Le monde à deux

Catégorie : Asie

L’Asie, le plus grand continent du monde est souvent une étape incontournable dans un voyage au long court. Après plus d’un an à parcourir ses terres, manger sa nourriture locale, rencontrer ses habitants, nous avons vécu des expériences et des anecdotes à foison. On les partage ici, agrémenté de nos avis et de nos conseils pour faciliter votre voyage.

  • Les incontournables à visiter à Taipei

    Les incontournables à visiter à Taipei

    Nous avons arpenté les côtes de Taïwan sur près de 500 km à vélo, nous avons passé 1 mois dans une plantation d’ananas, il etait temps de vous parler de Taïpei : la capitale.

    Jamais bien fans des grandes villes, nos nouvelles amies, rencontrées dans notre bénévolat à Luye, nous ont permis de visiter Taïpei sous un autre angle.

    Voici donc un mixte de ce qu’elles nous ont conseillé et de ce que nous pensons incontournable.

    Dormir chez l’habitant

    C’est le premier point pour tout pays, mais à Taïwan c’est encore différent. Les gens sont justes incroyables. Si vous explorez la ville sans rencontrer les locaux, vous passez à côté de toute sa richesse. Nous avons utilisé couchsurfing à 2 reprises et la troisième fois, c’est Yuyu (rencontrée à Luye) qui nous a hébergé dans sa famille.

    D’une part, il est facile de trouver des hôtes et d’autre part, c’est toujours un vrai bonheur de les côtoyer.

    Que ce soit chez Joseph et son équipe de réhabilitation avec qui nous avons longuement discuté et partagé leur repas, que ce soit Marko et Nadia, généreux avec qui nous avons partagé une soirée en musique ou chez la famille de Yuyu qui regorge d’énergie et de sourires, nous avons toujours été sous le charme.

    Alors, conseil : ne passez surtout pas à côté des Taïwanais !

    dormir chez l habitant taipei

    Se promener dans les montagnes

    Tout comme Hong Kong, la ville est entourée de montagne et sans aller bien loin vous vous retrouvez rapidement en pleine Nature.

    Voici deux idées de destinations :

    L’Elephant mountain qui donne un excellent point de vue sur la tour Taïpei 101

    Du haut de ses 508 mètres, la tour 101 fût à une époque la plus haute tour du monde et reflétait la réussite taïwanaise. Aujourd’hui, elle est détrônée par le Burj Dubai, mais cela ne lui enlève aucun charme.

    L’endroit le plus réputé pour aller l’observer est l’Elephant Mountain. Il vous faudra monter une vingtaine de minutes par un escalier aménagé pour l’apercevoir, en maîtresse de Taïpei, surplombant tous les autres buildings.

    visiter taipei tour 101

    Le Mont Guanyin pour surplomber Tamsui

    Les parents de Yuyu nous ont proposé de nous joindre à eux pour leur randonnée matinale. Étant donné que c’est un couple d’une quarantaine d’année en pleine forme qui fait ce chemin tous les matins, nous nous attendions à une bonne ballade. Mais nous avons été clairement scotché.

    Des cordes et des pentes raides ont rendus la randonnée beaucoup plus excitantes que nous l’aurions imaginé. Je vous rassure, il y a d’autres chemins plus accessibles.

    randonnee montagne taipei

    vue du Mont Guanyin taipei
    la récompense après une bonne heure de grimpe

    Goûter, déguster et apprécier la nourriture taïwanaise

    Quand nous demandons aux locaux les choses à faire à Taïwan, ce qui revient à tous les coups c’est : goûter la nourriture locale : les boules de viandes, les œufs centenaires, les sucreries, les légumes, les nouilles, les saucisses grillées, le tofu puant …

    Bref vous l’avez compris : c’est sans fin alors testez !

    gouter nourriture taipei taiwan

    nourriture taipei taiwan
    tofu à l’amande

    Se promener à vélo

    Nous en avons réalisé une petite partie en revenant de notre tour de Taïwan à vélo. Il existe un chemin complètement aménagé le long de la rivière qui va du comté de Taipei jusqu’à la ville.

    visiter taipei a velo

    Flâner dans les marchés de nuit

    C’est une ambiance animée, colorée et olfactive que nous vous invitons à découvrir en flânant entre les centaines d’étalage qui proposent victuailles à volonté, babioles en tout genre et vêtements bons marchés

    Regarder, sentez, goûtez, négociez, achetez : en bref mêlez vous à la population qui vient prendre leur diner à emporter et surtout faites-vous plaisir !

    Le marché de Shilin est le plus grand et le plus connu, gratuit et accessible depuis la station Jiantan (MRT).

    visiter marche de shilin taipei

    Visiter un temple

    Nous avons visité le temple Longshan, un des plus plus importants, remplis de fidèles et d’offrandes.

    Plusieurs fois détruits par des tremblements de terre, il a toujours été consciencieusement reconstruit par les habitants.

    visiter temple Longshan taipei

    Flâner dans le quartier historique : Dadaocheng

    Les filles nous ont emmenées dans un vieux quartier caractéristique. On y trouve des immeubles typiques et des marchants de fruits secs ou de produits locaux où l’idée est une nouvelle fois de flâner et de trouver des objets atypiques loin des quartiers touristiques.

    visiter quartier Dadaocheng taipeivisiter vielle ville taipei

    Voir le mémorial de Chiang Kai Shek

    C’est un monument érigé en la mémoire de Tchang Kaï-chek, ancien président de la République de Chine.

    visiter mémorial de Chiang Kai Shek a taipei

    Visiter l’appartement qui a gagné le premier prix d’un concours de rénovation.

    Malheureusement, cet appartement n’est pas accessible aux touristes, c’est par une connaissance d’Alice que nous avons eu ce privilège. Mais nous avons tellement aimé cet endroit que je voulais vous en faire la visite virtuelle, juste pour le plaisir.

    Le propriétaire a récupéré le cabinet dentaire de son grand-père et en a fait son lieu de travail. Il a créé une combinaison de style rétro et post-moderne industriel qui donne un appartement vraiment caractéristique.

    Cet amoureux de la France a dissimulé son attachement à notre pays d’origine aux quatre coins de l’appartement.

    Je vous laisse les dénicher 🙂

    visiter taipei avec les locaux

    visite appartement taipei visiter appartement taipei je suis charlie taipei appartement taipei vin appartement gagnant concours taipei

    appartement concours taipei

    appartement dentiste taipei

    [clear]

    Notre liste se termine ici et j’espère qu’elle vous donnera envie de visiter Taïpei.

    En tout cas, elle est loin d’être exhaustive, alors n’hésitez pas à nous partager vos bons plans !

    Source :

    Taïwan mag 

  • Ce bénévolat à Taïwan vous ressourcera par sa simplicité et son authenticité

    Ce bénévolat à Taïwan vous ressourcera par sa simplicité et son authenticité

    Faire un périple de 500km à vélo est une expérience à part entière, mais ce n’est pas la plus optimale pour rencontrer les locaux.

    Pourtant Taïwan est un vrai coup de coeur ! Et notre passage à Luye n’y est pas pour rien.

    Le monde parfait ?

    Quelques jours de repos à Taipei ont été suffisant pour nous remettre de nos émotions et des kilomètres à vélo que nous avions dans les pattes.

    Nous étions à peine arrivés chez nos nouveaux hôtes après 8h de train, qu’ils nous ont embarqués dans une soirée.

    Après 3 mois passés à Luye, un bénévole anglais partait le jour suivant. Le héros de la soirée, ivre d’alcool et de joie, chantait et pleurait passant des uns aux autres les inondant d’amour. Il s’est approché de nous les yeux brillants et le sourire aux lèvres :

    You will love this place, people here are amazing. They are like a family now. I want to come back as soon as possible.   (Vous allez adorer cet endroit, les gens sont géniaux. Ils sont comme ma famille maintenant. Je veux revenir dès que possible).

    Pour des raisons de papiers, il devait partir, mais c’était une certitude, il reviendrait.

    Au milieu de cette euphorie, nous y avons aussi rencontré Robert, le créateur du premier Lonely Planet Taïwanais. Il est tombé amoureux de cette île et d’une de ses habitantes. Il souhaite y finir ses jours et il obtiendra ses papiers très prochainement.

    Où étions-nous arrivés ? Tant de bonheur et de simplicité ressortaient de cette soirée. Était-ce vraiment ce qui nous attendait à Luye ?

    Notre séjour nous a prouvé que oui.

    le monde a deux benevolat taiwain

    Une vie exemplaire à la ferme

    Ce petit coin de paradis se trouve dans le sud-est de Taïwan. Dans un petit village à une heure de route de Taitung, A-rong, sa femme et leurs deux garçons sont installés dans la maison de la grand-mère maternelle.

    Le père avait un rêve : cultiver bio. Lors d’une soirée bien arrosé, il s’est confié :

    Tout le monde me disait que c’était impossible, que ça ne marcherait pas et je leur ai prouvé que si

    Ils racontent qu’à une époque, ils avaient beaucoup d’argent. Vers 20 ans, ils ont eu deux enfants, car c’était la logique des choses. Puis leurs choix ont évolué.

    Maintenant, ils ne roulent plus sur l’or, mais leur vie modeste leur plait. La maman et ses deux fils sont adeptes d’une religion bouddhiste et vegans depuis plusieurs années. Le père n’adhère pas à cette philosophie mais respecte totalement leur mode de vie.

    L’harmonie et le respect qui existent dans cette famille sont beaux à observer. Ils ne courent après rien si ce n’est la simplicité et la Nature.

    Je gobe leurs paroles et me surprend à absorber leurs énergies.

    le monde a deux benevolat taiwain ananas

    Ils possèdent des plantations de thé et d’ananas et depuis peu des bananiers. Autour de Luye c’est le paysage classique, sauf que chez eux, tout est naturel et bio. C’est-à-dire qu’ils n’utilisent aucun produit chimique et aucun arrosage. Les plantes vivent avec la Nature : parfois la saison est bonne et parfois moins.

    Suite à la rencontre d’une touriste, ils ont créé un bar et un magasin/épicerie de produits bio où les gens peuvent se poser et boire une tasse de thé. Les journées sont rythmées par les touristes taïwanais qui passent en coup de vent ou qui s’installent et discutent. Les deux propriétaires les accueillent toujours avec le sourire et beaucoup de plaisir.

    Ils ont régulièrement des volontaires taïwanais et depuis peu Amine a initié l’arrivée d’étrangers. Après une expérience en Allemagne, il a vu le potentiel pratique et humain d’un tel échange et a convaincu ses parents qui ne parlent pourtant pas bien anglais, voire pas du tout pour son père.

    C’est peut-être la seule note négative de notre séjour, de n’avoir pas pu communiquer directement et plus amplement avec les parents.

    Une expérience riche en échange

    Je pourrai passer des heures à vous raconter la simplicité et la joie de vivre qui ont bercé notre quotidien pendant notre séjour à Luye. Nous n’avons jamais eu une tâche aussi répétitive et désagréable que de désherber entre les ananas et pourtant le temps filait à tout allure.

    Au milieu des montagnes et de bananiers, j’appréciais être ici.

    Yuyu, Alice et Tiffany, trois filles de Taipei, ici pour le plaisir de la Nature, ont été de vrais vecteurs de leurs cultures. De véritables bavardes qui avaient toujours le sourire aux lèvres. Addict au sucre, elles nous ont fait découvrir le plaisir des chips de patate douce. Déjà que j’étais tombée amoureuse des patates douces japonaises, mais là, elles m’ont carrément attrapée dans leurs filets !

