Le monde à deux

Auteur/autrice : Aline

  • Sauveurs d’abeilles dans un volontariat au Vietnam

    Sauveurs d’abeilles dans un volontariat au Vietnam

    Après toutes nos mésaventures, nous avons tenté notre chance une dernière fois dans ce volontariat au Vietnam.

    Sur le trajet pour arriver sur l’île de Phu Quoc, Anh, un local s’est montré d’une générosité qui a été à l’inverse de notre ressenti sur le Vietnam. Il nous a pris en charge en nous aidant à trouver notre chemin, en évitant les arnaques, en payant et en contactant Thuy, l’hôte de notre bénévolat dans un Resort. Il nous a aussi raconté qu’il était propriétaire d’une Bee Farm (apiculture) et nous a invités à lui rendre visite pendant notre séjour sur l’île.

    Visite que nous nous sommes empressées de réaliser dès que notre emploi du temps nous l’a permis. Étant donné que notre travail au Resort ne nous comblait pas, nous espérions le convaincre de nous prendre comme volontaire.

    Pour notre plus grand plaisir, il a accepté !

    La chance tourne : un paradis naturel

    S’installer à la Bee Farm et évoluer au sein de ce coin de Nature préservée a été comme une bouffée d’air frais. Dans un pays où chaque parcelle de sol est une poubelle et où l’on détruit sans réfléchir, parler d’écologie était aussi exceptionnel que notre envie de s’attarder davantage au milieu des abeilles.

    Nous sommes tout simplement tombés amoureux de cet endroit.

    volontariat phu quoc vietnam

    Le concept : une solution face à la disparition des abeilles

    Anh, le copropriétaire de la ferme, a eu l’opportunité de voyager au Japon et en Afrique. Contrairement à la plupart des Vietnamiens, il est sensible à l’impact de l’homme sur terre et souhaite le diminuer. Avec, Ohm, son ami d’enfance, ils ont décidé de s’installer sur l’île afin d’y ouvrir une apiculture, mais surtout d’y sensibiliser les touristes.

    Un noble projet que nous ne pouvions que valider et soutenir. Nous sommes alors devenus les créateurs d’un jardin nourricier et les porte-paroles de nos nouvelles amies, les abeilles.

    volontariat apiculture vietnam phu quoc

    Elles s’occupent des larves, montent la garde, nourrissent leur reine et parcours leur territoire à la recherche du pollen et du nectar nécessaires à leur survie. Elles travaillent dur toute leur vie pour produire chacune 1/12 d’une cuillère à café que nous gobons sans état d’âme.

    Ces insectes sans prétention sont pourtant au cœur de notre alimentation. Si l’abeille venait à disparaître, l’homme perdrait jusqu’à 1/3 de ce qui se trouve dans son assiette. À l’origine de la pollinisation, elles permettent la production de 85 % des végétaux.

    Mais aujourd’hui, cet équilibre est menacé :

    • La pollution les fait fuir
    • les antibiotiques les affaiblissent
    • les pesticides les étourdissent
    • l’humain leur pille leur nourriture
    • le réchauffement climatique les perturbe
    • les voyages en camion les massacre
    • et les monocultures les affament …

    Chaque personne venant à la Bee Farm avait le droit gratuitement à une explication détaillée du mode de vie de ces insectes ainsi que des explications sur leur disparition massive. Nous les informions surtout de leur possibilité d’agir :

    • planter des fleurs, des légumes, des fruits sans produits chimiques
    • appeler un apiculteur dès l’apparition d’un nid d’abeille au lieu de le détruire
    • limiter sa consommation de miel
    • choisir son miel chez un apiculture qui ne surexploitera pas ses protégées
    • en parler autour de soi

    Notre travail à la Bee Farm

    Étant les tout premiers bénévoles, Anh ne semblait pas trop savoir quoi faire de nous. Nous observions beaucoup, l’assistions dans ses tâches, mais nous souhaitions nous impliquer davantage.

    Après de multiples conversations, il a été décidé d’un commun accord de planter fleurs et légumes pour les abeilles. Nous étions ravis de tester des techniques d’agriculture et n’avons plus compté nos heures de travail. En parallèle, j’apprenais discrètement la présentation faite aux touristes pour pouvoir participer à mon tour. Ce que j’ai très rapidement fait.

    volunteering bee farm vietnam phu quoc

    Guillaume a continué de bêcher, planter, arroser et voir grandir ces petits bouts de plantes qu’il luttait à faire pousser sous un soleil de plomb.

    Nous étions les bienvenus, malgré une difficulté à se faire accepter par les employés, les 2 propriétaires étaient à l’écoute de nos nombreuses suggestions. Nous avons retravaillé la présentation faite aux clients, planté des centaines de graines et réfléchis à l’organisation d’une visite guidée de la ferme…

    Avec Anh et Ohm, nous passions des heures à refaire le monde, autour de petits-déjeuners dignes de grands restaurants : thé frais, fruits frais, omelette, salade, pain, miel, pâtisseries locales…

    volunteering phu quoc vietnam bee farm

    Nous profitions des boissons au miel servies aux clients avec des pailles en bambous pour limiter la consommation de plastique et sensibiliser.

    benevolat bee farm phu quoc vietnam

    Nous nagions au milieu des bourdonnements d’abeilles dans un monde de douceurs sucrées.

    Le rideau tombe

    Cet univers idyllique contrastait drastiquement avec l’image que nous avions du Vietnam, mais fermer les yeux n’a pas empêché la réalité de nous rattraper.

    Comme tout voyageur qui s’arrête ici, nous avions la triste impression de nous être amourachés d’une belle vitrine trop bien décorée… Une fois la porte passée et le rideau tombés, le concept accrocheur avait tout à coup moins de ferveur.

    wwoofing bee farm phu quoc vietnam

    Curieux d’en savoir toujours davantage, nous posions des milliers de questions, nous avons visionné des dizaines de vidéos et lus énormément d’articles. Plus nous avancions dans nos recherches, plus les contradictions sautaient aux yeux.

    La soi-disant centaine de ruches s’est transformée en une vingtaine, au grand maximum. La compétence en apiculture de nos hôtes s’est avérée amatrice et leur volonté de sauver les abeilles s’est dissipée dans d’atroces calculs financiers. Les notions d’écologie vendues aux clients n’étaient qu’une façade qui n’était pas appliquée par eux-mêmes. Le savon bio était pour les clients pendant que les employés en utilisaient un toxique qu’ils déversaient dans la rivière. Le plastique soi-disant limité était pourtant amassé en pagaille loin des regards étrangers.

    Les petits-déjeuners copieux et passionnants ont peu à peu disparu pour laisser place à des matins en tête en tête.

    Nous travaillions des journées entières, car Guillaume adorait planter et s’occuper des tomates, concombres et courges… Quant à moi, je ne me lassais jamais d’échanger avec les touristes pour défendre les abeilles.

    Nous sommes restés si longtemps, car nous adorions notre travail, parce que notre présence était nécessaire en fin d’année et qu’ils nous avaient payé un visa de 3 mois. Et cela malgré la relation avec nos hôtes qui s’était tristement dégradée.

    benevolat phu quoc vietnam Bee Farm

    Mais basée sur des non-dits, cette relation n’était-elle pas bancale depuis le début ? À vouloir à tout prix aimer le Vietnam, nous nous demandons si nous n’avons tout simplement idéalisé cet endroit.

    Notre présence à la Bee Farm était devenue peu à peu difficilement supportable.

    Finalement, que retenir ?

    Entre réalité et illusions, la Bee Farm se situe probablement quelque part au milieu. Ce texte n’est que le discours mélangé d’une idéaliste optimiste et d’une voyageuse épuisée.

    J’aime croire que ma fatigue et mon envie de rentrer chez moi ne me montraient plus que les défauts d’un pays qui m’avait ôté mon énergie positive.

    Anh reste un homme sensible qui se bat pour une belle cause, malgré les nombreuses contraintes de son éducation et de son pays.

    Finalement, si vous êtes prêts à subir une logique différente de la nôtre et que vous acceptez qu’ils ne soient pas toujours à la hauteur du discours qu’ils vendent alors rejoignez Anh et son équipe à la Bee Farm afin de participer à sauver les abeilles. Mais n’y restez que quelques semaines !

    Un mois nous aurait été bien suffisant.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Contact : Phu Quoc Bee Farm

    Temps de travail : très variable et dépend principalement de vous, les moments/jours de pauses sont pris selon vos envies

    Repas : vous faites votre liste, le personnel fait les courses pour vous et vous cuisinez pour vous-même. Donc les végétariens/vegans et crudivores sont les bienvenus.

    Logement : ils ont une maison qu’ils laissent à disposition des volontaires

    Internet : à notre période, ils n’avaient pas Internet, mais Anh nous payait une carte prépayée pour l’avoir sur notre téléphone

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  • Le volontariat pour les nuls

    Le volontariat pour les nuls

    Je parlerai dans cet article des volontariats hors cadre, des échanges de service bien souvent appelés Wwoofing.

    Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article où j’ai expliqué plus en détail les différences entre le bénévolat, le volontariat et le Wwoofing.

