coûte assez cher, environ 200 yuans pour 7 personnes.

    Repartir depuis Boshuo direction Lijiang

    Pour aller à Lige : 100 yuans le bateau/ par personne à partir de 2 ou 120 yuans le mini van

    + 100 yuans de bus pour aller jusqu’à Lijiang (9h)

    Tarif

    Entrée : 80 yuans (pensez à votre carte étudiante)

    Meilleure période pour y aller

    Avril / Mai / Septembre

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    Alors convaincu par le lac lugu ? Êtes-vous prêt à tenter le trajet pour une telle merveille ?

    Source

    Voyages Chine : Lugu lake
    Image carte lac lugu

  • Woofing Chine : travail de ferme et les pandas de Dujiangyan

    Woofing Chine : travail de ferme et les pandas de Dujiangyan

    Après un mois de tourisme en Chine, nous étions ébahis par la beauté des paysages, mais déçus par notre contact avec les locaux.

    L’idée de quitter la Chine sans expérience de Woofing / WorkAway nous frustrait et c’est Dan, un israélien rencontré à Oulan-Bator qui a résolu notre dilemme.

    Le hasard nous a remis sur sa route à Chengdu. Il revenait d’une ferme pas loin d’ici, où il avait passé un super moment. Face à son enthousiasme, nous avons envoyé le mail dans la demi-heure et le soir même nous avions une réponse positive.

    La décision était prise et nous ne l’avons pas regretté.

    Après avoir prolongé nos visas Chinois d’un mois, nous avons été reçus comme des rois à la ferme de Huaxi.

    Présentation de la ferme

    La création de cette ferme vient d’une belle initiative. Micky et son frère, deux Chinois, donnent la possibilité à des familles de retrouver un coin de Nature, loin des villes oppressantes et polluées de Chine.

    Micky a vécu plusieurs années en Australie et parle très bien l’anglais. Elle n’est pas souvent sur place car elle s’occupe d’autres activités en parallèle et organise parfois des conférences avec des personnes du monde entier sur le site de la ferme.

    La ferme de Huaxi se situe à une heure de Chengdu, proche de la ville de Dujiangyan et s’étend au bord d’une rivière sur plusieurs hectares.

    Autre fait, non négligeable, elle est entièrement bio.

    L’organisation

    La semaine comporte principalement du travail de ferme et l’équipe de moniteurs éducateurs prépare le week-end pour recevoir les familles.

    Ils leurs proposent tout un tas d’activité pour les rapprocher de la Nature. Des moments attendrissants et pleins de joie.

    Ils font des jeux en plein air : courses avec les enfants sur les épaules, colliers de plantes, ramassage de patates douces avant d’enchaîner sur la session publicitaire !

    enfants publicité ferme woofing chine

    Oui je vous jure, au milieu de cette ferme bio, un commercial vient installer une voiture.

    Il donne des feutres aux enfants qui s’en donnent à cœur joie, le temps que le commercial tente de vendre sa voiture aux parents.

    Puis vient le temps du repas où les adultes s’amusent autour d’un feu de bois. Ils cuisent leur riz à l’ancienne dans des bambous et du poulet à même le feu entouré de papier d’aluminium et de terre.

    Pendant ce temps, les enfants font une visite aux cerfs.

    famille cuisine autour du feu woofing chine

    Le STAFF

    Il se compose de plusieurs personnes :

    • en cuisine, il y a bien évidemment le cuisinier et quelques femmes d’un certain âge. Difficile d’en dire plus, nous n’avons malheureusement pas eu beaucoup de contact avec eux.
    • l’équipe de moniteurs n’est composé que de jeunes. La plupart ne parlent pas anglais où très peu, mais ils font toujours leur possible pour communiquer, heureux de nous avoir près d’eux.
    • pour les cultures, nous avons travaillé avec 3 vieilles dames qui ne parlent pas un mot d’anglais, mais il y a bien d’autres travailleurs sur le site.

