Le monde à deux

Catégorie : Asie

L’Asie, le plus grand continent du monde est souvent une étape incontournable dans un voyage au long court. Après plus d’un an à parcourir ses terres, manger sa nourriture locale, rencontrer ses habitants, nous avons vécu des expériences et des anecdotes à foison. On les partage ici, agrémenté de nos avis et de nos conseils pour faciliter votre voyage.

  • Le lac Lugu : nos plus beaux paysages de Chine

    Le lac Lugu : nos plus beaux paysages de Chine

    Notre expérience de woofing dans une ferme nous a réconcilié avec la Chine. Nous étions prêts pour découvrir ses merveilles et ce qui est sur, c’est que nous n’avons pas été déçus.

    Après Chengdu, nous avons continué notre périple vers le sud de la Chine, direction le Yunnan. Mais sous les conseils du responsable de l’auberge, nous nous sommes arrêtés 2 nuits au lac Lugu : une destination souvent zappée par les touristes mais qui vaut vraiment le détour.

    Nous ne pouvons que vous conseiller d’y aller. Le lac Lugu est encore « peu » touristique et malgré le trajet long et périlleux, les paysages font partie des plus beaux qu’on ait pu admirer à ce jour.

    les montagnes autour du lac lugu chine

    Le lac Lugu

    Le lac Lugu, situé à 2,685 mètres d’altitude, est un lac profond d’eau douce parsemé de quelques îlots et entouré de hautes montagnes entre 3000 et 3800 mètres d’altitude. Il se situe à la frontière du Sichuan et du Yunnan au milieu de la route entre Xichang et Lijiang

    Plusieurs minorités peuplent ses berges, mais la plus connue est celle des Mossos. On dit que c’est une société matriarcale, mais la réalité est bien différente. Même si la maison et les terres sont transmises par la lignée maternelle, les hommes gardent le pouvoir politique.

    Par contre, elles pratiquent l’union libre : les femmes accueillent leurs amants à la tombée de la nuit et les enfants ignorent souvent leur filiation paternelle.

    Nous n’avons pas pris le temps d’aller les visiter, nous avons eu peur d’une attraction trop touristique comme nous l’avions vu dans un article. Mais si certains y sont allés, nous serions intéressés d’entendre vos avis.

    Arrivée au lac Lugu

    trek lac lugu entre sichuan et yunnanNous avons embarqué pour un voyage Chengdu-Xichang de 9h30 où nous avons commencé à sentir le changement de région. Les visages étaient plus bronzés, les vêtements plus typés, la 3e classe du train regorgeaient de gens pauvres et des effluves d’alcool arrivaient à nos narines. Les regards étaient insistants et envieux, certains ont même essayé de communiquer mais sans grande réussite. Je me suis sentie en décalage dans cet étrange paysage.

    À Xichang, nous avons fait la connaissance de MuYanNi, une Chinoise avec qui nous avons partagé le taxi jusqu’à la station de bus. C’est la première personne assez patiente pour vraiment communiquer à travers la seule aide de nos traducteurs. Elle a été adorable et a partagé avec nous les 8h de bus.

    Une fois sur place, nous avions réservé une auberge à Boshuo, mais nous n’avons pas été emballé par l’accueil et la prestation. Malgré tout, l’emplacement est vraiment sympa : calme et loin des sites touristiques, il est à 15 min de marche des restaurants et à 2 minutes de marche d’une des plus belles vues du lac.

    paysage lac lugu sichuan

    Découvrir le lac

    carte lac lugu en chineVu tous les tarifs proposés et notre mini budget, nous avons fait le choix de ne rien louer et de zapper une partie du lac pour faire la moitié à pied avec nos sacs (soit 30 kms). L’idée c’était de finir et de dormir à Lige avant de prendre le bus le lendemain matin pour Lijiang.

    Sachez que vous avez la possibilité de louer des vélos, des scooters ou même des voitures pour faire le tour du lac. Il y a aussi la possibilité d’aller sur le lac en barque et en bateau (plus d’info en fin d’article).

    Et si vous avez le temps et la motivation, vous avez plusieurs randonnées qui s’éloignent du lac et un télésiège amène au sommet d’une des montagnes.

    Si vous ne restez que 2 nuits, vous n’aurez concrètement qu’une journée autour du lac (à cause des horaires de transports). Si vous prévoyez de louer un scooter, vous pouvez planifier de ne rester que 2 nuits, en vous basant sur Lige. Mais si vous voulez prendre le temps ou partir en randonnée aux alentours prévoyez au moins une nuit de plus.

    magnifique vue sur le lac lugu yunnanJe n’ai pas de mots pour décrire les vues, nous avons eu un temps splendide et malgré nos sacs, la marche a été un vrai plaisir. Les paysages changent au fur et à mesure, nous avons traversé une forêt de pin, puis un paysage aride et longé les bords du lac. Je pense que nous étions à la bonne saison car l’automne apportait ses couleurs impressionnantes de jaunes, d’orange et de vert. Le lac est donc sublime, l’eau est transparente et les paysages variés.

    Je crois que les photos parlent d’elle-même.

    paysage automne lac lugu sichuan chineNous sommes maintenant habitués aux regards amusés/étonnés/choqués des Chinois qui nous félicitent. Nous on en a rigolé, on a assumé même si on a galéré ! Mais toujours avec le sourire, le lieu était tellement beau.