    Vous souhaitez vous lancer dans l’aventure du volontariat en voyage, mais vous ne savez pas par où commencer ? Voici donc tout ce que vous devez savoir.

    C’est quoi le volontariat, l’échange de service ?

    C’est un système d’entraide, un échange de bon procédé : vous travaillez quelques heures par jour (entre 4 et 6 heures) en échange d’un logement et de votre nourriture. Cela varie bien évidemment en fonction des besoins, des pays et des conditions que vous avez définies.

    Cela peut concerner tout type de travail : enseigner l’anglais, travailler dans une ferme, travailler en cuisine, faire du baby-sitting, etc.

    Qui peut faire du volontariat ?

    Tout le monde peut en faire !

    Je n’y vois absolument aucune restriction si ce n’est les vôtres où celles de vos hôtes. Que ce soit en couple, en famille avec des enfants, retraité, jeune étudiant ou avec un animal, que vous ayez des compétences particulières ou non, que vous ayez un régime alimentaire ou non, tout est envisageable.

    À vous de dénicher le lieu qui pourra vous accueillir en fonction de vos exigences.

    Nous vous préparons bien évidemment des témoignages pour vous confirmer tout ça !

    Faut-il avoir des compétences particulières ?

    Globalement non.

    Certains profils recherchent des compétences spécifiques, mais ils sont loin d’être la majorité. Les travaux demandés sont bien souvent de la main d’oeuvre facile et si ce n’est pas le cas, vous êtes la plupart du temps encadré par des professionnels que vous assistez.

    Nous avons fait du travail de ferme, de la cuisine, du ménage, de la construction et tout cela sans compétence particulière.

    L’accumulation des services vous fournira à terme une expérience.

    Comment trouver ses hôtes ?

    Par le biais d’une plateforme Internet

    Il en existe plusieurs, mais les plus connues sont les suivants.

    Workaway

    difference wwoofing workawayC’est celle que nous utilisons principalement. Pourquoi ? Pour son graphisme, sa simplicité et son suivi. Tout hôte suspect ou non présent est supprimé. Ils ont même une interface en français et les questions posées permettent des profils plus complets.

    L’inscription d’un an coûte 23 euros par personne ou 30 euros pour 2.

    Vous aurez accès à plus de 135 pays dans le monde entier et le nombre d’hôtes ne fait qu’augmenter. Vous y trouverez tout type de travaux.

    Help’x

    volontariat pour les nuls helpxC’est le même principe. Un enregistrement payant (20 euros/personne pour 2 ans) qui vous donne accès à différents types de travail dans le monde entier.

    Il est moins cher et il semble que les hôtes sont quasiment tous présents sur les 2 plateformes (à quelques exceptions près), mais il y a moins de suivi de la part des administrateurs et l’interface est beaucoup moins sympa.

    Wwoofing

    difference wwoofing volontariat benevolatProbablement le plus vieux des trois et souvent le plus connu : World Wide Opportunities on Organics Farms met en relation des fermes bio avec des futurs bénévoles.

    Le wwoofing ne concerne donc que des fermes et il sera nécessaire de vous inscrire dans chaque pays avec des tarifs d’adhésion variable.

     

     

    Quelques exemples (attention aux conditions qui peuvent varier d’un pays à l’autre) :

    • 25 euros par personne ou 30 euros pour 2 : en France
    • 60 dollars pour 2 ans (avec assurance comprise) au Canada
    • 40 dollars pour 1 personne ou 55 dollars pour 2 au Chili

    Quels sont les avantages et inconvénients de ces plateformes ?

    Avantages :

    • possibilité de planifier à l’avance
    • se fier aux éventuels commentaires des autres volontaires
    • donne un large choix de lieux

    Inconvénient :

    • vous aurez des lieux souvent connus des autres voyageurs (ce qui peut aussi être un avantage)

    Lequel choisir ?

    N’en prenez pas plusieurs à la fois pour viser large. Pour commencer, je vous conseille de vous inscrire soit sur Workaway soit sur Help’x.

    Si jamais cela ne vous suffit pas, vous pourrez toujours faire appel à la communauté des voyageurs pour récupérer un contact en particulier sur un des autres sites, ou vous inscrire en temps voulu.

    Du bouche-à-oreille

    Si cette solution ne vous convient pas, vous avez la possibilité de trouver des hôtes par vous-mêmes. Commencez par demander autour de vous : vos connaissances, des contacts : peut-être connaissent-ils quelqu’un qui a la possibilité de vous héberger contre quelques heures de travail.

    Si vous n’avez aucune réponse positive, ne vous démotivez pas pour autant. Restez ouverts à toutes les opportunités croisées sur la route et n’hésitez pas à demander : dans les auberges de jeunesse ou lors de vos rencontres inopinées par exemple.

    En Thaïlande, nous avons eu la possibilité d’être volontaires dans une auberge après une rencontre sur la route et au Vietnam nous sommes restés 3 mois chez un apiculteur après l’avoir rencontré dans le ferry.

    Avantages :

    • vous sortez du circuit classique et rencontrez des lieux plus méconnus
    • vous pouvez chercher à la dernière minute
    • vous avez la possibilité de rencontrer vos hôtes et de vous fier à vos intuitions

    Inconvénients :

    • vous pouvez difficilement planifier et il vous faudra la plupart du temps être sur place
    • nécessite de bien mettre au clair les conditions d’échange, car il sera fort probable que ce soit la première expérience de votre hôte

     Comment choisir son hôte ?

    En fonction des pays vous aurez bien évidemment plus ou moins le choix. L’Asie propose beaucoup moins d’hôtes que l’Australie par exemple.

    Voici quelques pistes de réflexion pour vous aider à choisir

    Le type de travail que vous souhaitez effectuer : enseigner l’anglais, travailler dans une ferme, être en cuisine, etc.

    Les conditions d’hébergement : le nombre de repas par jour, les chambres (si vous êtes en couple par exemple), disponibilité du wifi, demande de participation financière, etc.

    Pensez aussi à l’emplacement de vos hôtes : certains seront très isolés contrairement à d’autres qui seront effectivement en pleine ville.

    Sur Workaway et Help’x, les commentaires sont un gros plus pour vous aider à choisir. Le vécu des volontaires qui vous ont précédé sont de bonnes doses d’information pour vous faire une opinion, surtout si vous prévoyez d’y rester longtemps. Mais à contrario, ne vous privez pas de tenter l’expérience pour un nouvel inscrit !

    Les coups de coeur : il nous est arrivé de choisir un hôte 2 mois avant juste après un gros coup de coeur sur le profil, ou parfois de choisir un hôte, car c’était le seul qui nous prenait à la dernière minute dans nos critères.

    Combien de temps en avance faire sa demande ?

    C’est très variable d’un pays à l’autre, d’un hôte à l’autre et en fonction de la saison.

    Le Japon est l’exemple concret du pays où vous devez vous y prendre à l’avance, car les Japonais ont besoin de s’organiser, mais aussi, car le nombre de places est restreint et elles sont souvent prises d’assaut.

    Grosso modo, prévoyez un mois à l’avance, en commençant par faire une prérecherche dans le pays en vérifiant :

    • le nombre d’hôtes susceptibles de vous accueillir à la période désirée et selon vos critères
    • combien recherchent à la dernière minute
    • le nombre de volontaires accueillis en même temps
    • leurs disponibilités, etc.

    Et en fonction de votre envie et des réponses ci-dessous, vous aurez déjà une bonne idée de la nécessité de réserver en avance ou non.

    Sur le site Workaway, certains hôtes indiquent qu’ils cherchent à la dernière minute.

    Combien de temps rester ?

    combien de temps faire du volontariatCela dépend de vos hôtes, du travail demandé, mais aussi de vous. Personnellement, nous préférons rester environ 3 semaines au même endroit, mais nous savons que nous sommes loin d’être dans la moyenne.

    J’aurai tendance à répondre : au moins une dizaine de jours : tout simplement, car cela vous laisse le temps d’apprivoiser les lieux, de comprendre le fonctionnement, d’être vraiment efficace et utile et de mieux connaître les attentes de vos hôtes.

    Bien sûr cela vous laissera davantage de temps pour tisser des liens avec vos hôtes.

    Quel visa ?

    Étant donné qu’il n’y a aucun contrat ni aucun échange d’argent, la logique voudrait que le visa de travail ne soit pas nécessaire, pourtant cela dépend du pays où vous vous rendez.

    Il n’est pas toujours possible de trouver d’informations officielles, mais sachez que nous avons fait tous nos volontariats en Asie avec des visas de tourisme sans aucun problème.

    À notre connaissance, seule la Nouvelle-Zélande considère que la nourriture et le logement sont une rémunération et demande donc obligatoirement un visa de travail.

    (Edit juillet 2017 : les USA aussi demande un visa de travail)

    Quoi qu’il en soit, lors de votre passage à la frontière, n’évoquez jamais votre volonté de faire du volontariat : vous êtes là pour du tourisme !

    Par conséquent, n’indiquez pas que vous restez plusieurs semaines au même endroit, prévoyez un itinéraire classique à dire à la douane si nécessaire.

    Officieusement, la plupart des voyageurs entrent avec un visa tourisme et tout se passe bien.