    Pour l’anecdote, nous n’avons jamais su leurs noms, car elles nous l’ont écrit dans la terre en signes chinois n’ayant pas conscience que nous étions incapables d’associer un son à ces symboles.

    Nous les avons donc surnommé Hélium (pour sa voix  si particulière), Grincheuse (la moins souriante) et « V 3 barres » (ce qui ressemblait le plus à son symbole).

    Je vous laisse devinez qui est qui.

    woofing chine le monde a deux

    Même sans parler la même langue, nous avons partagé des moments mémorables avec ces 3 femmes encore plus petites que moi et pourtant bien plus fortes.

    Notre travail à la ferme

    Les  journées de 7 heures de travail sont globalement plus longues que la plupart des autres volontariats que nous avons faits, mais elles sont ponctuées de nombreuses pauses.

    Nous étions constamment rappelé à l’ordre. Nos 3 compères nous criait sans cesse : 休息 , qui se prononce « Soshié » et qui veut dire « repos ».

    En 10 jours, nous avons eu 2 jours de repos (+2) et les tâches ont été variées :

    Rempoter des semis, désherber, peindre des décorations pour les enfants, aider à l’organisation, préparer du terreau, planter des légumes, créer des panneaux pour départager les plantations et aider en cuisine (plus pour nous faire plusieurs qu’une réelle aide).

    woofing chine ferme dujiangyan huaxi farm

    Avantages de ce woofing en Chine

    Manger comme les locaux et se régaler

    De nombreux plats sont positionnés au milieu de la table et chacun se sert dans un désordre typiquement chinois. 

    C’était excellent : patates douces, légumes frits, porcs, nouilles, ravioles, patates sautées, chou chinois, du riz sous toutes ses formes, canne à sucre, gâteau et j’en oublie…

    repas woofing chine huaxi farm

    Visite d’un temple

    Sans rien avoir demandé, nous nous sommes vus proposer la visite d’un temple gratuit situé non loin de la ferme.

    Le photographe, 2 autres animateurs et un jeune homme venu exprès pour nous servir d’interprète se sont joints à nous. Quand je vous dis que nous étions traités comme des stars !

    Le temple est perdu dans la Nature où les moines vivent quasi en autosuffisance avec leurs plantations et des dons.

    Loin d’un site touristique, nous l’avons beaucoup apprécié.

    entree du temple dujiangyan woofing chine temple dujiangyan woofing chine

    Visite des pandas

    Deuxième grande surprise.

    Nous planifions de rentrer un peu plus tôt pour aller voir les pandas de Chengdu, quand un des responsables de la ferme nous a indiqué qu’il y avait une base de Pandas non loin de là.

    Vu que rien n’était recensé sur Internet, sur le coup nous ne l’avons pas cru, mais face à son insistance nous lui avons fait confiance.

    Bingo, nous avons effectivement eu le droit à une visite gratuite d’un centre de panda en avant première. Le centre de Wolong a été détruit suite à un tremblement de terre et les habitants ont été relogés à la base de Panda de Dujiangyan qui s’ouvre de plus en plus aux visiteurs.

    Il a été « spécifiquement conçu pour mener des recherches sur la réintroduction potentielle dans la nature de pandas nés en captivité ». Pour en savoir davantage, je vous invite à lire ces articles sur la Vallée du Panda.

    En tout cas, c’est avec un grand sourire que notre hôte nous dira :« il faut faire confiance aux relations des Chinois ».

    dujiangyan panda parcle monde a deux parc panda dujiangyan woofing chine

    Visite de la ville

    La « petite » ville de Dujiangyan ne mérite pas le détour en tant que telle, mais vous y  trouverez, entre autre un système d’irrigation des eaux qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a été construit au IIe siècle avant JC et fonctionne toujours.

    Nous n’avons pas jugé pertinent d’aller le visiter, mais l’histoire est intéressante vu qu’ils ont réussi à tout construire malgré les faibles moyens de l’époque.