    Nous avons pris notre repas du midi au bord de l’eau et une locale est venue nous aborder. On a tenté de communiquer avec des gestes, mais nous avons surtout retenu son beau sourire.

    femme matriarca moso lac lugu chineSur la route on a recroisé Muyani, avec qui on s’est donné rendez-vous pour le soir même où nous avons partagé un bon repas avec la spécialité locale.

    un repas au restaurant lac lugu en chineNotre seule petite/mini déception a été d’assister à la construction massive d’hôtels qui ne feront qu’augmenter le tourisme et cela sera majoré par l’arrivée d’un aéroport à proximité.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    S’y rendre depuis Chengdu

    ATTENTION : Il n'y a qu'un seul bus par jour qui part de Xichang en direction du lac Lugu. Ce bus partle matin aux environs de 8h30.

    Prendre un train de nuit en direction de Xichang qui arrivera vers 8h environ : entre 9h et 11h de route pour un prix entre 10 à 30 euros (cela dépendra de votre mode de déplacement : hard seat ou hard sleep ?)

    Arrivée à la station de train de Xichang, trouvez un taxi pour vous rendre à la gare de Bus de la ville.

    Tarif ticket de bus : environ 11 euros pour 8 heures de trajet.

    Arrivé à l’entrée du lac, le bus s’arrêtera. Il vous faudra descendre du bus pour payer l’entrée du lac.

    Où loger

    La plupart des personnes vont directement à Lige ou à Luoshui, 2 villages très touristiques et forcément plus simple d’accès, vu que c’est d’ici que repartent les bus pour Lijiang.

    Mais si vous avez un peu plus d’argent, nous vous conseillons de passer une nuit à Boshuo où dans les environs, un environnement beaucoup plus calme.

    Nos auberges :

    À Boshuo : Wind hostel, auberge au bord du lac mais le staff ne parle pas anglais. Comptez 40 yuans pour un lit dans une chambre.

    À Lige : International Youth Hostel, auberge très touristique mais bon rapport qualité/prix. Comptez 40 yuans pour un lit dans un dortoir.

    Se déplacer

    La plupart des auberges / hôtels proposent la location de vélo ou de scooter électrique.

    Comptez 10 yuans par jour pour un vélo et 50 yuans par jour pour un scooter électrique.

    Vous pourrez vous déplacer entre les villes autour du lac à l’aide de van mais cela coûte assez cher, environ 200 yuans pour 7 personnes.

    Repartir depuis Boshuo direction Lijiang

    Pour aller à Lige : 100 yuans le bateau/ par personne à partir de 2 ou 120 yuans le mini van

    + 100 yuans de bus pour aller jusqu’à Lijiang (9h)

    Tarif

    Entrée : 80 yuans (pensez à votre carte étudiante)

    Meilleure période pour y aller

    Avril / Mai / Septembre

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    Alors convaincu par le lac lugu ? Êtes-vous prêt à tenter le trajet pour une telle merveille ?

    Source

    Voyages Chine : Lugu lake
    Image carte lac lugu

  • Woofing Chine : travail de ferme et les pandas de Dujiangyan

    Woofing Chine : travail de ferme et les pandas de Dujiangyan

    Après un mois de tourisme en Chine, nous étions ébahis par la beauté des paysages, mais déçus par notre contact avec les locaux.

    L’idée de quitter la Chine sans expérience de Woofing / WorkAway nous frustrait et c’est Dan, un israélien rencontré à Oulan-Bator qui a résolu notre dilemme.

    Le hasard nous a remis sur sa route à Chengdu. Il revenait d’une ferme pas loin d’ici, où il avait passé un super moment. Face à son enthousiasme, nous avons envoyé le mail dans la demi-heure et le soir même nous avions une réponse positive.

    La décision était prise et nous ne l’avons pas regretté.

    Après avoir prolongé nos visas Chinois d’un mois, nous avons été reçus comme des rois à la ferme de Huaxi.

    Présentation de la ferme

    La création de cette ferme vient d’une belle initiative. Micky et son frère, deux Chinois, donnent la possibilité à des familles de retrouver un coin de Nature, loin des villes oppressantes et polluées de Chine.

    Micky a vécu plusieurs années en Australie et parle très bien l’anglais. Elle n’est pas souvent sur place car elle s’occupe d’autres activités en parallèle et organise parfois des conférences avec des personnes du monde entier sur le site de la ferme.

    La ferme de Huaxi se situe à une heure de Chengdu, proche de la ville de Dujiangyan et s’étend au bord d’une rivière sur plusieurs hectares.

    Autre fait, non négligeable, elle est entièrement bio.

    L’organisation

    La semaine comporte principalement du travail de ferme et l’équipe de moniteurs éducateurs prépare le week-end pour recevoir les familles.

    Ils leurs proposent tout un tas d’activité pour les rapprocher de la Nature. Des moments attendrissants et pleins de joie.

    Ils font des jeux en plein air : courses avec les enfants sur les épaules, colliers de plantes, ramassage de patates douces avant d’enchaîner sur la session publicitaire !

    enfants publicité ferme woofing chine

    Oui je vous jure, au milieu de cette ferme bio, un commercial vient installer une voiture.