    Quelle assurance ?

    Certains travaux ne sont pas sans danger, à vous de poser vos limites. J’ai à plusieurs reprises refusé de monter sur la structure d’une maison en bois branlante ou même d’utiliser la tronçonneuse qui ne m’inspirait pas confiance.

    Sachez que dans le cas de ces volontariats hors cadre, il vous faudra une assurance privée. Pensez donc à le vérifier avant de partir.

    Pour information : l’assurance Cap Aventure de chez Chapka prend en compte ce type de volontariat.

    Quel budget ?

    Une fois dans les volontariats, vous n’aurez plus rien à débourser sauf pour vos petits plaisirs personnels, ou éventuellement cuisiner des plats typiques à vos hôtes.

    Certains volontariats vous demanderont une participation financière pour la nourriture par exemple. À vous de voir la contribution demandée par rapport à leurs situations …

    De notre côté, nous n’avons jamais payé quoique ce soit, si ce n’est des petits cadeaux pour les enfants de nos hôtes au Japon pour Noël, des friandises pour nous et quelques repas particuliers.

    Une fois sur place

    Bien évidemment cela dépendra du comportement de chacun et de chaque lieu, mais l’adaptation peut prendre plusieurs jours. Ne vous imposez rien et prenez le temps de trouver vos marques.

    Surtout, n’hésitez pas à dire à vos hôtes si quelque chose ne vous convient pas ou si vous avez des difficultés. N’attendez pas que le mal s’installe.

    Si vous êtes passé par un site Internet, surtout laissez des commentaires constructifs (positif ou négatif) afin d’aider les prochains volontaires à faire leur choix.

    J’espère que cet article répondra à toutes les questions que vous vous posiez et j’espère qu’il vous permettra de vous lancer dans l’aventure sans appréhension afin de vivre pleinement ces échanges si constructifs.

  • Volontariat, bénévolat, échange de service en voyage : Différences et comment choisir?

    Volontariat, bénévolat, échange de service en voyage : Différences et comment choisir?

    Quelle est la différence entre bénévolat et volontariat ?

    Comment choisir mon volontariat en voyage ? Comment choisir mon bénévolat en voyage ?

    Je veux faire du bénévolat en voyage mais je ne sais pas par où commencer ?

    Si une de ces questions vous est passée par la tête alors vous devriez trouver les réponses dans cet article.

    Les définitions françaises sont de vrais casse-têtes, mais au-delà des mots, tous ces concepts sont utilisés à tord et à travers et portent souvent à confusion. On voit apparaître des amalgames entre les échanges humains et le Volontourisme dans toutes ses dérives.

    L’idée est donc de clarifier tout cela et vous donner des liens pour vous permettre de choisir vos missions en toute connaissance de cause.

    « Dans la plupart des pays, le bénévole s’appelle volunteer (en Grande-Bretagne), voluntario (en Espagne) ou volontario (en Italie) ou … volontaire (en Belgique). D’où certaines confusions en France où le statut de bénévole est différent de celui de volontaire ».

    Le bénévolat

    difference benevolat volontariat resto du coeurLe bénévolat n’est encadré par aucun statut juridique. « Est bénévole toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial ». L’engagement du bénévole est totalement libre, sans obligations d’horaires, sans contrepartie, sans rémunération, sans condition d’âge.

    C’est du temps que vous consacrez selon vos envies dans les associations de quartiers (sportives, culturelles) ou nationales (Resto du cœur, Téléthon…) par exemple.

    Le volontariat

    difference benevolat volontariat

    Le volontariat « donne lieu à un engagement contractuel et exclusif. Le volontaire est engagé à temps plein et pour une durée définie. Il peut être indemnisé – cette indemnité n’ayant pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération ».

    En d’autres termes, vous avez un statut reconnu par la loi et vous signez un contrat qui vous engage sur un temps donné.

    « Notez que les postes offerts ne sont pas nombreux et correspondent à des spécialités très précises exigeant une compétence et une vocation affirmées ».

    De plus, le statut de volontaire ouvre droit à une couverture sociale (maladie, accident du travail, maternité, invalidité, décès, …).

    Quelques exemples de volontariat : Service civique, Volontariat de solidarité internationale (VSI), Service volontaire Européen (SVE), Volontariat internationale en entreprise (VIE), Volontariat internationale administration …

    difference volontariat

    Vous trouverez encore plus d’informations sur le site France volontaire ainsi que sur l’article de Tour-monde qui a plus d’expérience que moi.

    Le volontariat hors cadre : l’échange de service, l’entraide…

    Il n’y a aucun statut, aucune réglementation française pour définir les activités ci-dessous : le gouvernement nous a répondu que c’était de l’entraide, les personnes concernées sur le net le décrive souvent comme de l’échange de service, mais c’est aussi défini comme du volontariat hors cadre.

    Dans ce cas, le volontaire improvise souvent avec des contrats plus ou moins tacites qui peuvent être rompus selon les volontés et les projets de chacun.

    Sachez que France-volontaire possède un réseau de 24 bureaux  appelés les « Espaces Volontariats » qui accompagnent justement les volontaires hors cadre. Ils peuvent vous aider à trouver des volontariats dans des structures « sérieuses » et sont en lien direct avec les ambassades.

    Vous pouvez aussi bien en trouver par vos propres moyens qu’en passant par les plateformes ci-dessous :

    Le wwoofing

    difference wwoofing volontariat benevolat

    « World Wide Opportunities on Organic Farms » est un système basé sur l’échange qui exclut toute monétisation.

    Le Wwoofer travaille quelques heures par jour (entre 4 et 6 heures) en échange de sa nourriture et de son hébergement. Comme son nom l’indique, cela ne concerne que les fermes, exploitations ou jardins issus de l’agriculture biologique.

    Vous ne trouverez ici, aucune notion d’humanitaire, c’est l’échange entre les hôtes et les voyageurs qui est mis en avant : l’apprentissage des savoirs de la terre contre de la main d’oeuvre.

    Plus d’informations dans ce dossier sur le guide du routard

    Workaway / Help’x

    difference wwoofing workawayLe concept de Wwoofing a si bien fonctionné que des plateformes se sont ouvertes pour élargir ce principe à d’autres structures que des fermes issues de l’agriculture biologique. C’est ainsi qu’est né Help’x, puis plus récemment notre petit chouchou : Workaway.

    Le principe est exactement le même que le Wwoofing : quelques heures de travail (entre 4-5 heures par jour, 5 jours par semaine) contre la nourriture et le logement. Sauf que cette fois, vous y trouverez des Guesthouses, des Resorts, des constructions écologiques, des écoles ou des familles qui ont besoin d’un coup de main etc…

    Sauf exception, la plupart des hôtes ne demandent aucune compensation financière, si ce n’est parfois de participer aux frais alimentaires.

    Quelques exemples d’autres sites :

    Éco-volontariat (ciblé écologie)

    Bridgemyworld

    Volunteers base (gratuit)

    Sourirs nomades …

    Lors de ces échanges de service, faites toujours attention à l’échange qui vous est proposé pour ne pas tomber dans le volontourisme.

    Pour plus d’informations concernant l’échange de service, cet article est pour vous : le volontariat pour les nuls.

    Le Volontourisme

    Ce mot désigne un soit disant tourisme alternatif où le voyageur « propose ses services à des populations défavorisées au cours d’un séjour touristique ».

    Selon le site : www.servicevolontaire.org : « les entreprises utilisent les méthodes commerciales du tourisme de masse sous couvert de l’image du volontariat international afin de pouvoir faire du profit sur la misère et la détresse, mais aussi sur votre bonne volonté et sentiment de culpabilité ».

    Vous le trouverez aussi bien dans les projets soit-disant humanitaires proposées sur les sites comme Project-Abroad, mais aussi, (même si plus rarement) sur les plateformes d’échange.

    Faites donc attention aux sois-disant missions humanitaires qui demandent plus d’argent que de réels compétences. Je prendrai le temps d’écrire un article plus détaillé sur ce sujet dès que j’en aurai l’occasion. En attendant pour aller plus loin, je vous invite à lire cet article  : Non au tourisme humanitaire et à regarder cette vidéo (les sous-titres en français sont disponibles).

    difference tourisme volontourisme

    Conclusion et nous dans tout ça ?

    Voici donc les définitions officielles, mais pour être honnête, c’est loin d’être aussi simple puisqu’on trouve encore sur le site Francebénévolat des offres de « bénévoles » en échange de la nourriture et du logement.

    Mais par déduction, nous faisons donc du volontariat hors cadre qui n’ouvre aucun statut reconnu par la loi. Nous sommes dans une démarche d’entraide et d’échange de service !

    woofing chine ferme dujiangyan huaxi farm

    Voici donc un article un peu différent qui définit des termes souvent utilisés à tout va. J’espère qu’il vous aidera à y voir plus clair et vous permettra de choisir plus précautionneusement vos missions en voyage !

    Alors, quelle forme prendra votre prochain voyage ?