    Au son de la musique ou de nos voix, nous prenions régulièrement des pauses où nous avions toujours quelque chose à nous raconter. Lorsque Yuyu passait du temps au café avec des clients, il n’était pas rare de la voir arriver avec un plateau, du thé, des fruits et des gâteaux.

    pause thé dans volontariat taiwan

    Les journées passées au milieu des ananas se finissaient généralement dans le magasin, autour d’un thé et d’alcool fort où chacun se dévoilait sans mystère.

    volontariat taiwain authenticite

    Amine adorait parler, du coup nous avons pu échanger à de nombreuses reprises sur leur mode de vie, sur le veganisme et sur ses choix professionnels. Il aime cette vie, il s’installera à la campagne plus tard mais il estime qu’il doit d’abord travailler en ville avant de se lancer.

    Ils nous ont emmené à plusieurs reprises découvrir les alentours. Nous avons partagé une soirée pizza au feu de bois dans un petit village d’aborigène, aperçu la piste des montgolfières où se déroule chaque année le festival et nous avons accompagné la maman dans un marché local pour les courses du jour de l’an chinois.

    benevolat taiwain simpliciteworkaway taiwan aborigene soiree pizzaworkaway taiwan luye

    Et le travail dans tout ça ?

    Nous bossions de 8h à midi et de 14h à 17h avec des pauses régulières : une bonne journée de travail. Mais comme je vous le disais, nous ne les voyions rarement passées. Malheureusement, nous sommes arrivés à une période où le travail était monotone et pas franchement passionnant.

    Nous avons désherbé pendant tout notre séjour, sauf une fois ou deux, où nous avons empaqueté les ananas.

    champ ananas workaway taiwan

    À d’autres période de l’année, ils ramassent les ananas, les font sécher et font aussi du thé.

    Nous aurions adoré rester et découvrir toutes les autres facettes de leur travail, mais peut-être que Taïwan plantait d’autres graines en nous :

    Il faudra revenir les amis

    Quand il pleuvait tout le monde rentraient. C’était repos forcé et même pour quelques gouttes, nous étions rapatriés à la maison.

    En plus du travail quotidien, c’était régulièrement aux volontaires de faire à manger pour tout le monde. Nous ne sommes déjà pas très à l’aise lorsqu’il s’agit de cuisiner pour d’autres, mais lorsque nous nous sommes retrouvés avec des légumes inconnus à préparer pour des vegans, cela nous a semblé mission impossible.

    Les filles se sont relayées à plusieurs reprises pour nous aider et nous avons appris dans la bonne humeur à cuisiner le tofu et les légumes asiatiques.

    le monde a deux cuisine bénévolat taiwain

    C’est dans cette ambiance sereine que j’ai pu me ressourcer, me questionner sur mon alimentation, lire, faire du yoga quotidiennement et repartir plus forte que jamais.

    Je ne peux que vous conseiller d’aller à Taïwan pour toutes ses merveilles et encore plus d’aller aider cette famille pour l’unique plaisir de côtoyer leur vie.

    Et vous, quelle est la dernière fois que vous avez ressenti ce sentiment de bonheur simple ?

  • Faire le tour de Taïwan à vélo et admirer le parc national de Taroko

    Faire le tour de Taïwan à vélo et admirer le parc national de Taroko

    Nous n’avions jamais prévu d’aller à Taïwan.

    C’est grâce à Fabienne et Benoît du blog novo-monde, que nous avons posé les pieds sur cette merveilleuse île. Ils racontaient que la côte Est était le paradis pour les voyageurs à vélo. Ça nous tentait depuis un bon moment et nous ne les remercieront jamais assez !

    De plus, j’avais lu sur le net que Taïwan cherchait à promouvoir le tourisme à vélo, c’était l’occasion rêvée de se lancer.

    Une fois sur place, nous avons vite compris, que la « tradition » était de faire le tour de l’ile à deux roues. Des sites expliquaient que c’était faisable en 9 jours. Nous en avions 11 devant nous.

    Lors de notre couchsurfing, nous avons rencontré Peter qui avait réalisé ce trajet 7 fois. Il était super content de partager son expérience et ses conseils. Avec toutes ces informations, nous avons planifié notre périple : pas moins de de 1000 km et nous sommes partis sereins. (On vous met toutes les informations pratiques en fin d’article).

    Ça c’était la théorie ! La réalité fût un tout petit peu différente 🙂

    Louer un vélo à Taïwan

    La première étape et pas des moindres, c’est de trouver de bons vélos.

    Tous les sites vous parleront de la firme GIANT, le magasin spécialisé dans la vente et la location de vélo, que vous trouverez dans une grande partie des villes de Taïwan.

    Le grand avantage, c’est que vous pourrez prendre et déposer le vélo dans les villes que vous voudrez. Mais honnêtement, dans la réalité, je n’ai jamais entendu parler d’un étranger qui avait réussi à faire affaire avec eux.

    Nous n’avons pas fait exception.

    Le premier challenge consistait à trouver un vendeur qui parlait anglais. Mais il nous a gentiment expliqué, qu’ils étaient complet pendant 2 mois… Je vous avoue qu’on est resté très sceptiques sur ce sujet car hors saison touristique avec une vitrine qui proposait une quinzaine de vélo, nous avons eu du mal à comprendre.

    Quant au deuxième magasin, ils nous ont répondu très froidement que ce n’était juste pas possible…

    C’est à Tamsui (la vieille ville de Taipei) dans un tout petit magasin que nous avons trouvé un très bon plan. Un vieux Monsieur souriant et adorable nous a loué des vélos pour 120 $ taïwanais par jour (3,5 euros environ). Même s’il ne parle pas anglais, il a tout fait pour communiquer et il y a toujours quelqu’un dans les environs pour aider à traduire.

    ou louer un velo a taiwanPour ce prix-là vous avez :

    • un super vélo Giant (surement récupéré et retapé)
    • un casque
    • un antivol
    • une chambre à air (à rembourser en cas d’incident)
    • une pompe
    • des outils
    • deux sacoches à l’arrière
    • des lumières
    • le choix de la selle (dure ou molle)

    Nous avons simplement ajouté le prix dérisoires de 2 tendeurs ( 2 euros )

    Les vélos sont dans un parfait état, il a vérifié et changé les freins le jour même devant nous et tout était graissé. Il a même proposé des sacoches plus grosses pour mon homme.

    Après 500 km, nous n’avons rien à redire sur ces vélos. Nous vous le conseillons sans hésitation.

    Jour 1 – Le départ fût un vrai calvaire (60 km)

    le tour de taiwan a velo keelungUne fois nos vélos sous la main, c’est avec plein d’enthousiasme que nous avons démarré notre voyage depuis Tamsui.

    J’avais sous-estimé ce que cache un voyage à vélo et ce premier jour fût une vraie torture.

    D’une, il m’a fallu du temps pour apprivoiser mon destrier (oui, je suis très longue à la détente…) et de deux, la météo ne nous a pas montré son meilleur visage. Je voyais la mer se déchainer et les éoliennes tournaient à plein régime, pendant que nous luttions face au vent pour grappiller quelques kilomètres.

    Si seulement, les prévisions d’Internet s’étaient révélées exactes, je n’aurai peut-être pas souffert autant. Mais les routes étaient rarement agrémentées de pistes cyclables et loin d’être plates. Les voitures nous frôlaient et les côtes qui s’enchaînaient ont mis ma concentration et mes forces à rude épreuve.

    Je me suis surprise à méditer en roulant, toutes mes pensées me frôlaient et je n’étais concentrée que sur ma respiration. Malheureusement cela n’a pas duré assez longtemps… Les premières douleurs sont apparues avant que la journée touche à sa fin. Nous avons donc trouvé notre premier campement dans un port qui a très bien fait l’affaire.

    Ce premier jour s’est terminé, j’étais déjà épuisée.

    coucher de soleil tour de taiwan a velo

    Jour 2 – Je prends doucement le rythme (80 km)

    Les douleurs se sont amplifiées. Ceux qui ont déjà fait une journée entière de vélo comprendront. Moi, c’était ma première fois. J’avais beau faire 20 minutes de vélo tous les jours à Bordeaux, ce n’était rien comparé au challenge qu’on s’imposait maintenant. Mes cuisses, mes fesses et mes genoux n’ont rien compris et j’ai essayé de les écouter en m’arrêtant à de nombreuses reprises.

    Malgré les douleurs lancinantes et des pentes qui me semblaient (subjectivement) insurmontables, j’ai pris un bon rythme. 80 km nous ont mené jusqu’à Toucheng, où nous avons trouvé face à la mer, un spot très agréable qui nous a protégé de la pluie.

    tour de taiwan a velo camping tente

    Jour 3 – Enfer, inconscience et adrénaline (90 km)

    La journée avait super bien commencé, des kilomètres de plat nous ont permis de rattraper un peu de « temps perdu ». Sauf que nous avons très vite déchanté.

    Suao Harbor fût le début de l’enfer. Nous avons entamé la route 9 très optimistes : un kilomètre est passé, je me disais que ça finirait par s’arrêter. Mais jamais …

    Nous étions au milieu des montagnes, sur des pentes à 12% environ qui s’enchaînaient sans que nous n’en voyions la fin. Les deux premiers jours n’étaient qu’un échauffement. Heureusement, les voitures ralentissaient et leurs passagers nous encourageaient.

    « Mais bordel … Aidez-nous au lieu de nous motiver !!! »

    C’était super gentil de leur part, mais c’était tellement dur pour moi que sur le moment, j’ai détesté leur sourires…

    La vue a pourtant adoucit mon calvaire, car l’île se dévoilait sous nos yeux, pour notre plus grand plaisir.

    vue de suao harbor tour taiwan velo

    J’en avais tellement marre de monter que je voulais absolument en finir quel qu’en soit le prix… Il était hors de question, que je continue le lendemain.

    Quelle bonne idée j’ai eu là…

    Mal aiguillé par un passant, nous avons pris du retard et avons finis notre périple dans la nuit sur une route de montagne remplie de camion, au bord d’un précipice… Heureusement toutes les voitures faisaient toujours très attention à nous.

    J’ai rarement eu aussi peur et ce jour-là, j’ai découvert l’adrénaline. C’est la seule chose qui me forçait encore à pédaler. Je suis arrivée en ville, sous le choc, incapable de bouger davantage ou même de parler.

    C’est ce soir-là que nous avons été voir la police pour leur demander où nous pouvions dormir. Ils nous ont ouvert une école publique avec un grand sourire. Nous avons eu accès à l’eau (chaude et froide) et au wifi.

    Nous avons été impressionné par la qualité des écoles à Taïwan, elles sont grandes, belles, il y a de grands terrains de sport et souvent très colorées et ludiques.

    tour de taiwan a velo dormir ecole

    Jour 4 – Récompense : les gorges de Taroko (45 km)

    Ce jour-là, nous nous sommes imposés une journée tranquille, car nous en avions vraiment besoin. C’est très gentiment que nous sommes arrivés aux gorges de Taroko : la grande récompense de ces quelques jours de galères.

    Le trajet comporte aussi des pentes, mais rien en comparaison avec ce que nous avions fait la veille.

    Les gorges sont justes splendides, on a pris le temps de s’arrêter à plusieurs reprises et d’en profiter.

    visiter le parc national de taroko

    Il y a de nombreux treks à faire, mais aucun endroit sécurisé pour y laisser les vélos (petite déception).

    dormir camper parc national de tarokoles gorges de taroko a velovue des gorges de taroko a velo

    [clear]

    Jour 5 – La route 11 sous le soleil (90 km)

    Repartir du camping a été une partie de plaisir. C’est en me laissant porter par la pente, les cheveux au vent, que j’ai réalisé à quel point l’aller n’avait été qu’un faux plat pendant des kilomètres. Je n’étais pas très à l’aise avec le précipice à ma droite, mais ça rendait l’expérience encore plus impressionnante.