    Il donne des feutres aux enfants qui s’en donnent à cœur joie, le temps que le commercial tente de vendre sa voiture aux parents.

    Puis vient le temps du repas où les adultes s’amusent autour d’un feu de bois. Ils cuisent leur riz à l’ancienne dans des bambous et du poulet à même le feu entouré de papier d’aluminium et de terre.

    Pendant ce temps, les enfants font une visite aux cerfs.

    famille cuisine autour du feu woofing chine

    Le STAFF

    Il se compose de plusieurs personnes :

    • en cuisine, il y a bien évidemment le cuisinier et quelques femmes d’un certain âge. Difficile d’en dire plus, nous n’avons malheureusement pas eu beaucoup de contact avec eux.
    • l’équipe de moniteurs n’est composé que de jeunes. La plupart ne parlent pas anglais où très peu, mais ils font toujours leur possible pour communiquer, heureux de nous avoir près d’eux.
    • pour les cultures, nous avons travaillé avec 3 vieilles dames qui ne parlent pas un mot d’anglais, mais il y a bien d’autres travailleurs sur le site.

    Pour l’anecdote, nous n’avons jamais su leurs noms, car elles nous l’ont écrit dans la terre en signes chinois n’ayant pas conscience que nous étions incapables d’associer un son à ces symboles.

    Nous les avons donc surnommé Hélium (pour sa voix  si particulière), Grincheuse (la moins souriante) et « V 3 barres » (ce qui ressemblait le plus à son symbole).

    Je vous laisse devinez qui est qui.

    woofing chine le monde a deux

    Même sans parler la même langue, nous avons partagé des moments mémorables avec ces 3 femmes encore plus petites que moi et pourtant bien plus fortes.

    Notre travail à la ferme

    Les  journées de 7 heures de travail sont globalement plus longues que la plupart des autres volontariats que nous avons faits, mais elles sont ponctuées de nombreuses pauses.

    Nous étions constamment rappelé à l’ordre. Nos 3 compères nous criait sans cesse : 休息 , qui se prononce « Soshié » et qui veut dire « repos ».

    En 10 jours, nous avons eu 2 jours de repos (+2) et les tâches ont été variées :

    Rempoter des semis, désherber, peindre des décorations pour les enfants, aider à l’organisation, préparer du terreau, planter des légumes, créer des panneaux pour départager les plantations et aider en cuisine (plus pour nous faire plusieurs qu’une réelle aide).

    woofing chine ferme dujiangyan huaxi farm

    Avantages de ce woofing en Chine

    Manger comme les locaux et se régaler

    De nombreux plats sont positionnés au milieu de la table et chacun se sert dans un désordre typiquement chinois. 

    C’était excellent : patates douces, légumes frits, porcs, nouilles, ravioles, patates sautées, chou chinois, du riz sous toutes ses formes, canne à sucre, gâteau et j’en oublie…

    repas woofing chine huaxi farm

    Visite d’un temple

    Sans rien avoir demandé, nous nous sommes vus proposer la visite d’un temple gratuit situé non loin de la ferme.

    Le photographe, 2 autres animateurs et un jeune homme venu exprès pour nous servir d’interprète se sont joints à nous. Quand je vous dis que nous étions traités comme des stars !

    Le temple est perdu dans la Nature où les moines vivent quasi en autosuffisance avec leurs plantations et des dons.

    Loin d’un site touristique, nous l’avons beaucoup apprécié.

    entree du temple dujiangyan woofing chine temple dujiangyan woofing chine

    Visite des pandas

    Deuxième grande surprise.

    Nous planifions de rentrer un peu plus tôt pour aller voir les pandas de Chengdu, quand un des responsables de la ferme nous a indiqué qu’il y avait une base de Pandas non loin de là.

    Vu que rien n’était recensé sur Internet, sur le coup nous ne l’avons pas cru, mais face à son insistance nous lui avons fait confiance.

    Bingo, nous avons effectivement eu le droit à une visite gratuite d’un centre de panda en avant première. Le centre de Wolong a été détruit suite à un tremblement de terre et les habitants ont été relogés à la base de Panda de Dujiangyan qui s’ouvre de plus en plus aux visiteurs.

    Il a été « spécifiquement conçu pour mener des recherches sur la réintroduction potentielle dans la nature de pandas nés en captivité ». Pour en savoir davantage, je vous invite à lire ces articles sur la Vallée du Panda.

    En tout cas, c’est avec un grand sourire que notre hôte nous dira :« il faut faire confiance aux relations des Chinois ».

    dujiangyan panda parcle monde a deux parc panda dujiangyan woofing chine

    Visite de la ville

    La « petite » ville de Dujiangyan ne mérite pas le détour en tant que telle, mais vous y  trouverez, entre autre un système d’irrigation des eaux qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a été construit au IIe siècle avant JC et fonctionne toujours.

    Nous n’avons pas jugé pertinent d’aller le visiter, mais l’histoire est intéressante vu qu’ils ont réussi à tout construire malgré les faibles moyens de l’époque.

    Si quelqu’un l’a déjà visité, nous sommes curieux d’avoir des retours.