    Autres sources :

    Différence bénévolat et volontariat
    Selon studyrama
    Tousbénevoles

  • Bilan 2 ans après : bloguer et voyager, un équilibre précaire

    Bilan 2 ans après : bloguer et voyager, un équilibre précaire

    Bloguer et voyager semble facile et accessible : tous les jours, fleurissent de nouveaux blogs voyage sur la toile. L’excitation de partager ses aventures est forte et on se jette à corps perdu dans la création de son propre espace Internet.

    J’ai moi-même sauté le pas. L’écriture, c’est toute ma vie.

    J’ai des cahiers gribouillés de mes notes d’enfants, des feuilles noircies de mon imagination d’adolescente et des pages Word tapées de mes pensées de jeune femme. L’adulte que je suis devenue ne cherchait plus qu’un prétexte et le courage de me lancer pour m’exprimer au grand jour.

    Quand nous avons envisagé de partir sur la route, écrire mes expériences était une évidence, sauf que je ne réalisais pas vraiment dans quoi je m’embarquais. Me lancer dans la création de ce bébé blog m’a demandé de faire face à de nombreux défis.

    Je ne prétends pas détenir la vérité absolue, la panacée n’existe pas et dépendra bien évidemment de tout un chacun. Mais voici le bilan de mes 2 ans de voyage et quasi tout autant de blogging inconstant.

    La conception

    Préparer un blog demande une planification importante. Il faut définir sa ligne directive, choisir un nom, des mots clés, un serveur, un nom de domaine, un thème WordPress et j’en oublie. Et même si des services comme celui-ci simplifie une partie du travail, le reste vous demandera du temps et de l’énergie.

    Vous ne passerez pas à côté des heures de brainstorming pour aboutir à une ébauche qui sera de toute façon en constance évolution.

    Même si nous avons officiellement commencé à bloguer en mai 2015, le blog était créé en juin 2014, bien avant notre départ.

    Avec le recul, j’aurais aimé m’y mettre encore plus tôt pour me familiariser à WordPress, au SEOdes termes incompréhensibles pour des néophytes mais sans quoi un blog ne reste qu’un journal intime.

    La grossesse : questionnements, doutes et organisation

    Après notre départ, nous avons mis plus de 9 mois pour lancer officiellement ce blog.

    Entre questions de matériel et mes propres peurs, ces 9 mois ont été remplis de toutes les excuses possibles et inimaginables pour me défiler.

    La peur

    Je me suis longtemps posé beaucoup (trop) de questions, j’ai remis en cause mes choix et ma façon d’écrire. J’ai constamment pensé que c’était une mauvaise idée et j’ai paniqué à l’idée de montrer mon travail.

    Tétanisée face aux nombreux autres blogs, sensible aux éventuels retours que j’aurais à affronter, j’ai régulièrement été prise de vertiges à l’idée d’assumer ce bébé.

    Puis le grand jour est arrivé, j’ai sauté à l’eau, j’ai publié et j’ai affronté mes peurs.

    L’accessibilité Internet

    Une des excuses les plus courantes pendant ces 9 mois a été de prétendre que ne pas avoir d’accès Internet constant et stable ne me permettait pas d’écrire et de publier facilement. Ce qui est absolument faux, Internet se trouve de partout.

    Une nouvelle fois, ce n’était qu’un choix à faire et une organisation à prendre.

    Matériel versus minimalisme

    Bloguer demande du matériel : au minimum un ordinateur et un smartphone auquel on peut rajouter : un appareil photo, des objectifs, une perche, une Gopro, du matériel d’attache et j’en passe.

    equipement electronique tour du monde

    Matériel et minimalisme ne font pas toujours bon ménage.

    Un seul ordinateur pour deux demande  plus de temps et d’organisation et nous hésitons toujours à investir dans un deuxième.

    Nous avons réalisé que notre Gopro ne nous a pas autant servi que nous l’aurions voulu. Serions nous donc prêt à nous investir davantage dans la création de vidéo ?

    Guillaume ayant pris goût à la photographie, l’appareil photo est donc devenu un indispensable mais nous nous questionnons sur l’Intérêt d’un smartphone qui ferait aussi office d’appareil photo.

    Il m’arrive des fois de me demander si je n’aimerai pas voyager avec le minimum et voir le résultat.

    Bref, bloguer ne rime pas forcément avec voyage léger. Nous faisons face à une réflexion constante pour répondre à ce challenge.

    9 mois après : bloguer et voyager

    Mon bébé tant attendu était enfin là sous nos yeux. Il me demandait du temps, de l’attention et des sacrifices. Souvent égoïste, parfois maternelle, j’ai pris plus de temps pour moi que pour lui et j’ai fini par me demander quelle croissance je lui souhaitais. 

    Gérer le temps et les conditions de vie

    Tout le monde écrit à son propre rythme. Moi, je suis particulièrement lente pour plusieurs raisons : je n’écris pas sur commande et je suis perfectionniste.

    J’ai fini par accepter mon inconstance et je ne me force plus à écrireDu coup je m’écoute et je prends mon temps. Même si cela sous-entend ne pas sortir d’article pendant 1 mois.

    Un temps que je juge nécessaire pour mon perfectionnisme. Je peux relire mes textes des centaines de fois et même en publiant je ne suis de toute façon jamais satisfaite.

    Par contre, je peux bloguer de partout ! C’est l’avantage de s’écouter : quand l’inspiration me rend visite, j’écris dans le bus, sur un téléphone ou sur un bout de papier au coin d’une table !

    bloguer en voyageant bloguer et voyager

    Même si j’accepte mon inconstance, je trouve peu un peu un équilibre qui me permet d’assurer un suivi du blog plus régulier.

    L’hyper-connexion ?

    Quand on commence un blog, on réalise rapidement que notre absence à des répercussions radicales sur la visibilité de celui-ci.

    Pourtant courir après la moindre connexion Internet pour publier les postes Facebook, mettre à jour les articles et assurer une veille sur les réseaux sociaux m’épuise très rapidement. J’ai parfois envie de me déconnecter dans la Nature, reprendre mon souffle pour revenir plus forte et plus inspirée.

    Il m’est donc nécessaire de trouver un équilibre entre l’hyper-connexion et les besoins de bébé blog.

    Le vol de nos ordinateurs au Vietnam m’a pourtant permis de relativiser. Même si ce blog est important à mes yeux, il ne l’est pas au point d’en devenir dépendant de la connexion Internet et aux réseaux sociaux.

    Définitivement : maman blogueuse a besoin de prendre soin d’elle.

    Faire des choix pour vivre l’instant présent

    Comme je l’ai dit plus tôt, l’écriture me prend un temps chronophage ! Je peux mettre plusieurs jours à sortir un article.

    Bien que j’aime et que j’adore ça ! Ce temps, il se prend sur la vie quotidienne de ma vie de voyageuse. J’ai aussi envie de profiter pleinement de chaque instant et de vivre l’instant présent sans aucune contrainte.

    bilan 2 ans bloguer et voyager

    Comme pour la connexion Internet, nous avons donc dû faire des choix, dont celui de nous arrêter 3 mois en Malaisie pour écrire à plein temps ou celui de parfois sacrifier l’écriture pour privilégier l’aventure.

    Encore une fois, c’est une histoire d’équilibre que je commence enfin à trouver.

    2 ans après, pourquoi bloguer ?

    Avec toutes les difficultés que je viens de vous citer, vous pourriez vous demander si ça vaut vraiment la peine de bloguer et je n’ai pas de réponses toutes faites pour vous, car parfois le voyage est plus important qu’une trace sur la toile.

    Mais après m’être demandée si j’avais vraiment envie d’écrire, j’ai maintenant ma réponse.

    Bloguer m’anime de plus en plus

    Bébé blog ne serait pas là aujourd’hui si l’envie d’écrire n’était pas plus forte que tous ces désagréments réunis. Il est une trace de mon histoire et une façade de ma vie. Un bout d’aventure que je partage avec vous, ma famille et mes amis.

    Un travail d’introspection constant qui à chaque nouvel article me pousse à me mettre à nue et à me dépasser. Un challenge quotidien qui représente l’ébauche d’une reconversion professionnelle.

    Mais au-delà du bien qu’il me fait, je sais par les mails de plus en plus nombreux que nous recevons qu’il est une aide précieuse pour vous aussi.

    Vous lire, vous répondre et vous accompagner dans votre recherche de voyage alternatif est un plaisir que nous partageons au quotidien avec Guillaume.

    Après 2 ans bébé blog grandit

    Vous êtes jour après jour de plus nombreux à nous suivre, à nous lire, à nous écrire, à partager nos postes et commenter nos articles.

    Bébé blog grandit et s’épanouit grâce à vous.

    Nos chiffres ne sont pas exceptionnellement haut, mais ils sont en constante progression et pour ça je tiens à vous remercier.

    Alors merci, car même si je ne le dis pas souvent, chacun de vos messages, commentaires ou attentions me touche sincèrement et me motive à continuer.

    bloguer en voyage

    Bloguer et voyager est pour moi un challenge quotidien et j’espère que cet article vous donnera des pistes de solution si vous êtes dans le même cas que moi.

    Dans tous les cas, venez partager votre expérience en commentaire, ça nous permettra d’ouvrir le débat.