    Si quelqu’un l’a déjà visité, nous sommes curieux d’avoir des retours.

    Sinon vous retrouverez en ville tout ce qui fait le charme de la Chine : les parcs remplis de danseurs, d’entrainement d’arts-martiaux et de maisons typiques .

    riviere separe dujiangyan tai-chi-chuan parc dujiangyan

    Jusqu’à cette expérience, la Chine n’était que crachats, saleté et bousculades sans états d’âmes.

    Et puis nous avons fait la rencontre de Kenyo, V 3 barres, Hélium, Kasa, Béatrice et tous les autres qui nous ont offert une autre vision de la Chine.

    Nous étions alors prêts pour continuer à explorer l’empire du Milieu et un autre hasard nous a conduits à notre deuxième coup de cœur : le lac Lugu.

    Mises à jour : avis d’autres voyageurs

    J’ai le grand plaisir de mettre à jour cet article !

    Non pas que nous y sommes retournés, mais après lecture de ce post : 3 couples de voyageurs ont été accueillis à la ferme de Huaxi.

    Je voulais absolument partager leurs vécus, car vous constaterez comme moi que l’accueil est toujours aussi chaleureux !

    • Voici donc l’article de Célia et Nicolas du blog Kikisbackingtour qui y ont séjournés une semaine en décembre 2015
    • Puis le commentaire très agréable de Nathalie et Gabriel qui y sont allés en septembre 2016 :

    « Coucou vous deux ! Comment ça va? Je tenais à vous remercier de nous avoir transmis le contact de Huaxi farm, on vient d’y passer une superbe semaine. On a suivi un groupe d’enfants en colo, Gabriel a joué de la guitare pour les accompagner sur des chansons chinoises, on a très bien mangé et cuisiné des petites spécialités de notre île.

    Ils nous ont beaucoup gâtés aussi, c’était génial !

    Le staff est super! On a passé votre bonjour à l’équipe, ils étaient très contents et vous le retourne. On publiera bientôt des photos de notre séjour ! Merci encore »

    • La dernière expérience, c’est Solenne et Meryll du blog Evasy qui l’ont vécu. Et cette fois, c’est une vidéo qui vous plongera définitivement dans l’ambiance.

    On constate qu’il y a eu quelques évolutions, car les éducateurs parlent plus facilement anglais. Mais à part ça, j’ai pris un plaisir fou à retourner à la ferme de Huaxi grâce à ces expériences.

    Maintenant si vous n’êtes toujours pas convaincus, je ne peux plus rien pour vous !

    Qui seront les prochains ?

     

  • Notre expérience à Hong Kong

    Notre expérience à Hong Kong

    C’est à Bordeaux que cette histoire a commencé.

    Après une mésaventure en Écosse, nous avons hébergé Moni, une jeune Hongkongaise qui était venu passer une semaine à Bordeaux. Elle avait besoin de temps pour rebondir et pour planifier la suite de son voyage. Une fois sur la route, cette rencontre nous a finalement obligée à reconsidérer notre itinéraire et à envisager un passage à Hong Kong.

    Changement de plan qu’on ne regrette absolument pas et on vous explique tout de suite pourquoi.

    Au moment de venir à Hong Kong, nous nous demandions surtout ce qu’on pouvait y trouver que nous n’aurions pas encore découvert dans les autres grandes villes de Chine. Beijing, Xi’an et Chengdu avaient été décevantes, intéressantes et pratiques, mais à aucun moment fascinantes et inoubliables. Nous étions alors fatigués de cette agitation urbaine et Hong Kong restaient une ville parmi tant d’autres où nous souhaitions principalement apprécier la compagnie de Moni et prendre notre avion pour le Japon.

    Contre toute attente, Moni et son ami Martin nous ont ouvert leurs portes mais nous ont surtout offert leur ville sur un plateau d’argent.