    Sinon vous retrouverez en ville tout ce qui fait le charme de la Chine : les parcs remplis de danseurs, d’entrainement d’arts-martiaux et de maisons typiques .

    riviere separe dujiangyan tai-chi-chuan parc dujiangyan

    Jusqu’à cette expérience, la Chine n’était que crachats, saleté et bousculades sans états d’âmes.

    Et puis nous avons fait la rencontre de Kenyo, V 3 barres, Hélium, Kasa, Béatrice et tous les autres qui nous ont offert une autre vision de la Chine.

    Nous étions alors prêts pour continuer à explorer l’empire du Milieu et un autre hasard nous a conduits à notre deuxième coup de cœur : le lac Lugu.

    Mises à jour : avis d’autres voyageurs

    J’ai le grand plaisir de mettre à jour cet article !

    Non pas que nous y sommes retournés, mais après lecture de ce post : 3 couples de voyageurs ont été accueillis à la ferme de Huaxi.

    Je voulais absolument partager leurs vécus, car vous constaterez comme moi que l’accueil est toujours aussi chaleureux !

    • Voici donc l’article de Célia et Nicolas du blog Kikisbackingtour qui y ont séjournés une semaine en décembre 2015
    • Puis le commentaire très agréable de Nathalie et Gabriel qui y sont allés en septembre 2016 :

    « Coucou vous deux ! Comment ça va? Je tenais à vous remercier de nous avoir transmis le contact de Huaxi farm, on vient d’y passer une superbe semaine. On a suivi un groupe d’enfants en colo, Gabriel a joué de la guitare pour les accompagner sur des chansons chinoises, on a très bien mangé et cuisiné des petites spécialités de notre île.

    Ils nous ont beaucoup gâtés aussi, c’était génial !

    Le staff est super! On a passé votre bonjour à l’équipe, ils étaient très contents et vous le retourne. On publiera bientôt des photos de notre séjour ! Merci encore »

    • La dernière expérience, c’est Solenne et Meryll du blog Evasy qui l’ont vécu. Et cette fois, c’est une vidéo qui vous plongera définitivement dans l’ambiance.

    On constate qu’il y a eu quelques évolutions, car les éducateurs parlent plus facilement anglais. Mais à part ça, j’ai pris un plaisir fou à retourner à la ferme de Huaxi grâce à ces expériences.

    Maintenant si vous n’êtes toujours pas convaincus, je ne peux plus rien pour vous !

    Qui seront les prochains ?

     

  • Mont Emei : 60000 marches, tout petit challenge …

    Mont Emei : 60000 marches, tout petit challenge …

    Il y a des moments dans un voyage où on se dépasse, parfois moralement et parfois physiquement. Pour moi, l’ascension du Mont Emei fut l’un de ces moments. Il y en aura bien d’autres, mais celui-ci reste gravé dans ma mémoire comme un des premiers gros challenge physique.

    Nous sommes partis, comme à notre habitude, sans vraiment savoir dans quoi nous nous embarquions. Mais je pense sincèrement, que notre ignorance nous a permis d’aller jusqu’au bout en un temps record pour nous.

    Pourquoi le Mont Emei ?

    La Chine regorge de magnifiques endroits à visiter, alors pourquoi le Mont Emei?

    Il y a, selon nous, plus d’une raison pour visiter le Mont Emei :

    – Tout d’abord, le Mont Emei fait partie des montagnes sacrées, c’est le premier lieu où le bouddhisme s’est établi sur le territoire chinois et c’est à son sommet qu’a été érigé le premier temple Bouddhiste : Huazang.

    Pour ces nombreux temples, le temps Huazang n’est que la cerise sur le gâteau, tout au long du trajet vous traverserez plusieurs temples où vous pourrez même y passer la nuit. Certains sont vraiment magnifiques.

    Pour ses paysages à couper le souffle : le site comprend une végétation d’une richesse exceptionnelle, des forêts à perte de vue où l’on se sent tout petit.

    singe sauvage et vue du mont emei

    – Pour ses singes semi-sauvages ? Je ne suis pas certaines de ce dernier point, les singes sauvages méritent le coup d’oeil, mais ceux nourrit à grand renfort de touristes sont devenus pour moi à éviter. Agressif et voleurs… une pâle conséquence du tourisme de masse.

    L’intégration de l’élément humain est fait avec subtilité. Exception faite de la toute dernière partie où hôtels et magasins représentent le tourisme de masse.

    – Et puis dernier point non négligeable, pour le challenge ! 3000m d’altitude et 60000 marches pour arriver au sommet et en redescendre représente un parcours qui peut s’avérer un vrai défi en fonction du temps qu’on lui consacre. Mais quoi de mieux que d’admirer la vue et le temple là-haut après avoir gravit toutes ces marches. Mais donnez vous du temps.

    Visiter le Mont Emei

    Pour visiter le Mont Emei, plusieurs choix s’offrent à vous : suer un peu en s’isolant dans la Nature ou payer le prix cher au milieu des touristes. Car oui, comme tout endroit touristique en Chine, il y a toujours des raccourcis (bus ou téléphériques) pour faciliter/raccourcir le trajet mais qui gâche, selon nous, tout le plaisir.