  • Un volontariat au Vietnam qui démontre les dérives de l’échange de service

    Un volontariat au Vietnam qui démontre les dérives de l’échange de service

    Si vous nous suivez régulièrement, vous savez que notre arrivée au Vietnam a été chamboulé par le vol de nos deux ordinateurs. (Pour les autres, vous pouvez rattraper votre retard en lisant l’article D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne).

    Par conséquent, arriver dans ce nouveau volontariat était pour nous un nouveau départ. Comme si le Vietnam nous proposait gentiment de tout effacer et de recommencer à zéro.

    Un volontariat au Vietnam prometteur ?

    Mais, avec le recul je constate que nous n’avons fait que de nous empêtrer doucement et aveuglément dans ses filets…

    Petit Resort sur la plage, équipé d’un four solaire.
    Volonté de créer un petit potager et des toilettes sèches
    Tâche principale : s’occuper des clients
    Une annonce alléchante qui nous avait motivé à quitter Mui Né pour redescendre dans le sud, sur l’île de Phu Quoc.

    Thuy, la propriétaire des lieux, Vietnamienne et jeune maman, venait tout juste de racheter le terrain déjà aménagé de 10 luxueux bungalows. Elle nous a accueillit avec un anglais approximatif, un ton sec, mais un grand sourire.

    Notre nouveau travail ne correspondait en rien à l’annonce sur Help’x. Aucune plage en vue, aucun potager, aucun four solaire et encore moins de notions d’écologie. Thuy avait récemment quitté son petit business sur la plage pour ouvrir un gros complexe de bungalows et son annonce n’était pas encore mise à jour.

    Ici, c’était la destruction. On abattait des arbres sans compter pour construire selon les envies loufoques de notre nouvelle hôte. On coupait, on dépeçait et on portait kilo après kilo.

    workaway phu quoc vietnam

    Parfois on laissait pourrir une dizaine d’arbres, coupés bien trop tôt puisque qu’aucune organisation ne permettait de réduire les pertes.

    L’objectif était de construire un bar. Enfin ça c’était au début, car les idées semblaient traversées la tête de Thuy sans qu’on arrive à les suivre.

    L’endroit était malgré tout très attrayant et la fin de la saison des pluies rajoutait une touche très locale : de grosses averses suivies d’un soleil de plomb.

    Malheureusement, pas nettoyée depuis des mois, la piscine nous narguait tout autant que Thuy qui repoussait toujours son nettoyage.

    construction resort benevolat vietnam

    Du travail, du travail et encore du travail !

    La saison touristique approchait à grands pas et tout était dans l’urgence. Thuy courrait dans tous les sens et ne cessait de donner des ordres pour changer d’avis dans la soirée. On a monté la charpente du bar à la force de nos bras…

    Une belle folie.

    construction resort volontariat vietnam

    Une fois érigé, nous avons commencé un intéressant mais long et fastidieux travail : construire le toit à la manière vietnamienne.

    L’idée c’était de positionner deux feuilles de cocotier dans le bon sens et de les clouer très serrés afin d’assurer l’étanchéité du toit. Nous gérions la première partie, tandis que deux employés enchaînaient la deuxième. Deux locaux qui savaient dompter la hauteur, manier le marteau et accumuler les temps de pause mais qui étaient très antipathiques malgré nos essais de conversations.

    toit cocotier volontariat phu quoc vietnam toit feuille de cocotier workaway vietnam

    La fatigue et le peu de temps disponible ne nous permettaient pas d’aller explorer les environs.

    Les repas étaient parfois légers, parfois même inexistants. Aucune communication, aucune planification et nous nous retrouvions régulièrement sans aliments. Et paradoxalement, sans prévenir, Thuy se mettait aux fourneaux et nous concoctait de copieux et délicieux repas.

    Elle était adorable, avait toujours le sourire mais elle n’avait aucune notion du rôle d’un volontaire et n’en faisait qu’à sa tête. Même son mari anglais ne cherchait plus à la raisonner. Elle attendait autant de nous que de ses employés payés/logés/nourris…

    Comment se cacher pour éviter de travailler …

    Plus le temps passait, plus on freinait. Nous n’étions pas là pour être moins bien traités que les locaux et encore moins pour prendre leur place gratuitement.

    Thuy avait ses têtes et les nôtres lui convenaient. Ayant bossés deux semaines comme des fous, elle se passait de commentaires quand nous nous réfugions dans nos bungalows pour échapper à une énième tâche épuisante.

    J’en avais marre de me cacher pour éviter de travailler 8h/jour, marre d’abattre des arbres pour construire sans réflexion et je n’en pouvais plus de cette désorganisation constante.

    Nous étions malheureusement en train de renouveler notre visa et nous étions donc bloqués encore plusieurs jours, le temps de récupérer nos passeports…

    Entre temps, nous avons assisté, ébahis au saut d’un volontaire hongrois qui a permis d’éviter l’effondrement du restaurant. L’édifice mal conçu sur un sol en pente, s’est écroulé lorsque les renforts ont été retirés.

    L’employé responsable de l’incident est venu l’après-midi même, demander sa paye et a refusé de se remettre au travail.

    probleme construction volontariat phu quoc vietnam benevolat thuys house phu quoc vietnam

    Après quelques altercations, le travail a repris de plus belle comme s’il ne s’était jamais rien passé.

    La pluie diminuait chaque jour d’avantage et nous nous octroyions de plus en plus de pauses : direction la plage, la ville et la Bee Farm qui se présentait comme une éventuelle porte de sortie.

    plage volontariat phu quoc vietnam volontariat phu quoc vietnam

    En parallèle, le travail a continué : remblayer un trou pendant des heures jusqu’à ce qu’on apprenne qu’ils avaient une pelleteuse à disposition, s’occuper de Tommy (le fils de Thuy) et aider à la construction de leur site Internet.

    volontariat thuys house phu quoc vietnam

    C’est à cette période que Loy, un nouveau travailleur Vietnamien au sourire constant est venu égayer nos journées. Il s’est entiché de Guillaume et est devenu un très bon ami.

    Thuy nous a fait miroité de l’argent, mais nous étions conscients que cela n’était qu’un appât supplémentaire pour garder deux gros bosseurs auprès d’elle. On apprendra bien plus tard qu’elle s’est permise de foutre dehors un de ses volontaires en demandant ouvertement à sa petite amie de rester…

    benevolat phu quoc vietnam

    3 semaines se sont écoulés à ce rythme effréné, mais aussitôt nos passeports récupérés, nous sommes partis tenter notre chance ailleurs.

    Malgré tout, nous sommes restés en très bon terme avec Thuy et sa famille. Elle nous a d’ailleurs invité à passer gratuitement le jour de l’an au Resort. Elle a un bon fond, mais rester n’aurait fait que valider sa façon inconcevable de considérer ses volontaires.

    Même si cette expérience n’est pas mauvaise en soi, elle reflète les dérives des échanges de service et en prenant sur nous, nous avons pu en retirer de bons moments et quelques apprentissages.

    Et vous, comment auriez-vous réagi dans une telle situation ?

  • D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne

    D’une grosse perte à Ho Chi Minh aux charmes de Mui Ne

    Dans mon dernier article, je vous décrivais les charmes d’Ho Chi Minh Villequi sans les événements du dernier jour aurait pu rester une ville bien plus agréable.

    Un violent vol dans Ho Chi Minh City et la réponse d’une police corrompue

    Un homme au regard pervers s’est introduit dans nos vies et en l’espace de quelques minutes a fait disparaître deux mois d’écriture, des heures de travail et plusieurs centaines d’euros (2 ordinateurs et 1 tablette).

    Si seulement l’histoire avait pu s’arrêter à cet incident, je crois que j’aurais pu continuer la tête haute, mais c’était sans compter sur une justice vietnamienne bancale et inadaptée qui m’a démunie et laissé en pleurs.

    Notre dernier jour à Ho Chi Minh ne fût qu’une répétition de justification face à des gradés qui nous considéraient comme des merdes étrangères. Une véritable course effrénée pour récupérer des papiers, preuve de notre bonne foi.

    Il nous a fallu trouver nos propres témoins et nos propres traducteurs. Déjouer leurs combines, se méfier de leurs écrits, faire face à leurs rires moqueurs, résister à leurs tentatives d’intimidation, patienter pendant qu’ils jouaient à leurs jeux vidéos, expliquer, se calmer et ré-expliquer encore.

    10h plus tard, 3 « visites » de commissariats, des kilomètres parcourus, l’aide du gérant de l’auberge et quelques billets auront eu raison d’eux et nous aurons permis d’obtenir le Saint Graal : la feuille recto verso qui permettait l’indemnisation de notre assurance.

    Cette épreuve terminée, une question s’est posée :

     « Que fait-on ? À t’on vraiment envie de rester au Vietnam ? »

    14 mois sans aucun incident et à peine 4 jours dans ce pays hostile que nous avions déjà envie de déguerpir. Mais rester sur cette image négative ne nous ressemblait pas !

    En attendant, c’est Loïc et Virginie, un couple de français rencontré par la magie d’Internet, qui nous a donné le courage de rester et de continuer notre route pour aller visiter Mũi Né.