    À Hualien, nous avons dû faire un choix : longer la côte sur la route 11 où nous enfoncer dans les terres sur une des routes 9 ou 193. Nous avons choisi de prendre la 11, la vue est belle, mais rien de plus que ce que nous admirions depuis le début. Et le retour en train nous a fait regretté notre choix.

    Jour 6 – Arrêt forcé (90 km)

    tour de taiwan a velo gorges de taroko

    Le beau temps nous souriait enfin. Non pas que nous avions eu du temps pourri, mais le soleil n’était pas toujours au rendez-vous et le brouillard masquait souvent les côtes.

    Malheureusement, c’est ce jour là que le genou de Guillaume a commencé à lâcher. Il a voulu continuer mais j’ai été catégorique : un genou c’est trop important et trop long à soigner en cas de pépin.

    L’idée c’était de dormir à Chenggong, mais vu l’accueil de la police et le mauvais pressentiment que nous avons ressenti, nous avons poussé un peu plus loin, pour trouver un vrai « coin camping » chez les flics.

    J’ai redécouvert le plaisir simple de prendre une douche chaude et je vous jure que nous avons même eu le privilège de se faire servir à manger par l’officier de service.

    Jour 7 – Dormir dans une gare privatisée (40 kms)

    Nous sommes arrivés tant bien que mal jusqu’à Taitung et après 500 kilomètres dans les pattes, c’était la dernière étape de ce challenge.

    Guillaume se sentait super déçu, mais je prenais ça avec le sourire. J’étais tellement fière de moi. Car certes, nous n’avons pas fait le tour de l’île, mais c’est plutôt une belle réussite pour des débutants non ?

    C’est sur ces belles pensées que les difficultés ont commencé :

    • Internet vantait la facilité de prendre le train avec un vélo, mais avec un petit budget … pas aussi simple
    • Trouver un lieu pour planter la tente en pleine ville …
    • Organiser la suite du voyage, vu qu’il nous restait 4 jours à combler

    C’est Eric, un employé de la gare, qui nous a sauvé d’à peu près toutes ces galères. En cherchant sur tous ses ordinateurs, il nous a trouvé deux trains au tarif très alléchant. Il était tout penaud de ne pas pouvoir nous héberger, car il loge dans un mini appartement au-dessus de la gare. Mais il a remué ciel et terre pour nous trouver une solution. C’est avec, une nouvelle fois, l’accord de la police qu’ils ont accepté de nous laisser dormir dans la gare qui est pourtant fermée au public.

    Couchsurfing a joué son rôle à merveille pour les 3 nuits suivantes.

    Jour 8 à 10 – Repos forcé bien mérité

    Looongue nuit et looongue journée … La gare a fermé vers 1h et a rouvert à 5h du matin. Je vous passe les détails de cette courte et inconfortable nuit.

    Heureusement, notre CS nous a accueilli avec beaucoup de générosité et chouchouté pendant nos 2 jours chez lui. Il nous a préparé à manger, fait goûter des mets locaux et laissé les clés de sa maison.

    tour taiwan velo taitung nourriture

    Nous nous sommes un peu promené dans Taitung, mais la ville n’a pas grand chose à offrir. Toutes les attractions sympas à faire sont aux alentours et nous aurons l’occasion d’y retourner d’ici peu.

    Jour 11 – Retour à la case départ

    prendre le train avec velo a taiwanEric a de nouveau été très prévenant, il nous a accompagné avant même l’ouverture des portes dans le train et nous a salué avec une pointe d’envie dans la voix. Il rêve de voyage, mais ne trouve personne pour l’accompagner.

    Nous ne sommes malheureusement pas arrivé à le convaincre de partir seul ou de se joindre à nous.

    [clear]

    Le trajet fût très agréable et les paysages colorées. Cette route auraient définitivement mérité qu’on s’y attarde à vélo. Taïwan nous narguait et commençait à immiscer un léger murmure dans nos têtes :

    Il faudra revenir les amis

    vue cote est taiwan route 9 route 193

    Après avoir rendu les vélos, nous avons rejoint nos futurs hôtes. Mais ça c’est une autre histoire …

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    [su_accordion]
    [su_spoiler title= »Nos étapes – Cliquez pour les afficher » style= »fancy »]

    Jour 1 – De Tamsui à Keelung :

    Dormir : Camping sur le port

    Route : Les pentes restent correctes mais il n’y a pas de pistes cyclables tout le temps.

    Conseils : partie sans grand intérêt, privilégiez la route 1.

    Jour 2 – De Keelung à Toucheng :

    Dormir : On a campé sur les quais face à la mer.

    Route : même type de montée, plutôt facile ne pas se fier au discours d’Aline qui était déjà morte

    Jour 3 – De Toucheng à Heling

    Dormir : On a campé dans l’école primaire après avoir été demandé à la police.

    Route : Les premiers kilomètres jusqu’à Suao Harbor sont plats et les routes sont larges

    puis jusqu’à Dongao : une dizaine de kilomètre de montée dangereuse

    jusqu’à Nanao : 4km de montée + 1 tunnel/travaux (dangereux) mais une super descente pour finir

    jusqu’à Heling : quelques descentes, mais principalement de très longues montées

    Il n’y a aucune piste cyclable tout du long.

    Conseils : route à éviter absolument si vous êtes débutants ! Faire cette portion en plusieurs fois : Nous vous conseillons de vous arrêter aux alentours de Nanao, il y a un coin de Nature juste après la ville où l’on peut facilement poser la tente.

    Jour 4 – De Heling aux Gorges de Taroko

    Dormir : Camping de Lyushi, gratuit aux gorges de Taroko, toilette dans le petit magasin.
    D’autres campings proposent des douches et le wifi mais sont payant et il faut généralement réservé à l’avance.

    Route : 15 km de faux plat, pas simple pour un débutant mais surmontable.

    Jour 5 – Des Gorges de Taroko à Jiqi

    Dormir : Camping dans l’école à côté du poste de Police

    Route : simple, pistes cyclable tout du long

    Conseils : prenez la route 9 ou 193 : la côte n’a rien de plus à offrir que tout ce qui a été fait avant

    Jour 6 – De Jiqi à Duli

    Dormir : Nous avons dormi directement au poste de police qui a un coin et des douches réservées pour les voyageurs.

    Route : Très accessible et pistes cyclable tout du long

    De beaux points de vue

    Nous avons trouvé une douche libre d’accès sur la route.

    Jour 7 – De Duli jusqu’à Taitung

    Dormir : nous avons dormi dans la gare, la police n’a pas de lieu exprès. Donc soit vous dormez en dehors de la ville, prévoyez un CS ou une auberge 🙂

    Route : rien à dire, la route est adaptée.

    [/su_spoiler]

    [/su_accordion]

    Où louer un vélo

    Nous avons loué nos vélos dans un magasin à côté de la station Tamsui.

    Adresse

    Site web en Chinois

    Où dormir

    Il n’y a pas de lieu de camping à proprement dit, mais il est assez facile de trouver des spots pour poser la tente.

    Si vous ne trouvez rien, allez au poste de police le plus proche, ils ouvriront une école ou vous trouveront un coin à l’abris, la plupart du temps avec wifi et eau courante. Cela fonctionne très bien sur la côte Est.

    Où Manger

    Ne vous chargez pas pour rien, Taïwan regorge de combinis (7/11, Ok Mart, Family Mart) qui proposent des repas très bon marchés

    Où trouver Internet

    Internet est disponible gratuitement dans toutes les écoles et gares de Taïwan. Il vous suffit d’avoir un compte visiteur. Pour cela, rendez-vous à Taipei ou dans une grande ville pour ouvrir un compte gratuitement à l’office du tourisme 🙂

    Où recharger son smartphone

    La plupart des combinis sont équipés d’ATM ou photocopieuse. Il suffit de brancher votre smartphone sur la prise USB de ces appareils 🙂
    Des prises sont parfois accessibles, en demandant poliment on vous le refuse que très rarement.

    Prendre le train avec son vélo

    Vous ne pouvez pas prendre tous les trains avec un vélo. Certains demandent une housse de vélo où un vélo démontable.

    Nous avons payé le retour Taitung – Taipei avec nos vélos un peu moins de 40 euros pour deux personnes (les places pour les vélos sont moitié prix).

    Vous pouvez trouver tous les trains accessibles au vélo ainsi que leurs horaires et prix sur ce site.

    [/su_box]

    Un article un peu long, car beaucoup d’informations pratiques. J’espère ainsi que vous y trouverez l’envie d’aller visiter Taïwan et de louer un vélo pour un jour ou plus.

  • Comment voyager pas cher au Japon avec moins de 10 euros par jour ?

    Comment voyager pas cher au Japon avec moins de 10 euros par jour ?

    Victime de sa réputation, le Japon est souvent mis de côté par les backpackers. Nous avons d’ailleurs eu le même réflexe.

    Nous n’irons au Japon que si le budget le permet…

    Sauf que nous ne sommes jamais très raisonnables, l’envie a été plus forte et on a agi à l’instinct. Au final, rien qu’au titre de l’article, vous vous doutez que nous n’avons absolument pas regretté.

    Ce qui est sûr, c’est que comme dans tous pays, il y a des moyens de réduire les frais. Bonne nouvelle, ils fonctionnent très bien au Japon.

    Nous y avons passé deux mois et parcouru plus de 1000 km en passant par Kyoto, Osaka, Himeji, Nagoya, Fuji et Tokyo sans oublier Ayabe (un coin de campagne).

    Tout ça, en ne dépensant que 6 euros par jour.

    Je vous raconte comment on s’est débrouillé et tout ce qu’on a pu faire et voir avec ce « mini-budget » !

    Se déplacer

    Auto-stop

    voyage japon pas cher auto stopLes transports coûtent extrêmement cher au Japon. C’est une des parties qui peut rapidement plomber votre budget. Un JR Pass de 7 jours coûte environ 200 euros. Un aller-retour Kyoto/Tokyo en bus coûte quant à lui une cinquantaine d’euros.

    Sur les conseils d’un Japonais, nous n’avons pas hésité longtemps avant de tenter le stop. C’était notre première fois à tous les deux et on a adoré ça.

    Le Japon est une destination très sûre. Les vélos sont posés sans antivol, les filles se baladent en mini-jupe dans la nuit et un billet de 1000 yens peut rester des semaines sur un comptoir sans que personne n’y touche (expérience testée par Fumi, un de nos hôtes workaway). Quel meilleur pays pour faire du stop ? En couple ou même seul, je ne peux que vous conseiller de le tester au moins une fois. Les gens sont adorables et généreux.

    Ne vous laissez pas décourager par les locaux qui sont convaincus que c’est impossible. Même si ce n’est pas dans leur culture, notre moyenne d’attente a été de 20min

    La seule fois où nous avons attendu 2h (pour sortir de Nagoya), nous étions tout simplement au mauvais spot. Il nous est d’ailleurs arrivé à plusieurs reprises, qu’une voiture s’arrête dans la seconde même où nous sortions le panneau.

    Le seul « inconvénient » c’est que les Japonais parlent très peu anglais. Emportez un traducteur pour pouvoir communiquer et inscrivez votre destination en Kanji. Recopier sur le Net ou faites-vous aider par un local.

    Se loger

    C’est le deuxième et dernier point qui peut faire mal à votre porte-monnaie.

    Couchsurfing

    Être logé chez l’habitant fonctionne très bien au Japon, mais il faut s’y prendre à l’avance. Les fois où l’on nous a répondu favorablement, nos demandes étaient parties une dizaine de jours avant. Nous avons donc passé 8 nuits chez des locaux.

    D’une part, ils ne sont pas très nombreux et sont très sollicités, d’autre part les Japonais sont très organisés. Ils ont besoin de planifier longtemps à l’avance. À la dernière minute, il est probable qu’ils vous refusent même s’ils ont de la place.