    Donc pour ne pas changer, nous n’avons pas fait dans la demi-mesure, nous sommes partis depuis le point le plus bas pour arriver au sommet et tout cela en deux jours avec nos affaires de camping sur le dos.

    Nous basant sur les blogs et les cartes (qu’on trouve dans tous les hôtels), nous avions à l’esprit d’arriver au sommet par nos propres moyens en passant une première nuit en tente et la deuxième dans un temple sur la route. Puis éventuellement de redescendre en bus, en fonction de notre fatigue.

    Les premiers kilomètres sont inutiles au possible, vous serez le long de la route goudronné, puis sur un sentier sans intérêt… Franchement, je ne suis pas forcément pour prendre les bus… mais la première partie n’en vaut vraiment pas la peine. Elle nous a gaspillé pas mal d’énergie et plusieurs heures de marche.

    À moins que le défi ou les économies vous intéressent, je vous conseille de prendre un bus jusqu’à la première entrée officielle. Vous ne manquerez absolument rien ! Et puis une fois passée, le chemin est balisé, il est impossible de s’y perdre.

    Jour 1

    le monde a deux pret a gravir le mont emei

    Après ce début laborieux, on déborde toujours d’énergie et passé le check in, on commence à gravir ces marches qui s’avéreront interminables le jour d’après.

    singe semi sauvage et agressif du mont emeiOn passe par le chemin des singes (obligatoire malheureusement) où les premières attaques de macaques ont commencé. Heureusement, des locaux sont là pour les « contrôler ». Ils sont tellement habitués aux humains qui les nourrissent qu’ils viennent maintenant se servir directement dans les sacs (ils vont même jusqu’à prendre les appareils photos etc…). Plus loin, Guillaume esquivera même une attaque de 3 singes qui ont bien montré les dents… Bref, un passage qui comme vous l’avez compris ne nous a pas vraiment enchantés…

    Nous avons donc continué notre chemin, avec mes 6 kilos sur le dos (et bien plus pour Chocho…), sous les regards insistants des touristes chinois, surpris de voir deux blancs autant chargés. Au-delà des regards chinois, nous avons profité de quelques points de vue sympas, de pauses auprès de la rivière.un temple sur le mont emeiles chemins du mont emei
    spot pour camper sur le mont emeiÉtant parti à 13h, nous n’avons marché que 5h et nous avons trouvé un toit pour poser la tente : une sorte d’abris pour un magasin était vide et à très bien fait l’affaire. Il était temps, le soleil commençait à se coucher et nous n’avons pas tardé à en faire autant.

    La première nuit sera de courte durée, l’altitude, l’heure précoce, le bruit de l’eau, des oiseaux, des branches cassées et des singes qui ne rodaient pas bien loin ne m’ont pas aidé à fermer l’oeil. Ce n’était que le début du camping sauvage pour moi et je n’étais pas encore très à l’aise.

    Jour 2

    Le réveil a sonné à 5h du matin, nous avions mal calculé car le soleil était loin de se lever. Une chose est sur c’est qu’on n’a dérangé personne. C’est donc toujours motivés que nous avons repris la route, les lampes frontales allumées pour les 30 premières minutes.
    gravir le mont emei de nuit
    On a grimpé en silence, on se motivant l’un l’autre pour trouver le courage d’affronter ces marches infinies.

    Ce n’était plus les singes que nous croisions sur la route, mais des ânes en sueur et abimés par le poids porté (surement pour acheminer les provisions). Ça peut paraître anodin, mais sur des chemins de marche aussi raide et étroit, croyez moi ça fait un drôle d’effet.
    des anes sur le mont emei
    Mais passé cela, les paysages de cette deuxième journée ont juste été saisissants, malgré le chemin balisé, on se sent perdu dans le Nature. On ne croise que très peu de personnes et les temples sont magnifiques. Malgré la fatigue et de nombreuses pauses, nous apprécions les vues qui s’offrent à nous. Nous avons l’impression de surplomber une immensité.
    un temple au sommet du mont emei vue au sommet du mont emei
    Nous sommes arrivés fier de nous à l’avant-dernière étape, là où commence le téléphérique où nous avions prévu de passer la nuit (Jieyn Hall). Mais lorsque nous sommes arrivés nous avons été submergé par la foule de touriste et le bruit. Après le calme des jours précédents, il était hors de questions que je me pose ici pour y passer la nuit. Ce brouhaha était en total contradiction avec l’idée que je pouvais avoir d’un temple sur une montagne sacrée.
    les touristes au telepherique du mont emei
    Il devait être environ 14h, nous avons donc pris la décision de continuer et d’arriver au sommet dans la journée. Je crois que c’est à ce moment-là que le vrai défi à commencer. Nous avions déjà 9h de marche dans les pattes et la dernière partie est surement la plus raide.

    Mais nous avons réussi, passé l’arrivée du téléphérique remplie d’hôtel et de restaurant touristique en tout genre, nous avons mis quelques couches supplémentaires de vêtements pour affronter le froid rencontré au sommet et pris le temps d’apprécier la vue, le temple et le Bouddha magnifique. Le ciel n’était pas bleu, mais nous avons eu de la chance, la vue était assez dégagée et la brume ne couvrait pas le Bouddha.
    le bouddha du mont emei la vue du sommet du ont emei
    Le soleil commençant à décliner nous avons fait quelques pas en arrière pour trouver un endroit pour planter la tente une dernière fois : un recoin au bord de la route sous les arbres.