    Nous avons passé trois jours en leur compagnie : trois jours à respirer, profiter, manger, parler et apaiser nos cerveaux en ébullition.

    3 jours agréables à visiter Mũi Né

    Malgré le panorama très attractif, les descriptions d’Internet ne nous emballaient guère : « ville touristique très appréciée des Russes ».

    Mais en basse saison, Mũi Né s’est avéré parfait pour nous : désertique.

    La ville est principalement desservie par une grande rue principale qui longe la plage où l’on trouve hôtels, auberges et restaurants pour tous les prix.

    Après une grasse matinée plus que méritée, nous nous sommes vus refuser l’accès à la location des scooters pour raisons de « risques d’amendes car police dans les alentours ». Étrange mais réel au Vietnam.

    Un contre-temps que nous avons comblé en passant notre première journée à profiter de la plage, à envoyer nos papiers à notre assurance, à dévorer deux repas dans les restaurants en bord de mer et papoter plus qu’il n’en fallait.

    bateau rond mui ne vietnam

    Visite des dunes de sable

    La deuxième journée a été bien plus productive : nos scooters en main, nous avons commencé par visiter les Dunes de sable rouge, puis les Dunes de sable blanc en intégrant un arrêt au Canyon Rouge.

    3 arrêts tous aussi étranges qu’improbables sur le territoire Vietnamien, connu pour sa verdure abondante. Du sable rouge (ou plutôt saumon), du blanc et de la terre rouge vif contrastant au vert, font de Mũi Né une destination atypique et dépaysante où nous avons apprécié perdre quelques heures de notre temps.

    La rareté des touristes a rajouté une vraie touche de charme !

    dunes de sables rouges muine vietnam canyon rouge mui ne vietnam photos red canyon muine vietnam muine red canyon vietnam

    Une erreur de parcours sur le trajet nous a réservé quelques surprises.

    sur la route des dunes de sable blanc mui ne

    Malgré la belle immensité qu’offre les Dunes de sable blanc, je mets un petit bémol sur ce lieu pollué par la vue, l’odeur et le bruit de Quads, présents pour les touristes, à un prix exorbitant.

    Je vous conseille de vous éloigner au maximum pour admirer au mieux le paysage.

    dunes de sables blanc mui ne vietnam dunes de sable blanc muine vietnam

    Visite de la rivière des fées

    La troisième journée n’avait rien à envié aux autres, puisque c’est la rivière des fées qui nous a charmé.

    30 à 45 minutes de ballade rafraîchissante, les pieds dans l’eau, au milieu des roches et des palmiers aboutissent à un chemin sans issue, où vous pourrez admirer une petite cascade qui n’est malheureusement pas à la hauteur du plaisir ressenti pendant la promenade.

    rivieres des fées mui ne vietnam fairy springs mui ne vietnam

    Comme vous avez pu le lire, ces trois jours, nous ont permis de bien souffler et de patienter le temps que nos demandes de volontariat aboutissent. (Aide à la construction d’un Resort sur l’île de Phu Quoc).

    J’espère que l’incident qui commence cet article ne vous a pas démotiver à lire la suite et que les photos de Mui Ne vous auront permis de vous évader.

    Et vous, avez-vous déjà eu à faire à la police Vietnamienne ? Êtes-vous déjà allés surfer sur les dunes de Mũi Né ?

    Dites nous tous, les commentaires n’attendent que vous !

  • Que faire à Ho Chi Minh Ville ? Des photos plus que des mots

    Que faire à Ho Chi Minh Ville ? Des photos plus que des mots

    Hô-Chi-Minh-Ville a été notre premier aperçu du Vietnam, une grande ville pleine de vie aux allures vieillottes qui grouille de passants et de motos.

    Ho Chi Minh, c’est aussi des rues où chaque traversée s’apparente à un suicide et où les appartements vides sont le reflet d’une vie tellement chère que le peu d’argent récolté est dépensé dans les apparences.

    quoi voir ho chi minh ville vietnam

    Mais cette fois-ci, je n’ai pas envie de m’étaler avec des mots que je n’ai pas, j’ai donc choisi pour changer de vous faire visiter cette ville en image. Vous y trouverez le Ben Than Market, la cathédrale, la poste centrale, le musée de la guerre et le temple de Caodai.

    photo jardin publique ho chi minh ville

    Le Ben Than Market

    Il est très touristique et il faut tout négocier car les prix sont volontairement gonflés. Mais c’est une manière de vous immerger dans l’effervescence Vietnamienne.

    Ben Than Market photos photos Ben Than Market hcmc photos Ben Than Market ho chi minh city Ben Than Market ho chi minh ville marché Ben Than ho chi minh ville

    La Cathédrale Notre-Dame de Saïgon

    Cathedrale Notre-Dame de Saigon Cathedrale Notre-Dame ho chi minh ville photos Cathedrale Notre-Dame Saigon

    La Poste centrale de Saïgon

    Elle a été construite par l’administration des postes françaises, dont la charpente métallique fût conçue par Gustave Eiffel.

    photos Poste centrale de Saigon Poste centrale ho chi minh ville

    Le musée de la guerre du Vietnam

    musee de la guerre saigon ho chi minh ville

    Une visite qui s’annonçait pédagogique mais qui m’a profondément déçu. Je m’attendais à une exposition de faits objectifs pour en apprendre davantage sur cette triste période, mais l’hypersensible que je suis n’y a trouvé que de la propagande antiaméricains et une surdose d’images choquantes.

    J’en suis ressortie les larmes aux yeux.

    Certes, un peu de pathos peut permettre de marquer les esprits, mais un étage complet sur la torture ainsi qu’une pièce entière consacrée aux malformations (dont 2 fœtus dans du formol) provoqué par l’agent orange, m’ont mis profondément mal à l’aise.

    Peut-être suis-je passée à côté des informations historiques…

    photos musee de la guerre ho chi minh ville photos musee de la guerre saigon

    Le plus grand temple Cao Dai à Tay Ninh

    photos Temple Cao Dai Tay Ninh vietnam

    À quelques kilomètres d’Ho Chi Minh Ville, nous vous recommandons chaudement d’aller admirer le plus grand temple Cao Dai. La religion Caodaista, avec 5 millions d’adeptes, est la troisième du pays.

    Son architecture et ses couleurs de « Walt Disney » valent le détour.

    « C’est une religion syncrétique qui tente d’unifier les concepts du bouddhisme, du confucianisme, du taoïsme, du christianisme, de l’islam, du judaïsme et même de quelques formes locales d’animisme ».

    Elle a pour particularité de considérer Sun Yat – Sen, Victor Hugo et Nguyen Binh Khiem comme ses trois saints.

    Il est possible d’assister à leurs cérémonie gratuitement tous les jours, à conditions d’entrée à gauche pour les femmes, à droite pour les hommes, d’enlever ses chaussures et de ne pas parler à voix haute.

    Si vous êtes curieux, vous trouverez d’avantage d’informations par ici ou .

    ceremonie caodaïsme temple tay ninh ceremonie Temple de Cao Dai Tay Ninh Temple de Cao Dai Tay Ninh

    J’espère que cette visite en image d’Ho Chi Minh vous a plu, vous avez bien constaté que je n’ai pas pu m’empêcher d’y glisser quelques avis par-ci par-là 😉 

    En tout cas, je serai ravie d’avoir votre avis sur cette ville !

  • Un repos bien mérité sur les iles de Thailande

    Un repos bien mérité sur les iles de Thailande

    Se lever à 4h30 du matin, méditer plusieurs heures par jour dans des postures douloureuses et faire face à ses émotions n’est pas de tout repos. Même si je suis ressortie pleine d’énergies positives de notre retraite silencieuse, je n’avais pas pour autant envie de visiter et courir de partout.

    Ces activités chronophages et hyper stimulantes étaient à l’opposé total de ces sept jours de silence.

    Du coup, la suite de notre séjour s’est transformé en farniente, dormir, méditer, manger, rire, se baigner et admirer les couchers de soleil. Et quoi de mieux que le décor des îles à l’Est de la Thaïlande pour réaliser toutes ces activités ?

    plage koh samui ile thailande

    L’île de Koh Samui

    Koh Samui est décrite comme un lieu très touristique. Un endroit devenu Sea, Sexe, Sun and Sand mais surtout assez riche. C’est d’ailleurs pour cela qu’un moine a décidé de créer un centre de méditation pour tenter de contre balancer toute cette frénésie non bénéfique à ces yeux.

    Nous avons trouvé un bungalow très bon marché, sur une plage isolée. L’eau n’était certes pas très profonde mais, nous étions loin des grands hôtels de masse et des plages remplies de transats.

    Même si nous recherchions globalement du calme, nous avons passé d’excellentes soirées avec nos compagnons de la retraite, profiter de l’agitation des marchés de nuit, manger des pad thai avec délice, bu des shakes avec passion, méditer sur la plage et tenter quelques figures d’Acroyoga sans grande réussite.

    Pad Thai Harry's koh samui thailand

    Parce que notre petit coin nous plaisait bien, mais surtout par flemmardise, nous n’avons pas visité le reste de l’île.