    Il faut savoir qu’il y en a pas mal dans les grandes villes, mais ne comptez pas trop dessus, lorsque vous vous en éloignez.

    Airbnb

    Cela s’applique surtout si vous êtes deux ou plus. On n’y pense pas toujours, mais au Japon, le site Airbnb propose des tarifs très avantageux.

    Nous avons par exemple payer une chambre dans un appartement avec cuisine 28 euros pour deux personnes à Tokyo et 23 euros une chambre pour deux à Osaka.

    Auberges de jeunesse

    C’est la troisième option que nous avons choisi pour Kyoto.

    Même si nous avions une possibilité de Couchsurfing à Osaka, nous avons privilégier la proximité afin de profiter de la vie nocturne et limiter les allers-retours.

    Nous y avons séjourné deux nuits en dortoir pour 9 euros/personne/nuit.

    Hôtels capsules

    Ces mini-capsules font office de chambre et peuvent se trouver à un prix relativement correct. Mais comme tout ce qui est « bon marcher » au Japon, ils sont vite pris d’assaut et en regardant 2 jours avant nous n’avons jamais pu essayer.

    Attention, car la plupart sont néanmoins réservés aux hommes.

    Et tout cas, c’est une expérience très japonaise à tenter !

    Les mangas café (漫画喫茶, Manga kissa)

    C’est aussi une autre expérience typique du Japon.

    À l’origine, ils sont faits pour lire des mangas et ils proposent des cabines privées avec un grand fauteuil où les Japonais s’endorment régulièrement.

    Tarif à l’heure : 250 yens les 30mins et 1500 yens les 7 heures.

    Du coup, vous payez en fonction du temps passé et cela peut s’avérer une bonne solution si vous n’avez qu’une courte nuit à passer.

    Bonus : Des boissons sont généralement disponibles gratuitement. Dans certains endroits, vous pourrez même avoir de la glace, du riz etc… 🙂

    Les gares et les aéroports

    Ne comptez pas trop sur les gares.

    En arrivant très tard en avion à Osaka et en repartant le lendemain en train, nous souhaitions économiser une nuit en dormant dans la gare. Mais ils l’ont fermé vers minuit… Je ne vous raconte pas la nuit que nous avons passé à errer dans les rues glacées 🙂

    Morale de l’histoire : restez dormir à l’aéroport 😀

    Travailler dans une auberge de jeunesse

    C’est le principe du volontariat. Même si vous n’êtes pas nourris, de nombreuses auberges de jeunesse proposent le logement contre quelques heures de travail. Demandez leurs directement ou contactez-les par le biais de leur site.

    Nous avons essayé de le faire, mais à la dernière minute et en couple, cela n’a pas fonctionné. Mais je vous confirme que c’est très courant, puisque nous avons croisé plusieurs voyageuses qui avaient tenté l’expérience.

    Se restaurer

    Manger dehors

    Contre toute attente, manger au Japon coûte bien moins cher qu’un pays comme la France. Vous pouvez vous faire plaisir sans littéralement vous ruiner.

    voyage pas cher japon ramen

    Quelques chiffres

    Un bol de ramen : entre 5 et 6 euros

    Un menu à Mcdo : 4,3 euros

    Un plat dans un fast food Japonais : 2 euros (Yoshinoya, 280)

    Une boisson : environ 1 euro dans un distributeur ou un peu moins dans un supermarché.

    Vous trouverez plein d’autres informations sur où et quoi manger pour pas cher au Japon dans cet article de Gaijinjapan.

    Magasin à 100 yens 

    Ce sont les équivalent de nos « tout à 2 euros ». Sauf qu’au Japon, ils vendent absolument de tout. Vous y trouverez de la nourriture à partir 0,70 euros.

    Ils ont des noms différents en fonction des endroits. Vers Osaka et Kyoto ce sont des DAISO.

    Cuisiner par vous-mêmes

    Une des solutions les plus simples, c’est de se faire à manger. Malheureusement, les airbnb et les auberges n’ont pas toujours de cuisine à disposition (nous en avons eu une sur 3). Mais il est toujours possible de le faire chez vos hôtes couchsurfing.

    japon pas cher fruits
    45 euros le melon !

    Les produits exportés coûtent bien plus cher : donc cuisinez local.

    Misez sur les ramens, le tofu, le miso, le riz, la sauce soja, le nato (quoi vous ne connaissez pas encore ces graines de soja fermentées qui puent et tout gluant dont Guillaume raffole ?! ) etc…

    Oubliez les fruits qui coûtent une fortune. C’est bien simple, ils sont offerts en cadeaux pour les anniversaires.

    [clear]

    Seven Eleven, Family Mart …

    Ce sont de petits supermarchés locaux qui existent dans toute l’Asie et qui sont ouverts 24/24 7/7. On en trouve de partout.

    Nous y avons mangé à de nombreuses reprises entre 0,70 et 2 euros. Ils proposent des plats tout préparés, des soupes lyophilisées, ils ont des micro-ondes et de l’eau chaude à volonté. Ils ont aussi de très bons buns !

    Volontariat

    En plus de tous les avantages de découvrir la culture chez l’habilitant, l’échange de service est une des meilleures techniques pour économiser sur l’hébergement ET la nourriture.

    Nous y avons effectivement passé les 3/4 de notre temps, toujours sans AUCUN regret. Être logés, nourris et blanchis contre 4-5h de travail par jour nous a permis de rester aussi longtemps dans ce magnifique pays.

    Nous y avons découvert la nourriture locale (okonomiaki, sushis, sashimis …), des maisons traditionnelles, le nouvel an japonais et fait des rencontres inoubliables. J’ai aussi eu l’opportunité d’essayer un kimono ! 🙂

    workaway voyage pas cher japonPour en savoir plus, vous pouvez lire notre quotidien dans une guesthouse à la campagne et/ou notre expérience dans un restaurant. Deux vies complètement différents avec chacun leurs avantages et leurs inconvénients.

    Conseil : il faut encore une fois s’y prendre bien à l’avance. Il n’y a pas beaucoup d’hôtes et ils sont très rapidement complets. Par exemple, le restaurant nous a fait réserver 3 mois avant et nos hôtes à la guesthouse nous ont expliqués qu’ils avaient eu une centaine de demandes, à peine quelques semaines après avoir mis l’annonce.

    Venir en dehors des saisons touristiques

    J’aimerais dire que cela s’applique pour tous les pays mais c’est vrai tout particulièrement pour le Japon. Vous paierez déjà un moins cher qu’en pleine saison (auberges et certains bus), mais c’est surtout qu’il y a moins de monde et il sera plus simple de réserver les endroits bons marchés.

    Déjà en plein hiver, les volontariats et les auberges se remplissent rapidement. Je n’ose donc pas imaginer le reste du temps..

    Alors certes, on a eu super froid mais les paysages étaient vraiment sublimes et la culture reste la même !

    Visiter et profiter

    Contrairement à d’autres pays (comme la Chine, pour ne pas la citer…), on peut visiter et faire de nombreuses activités gratuitement ou en tout cas pour pas trop cher.

    Nous n’avons dépensé qu’à Kyoto et à Himeji pour environ 3-4 euros à chaque fois.

    Quelques exemples de nos visites et nos dépenses :

    temple dore kyoto japon pas cher
    Le temple doré à Kyoto : 600 yens
    jardin botanique kyoto pas cher japon
    Le jardin botanique à Kyoto : 400 yens
    foret de bamboo voyage pas cher japon
    La forêt de bambous : gratuit
    fushimi inara taisha japon pas cher
    Fushimi Inari-taisha à Kyoto : gratuit

    [clear]

    chateau himeji japon pas cher
    Le Château d’Himeji : 400 yens
    mont fuji japon pas cher
    Le mont Fuji depuis les lacs : gratuit

    [clear]

    Tokyo

    Beaucoup de parc sont gratuits.Vous pouvez admirer la vue sur la ville depuis la tour Tokyo Metropolitan Government Building gratuitement et vous pourrez même, avec de la chance, y apercevoir le Mont Fuji.

    [su_box title= »Bilan en chiffres » box_color= »#0c97f0″]

    Les prix sont indiqués pour deux personnes.

    budget voyage pas cher japon Nombre de jours au total: 59 jours

    Total : 751 euros

    Logement : 173 euros

    Nourriture :  290 euros

    Transport : 219 euros

    Visites : 27 euros

    Extra  : 12 euros

    Nous avons tout de même dépensé beaucoup en Transport entre Osaka et Kyoto pour nous rendre facilement chez nos couchsurfers ainsi que des trains pour rejoindre nos hôtes Workaway.

    Les extras concernent des cadeaux de Noël pour les enfants de nos hôtes.

    [/su_box]

    La mauvaise nouvelle pour un backpacker à petit budget, c’est qu’il va falloir s’organiser un minimum en avanceDifficile d’arriver sans plan et respecter un budget de 6 euros par jour.

    C’est le pays où nous avons le plus planifié. Je suppose que si nous avions été plus rigoureux, nous aurions encore baissé le budget, mais le but n’est pas non plus d’arriver à zéro.

    Pour plus d’information, je vous invite à découvrir l’article de Mathieu du blog The Road and me. Un peu plus roots que nous, il a tenté l’hébergement spontané, dormi sur le canapé d’une guesthouse et campé dans les parcs publics !

    Nous avons bien conscience que ce type de voyage ne correspond pas à tout le monde. Mais vous savez maintenant qu’il est concrètement possible de voyager au Japon sans se ruiner.

    Alors, à quand votre voyage au Japon ?

  • Découvrir le Japon autrement ? Osez l’auto-stop !

    Découvrir le Japon autrement ? Osez l’auto-stop !

    « Mais c’est super dangereux l’auto-stop »… « Tu sais jamais sur qui tu peux tomber », « il y a des fous partout »…

    J’en ai pleins d’autres en stock car c’est, à quelques détails près, ce qui trottait dans ma tête il n’y a pas si longtemps que ça.

    « Monter dans la voiture d’un inconnu … Moi, jamais ! »

    Je me revois quelques années auparavant, devant le collège, quand le bus scolaire nous a lâchement abandonné et qu’il fallait rentrer à la maison.

    Mes camarades et moi, nous nous sommes mis à marcher le long de la route, plus penauds que dégourdis. Je me revois stressée, quand une voiture s’est arrêtée pour nous proposer de nous ramener.

    Que vont penser mes parents ? Est-ce que je vais me faire embarquer ? Vous imaginez bien que rien de bien méchant ne s’est produit et que je suis rentrée entière jusqu’à mon domicile.

    Mais ce n’est pas pour autant que j’ai renouvelé l’expérience de sitôt. Il en aura fallu des années pour effacer les idées reçues imprimées par la société. Il en aura fallu de la lecture pour que je commence à m’ouvrir à ce type de démarche. Et il aura fallu un Japonais pour m’aider à franchir le cap.

    Car tout a commencé au Japon, un des derniers pays où j’imaginais que l’auto-stop était possible. Ce pays à la culture très forte, où l’apparence et les manières sont primordiales, abrite pourtant des personnes capables de laisser entrer des inconnus dans leurs voitures.

    D’Ayabe à Kyoto, nos premiers pas en auto-stop

    auto stop bord de route japonTout a commencé à Ayabe, petit village de campagne à 1h30 de Kyoto, dans notre workaway. Notre hôte est jeune dans sa tête et rêve toujours autant de voyage.

    Lui : Ça marche très bien l’auto stop au Japon, vous devriez tenter !
    Nous : Oui, pourquoi pas…

    Sans vraiment y réfléchir et en écoutant à demi-mots nos réponses évasives, il nous a préparé notre carton en Kanji (écriture japonaise) et nous a expliqué où nous poster en nous souhaitant bonne route.