    Jour 3

    Réveiller à 6h du matin, par les cris des  premiers touristes arrivant pour le lever du soleil.  Nous avons fait le retour à contre-sens d’une masse de touristes impressionnante. On est gratifié plusieurs fois de grands sourires, de pouce en l’air. Dans leur yeux, un mélange d’admiration, d’incompréhension, de jalousie et d’envie face à nos sacs sous-entendant le camping. Mais dans tous les cas, peu restent insensibles à notre passage.

    Pour finir, j’aurai aimé rentré à pied, mais honnêtement nous étions trop épuisés 17h de marches en 2 jours, nous avons donc pris le bus pour rentrer et nous poser à l’auberge.

    Et voilà, ici se termine l’aventure de notre premier trek en duo, dont je pense nous pouvons être fier. Malgré la pluie, les marches, les singes, une tente et un réchaud défectueux, nous sommes toujours en vie. À l’hôtel, fatigués mais vivant.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Logement à Baguo

    L’auberge de jeunesse Teddy Bear est surement la moins cher et la plus populaire chez les backpacker, mais honnêtement ça a été une grosse déception. Je pense qu’ils savent qu’ils ont des pris compétitifs, du coup, ils se foutent de leur clientèle. Polis certes, mais ils en avaient rien à foutre de nous.

    Nous avons largement préféré l’accueil de l’hôtel juste à côté, où nous avons passé la première nuit. Certes un peu plus cher et ne parlant pas un mot d’anglais, mais ils ont toujours eu de grands sourires et se sont pliés en quatre pour nous aider à avoir notre visa (ils nous ont payé le taxi et le bus et nous ont accompagné là-bas).

    Camping sauvage au Mont Emei

    Il n’est pas officiellement interdit de camper, d’ailleurs de nombreux touristes chinois ont bien compris nos intentions et nous ont félicité à plusieurs reprises. La réalité, c’est que les chemins sont très balisés et étroits, il n’y a aucun spot classique d’herbe fraiche pour  poser votre tente. Les seuls endroits que nous avons trouvé sont sous les portes qu’on trouve parfois sur la route ou alors à la place de magasins qui ne sont pas là ou pas ouvert ce jour-là.

    Sur la fin du parcours, vous trouverez des espaces plus appropriés, sous des arbres par exemple. Dans tous les cas, il vous faudra une tente autoportante.

    Comme tout camping sauvage, respecter l’environnement et levez-vous tôt pour ne dérangez personne.

    Nourriture / Repas

    Sur le trek, vous trouverez de l’eau et de la nourriture mais comme partout, loin de tout les prix ont flambé (il faut dire qu’il l’achemine à dos d’âne … on a croisé les pauvres bêtes dans les escaliers en sueur et abimés). Nous avions pris de quoi manger un minimum et 4 bouteilles d’eau plus des micropures (ne faites pas confiance à l’eau en Chine…).

    Tarif

    Entrée du Mont Emei : 185 yuans pour 2 jours par personne (90 yuans avec la carte étudiant ou carte vitale)

    Nuit dans un temple : comptez 50 yuans pour un dortoir environ

    Bus de retour  : 50 yuans pour environ 1h30

    Batons de marche

    Ils sont vraiment recommandés. Si vous n’en avez pas, ils prêtent des morceaux de bambous qui font très bien l’affaire. Ils vous serviront aussi pour vous protéger des singes. Cela nous a bien servi en tout cas.

    Equipement

    Prenez des vêtements chauds, au sommet il y a du vent et il fait froid.

    Organisation

    Rien ne vous oblige à marcher autant en si peu de temps ! En partant plus tôt le premier jour, vous aurez le loisir d’étaler vos heures de marches.

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    Sans prendre les raccourcis, l’ascension du Mont Emei demande une certaine condition physique, donc prévoyez au moins 2 nuits pour profiter de cette montagne sacrée.

  • Xian et son armée de terre cuite

    Xian et son armée de terre cuite

    Après la déception vécue à Pékin, nous avons pourtant persévéré en allant à Xi’an, ancienne capitale de Chine, un arrêt plus ou moins obligé pour visiter l’armée de terre cuite.

    Nous avions quitté l’appartement d’Alex, notre sauveur à Pékin, en hâte pour éviter les problèmes causés par des colocataires peu tolérants, qui sont allés se plaindre de bruit, au propriétaire avant même de nous en informer. Les bonjour et sourires polis lors de nos brefs rencontres cachaient donc une rigidité et une délation que nous n’avions pas soupçonné. Après des échanges de souvenirs de Yesanpo, autour d’une bière et d’une pizza, il était temps de se dire au revoir, sans promesse de retrouvailles, juste l’espérance lointaine que nos routes se recroiseront peut-être un jour.

    Nous avons alors vécu notre deuxième « hard seat », 14h de train assis dans des conditions mémorables… Pour débarquer épuisés sans réservation, dans une nouvelle ville aux allures bien chinoises : plus d’occidentaux, des petits restaurants à tous les coins de rue, des magasins de téléphone et d’électronique de partout.