    Où manger : Nous mangions chez Harry : des plats copieux et délicieux et de bons shakes à moindre coût.

    sortirLamaï Night market

    Où DormirNew Hut Bungalow : malgré un personnel très désagréable, le rapport qualité/prix est très correct

    Où méditer : toutes les informations sont sur l’article La force du silence : vécu d’une retraite silencieuse.

    L’île de Koh Pa Ngan

    Notre deuxième arrêt fût en toute logique : Koh Pha Ngan, l’île réputée pour sa célèbre full moon.

    Mais nous l’avons volontairement évitée : cette expérience soit disant incontournable de la Thaïlande était une fois encore loin de notre état d’esprit du moment.

    bungalow plage haad salad ile koh pha ngan thailande plage haad salad ile koh pha ngan thailande

    Notre emploi du temps a vraisemblablement ressemblé à notre séjour sur l’île de Koh Samui, une petite chambre à une centaine de mètres de la plage de Haad Salad, du repos, un restaurant et un peu de snorkeling.

    coucher de soleil haad salad ile koh phangan thailande

    Sauf que cette fois nous avons bravé l’inconnu et loué un scooter pour la première fois de notre vie. Une idée qui nous a certes donner une bonne liberté mais qui s’est avéré ne pas être une grande réussite.

    Résultat : la visite d’une île aux allures de grand Ressort adapté aux touristes, une roue déchirée dans toute sa longueur, quelques euros dépensés, une belle rencontre et des baignades sur des plages plus ou moins magnifiques :

    Haad Rin : passer votre chemin ?

    Les indénombrables boutiques en bord de plage donnent un aperçu des ambiances festives. En tout cas, la célèbre plage de la full moon n’a vraiment rien à envier à ses consœurs.

    koh phangan haad rin plage full moon party thailande

    Paradise beach

    Sûrement la plus sauvage et la plus belle plage de l’île que nous avons vu. Mais elle se fait désirer.

    Nous nous sommes basés sur des informations dénichés sur Internet : « possibilité de camper, chemin non accessible en scooter, 20 minutes des marche ». Il en fallait moins pour nous décourager.

    Le chemin s’est avéré effectivement difficile d’accès en scooter pour un débutant. Au bout d’1/4 d’heure, un local s’est arrêté pour nous expliquer que la plage était trop loin pour y aller à pied. Il souriait en regardant nos tongs et nous a gentiment invité à monter dans son pickup : invitation que nous nous sommes empressés d’accepter.

    C’était  Sak, le propriétaire d’une partie la plage et d’une grosse partie du terrain autour (rien que ça).

    En tout cas, il ne s’était pas moqué de nous. 1h plus tard, nous étions toujours dans la voiture sous un soleil de plomb paniqué à l’idée de trouver une solution pour rentrer… Sak nous a une nouvelle fois sortie de ce mauvais pas, en nous ramenant une heure plus tard au point de départ.

    Nous avons profité d’une bonne baignade et d’une courte visite des lieux avec le propriétaire avant de reprendre la route en sens inverse.

    paradise beach koh phangan thailande

    Conseils : Si vous souhaitez vous rendre à Haad Yao East, prévoyez de quoi randonner plusieurs heures ou alors croiser les doigts pour que Sak passe dans les parages. Ne prenez pas le risque de vous y aventurer en scooter à moins que vous soyez un habitué. Il ramasse des touristes accidentés quasiment tous les jours dont un pendant notre trajet.

    Koh Ma

    C’est une petite presque île reliée par un banc de sable, à la plage de Had Mae Had.

    C’est la deuxième plage la plus belle que nous ayons vu. Les reliefs aux alentours sont magnifiques et colorés et le peu de bungalows en retrait, cachés par les arbres laisse à la plage un air sauvage.

    De plus, ils ont un des plus beaux spots de snorkeling de toute l’île.

    ile koh ma koh phangan thailande

    C’est sur cette visite que s’est achevé notre séjour à Koh Pha Ngan. Nous avons fait le choix de ne pas multiplier les expériences et avons donc rebroussé chemin sans aller jusqu’à Koh Tao. Un choix que nous ne regrettons pas, nous avions déjà trouvé ce que nous étions venus chercher.

    Et vous, quel a été votre ressenti sur les îles à l’est de la Thaïlande ? ça vous donne envie d’y passer quelques jours de vacances ?

  • Un volontariat épicé : à la découverte du poivre bio de Kampot

    Un volontariat épicé : à la découverte du poivre bio de Kampot

    Je me replonge dans mes souvenirs cambodgiens pour vous faire partager cette expérience riche et unique de volontariat au milieu du poivre de Kampot.

    Je me souviens très bien de notre arrivée nocturne sous une pluie battante, au milieu d’un vacarme assourdissant. Les grenouilles invisibles, mais pourtant en grand nombre, nous ont accueilli en fanfare. Nous nous étions rapidement réfugiés dans notre bungalow en bois dont nous n’avons pu admirer le charme qu’une fois le jour levé.

    bungalow volontariat cambodge poivre de kampot

    Nous nous sommes réveillés à l’écart du monde, sans eau courante, ni électricité.

    Les employés vivent en famille sur la propriété et Sothy, jeune cambodgienne, mène la barque avec son mari allemandun amoureux du Cambodge qui a beaucoup fait pour ce pays. Ami du premier ministre, il y a quelques années, il a réintroduit les vaches dans le pays et à beaucoup œuvrer pour aider les paysans.

    Aujourd’hui, il a repris cette ferme autonome en électricité avec sa femme et ils font fructifier leur travail avec passion.

    C’est dans cet univers loufoque que nous étions immergé : au carrefour d’un fonctionnement occidental et asiatique, où la rigueur allemande s’est mélangé au chaos Cambodgien et où la vie en groupe fait face à un couple décalé.

    champ de poivre de kampot bio

    C’est dans la ville de Kep, (région de Kampot) au sud du Cambodge que nous avons tout appris sur l’un des poivres les plus célèbres du monde : le poivre de Kampot.

    Il bénéficie d’une Indication Géographique Protégé (IGP), reconnue par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et qui désigne les produits dont les caractéristiques sont liées à une zone géographique.

    Effectivement, le quartz présent dans les sols de cette région fourni des minéraux qui rend ce poivre si savoureux.

    poivre de kampot bio sothy pepper farm

    La récolte s’était effectuée de mars à juin. Nous étions donc dans l’étape suivante : trier et conditionner.

    Nous avons passé des heures assis au sol, le nez remplis d’effluves fruitées et épicées et les papilles aguichées par les saveurs aromatiques et piquantes de ces grains aux quatre couleurs.

    Nous retirions patiemment à la pince à épiler, les grains cassés, brûlés et pourris. C’est ce triage manuel qui assure la qualité de ce poivre !

    guillaume pese le poivre de kampot bio aline trie le poivre de kampot a la main

    Les mains dans les épices, nous tentions de communiquer sans grand succès avec les employés Khmers, notre méconnaissance de leur langage nous menait malheureusement dans d’innombrables impasses. Par conséquent, nous avons passé du temps à observer leurs gestes lents et désintéressés ainsi que leur facilité à s’oublier dans leurs hamacs.

    Face à des adultes occupés par leurs obligations professionnelles, les cris des enfants raisonnaient au rythme de leurs jeuxNori, le plus audacieux et le plus inépuisable, s’attachait rapidement à nous, une vraie boule d’énergie et une authentique bouille d’amour, Lukina, plus âgée mais plus timide, s’approchait à pas de loup et s’apprivoisait à l’aide de temps, de patience, de quelques stylos et de la chanson française « 3 petits chats ». Dino, le plus jeune restait plus facilement dans les bras de sa maman, mais ne manquait pas de vadrouiller dans nos pattes quand l’envie lui prenait.

    nori benevolat cambodge sothys pepper farm enfant volontariat cambodge poivre de kampotle monde a deux volontariat cambodge poivre de kampot

    Une jeune chienne énergique, un couple d’oies plus efficace que des chiens de gardes, 2 paisibles vaches, 1 chat paresseux, 1 chatte autonome et ses 3 chatons tout mignon complétaient cette famille atypique qui vivait à la Sothy’s Pepper Farm.

    benevolat cambodge poivre de kampot

    En pleine saison des pluies, l’atmosphère était chargée d’humidité, le ciel s’assombrissait aussi souvent qu’il dévoilait ses plus beaux atouts. La moiteur de l’air s’estompait face aux averses dont la durée semblait dépendre de la seule volonté du firmament.

    Nous avons rapidement pris le rôle de guide touristique, car des familles, des couples et des backpackers venaient de tout pays curieux d’apprendre d’où venait ce fameux poivre de Kampot.

    Ce travail a engendré de belles rencontres et d’enrichissants échanges autour de nos connaissances fraîchement apprises sur cette exploitation et sa production.

    volontariat cambodge tourisme poivre de kampot guillaume explique qu est ce que le poivre de kampot

    D’où viennent les couleurs du poivre de Kampot ?

    voila a quoi ressemble du poivre de kampot

    Ils viennent tous de la même plante. Les grains frais sont naturellement verts et rougissent en mûrissant.

    Les verts séchés au soleil deviennent du poivre noir, fort et piquant en bouche et les grains rouges sont divisés en 2 parties.