    Une fois dans le bus, perplexe, j’ai demandé à Guillaume :

    « Tu as  compris où on s’arrête ? »
    « Pas vraiment et toi ? »
    « Euh … »

    Ça commençait bien… Dans un moment d’incertitude, j’ai appuyé sur le bouton « Stop » et on s’est retrouvé loin de la gare, loin de tout, on avait plus le choix, on a pris la direction et on a attendu.

    le monde a deux auto stop japon kyoto« Et si personne ne s’arrête », et « si on est mal placé », et « si on ne se comprend pas », et « s’il nous demande de payer », et « si on tombe sur un tueur en série » … Et si, et si, et si …

    J’imagine que tout tient à peu de choses. Car effectivement, si on avait attendu des heures ce jour-là, est-ce qu’on aurait recommencé ? Si personne ne s’était arrêté est-ce qu’on aurait gardé confiance dans le hasard de la route ?

    Ces questions, je n’y répondrais jamais, car un monsieur d’une quarantaine d’années s’est arrêté au bout de 10 min et nous a déposé dans la banlieue de Kyoto.

    Une première expérience bien silencieuse dont nous sommes ressortis frustrés. Au Japon, ils parlent peu anglais et nous ne saurons jamais pourquoi il a accepté de nous accueillir dans sa voiture.

    Pourtant nous avons persévéré et tout s’est enchainé

    D’Osaka à Himeji (aller/retour)

    Après 20 min d’attente dans le froid et 1h30 de route, nous sommes arrivés à Himeji avec un travailleur du dimanche qui ramassait pour la première fois des voyageurs au bord de la route.

    Là-bas, nous avons vécu notre expérience dans un restaurant et visité le magnifique château d’Himeji que nous avons trouvé fabuleux malgré les rénovations.

    autostop japon chateau himeji

    Nous avons ressenti nos premières incertitudes à Yobe, lorsqu’il nous a fallu attendre une voiture près d’une heure sur une aire de repos.

    1h d’attente … 1h de sourire et de regards amusés ! 4 cafés offerts plus tard, un petit garçon semblait chercher à convaincre son père de nous prendre dans leur voiture de collection ! Et pour notre plus grand plaisir, il a réussi.

    1h de route à me cogner la tête à chaque nid de poule. Ceux qui me connaissent comprendront que le toit n’était vraiment pas très haut 🙂

    auto stop japon voiture

    D’Osaka à Kyoto : notre première invitation

    C’est à Kyoto qu’on nous a proposé de nous emmener après 30 secondes d’attente :

    Lui :  « Kyoto ? »
    Nous : « Yes »
    Lui : « Kyoto – Mom »
    Nous : « Heu .. »

    Oui je vous l’accorde, l’anglais n’est pas la spécialité locale. On s’est même demandé si on se comprenait vraiment.

    Le jeune homme était à pied et nous emmenait dans la direction opposée. Et pourtant, sa mère l’attendait dans une voiture et en quelques minutes nous étions en direction de Kyoto. On a passé 1h30 à parler de voyage, de Paris, des Français et des Japonais. Nous avons dû refuser avec déception leur invitation à venir chez eux.

    À Kyoto, nous y avons découvert une ville magnifique, riche en histoire. De nombreux temples, des jardins et des couleurs sublimes. Nous sommes littéralement tombés sous le charme des ruelles, des femmes en kimonos et de l’architecture.

    kyoto autostop japon temple doré

    De Kyoto jusqu’à Nagoya : première pluie

    Tokyo nous semblait un incontournable, nous avons donc pris la route direction Nagoya.

    Nous avons expérimenté notre première attente sous la pluie. Des organisateurs de mariages et des ouvriers dans leur camion ont transformé le voyage en de nouvelles découvertes.

    Nagoya n’a pas eu grand-chose à nous offrir, si ce n’est la rencontre de Hyo, notre couchsurfeur qui a adoré nos crêpes et nous a offert la compagnie de ses chats.

    nagoya auto stop japon

    Nous avons donc préféré repartir rapidement de Nagoya pour découvrir le Mont Fuji.

    De Nagoya à Fuji : nos premières vraies galères

    Notre CS nous a déposé sur un axe passant, mais malheureusement pas le plus pertinent.

    Du coup, on a patienté une bonne heure et demie dans le froid… Nos estomacs se sont bien remplis (des cafés, du pain et des mandarines offerts à plusieurs reprises), mais ça n’arrêtait pas pour autant les voitures…

    le monde a deux auto stop japonC’est alors qu’un conducteur nous a conseillé de faire plusieurs panneaux afin de découper notre trajet. Une Philippine qui parlait anglais nous a prêté main forte.

    Je me suis fait embarquée dans une usine où 6 personnes m’ont préparé nos nouveaux cartons pour la route.

    « Don’t give up » (n’abandonne pas) me dit-on avec un énorme sourire

    Avec leur aide, on a réessayé. Mais après 5 min, une des filles nous a rejoint et nous a annoncé dans un bon anglais :

    « My father takes you to the next step » (Mon père vous emmène jusqu’à la prochaine étape)

    C’est avec le sourire que nous sommes montés dans leur voiture, heureux d’avancer. Rina, elle est super, elle a étudié au Canada et rêve de se rendre un jour en France. On lui promet qu’on sera là pour elle, si elle a besoin d’aide.

    Ce n’est qu’à la fin du trajet, que nous avons réalisé que la « prochaine étape » était à plus d’une heure de route. Une heure de détour juste pour nous aider. Nous, on n’en revenait pas…

    Une fois déposés au bon spot, 2 autres voitures se sont enchainées tellement rapidement que Guillaume a à peine eu le temps de s’esquisser pour aller au toilette.

    Je me souviendrai toujours de ce dernier trajet de la journée. Un conducteur qui ne cessait de nous parler en japonais avec de grands sourires, nous ne comprenions rien mais l’ambiance était sympa.

    Et pendant les discussions, il est apparu dans toute sa splendeur, à la sortie d’un tunnel on a aperçu le Mont Fuji. Qu’est-ce que ça a du bon d’être en voiture parfois !

    Mais on ne s’est pas arrêté à ça, nous nous sommes rendus à un des cinq lacs pour l’admirer de plus près.

    lac Kawaguchi mont fuji japon hiver autostop

    De Fuji à Tokyo : ou comment devenir un porte-bonheur

    Nous avons continué notre route pour Tokyo ! Après 5 min d’attentes, une petite voiture bien remplie s’est arrêtée, l’homme souriait, la femme semblait réticente et rechignait à ranger la voiture pleine de fouillis. Pourtant, ils l’ont fait. On a constaté un costume, des chaussures, des valises et on a tenté de rien abimer avec nos deux énormes sacs.

    Puis le contact s’est doucement établit. Ils allaient à Tokyo pour se marier le lendemain. Nous prendre sur la route était une façon de leur porter bonheur 🙂

    auto stop japon tokyo avec futurs mariés

    Tokyo, grande capitale qui nous a laissé de glace, sans locaux pour nous guider, on s’est senti perdus dans cette ville démesurée. Nous y avons passé 2 nuits, le temps de la survoler et de la quitter.

    tokyo japon en auto stop

    De Tokyo à Kyoto : rien de plus facile !

    Notre dernier trajet, fût un peu fou, le retour jusqu’à Kyoto a commencé par l’accès à une station d’autoroute en toute illégalité, mais dont la porte était ouverte (juste pour nous bien sûr :p), pour se finir après 5 min d’attente (top chrono) dans la voiture blindée d’une famille déjantée mais bien charmante.

    C’est devant la gare de Kyoto que notre histoire d’auto-stop s’est achevée dans des sourires, des remerciements et beaucoup de générosité.

    Libérée des a priori

    D’un trajet à l’autre, nous avons pris de plus en plus confiance. Nous avons apprivoisé les regards incrédules et les yeux ébahis qui nous fixaient. Les Japonais sont tellement généreux qu’on ne pouvait plus s’arrêter.

    Les rencontres étaient parfois silencieuses et respectueuses, mais souvent la route devenait le lieu magique de rencontres improbables.

    J’aimerais terminé cet article en remerciant tous ceux qui un jour se sont arrêtés sur le bord de la route, qui ont ouvert leur porte à deux étrangers et qui ont partagé quelques heures de leur vie avec nous.

    Merci d’avoir effacé mes doutes et balayé des années de lavage de cerveau.

    Non l’auto-stop n’est pas plus dangereux que prendre le bus et je n’ai qu’une hâte : recommencer dès que j’en aurai l’occasion.

    [su_box title= »Conseils pour faire de l’auto stop au Japon » box_color= »#0c97f0″]

    Où faire de l’auto-stop

    Devant les convenience store

    7-Eleven / Family Mart / Lawson : Ces petits supermarchés sont de très bon spots. Les Japonais s’y arrêtent régulièrement pour acheter à manger et à boire.

    Sur les axes routiers

    Service area ou SA

    Ce sont les aires de repos sur les routes avec généralement une station essence et un magasin.

    Parking Area ou PA

    Des aires de repos qui n’ont que des toilettes et elles sont beaucoup moins fréquentés. Privilégiez les SA dans la mesure du possible.

    Écrire en Kanji

    Cela peut vous paraitre compliqué mais c’est plus amusant que ça en a l’air et vous augmentez considérablement vos chances d’être pris.

    Avoir un traducteur avec soi

    Comme toujours, l’application Google Translate en mode offline (avec le dictionnaire Japonais téléchargé bien sûr :p) vous permettra de pouvoir poser quelques questions, de remercier ou tout simplement de vous faire comprendre. (Android ou iPhone)

    Avoir une carte

    Il est très difficile de communiquer en anglais. Avoir une carte vous permet d’échanger sur l’endroit où va votre chauffeur et là où il peut vous déposer. Nous utilisons toujours le GPS sur notre smartphone avec l’application Maps.me. (Android ou iPhone)

    Sourire

    Oui, sourire 🙂 Parce que même si cela fait 2 heures que vous attendez sous la pluie ou dans le froid, les conducteurs s’arrêteront plus facilement face à votre bonne humeur 🙂

    Tout comme écrire en Kanji, cela augmente considérablement vos chances. Cela montre que vous avez fait un effort.

    [/su_box]

    Et vous, avez-vous déjà tenté de voyager en auto-stop au Japon ?

    Si non, j’espère que cet article vous a convaincu ou alors je ne peux plus rien pour vous 😉

  • Un incontournable au Japon : le Mont Fuji en Hiver

    Un incontournable au Japon : le Mont Fuji en Hiver

    Il était inconcevable d’aller au Japon sans voir le Mont Fuji.

    Malgré le peu de temps à notre disposition, nous avons tout fait pour l’admirer de nos propres yeux et une chose est  sur : nous n’avons pas été déçu.

    Notre arrivée à Fuji

    Nous sommes arrivés en auto-stop, avec un adorable businessman qui ne cessait de rire et nous parler en japonais !

    Sans plan, pensant débarquer au meilleur endroit pour trouver des infos sur le Mont Fuji, on s’est retrouvé comme des couillons. En réalité, tout est fait pour les voyageurs qui arrivent de Tokyo (station Fujisan). Nous, nous étions à Fuji.

    carte acces mont fuji depuis fuji
    Cliquer pour voir la carte en plus grand

    Je vous rassure, on a finalement trouvé un espace qui a pu répondre à toutes nos questions. La réalité c’est qu’en hiver, c’est la saison basse donc il y a moins de bus et moins d’accès. Mais aussi moins de touristes !

    Nous avions une adresse de Couchsurfing où Katherine nous a hébergé pour 2 nuits. Toujours sur la route, elle travaille un an ou 2 puis change de pays. Actuellement, elle a posé ses valises au Japon où elle est étonnée de voir combien il est difficile de s’intégrer en tant que professionnelle. Un discours qui contraste complètement avec tout ce qu’on a pu ressentir jusqu’ici en tant que touriste.