    Nous ne sommes restés à Xian que 2 nuits mais nous aurions pu facilement nous y attarder une nuit de plus et nous n’avons volontairement pas voulu dépenser un budget touristique important à Xian. Mais rien que l’ambiance du quartier musulman vaut le détour !

    Le quartier musulman

    Étant le départ de la route de la soie, Xi’an « attirait beaucoup de commençants arabes et persans, des diplomates et des étudiants. Beaucoup se sont alors graduellement installés dans la ville de Chang’an, actuellement appelé Xi’an ».

    La lumière y est très belle et vous y verrez de nombreux stands de nourriture, des vendeurs en train de casser des cacahuètes, tirer du sucre et préparer des mets locaux. De nombreuses brochettes, gateaux, épices, biscuits, fruits sont disposés sur les étalages. Tissus, sacs, babioles, pierres, baguettes sont entassés sur les stands…

    En conclusion, vous y trouverez tout un assortiment d’objets et de couleurs pour le plaisir des yeux.une rue du quartier musulman xianboutique dans le quartier musulman xianetalage d une boutique quartier musulman xi'an

    La grande mosquée

    Elle est la plus grande et la mieux préservée des premières mosquées de Chine.

    la grande mosquee de xi'an chine

    La Bell Tower et la Drum Tower

    La première a été construite en 1384, un des symboles et une des plus grandes tour de ce type en Chine et la deuxième, construite au centre de la ville. Elle « tire son nom du grand tambour qui y est contenu. Elle contraste avec la tour de la cloche du fait que la cloche était autrefois frappée à l’aube alors que le tambour était battu au coucher du Soleil, indiquant la fin de la journée. »la drum tower a xian

    Mausolée de l’empereur Qin

    À une heure de Xi’an environ, vous y trouverez surement un des sites archéologique les plus importants au monde, en tout cas le mausolée de l’empereur Qin reste à nos yeux une de nos plus belles visites en Chine.

    Pourtant, nous avions peur d’être déçus, après toutes les photos que nous avions vu sur le net nous avions le sentiment d’être déjà spoilés. Mais ce ne fut absolument pas le cas. L’histoire, l’ampleur du site et la beauté des statues nous ont laissé ébahis et nous les recommandons sans hésitations.

    C’est en 1974, donc assez récemment, que des paysans on découvert les prémisses de cette armée destinée à « accompagner l’empereur dans son voyage vers l’immortalité ».

    Je vous conseille de lire à l’avance sur Internet, un peu l’historique de ce lieu. Les informations sur Wikipédia sont à mon sens largement suffisante, de plus vous trouverez des informations en anglais sur le site qui vous permettront de vous passez d’un guide (jamais donné en Chine). Même s’ils vous font croire le contraire 😉 nous n’avons pourtant pas eu l’impression de passer à côté d’informations capitales.

    Le site se divise en deux parties, les fosses de soldats et le tombeau mais vous ne pourrez n’en visiter qu’une. Je vous raconte pourquoi !

    Les fosses de l’armée en terre cuite

    C’est la partie visitable du mausolée qui se situe à 2km de la tombe. Ces fosses comprennent des milliers de statues de soldats en terre cuite et de chevaux construit pour garder la tombe de l’empereur qui unifia la Chine il y a 2200 ans.

    Ils ont tous été construit à grandeur humaine à partir du même moule, mais ils sont tous uniques, les finitions, les vêtements, les cheveux et les traits des visages les distinguent tous les uns des autres.

    visage different armee de terre cuite xianla fosse 3 avec les soldats de terre cuite xian

    Initialement, les soldats étaient peints de couleurs vives, bleus, verts, rouges mais malheureusement, la lumière du jour a estompé et même fait disparaitre toutes ces couleurs. Voilà une des raisons pour lesquelles le tombeau n’a pas encore été fouillé.

    Le tombeau

    C’est la partie qui n’est pas visitable et pour cause, elle n’a à ce jour toujours pas été fouillée. « L’État souhaite en effet attendre le développement de technologies qui garantissent que le contenu ne subira aucun dommage ».

    Elle est enfouie sous une pyramide de terre de 75 m à 115 m de haut selon les sources, et d’environ 350 mètres de côté. Ce tumulus couvre une superficie de plus de 12 hectares. Nous avons essayé de deviner sous quelle montagne, il était abrité mais la nature a bel et bien repris ces droits.

    Le témoignage de l’historien Sima Qian nous donne une idée de ce qu’on pourrait trouver le jour où l’on entamera les fouilles. Entre horreur, richesse et idée d’éternité ces mémoires me laissent songeuse. Surtout que ces théories semblent être confirmées par des tests modernes qui révèlent des taux exceptionnellement haut de mercure.

    [su_spoiler title= »Mémoire de l’historien Sima Qian »]

    « Le neuvième mois, on enterra Che hoang (Qin Shi Huang) dans la montagne Li.