    La première est séchée directement au soleil et produit un poivre rouge très fruité. La deuxième partie est bouillie, ce qui fait perdre sa peau aux grains et donne un poivre blanc aux arômes beaucoup plus subtils.

    Pour obtenir une telle qualité, aucun produit chimique n’est utilisé à la Sothy’s Pepper Farm. Seule la feuille de Neem fermentée aux odeurs agressives est dispersée sur les plants pour éloigner les insectes. Quant aux engrais, les plantes se nourrissent des fientes de chauve souris trouvés dans les grottes voisines ainsi que de quelques bouses de vaches séchées !

    Contrôlés régulièrement, ils jouissent du label bio EcoCert français.

    Je ne peux terminer ce récit sans évoquer les douceurs fruités qui garnissaient nos assiettes. Des centaines d’arbres fruitiers surplombaient leur terrain et donnaient pour notre plus grand bonheur des mangues, des ananas, des ramboutans, des mangoustans, des longanes et des fruits du jacquier tous aussi goûtus et charnus les uns que les autres.

    Du frais, du bio, du jardin, nos papilles ne se sont jamais rassasiés de ces petits trésors Cambodgien. Les savoureux repas de Sothy ainsi que les quelques virées au restaurant n’étaient que la cerise sur le gâteau.

    voila comment pousse un ananas

    En tout cas, chaque expérience aussi intense soit-elle arrive un jour à son terme. D’autres volontaires venaient prendre le relais, nous avons donc repris un bus direction Phnom Penh pour sauter dans un avion qui nous a mené tout droit à Kuala Lumpur.

    Mais ce sont d’autres souvenirs que j’ai hâte de vous partager.

    champ de jeune poivre de kampot

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Hôte trouvé sur Workaway

    Temps de travail : 6 jours de travail par semaine. Les heures de travail peuvent être très variable mais c’est généralement 4h/jours. Même s’il nous arrivait de faire d’avantage lorsqu’il y avait énormément de touristes.

    Le travail consiste à la récolte pendant la saison, trier et conditionner le poivre et faire les tours en français voire en anglais.

    Repas : 3 repas compris avec la possibilité de manger végétarien/vegan. Sothy ainsi que son personnel cuisine pour tout le monde et les repas sont excellents.

    Logement : Vous aurez un grand bungalow dans la Nature, sans eau courante. L’électricité est fournie grâce à des panneaux solaires.

    Internet : ils ont des cartes rechargeables et le wifi est disponible la journée dans les parties communes. La connexion est tout à fait suffisante pour communiquer et surfer un peu.

    Pour plus d’informations et plus de photos, je vous invite à lire l’article de The beauty is in the walking, un couple qui a passé 2 semaines de bénévolat dans cette même ferme, peu de temps avant nous et en période de récolte du poivre.

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    Alors, cette expérience vous a plu ? Vous avez des questions sur le poivre, une envie soudaine d’aller les aider ou vous bavez à l’idée de manger leurs fruits ?

    Dites-nous tous, les commentaires sont là pour ça !

  • La force du silence : vécu d’une retraite bouddhiste

    La force du silence : vécu d’une retraite bouddhiste

    Un voyage intérieur

    Imaginez un coin de Nature où vivent des nonnes et des moines. Imaginez alors que vous y posiez vos sacs et que vous vous libériez de tout objet susceptible de communiquer (téléphone, ordinateur…), tout objet capable de vous stimuler (carnet/stylo, livre, appareil photo …).

    Imaginez que vous fassiez le pacte de ne plus émettre une seule parole pour les sept prochains jours et de promettre que le langage corporel sera mis en sourdine.

    Imaginez alors que les seules choses qu’il vous reste sont : votre sourire, vos yeux et vos pensées.

    Les seules voix que vous entendrez pendant cette semaine seront celles des moines et des responsables pour vous fournir enseignements et informations pratiques.

    Vous avez à peine le temps d’échanger avec tous les autres participants que vous êtes déjà plongé dans un monde de silence effrayant et rassurant à la fois.

    La cloche annonce le début de cet univers insonore et elle seule vous rappelle que le temps passe à son propre rythme. Les premières heures de méditation assise semblent durer une éternité. Vous bougez toutes les 5 minutes car votre manque de souplesse rend vos articulations douloureuses. Les premiers jours, vous remerciez même les temps de médiation debout et marchée. Le yoga matinal vous accompagne dans cette torture qui quelques jours plus tard passera inaperçue.

    Vous effectuez docilement la tâche que vous avez choisie. Comme tout le monde, ces 15 minutes de « corvée » quotidienne deviennent une autre possibilité de travailler sur vous-mêmes.

    Au fur et à mesure, vous réalisez à quel point vos pensées sont rapides, possessives et vous finissez par admettre que vous n’êtes pas vraiment seul. Chaque prise de conscience de ce phénomène que vous laissez s’envoler est une victoire.

    Au-delà de ces manifestations intérieures, vos propres critiques sont incessantes . Votre assiette est-elle trop remplie ? Est-ce que vous prenez votre douche à la bonne heure ? Est-ce que vous devez aller au dortoir ou vous asseoir ailleurs ? Est-ce que vous faites bien comme tout le monde ? Des années pour réaliser que vous êtes votre propre persécuteur. Car finalement, ici, vous avez le droit d’être vous-mêmes, sans jugement et sans reproches.

    Le vent qui fait bouger les arbres se transforme en une musique délicieuse. Les poules qui volent sous vos yeux ou les fourmis qui retournent chez elles deviennent un spectacle tout aussi passionnant qu’un coucher de soleil.

    Les deux uniques petits repas quotidiens vous rassasient plus que vos trois grosses portions habituelles.

    Les couleurs sont plus vives et les goûts plus prononcés, tout simplement car vous y prêtez attention.

    retraite bouddhiste vipassana thailande koh samui

    Après avoir apprécié les beautés de la Nature, vos sentiments les plus profonds vous éclatent en pleine figure. La tristesse se fait vicieuse et rend vos yeux humides, la colère se terre perverse au creux de votre poitrine et la panique vous surprend en plein milieu d’une méditation.

    Vous voyez des participants partirent les uns après les autres et vous êtes fiers de continuer malgré les difficultés et la fatigue des réveils avant l’aube. Votre persévérance commence à porter ses fruits. L’obsession de l’horloge et du temps disparaît, votre voisine de dortoir qui tape dans son lit ne vous agace plus, pas plus que les personnes qui parlent et qui écrivent alors que ce n’est pas recommandé ou ceux qui jettent leur assiette en en ayant mangé la moitié.

    La fin de la semaine approche à grands pas et la panique revient à l’idée de quitter ce « monde protégé ». Heureusement, le suivi est adapté et les enseignements vous accompagne à passer ce nouveau cap.

    Le dernier soir, chacun s’exprime sur ses émotions et même si tout le monde a son propre vécu dans le silence, vous vous sentez proches les uns les autres.

    C’est alors que le dernier son de cloque retentit, il a un timbre différent et une signification bien à lui.

    Les mots ne viennent pas aussi naturellement que vous l’auriez imaginé. En rangeant votre lit et vos affaires, vous entendez les voix revenir les unes après les autres et finalement la vôtre aussi. Elle est toujours là mais quelque chose a changé : elle est plus présente, plus chaleureuse et plus réfléchie.

    Chacun s’embrasse et quitte le monastère. Votre chemin semble flou et incertain, mais la conviction que tout ira bien est ancrée au plus profond de vous. Ainsi vous reprenez la route chargés d’énergie, confiants et apaisés.

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    J’ai volontairement utilisé le vous, mais tous les sentiments retranscris ne sont que mes ressentis personnels et chacun de vous peut vivre une retraite très différemment.

    De plus, je tiens à remercier Olga Saliy, photographe professionnelle qui a réussi à immortaliser mes souvenirs et qui a gentiment accepté de me fournir quelques-unes de ses photos.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Où : au centre Dipabhavan sur l’ile de Koh Samui en Thaïlande

    Prix : C’est gratuit et fonctionne entièrement avec un système de donation. Vous donnez ce que vous souhaitez à la fin de la retraite.

    Inscription : il y a un formulaire d’inscription sur cette page.

    Durée du séjour : Nous avons fait une retraite de 7 jours, mais ils en proposent aussi une de 4 jours.

    Dates : Toujours du 7 au 10 ou du 20 au 27 de chaque mois

    Alternatives : Pour faire une retraite de 10 jours avec exactement le même type d’enseignement c’est au centre de Suan Mokkh qui ne demande aucune inscription. Présentez-vous la veille ou le matin du début de la retraite.

    Engagement : Même s’il demande un engagement de 7 jours complets, vous êtes entièrement libres de quitter la retraite si vous en ressentez le besoin. Mais il est aussi possible d’avoir un entretien avec un des responsables en milieu de semaine et vous pouvez toujours en demander un supplémentaire si nécessaire.

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    J’espère sincèrement avoir réussi à vous transporter dans ce monde parallèle et vous avoir donné envie d’essayer la méditation au moins une fois dans votre vie.

    Que vous soyez un adapte de la méditation ou un pur néophyte, n’hésitez pas à partager votre opinion et vos ressentis.