    Le Mont Fuji et son ascension

    Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce volcan solitaire a la forme d’un cône parfaitement symétrique. Du haut de ses 3776 mètres d’altitude, il est le point culminant du Japon.

    C’est un lieu de pèlerinage très respecté et nombreux sont les locaux qui ont gravit le Mont Fuji au moins une fois dans leur vie.

    Celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou !

    lac Kawaguchi mont fuji japon hiverDans notre optique de « faire comme les locaux », nous étions tout excités à l’idée d’affronter ce nouveau défi. En général, la randonnée commence dans l’après-midi, le grimpeur dort dans un refuge et admire le lever du soleil le lendemain matin.

    Mais nous avons vite déchanté. Il n’est pas ouvert en hiver …

    Concrètement, les accès sont libres mais les chalets sont fermés et le camping est strictement interdit. Les dates d’ouverture sont entre Juillet et mi septembre. (Pour connaitre les jours officiels et les modifications sujettes au temps, c’est par ici )

    En dehors de cette période, il est toujours possible de monter au sommet, mais il vous faudra un guide et du matériel d’alpinisme.

    Ni sage, ni fou … plus simple et moins cher, nous avons simplement fait le choix de rester en bas  !le monde a deux mont fuji hiver

    La région des 5 lacs

    C’est bien beau de rester en bas, mais la zone est grande. Le volcan règne sur une splendide région où se déploient 5 lacs et de magnifiques paysages naturels. Il a donc fallu choisir où aller.

    Le lac Yamanaka (山中湖, Yamanakako) : le lac au milieu des montagnes

    lac yamanaka mont fuji japonC’est le plus grand des lacs, mais aussi le plus visité. Nous l’avons donc éliminé de la liste.

    Le lac Sai (西湖, Saiko) : le lac de l’Ouest

    Lac Sai mont fuji japonIl est entouré de forêt et vous y trouverez plusieurs campings si vous désirez y passer une nuit. Ne proposant pas une des plus jolies vues sur le volcan, nous l’avons aussi éliminé.

    Le lac Shoji (精進湖, Shōjiko)

    C’est le plus petit des 5 lacs mais il est très touristiques et possède de nombreux hôtels… Vous imaginez bien que ce n’est pas celui que nous avons choisi non plus.

    Le lac Motosu (本栖湖, Motosuko)

    Il est célèbre grâce à la représentation du Mont Fuji sur les billets de 1000 yens ! Celui là nous tentait bien, mais c’était le plus loin et du coup c’était aussi plus cher.

    Le lac Kawaguchi (河口湖, Kawaguchiko) : le lac de l’estuaire

    Celui-ci est célèbre pour refléter la face nord du Mont Fuji. C’est un des lieux de départ pour l’ascension du Mont, il est donc aussi assez touristique, mais toujours moins que le premier.

    Très simple d’accès, c’est celui que nous avons choisi.

    Il est situé à une altitude approximative de 830 mètres, ce qui explique des étés relativement frais et des hivers fréquemment glacials. Du coup, je comprends mieux pourquoi nous avons eu si froid toute la journée ! Nous avions dû manquer cette information avant de partir.

    Pas d’ascension mais une belle ballade

    L’avantage d’y aller en hiver c’est qu’il y a généralement moins de nuage et que la vue sur le Mont Fuji est grandiose ! En tout cas, ce fût notre cas.

    Nous sommes partis dans la matinée pour aller prendre un bus qui  nous a déposé au pied du lac. Malgré le froid effectivement glacial, il a fait un temps magnifique et le soleil nous a bien aidé à nous réchauffer.

    Nous avons fait le tour du lac à pied, une marche qui nous a pris environ 3h.

    Une partie du lac était encore gelé et donnait un effet vraiment sympa !

    lac Kawaguchi glacé mont fujiOn y trouve des bateaux plutôt kitch à notre goût.

    bateau lac Kawaguchi mont fujiEt vous aurez la possibilité de faire un tour en bateau cygne sur le lac ou de prendre l’option 2 en 1 : bus/bateau. C’était la première fois que je voyais un véhicule amphibie de ma vie.bus amphibie lac Kawaguchi mont fuji

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Des bus passent de 8h à 20h toutes les heures minimums. Ils partent de la station de Gotemba où vous pourrez acheter directement vos tickets (A/R pour 1960 yens, environ 14 euros).

    Ils iront au lac de Yamanaka et de Kawaguchi en passant par la station de Fujisan (en provenance de Tokyo).

    Pour aller aux 3 autres lacs, il vous faudra prendre un deuxième bus (2430 yens environ 17,50 euros).

    Vous trouverez les horaires et les prix mis à jour sur ce site.

    [/su_box]

    Source
    Tourisme Japon
    Wikipédia

  • Une expérience mitigée dans un volontariat au Japon

    Une expérience mitigée dans un volontariat au Japon

    Je ne vous le cache pas, notre séjour de 2 semaines dans un restaurant au Japon a été notre première déception de volontariat. Non pas que l’endroit n’en vaille pas la peine, bien au contraire. Il est apprécié d’un bon nombre de voyageurs, vous trouverez d’ailleurs ici l’expérience très positive de Ryan du blog le sac à dos, à peine quelques semaines avant notre venue.

    Mais il s’est avéré que cela ne correspondait pas à nos attentes.

    Justement, peut-être trop d’attentes ?

    Justement, je crois qu’une des premières raisons pour lesquelles nous avons été déçus, c’est que nous avions énormément d’attentes dans ce volontariat là.

    Dès le mois de septembre, depuis Oulan-Bator, nous avions repéré leur profil et nous étions super excités à l’idée de les rencontrer. Il faisait tout simplement partie des incontournables de notre trajet. Quand les hôtes nous ont répondu qu’ils ne pouvaient pas nous accueillir aux dates proposées, nous n’avons pas réfléchi longtemps avant de décaler notre voyage d’un mois et demi pour nous rendre chez eux.

    Kasu et Isao, sont deux frères qui tiennent un restaurant occidental et une guesthouse en pleine campagne japonaise. Ils cherchent alors des volontaires pour les aider au quotidien.

    À la vue vue des photos, nous étions persuadés pouvoir plonger dans un univers local et acquérir quelques compétences de serveur ou d’aide en cuisine.

    Mais la réalité fût bien différente

    Je ne dénigre pas l’endroit et je ne cherche pas à vous démotiver loin de là. Je m’attarderai plus bas sur tous les bénéfices que nous avons eu pendant nos 15 jours. Mais de nombreux points noirs sont venus assombrir notre séjour et le temps nous a paru très/trop long.

    Nous étions venus chercher un peu d’authenticité dans une atmosphère locale, mais nous sommes tombés sur un repère de voyageurs qui passent beaucoup de temps à manger, à boire et à s’amuser. Il y a pire nous répondrez-vous? J’en conviens aisément. Seulement ça ne collait pas à nos envies. En général lorsque nous choisissons un volontariat, l’idée c’est de nous sentir utile sans être exploités non plus. Ici, on se demandait pourquoi on était là. Pour remplir une maison trop vide ou peut-être pour tenir compagnie à nos hôtes ?

    Il faut dire qu’il y avait en moyenne une dizaine de volontaires pour un travail assez aléatoire qui nécessitaient selon nous au maximum 4 ou 5 personnes. Du coup, cela donnait des situations assez cocasses voire parfois dérangeantes. Il nous est arrivé de finir le travail demandé en 1h et de nous faire réprimander car nous étions tous posés dans la salle commune à « ne rien faire ».

    Nous avions de super bungalows pour 2 personnes, mais pour diminuer la consommation d’essence, Isao nous demandait de ne pas utiliser le chauffage dans la journée (ce que nous comprenons complètement). Le problème c’est que les lieux ne sont pas adaptés à un si grand nombre de voyageurs. Nous étions restreints dans la salle commune chauffée par un petit poêle, les grands n’étant allumés que pour les clients. Et cela, quand nous avions accès à la salle ! Lorsque des clients se restauraient, nous étions dans le froid d’une maison non isolée et non chauffée.

    Même le chien cherchait la chaleur autour du seul poêle de la pièce. On ferait grève pour moins que ça dans une entreprise française 🙂

    Tout cela n’est qu’une expérience hivernale et cela mérite d’y jeter un coup d’oeil en été.

    chien qui a froid au japon
    Même le chien cherche un peu de chaleur

    Mesdames, si vous venez dans les volontariats dans l’espoir d’y rencontrer un compagnon, ce n’est pas à Yumesaki-tei que vous trouverez votre bonheur. Ils prennent en priorité des filles et un seul homme leur suffit pour les travaux physiques. Guillaume s’est retrouvé seul durant quasiment tout notre séjour.

    Sous leur sourires enjôleurs se cachent un caractère quelques peu sexiste : Guillaume n’avait pas à faire les « roulements », qui étaient pourtant le seul travail demandé au quotidien. C’était pourtant le premier levé pour tous les petits-déjeuner.

    guillaume volontariat japon

    Leur profil annonce maintenant la couleur « nous pouvons avoir un manque d’organisation et nous attendons que les volontaires prennent des initiatives à tout moment », (phrase non indiquée à l’époque).

    En tout cas, c’était une réalité. Malgré une volonté évidente de bien faire et les initiatives, le nombre de volontaires et le manque de leader ne permettait pas un travail des plus efficace. Certains jours, nous ne « s’avions pas quoi faire » et le lendemain un des frères nous tombait dessus pour faire le grand ménage…

    J’ai l’impression de peindre un tableau très noir mais comme dans toute expérience, il y avait aussi du bon.

    Les bons côtés

    Toute expérience de volontariat demande une bonne dose d’adaptation et ce n’est pas celle là qui allait faire chuter la nôtre.

    Dans le froid et le bordel, nous avons vécu d’excellents moments. Isao et Kasu sont plus qu’heureux de nous accueillir et trouvent toujours du temps à partager avec nous. Kasu est un grand rêveur, pas vraiment fait pour donner des ordres. Du coup, il aime les gens de passage, il aime leurs histoires et il AIME nous faire à manger.

    De la nourriture à volonté

    C’est un des endroits où nous avons le mieux manger, même si très occidentalisée, la nourriture est juste excellente. À tel point qu’on a pris au moins 5-6kgs chacun. La table était toujours remplie et nos assiettes aussi. Nous avions le droit à des desserts à longueur de temps : smothies, pancake/crèpes au petit-déjeuner, gâteau au chocolat, à la banane et j’en passe…

    petit dejeuner volontariat japon

    Avec l’aide de Kasu, Guillaume est devenu le maître des Okonomiaki. Nous en avons fait une overdose 🙂

    guillaume et kazu maitre des okonomiaki volontariat restaurant japon

    De belles rencontres

    Tous ces repas, nous les avons partagés avec des gens incroyables, des voyageurs de longues dates, des jeunes en P.V.T et des travailleurs. Nous ne manquions pas de temps et nous l’avons comblé par de nombreuses discussions tous assis sur la couverture chauffante. C’est là que j’ai eu mes premiers questionnements sur le végétarisme.

    repas couverture chauffante japon hiver

    Une séance photo en Kimono

    Tout cela dans un cadre juste fabuleux, le jardin zen est représentatif du Japon et la maison est superbe. Kasu nous a fait la belle surprise de nous sortir de somptueux kimonos en me disant « prend des photos, tu les mettras sur ton blog ». C’est chose faite 😉

    aline kimono volontariat japon

    Une rencontre avec Tom Cruise (ou pas…) dans le temple du dernier Samouraï

    Dans les montagnes avoisinantes, ils ont tourné le film le dernier samouraï, joué à l’écran par Tom Cruise. Nous avons donc passé une journée en compagnie d’autres volontaires dans les montagnes pour aller visiter les temples.

    trek montagne shosha volontariat japontemple dernier samourai shosha volontariat japon

    Un Onsen pour les pieds

    Dans mon dernier article sur Osaka, je vous parlais des Onsens. Mais sachez que si comme nous, vous êtes un peu réticent, il existe des Onsens juste pour les pieds et c’est gratuit !

    onsen des pieds japon

    Nous en attendions tout simplement trop …

    En relisant cet article, je réalise que Yumesaki-tei nous a finalement beaucoup apporté. C’était plus une atmosphère globale et pesante dans laquelle nous ne nous sentions pas à l’aise qui nous a laissé cette sensation mitigée. Cela prouve que chaque expérience est unique et même si de nombreuses personnes aiment un endroit cela ne voudra pas dire qu’il sera sensationnel à vos yeux.