    Les regards étonnés et les photos prises à l’improviste de la Chine étaient définitivement finies, à partir du moment où nous avons passé la douane à Shenzhen, nous sommes redevenus des touristes parmi tant d’autres, dans l’anonymat le plus total. Même si Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine, nous avons eu le sentiment de l’avoir quitté définitivement.

    En résumé, Hong Kong est une ville au mélange des styles avec une mixité étonnante. Son style ressort à toutes les sauces. Un petit-déjeuner qui comprend toasts, oeufs brouillés, soupe de macaronis, du poisson de là-bas et des moules au barbecue, des Chinois pas vraiment chinois qui parlent anglais, des pizzas faites par des indiens, des restaurants des quatre coins du monde, du matériel informatique détaxés plus qu’il n’en faut, des occidentaux qui font intégralement partie de la population. Des buildings, des HLM, des montagnes, des îles et la mer se réunissent sous un climat agréable toute l’année.

    C’est dans cet univers que nous avons passé 3 jours. 3 jours bien remplis, 3 jours intenses qui nous ont permis de découvrir Hong Kong telle qu’elle est. Alors, ne nous demandez pas les coins branchés ou les endroits touristiques, nous n’en n’avons aucune idée, par contre laissez nous vous faire découvrir cette ville sous un autre angle.

    Manger à Hong Kong

    À Hong Kong vous en aurez pour tous les goûts. Vous y trouverez des plats de la Chine entière, mais aussi des restaurants du monde entier. Pas de spécialité particulière selon Moni et Martin, si ce n’est qu’ici en trouve de tout et le mix des cultures gastronomiques est la marque de fabrique. Nous pouvons peut-être citer le milk tea, thé noir froid ou chaud que nous avons pris lors du petit-déjeuner.

    petit dejeuner a hong kongpetit déjeuner et nourriture hong kongQuelques boulettes de poissons et une gaufre au beurre + beurre de cacahuète nous ont bien calé pendant notre découverte des quartiers hong kongais.

    Le quartier de Mong Kok vous permettra sans aucun doute de trouver votre bonheur : indien, thai, chinois, français, italien … il ne vous restera plus qu’à faire votre choix.

    Banlieue de Hong Kongbalade dans la campagne autour de hong kong

    La magie de Hong Kong (ville d’environ 7 000 000 d’habitants), c’est qu’en 30min du centre-ville, on se retrouve à la campagne. Martin nous a invités à venir visiter son futur chez lui qu’il construit à côté de la maison de ses parents.

    Ici, c’est comme ailleurs, les habitants ont leur petite parcelle de terrain pour faire pousser leurs légumes, ils ont leur petite terrasse, le calme et leur intimité loin des grands HLM… Mais il y a aussi la « guerre des villages » et les nouveaux habitants doivent faire leur place parmi les anciens. C’est ainsi que Martin se retrouve avec un mot sur son pare-brise « gare toi ailleurs », un mot d’intimidation lui faisant comprendre qu’il n’est pas le bienvenu.

    C’est sans aucune crainte qu’il garde le papier dans la voiture à la vue des voisins pour marquer son territoire. Même si sa maman est née dans ce quartier, les années passées loin de celui-lui ont effacé leur présence. Il ne s’en offusque pas, sa grand-mère saura leur expliquer et les anciens sont toujours les mieux placés pour régler ces histoires-là nous raconte-t-il.

    Nous prenons plaisir à nous promener entre les maisons, à parcourir les petits chemins, à profiter du soleil et de nos manches courtes, à éviter les branches de palmiers et des bananiers. Malheureusement, le temps nous manquera pour gravir la petite colline, un copieux barbecue nous attend.

    barbecue chez Martin a hong kong

    Camper à Hong Kong

    Se retrouver à la campagne en pleine ville, c’est une chose, mais camper en plein coeur d’une des plus grandes villes de Chine, s’en est encore une autre ! C’est pourtant une expérience que nous ne sommes pas prêt d’oublier.