    Et puis sans eux, nous n’aurions pas chamboulé tous nos plans, nous ne serions jamais allés à la ferme en Chine, nous n’aurions pas retardé notre trajet et j’imagine que nous ne serions pas allé à Taïwan non plus. Alors l’un dans l’autre, on les remercie pour tout !

  • Quelques jours à Osaka, repos, rencontre et Okonomiyaki !

    Quelques jours à Osaka, repos, rencontre et Okonomiyaki !

    Je vous livre ici un article plus court que d’habitude sur nos quelques jours à Osaka.

    Nous y avons séjourné à 2 reprises sans avoir vraiment pris le temps de la visiter. Premièrement, nous nous octroyons toujours un moment de « repos » après chaque bénévolat (lire notre expérience à Ayabe) et deuxièmement, j’ai été prise d’une très violente crise de vertige qui m’a cloué au lit pendant 3 jours.

    Du coup, je vous livre ici un ressenti assez succinct de notre visite dans la troisième plus grande ville du Japon.

    Une vue imprenable du 17e étage sur Osaka et sur son parc

    J’aime ces instants où je me dirige chez un inconnu me demandant qui va m’ouvrir sa porte. Couchsurfing c’est un peu ça : un étranger qui peut potentiellement se transformer en une belle rencontre.

    vue sur Osaka couchsurfing coucher de soleil couchsurfing Osaka

    Cette fois-ci, c’est Kyo qui nous a généreusement ouvert sa porte pour 5 nuits, dans un bel appartement japonais, il nous a offert une vue imprenable sur Osaka depuis son balcon.

    Kyo couchsurfing OsakaIl nous parlait dans un très bon anglais en plaçant quelques phrases de français. En plus de ces 2 langues qu’il apprend par lui-même, Kyo est un gros bosseur (ce qui confirme mes clichés sur les Japonais).

    Il partait tôt le matin et nous ne le revoyions que tard dans la nuit. Il a monté sa propre compagnie et rénove des bâtiments traditionnels. Il adore son travail et poste régulièrement des photos sur Facebook de l’avancé de ses travaux.

    En parallèle, c’est un grand fan des Sento et de la culture qui va avec.

    Sento, onsen, mais de quoi parle t’on ?

    Autour d’un bon repas et de bières, il nous a raconté qu’il y a quelques décennies, les maisons étaient trop petites et la plupart n’avaient aucune salle de bain. Pour faire leur toilette, les habitants se rendaient donc dans les bains publiques appelés sento. À l’heure actuelle, il est toujours dans les habitudes japonaises de se rendre dans ces bains pour le lien social, pour se relaxer et profiter des saunas.

    Kyo nous raconte qu’il y va régulièrement 2 à 3 fois par semaine.Sento Osaka

    Quant au Onsen, il bénéficie de sources chaudes naturelles qui ont des propriétés thérapeutiques. Ils sont traditionnellement en extérieur dans un beau cadre naturel mais ils est de moins en moins rare d’en trouver en intérieur.

    La plupart ne sont pas mixtes et habituellement c’est nu que l’on s’y baigne. Il est toujours nécessaire de se laver avant de rentrer dans les bains.

    Onsen Osaka

    Kyo nourrit l’espoir d’en ouvrir un en France où sa soeur est installée. Un projet qu’on lui souhaite de réaliser un jour.

    Nous ne nous sentions pas de tenter l’expérience, mais sous les bons conseils de Kyo, on vous en propose deux en fin d’articles.

    Que voir et que faire à Osaka ?

    Le château et le parc

    Typique de l’architecture des chateaux du Japon, il est l’un des plus célèbres. Il a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises et il se voulait à l’origine « symbole de défense, de puissance et de grandeur ». Aujourd’hui, il se dresse majestueux au milieu de son parc non loin des grattes-ciel de la ville.chateau Osaka

    Le quartier de la gare de Shin-Umeda

    Ce sont de grands buildings à l’architecture moderne. Il est possible de se rendre en hauteur et d’admirer la vue pour la modique somme de 800 yens. Sinon vous y trouverez un centre commercial et de nombreux magasins/restaurants où nous y avons dégusté d’excellent ramen.

    gare de Shin-Umeda Osaka

    Nakanoshima

    C’est une île qui sépare la rivière en deux. On y trouve de nombreux bureaux gouvernementaux, des commerces et des musées. L’architecture est sympas et l’atmosphère agréable pour y faire une petite ballade.

    Nakanoshima île Osaka

    Manger des Okonimiaki

    Osaka Okonomiyaki

    Il est hors de question que vous partiez d’Osaka sans avoir tester un Okonomiyaki. Traduit littéralement par « mettez y ce que vous voulez », c’est un plat régional inspiré de la culture américaine.

    Cela ressemble à une sorte de gros pancake à base de chou, de dashi et d’oeufs que vous garnissez avec ce qui vous fait envie (champignon, lard, pâte…). Le tout est recouvert de mayonnaise et d’une sauce otafuku. On nous l’a décrit comme étant à l’opposé de la cuisine raffinée et fine des japonais et j’avoue que c’est complètement un peu ça.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Nos logements

    Couchsurfing

    Couchsurfing fonctionne plutôt bien au Japon, mais prenez-y vous à l’avance. La plupart des Japonais aime planifier. À la dernière minute nous n’avons eu aucune réponse positive sur Tokyo.

    Airbnb

    Nous avons loué une chambre située au nord d’Osaka, proche d’une station de train et la proprio a vraiment été agréable.

    Prix : 23 euros la nuit / 2 personnes maximum.

    Onsen

    Voici les 2 Onsens conseillés par Kyo pour 430 yens (3 euros)

    [/su_box]

    Source

    Vivre le Japon
    Wikipédia Onsen

  • Workaway Japon : travailler dans une maison traditionnelle

    Workaway Japon : travailler dans une maison traditionnelle

    Le Japon : un rêve de longue date qui se réalise !

    Propulsée dans un manga, je suis au pays du soleil levant. À moi les kimonos lumineux et les sushis. À moi les futons et les temples … À moi tous les stéréotypes et les idées reçues… Car finalement, je réalise que je ne connais vraiment rien du Japon. Je débarque, insouciante, avec l’idée d’une culture très forte et l’envie folle de la découvrir.

    Et pour ça, quoi de mieux que de se lancer dans un nouveau workaway : vivre et travailler dans une maison traditionnelle avec des locaux ?

    Projetés dans un autre univers

    Nous arrivons par un soir froid d’automne à l’aéroport d’Osaka, perdus comme des novices dans cet océan d’informations codées.

    Les phrases chantées, les courbettes à l’entrée des magasins, les sourires et les gestuelles forcées me font l’effet d’un univers stéréotypé et surréaliste.

    Nous sommes attendus dès le lendemain par nos futurs hôtes et avertis du prix du logement nous cherchons un endroit isolé dans la gare pour passer la nuit. Nous finirons par errer une bonne partie de la nuit, chassés de la gare qui ferme ses portes à la tombée du jour…

    Mais pas abattus par un si petit incident, nous nous retrouvons quelques heures et un train plus tard à Ayabe, petite ville à 72km de Kyoto qui ne doit pas voir passer beaucoup de backpackers. Nous faisons face à des visages locaux souriants et chaleureux malgré leur impossibilité à communiquer en anglais.

    Quel accueil et quelle bienveillance ! L’employé de gare nous conduit jusqu’à un magasin puis nous confie à une nouvelle personne. Celui-ci nous sort une carte et nous explique que nous devons prendre 2 bus et il nous accompagne jusqu’à l’arrêt. Nous le voyons discuter avec un vieux monsieur qui attend lui aussi son bus et comprenons que c’est notre nouveau mentor. Sans trop réfléchir en s’en remet à lui. Nous discutons dans un anglais très précaire jusqu’au terminal du bus où il nous embarque dans sa voiture pour nous déposer à notre point d’arrivée. C’est avec pleins de remerciements et de sourires que nous le quittons, enchantés d’un tel accueil dans ce nouveau pays.

    Malgré la fatigue, nous profitons du paysage avant de frapper à la porte de Yoshimizu, notre nouvelle résidence pour les deux semaines à venir.

    ayabe workaway japon

    La maison d’hôte : notre nouveau lieu de résidence

    C’est Fumiaki qui nous ouvre sa porte et nous conduit assez rapidement dans notre chambre.

    Je n’en reviens pas, je suis dans un film. Le sol est recouvert de tatamis, les portes et les fenêtres sont en papier japonais, la vue donne sur le jardin aux couleurs automnales et une table basse orne le centre de la pièce accompagnée de 2 sièges à ras le sol.

    Je ne vois aucun lit (inculte que je suis…), mais épuisée, cela ne m’empêche pas de me poser au sol et de m’endormir en quelques secondes. Ce n’est que le soir que notre hôte nous sortira les futons et les couvertures pour nous installer plus confortablement. Et croyez-moi ou non, je n’ai jamais aussi bien dormi qu’à cet endroit là.

    Yoshimizu est une maison traditionnelle vieille de 200 ans, ce qui n’est pas chose commune au Japon. Les Japonais aiment les bâtiments neufs construits à leur image, ils détruisent facilement pour reconstruire à leur goût.

    Cette belle bâtisse contient :

    • 4 chambres d’hôtes
    • 2 Irori, type de foyer traditionnel japonais, trou où l’on fait le feu à l’intérieur de la maison
    • un kamado traditionnel qui permet de cuisiner du riz au feu de bois
    • un bain en pierre japonais (l’eau est chauffée par un dispositif de chauffage au bois, il faut s’y prendre 4-5h avant)

    Dans les maisons traditionnelles, les pièces japonaises sont épurées et les murs sont des parois amovibles. Les espaces peuvent donc servir à toutes les fonctions : chambre, bureau, salle de jeu, salle de réception. Du coup, pas de structure de lit tel qu’on les connait, on agence et on range en fonction des besoins.

    workaway japon iori kamado chambre bain

    fumiaki et anna workaway japonLa maison d’hôte est tenue par Fumiaki, japonais d’origine et sa femme Anna qui est anglaise. Tous les deux ont 3 enfants : Sora, Ayame et Shiori. La maison alterne des moments de calme profond et des moments de vie familiaux 🙂

    Ils proposent un cadre traditionnel japonais dans la nature, avec des produits locaux, un petit-déjeuner et un diner typiquement japonais auquel ils vous invitent à participer.

    Si cela rentre dans votre budget, je ne peux que vous conseiller d’aller vous perdre dans la campagne japonaise le temps d’un week-end.

    Notre travail et la vie à Yoshimizu

    Le travail à Yoshimizu est l’un des plus simples que nous avons eu à effectuer. Nous travaillions environ 4-5 heures par jour et la seule contrainte était de rester disponible quasiment toute la journée.

    L’amplitude horaire varie d’une journée à l’autre mais peut aller de 8h à minuit. Les jours de repos sont donnés en fonction de la présence des clients. Mais c’est toujours environ deux par semaine.

    Je vous préviens d’avance si vous vous rendez là-bas en plein hiver, il y fait vraiment froid. Les chambres sont chauffées au gaz et donc les radiateurs ne peuvent être allumés en permanence. Dès qu’on sort de la pièce on éteint et l’isolation étant inexistante la chaleur ne reste pas. Du coup, la maison est toujours froide et il faut du temps pour réchauffer les pièces où vous vivez.

    Entretien de la maison

    Le matin consiste à faire le ménage : passer l’aspirateur, laver les vitres, laver les toilettes et le bain, nettoyer les irori et préparer les chambres pour les nouveaux clients. Les chambres sont tellement épurées que le ménage n’a jamais été aussi simple.

    notre travail workaway japon

    Le soir c’est aide à la préparation du diner et vaisselle, beaucoup de vaisselle. Mais quand il fait super froid, on est bien content de laisser les mains sous l’eau chaude.

    La plupart du temps nous discutions et mangions avec les invités qui pour la plupart étaient des étrangers, mais pas toujours. Au menu : cuisson au grill ou nabet (sorte de fondue light), les ingrédients étaient régulièrement les mêmes : tofu, chou chinois, champignons, radis blanc, patate douce, poisson ou poulet, parfois des sashimis frais du matin et bien sur du riz brun de qualité.

    Nous avons rarement aussi bien mangé, c’était un vrai régal tous les soirs.

    irori workaway japon

    Entretien du jardin

    Ramasser et couper du bois, ranger la remise de bois, dégager les feuilles de la rivière.

    couleur automne workaway japon

    En hiver on déblaye aussi la neige ou on joue comme des gosses (au choix). Guillaume a connu sa première grosse neige.

    guillaume le monde a deux et la neige workaway japon

    Baby sitting

    Ce n’est pas du baby sitting à proprement dit car les parents sont toujours présents et Anna est très proche de ses enfants. Les deux grands ont déjà des forts caractères et sont bourrés d’imagination. Ils savent occuper leur temps. Quand à la petite, il nous a fallu du temps avant qu’elle nous apprivoise et qu’elle accepte de rester seule avec nous 🙂

    L’idée c’est donc de garder un oeil sur eux quand nécessaire et jouer avec eux.

    Le reste du temps est libre.

    Et quand on ne travaille pas, on fait quoi ?

    Perdue dans la campagne japonaise, j’en ai passé des heures à observer le paysage changé. Posée sur le rebord de la fenêtre, je regardais les couleurs de l’automne passer d’un rouge vif à des oranges. Puis peu à peu la nature a endossé son manteau blanc d’hiver.

    aline le monde a deux chambre workaway japanyoshimizu workaway japon hiverMalgré tous les charmes de notre maison, nous avons quand même poussé notre curiosité au-delà de ses murs. Plusieurs chemins de randonnées commencent juste derrière.

    randonnee foret ayabe workaway japon

    Et en partant de l’autre côté, on prend la direction d’un charmant temple, certes pas classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais tout aussi authentique.

    temple ayabe workaway japan

    Nous n’en avons pas fait l’expérience, mais il y a un Onsen accessible à pied depuis la maison. C’est un endroit très prisé des Japonais et il reste un incontournable pour ceux qui s’intéressent à la culture nippone.

    Petit bonus : plaisirs sucrés occidentaux

    Cela reste très personnel, mais nous avions accès à la cuisine et nous en avons bien profité pour entrainer nos talents de pâtissier. 

    Pain, brioche, tarte au citron meringuée, mousse au chocolat et notre dessert fétiche pour l’anniversaire de Guillaume. Que du bonheur.

    patisserie le monde a deux workawat japon

    Nous avons tellement aimé nos 15 jours là-bas que nous avons demandé à revenir pour la fin d’année. Pour notre plus grand plaisir ils ont accepté et nous avons passé de magnifiques fêtes dans un mélange d’occident et de traditions japonaises.

    Je ne sais pas si Yoshimizu prend toujours des volontaires à l’heure actuelle, car nous savons qu’elle est maintenant gérée par d’autres hôtes.

    Mais le lieu et notre expérience restent intacte et nous ont vraiment donné un avant-goût d’une vie japonaise à la campagne.

    Alors, convaincu par une expérience Workaway au Japon ?

    Source photo

    Airbnb
    Trip Advisor

  • Trek  : les gorges du saut du tigre en Chine

    Trek : les gorges du saut du tigre en Chine

    Après le lac Lugu, qui nous a permis de passer la frontière entre le Sichuan et le Yunnan dans des décors de rêve, la Chine n’en avait pas fini avec nous. Les gorges du saut du tigre sont souvent un incontournable pour les amoureux de la Nature et nous avons une fois de plus été surpris par la beauté des paysages.

    Lijiang a été notre point de chute. Nous n’y avons passé que peu de temps et l’auberge Mama Naxi bien située et très sympa, nous a permis de laisser nos sacs avant de nous lancer dans nos 2 jours de treks.

    Le ressenti sur ce trek est très variable d’une personne à une autre. Entre novo-monde qui n’a « rencontré absolument aucune difficulté » et le Lonely Planet qui le présente comme difficile et dangereux (plusieurs chutes auraient été reportées), nous prenons une position intermédiaire.

    Par beau temps, le trek peut effectivement être relativement simple, même si les « 28 lacets » se sont avérés assez difficiles pour moi. Quoi qu’il en soit, il faut garder en tête que le temps et la pluie peuvent rendre vraiment dangereuse cette traversée et il arrive même que le chemin soit fermé par mauvais temps. Donc si vous prévoyez de bonnes chaussures, l’aventure peut s’avérer un vrai plaisir avec un décors comme celui-ci.

    Vous trouverez la carte ci-dessous dans toutes les guesthouses ou davantage sur ce site. Les temps indiqués sont exactement les temps que nous avons mis avec un bon rythme de marche plus quelques pauses photos et repas bien évidemment.

    carte des gorges du saut du tigre

    Jour 1

    En partant de Lijiang en bus vous arriverez vers 11h au début du trek.

    Le départ est assez mal indiqué pour cause de travaux, mais des locaux nous ont rapidement réorienté avec un grand sourire. La Chine est malheureusement capable de dénaturer les plus beaux paysages pour les rendre accessibles aux plus grands nombres de touristes. On les reconnait bien face à l’appât du gain…

    En tout cas, personne n’a su s’ils avaient emprunté la bonne route ou pas, le principal c’est qu’il n’y a eu aucune perte.

    départ du trek des gorges saut du tigre

    Aline épuisée dans les gorges saut du tigreLa toute première partie s’avère relativement simple jusqu’aux 28 lacets qui correspondent à de la montée pure et dure où mon rythme s’est clairement diminué. Une épreuve intense mais de courte durée heureusement.
    La descente a rapidement repris ses droits, les paysages se sont enchaînés et ont changé sous nos yeux : forêt de bambous, forêt classique, des roches et des montagnes magnifiques à perte de vue.

    C’est à ces instants précis qu’on s’est senti vraiment minuscule et insignifiant. C’est pour ça que j’aime ce genre de randonnée elles nous remettent à notre place.

    vue des gorges du saut du tigreSur le chemin, en plus des vendeurs à la sauvette, vous croiserez plusieurs guesthouses où vous pourrez vous reposer, boire et dormir. Nous avons fini notre première journée vers 17h à Half Way Guesthouse.

    On a failli s’arrêter juste avant à la Tea Horse Guesthouse, un gros complexe en construction qui ne nous a absolument pas donné envie.

    Aucun regret, la vue depuis Halfway Guesthouse était juste magnifique, surtout depuis les dortoirs et les toilettes ! J’ai pris un moment pour écrire mon journal face à ce petit paradis juste sublime, le soleil s’est couché sur les montagnes et j’ai savouré ce moment unique et la fierté d’être ici.

    vue depuis half way guesthouse
    Peu de temps après, les autres randonneurs croisés sur la route sont arrivés les uns après les autres, nous avions déjà mangé mais nous nous sommes joint à eux pour une bière.

    C’est à ce moment-là que nous ferons la connaissance d’Anaïs et Maxime les visas-vies, jeune couple qui a décidé de faire un tour d’un an avant de se plonger dans le monde du travail. Après une soirée très agréable nous déciderons de reprendre la route ensemble le lendemain matin.

    Jour 2

    Après une nuit assez courte, nous décollons vers 8h30 en compagnie de nos nouveaux compagnons de route.

    chemin lors du trek des gorges du saut du tigre

    Le rythme était plutôt bon, on a profité des paysages toujours exceptionnels et on est arrivé à Tina Guesthouse en 1h30 au lieu de 2h. C’est le principal point de départ des bus et des vans et l’entrée pour descendre au fond des gorges.

    Vous aurez plusieurs passages pour descendre et selon les informations, nous ne serions pas obligés de payer, c’est une sorte de donation pour les locaux. Mais nous sommes tombés sur une folle au sens littérale du terme. Nous avons essayé de nous expliquer et de passer, mais après un NON fou furieux et un regard très noir, nous n’avons pas pris le risque de nous faire bousculer dans les escaliers déjà raides, nous nous sommes donc acquittés des 15 yuans et sommes passer sain et sauf.

    Pour ceux sensibles au vertige, accrochez vous, les chemins sont plus ou moins sécurisés et la pente est bien raide. Mais une fois encore, le jeu en vaut la chandelle et nous n’avons pas eu les échelles à pic.

    Étant donné que nous sommes arrivés assez tôt, nous étions seuls en bas et nous avons pu profiter pleinement de la vue et de l’impressionnant courant d’eau qui déferlait sous nos yeux.

    au fond des leaping gorge tiger

    Pour remonter vous aurez le choix d’emprunter deux autres passages mais il faudra à nouveau payer ou reprendre le même chemin, ce que nous avons fait.

    C’est donc vers 13h que nous avons pris le bus jusqu’à Lijiang avant de courir jusqu’à la gare pour prendre notre train direction Kunming et Hong Kong. Mais tout ça, c’est une autre expérience que vous pourrez retrouver par ici !

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Utiles

    Prix d’entrée des gorges : 65 yuans

    Sac à dos : Toutes les auberges au début des gorges vous proposent de garder vos sacs. Ne vous embarquez pas avec trop d’affaire 😉

    Se rendre à Qiatou depuis Lijiang

    Des bus locaux partent à peu près toute la journée depuis Lijiang et vous déposeront à l’entrée des gorges. Comptez environ 2 heures de trajet.

    AdresseLijiang Passenger Transport Terminal Xiang Yun Duan Gucheng Qu, Lijiang Shi, Yunnan Sheng Chine, 674100

    Prix : 28 yuans

    Retourner à Lijiang depuis Tina’s Guesthouse

    Bus

    Cette auberge propose plusieurs bus dans la journée pour vous emmener à Lijiang. Les tickets s’achètent directement au guichet du restaurant.

    Prix : 55 yuans

    Van

    Selon la météo, l’auberge propose aussi des minivans pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes.

    Prix : 350 yuans pour le van complet. À vous de le remplir 🙂

    Logement

    Half Way Guesthouse

    Comme son nom l’indique, l’auberge se trouve à mi chemin des gorges. Nous n’avons rien à redire sur les chambres et la vue est à couper le souffle.

    Elle fait aussi restaurant et l’on y mange très bien. (comptez environ 30 yuans pour une assiette de riz frit)

    Prix : 40 yuans : un lit en dortoir

    [/su_box]

    Vous l’aurez compris, nous avons adoré ce trek qui par beau temps est plutôt accessible. Les paysages sont magnifiques et les guesthouses sont sympas. De plus, nous n’avons croisé quasiment personne sur les routes ce qui est un grand luxe.

    Nous ne pouvons que vous recommandez d’y aller et de venir nous raconter votre ressenti !