    La ville d’Hong Kong héberge plusieurs Monts entre 554m et 958m aussi bien sûr l’île que sur les nouveaux territoires et elle propose plusieurs treks qui donnent à cette ville un aspect tout à fait atypique et caractéristique.

    Martin, fan de trekking et de voyage comme on les aime, nous avait préparé un emploi du temps bien chargé. À la vue de nos photos de camping, notamment sur la Grande Muraille de Chine, il nous a proposé de dormir sur le rocher du Lion, (mont de 495m qui comme son nom l’indique représente un lion). C’est donc équipé de nos pique-nique, nos torches et d’une de ses tentes que nous partons vers 19h, à l’heure où le soleil commence déjà à disparaitre.

    Nous croisons de nombreuses familles et ou des amis qui se réunissent aux pieds des montages pour venir pic niquer et faire des barbecues. D’autres redescendent à contre-sens. Et puis il y a nous, qui entamons les escaliers pour atteindre le sommet. La Chine nous en aura fait voir avec ses marches, mais après le Mont Emei, celle là sont vraiment accessibles et nous arrivons au sommet en 1h30.

    Nous avons passé la soirée à faire du feu, cuire nos aliments, manger, prendre quelques photos, manger, délirer, manger, fabriquer nos pics à brochettes, manger… Ok pour faire bref, on a beaucoup mangé ce soir-là, un super moment en profitant de la vue sur Hong Kong et de la chaleur du feu.

    barbecue sur le mont lion rock a hong kong

    La nuit fut courte, nous souhaitions profiter du lever du soleil et nous étions loin d’être les seuls. Une hongkongaise est venue saluer le soleil et prendre sa dose d’énergie. Sur le pic voisin, un groupe de touriste en ont profité pour prendre des photos de leur derrière, puis de nombreux autres Hongkongais gravissaient à leur tour les marches pour faire leur sport matinal ou leur Taïchi.

    hong kong de nuit sur le mont lion rockLes parcs sont vivants en Chine comme à Hong Kong, nous sommes surpris. 7h du matin, un lundi, des personnes âgées sont là pour faire leur sport, leur stretching, du badmington ou autre…  À la vue de cette effervescence, j’envie leur capacité à se réunir en famille entre amis. Les parcs français sont si souvent vides en dehors des joggeurs et des familles lors des mercredi ou des week-ends ensoleillés.

    Quelques endroits touristiques

    La tour de l’horloge

    L’ancienne Tour de l’Horloge, d’une hauteur de 44 mètres, a été érigée en 1915 pour achever le terminal ferroviaire de Kowloon–Canton. ¹

    la tour de l'horloge a hong kong

    Le ladies’s market

    ladies market hong kong

    plus d’informations ici

    Le ferry

    Plus lent que le tramay, mais moins cher et plus agréable. Vous pourrez y contempler la baie de Hong Kong : plus d’information ici.

    coucher de soleil sur la baie de hong kong

    [su_box title= »Infos pratique : Budget à Hong Kong » box_color= »#1bf00c »]

    Dormir : les tarifs à Hong Kong peuvent vous faire exploser votre budget chinois. Et oui, fini les auberges à 5 -6 euros. Compter maintenant une quinzaine d’euros pour un dortoir et une vingtaine d’euros pour une chambre sur airbnb. Quant à couchsurfing, prenez-vous y à l’avance. Nous avons fait 8 demandes et la moitié des hôtes n’ont pas répondu, l’autre moitié étant occupé ou avaient déjà des hôtes. Nous imaginons que c’est une ville très prisée.

    Manger : Le prix des repas tournent en moyenne entre 60 et 120 HK$ (6 et 12€)

    Se déplacer : les tarifs du métro dépendent de votre destination (ça c’est cool). Pour plus d’informations

    [/su_box]

    Hong Kong est un vrai coup de coeur sur notre trajet. Nous sommes persuadés qu’elle a bien plus à offrir et que 3 jours sont bien insuffisants pour la découvrir. De nombreuses autres randonnées à faire, d’autres quartiers à explorer… Mais nous sommes malgré tout ravis de notre séjour.

    Et vous, quelles ont été vos impressions et votre expérience d’Hong Kong ?

  • Hong Kong : Le mouvement des parapluies

    Hong Kong : Le mouvement des parapluies

    Notre expérience à Honk Kong a vraiment été inoubliable, mais elle a surtout été marquée par la manifestation qui règne au coeur de cette ville.

    logo mouvement des parapluie hong kongSi vous avez suivi les informations, vous avez surement entendu parler du mouvement des parapluies, ce « mouvement démocratique contre la décision chinoise qui ne donnerait pas le droit de choisir (nominer) le Chef de l’exécutif ». Cette manifestation entamée par les étudiants Hongkongais depuis le week-end du 27 septembre pour défendre ce droit.

    C’est cette même manifestation qui a effrayé nos parents lorsque nous leur avons évoqué la possibilité de passer quelques nuits à Hong Kong : « C’est la crise là-bas, ce n’est peut-être pas le moment d’y aller » « C’est dangereux, la police est dans les rues ». Nous avons fait face à un discours français peu rassurant.

    La version hongkongaise, via Moni, donnait plutôt ça :

    « Je peux vous assurer que c’est le meilleur moment de venir à HK!!! Vous allez être impressionnés par notre occupation »

    Le plus simple était encore d’y aller et de nous faire notre propre opinion. En quelques mots, nous avons été subjugués. Ce qui se passe dans les rues de Hong Kong ne laisse pas indifférent. Ce qui se passe sous nos yeux nous touchent et mérite alors d’être retranscrit.

    manifestation à Hong Kong

    Nous passons un certain temps à marcher au milieu des tentes, à écouter les explications de Martin sur les symboles de cette manifestation et à observer la silencieuse micro-société qui s’est construite à l’intérieur même de la ville. Une volonté pacifique surplombe ces centaines de tentes. Les Hongkongais n’ont pas seulement bloqué des axes principaux de la ville (quartier amiralty, Mong Kok ainsi que l’entrée du gouvernement, ils ont créé leurs propres espaces de vie : une salle d’étude alimentée par des générateurs que des étudiants rechargent en pédalant sur des vélos, un jardin a remplacé un terre-plein de fleur, un lieu de ressources alimenté par les habitants de la ville, des lieux de soins aux premiers secours sont parsemés à chaque coin, une église a été installée et un coiffeur vient couper les cheveux gratuitement.

    micro société umbrella movement hong kong

    Nous sommes venus voir une manifestation, mais c’est une oeuvre d’art grandeur nature qui nous explose en pleine face.

    peinture mouvement des parapluies a hong kong

    Un mur entier est recouvert de post-it et de notes de soutien du monde entier, des peintures, des origamis, des clips en tournage et des caricatures fleurissent de tous les côtés. Les Hongkongais peuvent être fiers de ce qu’ils sont en train de réaliser.

    art manifestation hong kong

    Se battre pour une cause juste, c’est beau, mais combien de justes causes se sont retrouvées salies par des comportements de violence ou de blasphèmes? Ici ce n’est que calme et paix qui ressortent, avec pour seule défense des parapluies contre les gaz lacrymogènes. Évidemment et malheureusement, dans toutes manifestations, il y en a qui ne sont pas d’accord. C’est cette minorité qui sème le trouble et qui selon Martin et Moni est parfois même payée pour montrer une image violente de cette manifestation. La réalité est peut-être ailleurs, mais notre ressenti face à cet évènement restera une ambiance paisible pour revendiquer un droit acquis il y a quelques années déjà.

    Hong Kong manifestation

     

    Ces quelques clichés sont bien fades, comparées à la sensation que nous avons ressenti. Mais il était important pour nous de ne pas laisser ces images dans un ordinateur et s’éteindre nos émotions. C’est pourquoi nous les partageons aujourd’hui avec vous.