    Dès le début de son règne, Che-hoang avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l’empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu’à l’eau ; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage ; des palais, (des bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets rares y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture)…

    Pour savoir la suite, je vous invite à lire ces mémoires sur la page Wikipédia.
    [/su_spoiler]
    [su_box title= »Informations pratique » box_color= »#0c97f0″]

    Horaires d’ouverture : 8h30 – 17h30

    S’y rendre : Bus n°306 ou 914 direct jusqu’au terminus pour 8 yuans

    Tarif : 90 yuans du 1er mars au 30 novembre, 65 yuans du 1er décembre au 28 février (pensez à votre carte étudiante ou vitale pour bénéficier de 50% de réduction)

    Ne pas partir trop tard, l’aller-retour + la visite prend plusieurs heures, surtout que le bus pour rentrer a pris beaucoup de retard.

    Le guide n’a pas trop d’utilité à notre sens, mais si vous en prenez un, essayer de vous regrouper avec d’autres touristes pour payer moins cher.

    [/su_box]

    Pour conclure, l’armée de terre cuite est pour nous un arrêt qui en valait vraiment la peine. Voir de ses propres yeux une découverte récente (1974) qui est encore en cours de fouille nous laisse perplexe. À votre avis : combien de secret et de trésor laissés par l’homme la terre cache t’elle encore sous nos pieds ?

    Source :
    Circuit Chine
    Wikipédia : tour du tambour
    Voyages Chine : Armée en terre cuite

  • Nous irons camper sur la muraille de Chine

    Nous irons camper sur la muraille de Chine

    La grande muraille est l’attraction touristique la plus visitée de Chine, que ce soit par des étrangers ou des Chinois. Je vous laisse donc imaginer les centaines de personnes qui parcourent ces murs et « transforment » le paysage au quotidien.

    Nous vous livrons ici une possibilité pour profiter de façon atypique et unique de ce merveilleux endroit.

    Camper sur la muraille de Chine

    Certains se demanderont si on peut le faire ? Mais peut-on, ou a t-on le droit, sont « deux questions qui amènent chacune une réponse différente ».
    Pour être honnête, il n’est ni autorisé, ni vraiment interdit de faire ce qui suit, les indications chinoises sont même parfois contradictoires et le Lonely Planet vous donne aussi toutes les informations pour faire le même itinéraire que nous. Vous trouverez toutes les informations pratiques en bas de l’article.

    Selon moi, il est surtout question de responsabilité et de respect : soyez souple, prenez soin des lieux où vous passerez, prenez en considération les éventuels passants et en gros, je ne le dirai jamais assez, respecter ce lieu historique.

    C’est Tong, notre premier hôte chinois, qui nous a lancé l’idée bien avant qu’on ait organisé quoique ce soit. Il nous a dit que plusieurs chinois le faisait et qu’il n’était pas rare que des touristes aussi. Nous avons d’ailleurs eu plusieurs sourires et regards approbateurs de la part des touristes chinois, une fois sur la muraille.

    Pour l’anecdote, il s’y passerait même des expériences « surnaturelles » : certains auraient vus des fantômes ou fait des rêves étranges. Mais on a rien de tel à vous raconter.

    Le départ

    Après notre épopée à Yesanpo, « lieu mythique proche de Beijing », nous (Alex, notre hôte à Pékin, Valérie, une amie à lui, Guillaume et moi) cherchions à combler notre dernière journée de trek de 4 jours, écourté par l’impossibilité de camper.

    C’est donc motivés et excités que nous sommes retournés sur Beijing dans la matinée. L’idée c’était de nous ravitailler en beurre de cacahuète et en faux Nutella avant de sauter dans un bus direction Jiankou afin d’y passer la nuit.

    C’est à 20h que nous sommes arrivés à Xizhazi, dans la nuit déjà noire, avec une légère appréhension face à la guichetière qui a ouvert sa petite fenêtre à cette heure tardive. Cette partie n’étant pas censé être explorée, elle risquait de nous jeter. Mais contre toute attente, elle a encaissé notre argent et est retournée se coucher.

    C’était donc parti pour l’ascension, suivant notre excellent guide Alex, au sens inné de l’orientation.

    Jiankou, partie non restaurée

    Une fois entrés dans le village et le sentier trouvé, il nous a fallu ignorer 2/3 panneaux interdisant de continuer sur cette voie, avant d’entamer notre montée à travers les pins.

    Je me sentais déjà épuisée, mes jambes avaient encore en mémoire les restes des centaines de marches montées 3 jours plus tôt, mais j’ai beau être comme un chiot toujours à la traine, l’énergie du groupe portait chacun de mes pas. L’entente entre nous était juste parfaite, chacun s’entraidait, s’attendait et se motivait.

    Il n’est pas toujours aisé de trouver des compagnons de voyage aussi complémentaire et cette ascension n’aurait pas été la même sans eux.

    Après une heure de marche et quelques pauses, Valérie nous a offert un moment solennel avant de poser nos pieds sur les premières briques. Bon ok, on ne voyait rien, mais l’excitation était bien présente et puis même dans le noir ça restait la grande muraille de Chine !

    diner sur la muraille de chineQuelques mètres plus loin, on s’est arrêté pour hurler notre joie, profiter de ces instants uniques et partager un repas convivial sous une magnifique voute étoilée. Le  repas, composé des mêmes aliments que les 3 jours passés, sera un véritable festin pour nos estomacs affamés et nos corps frigorifiés. Nous avons gardé le dessert pour la destination finale.

     

    Ce que je ne savais pas encore c’est que le plus dur restait à venir : nous avons repris notre périple de plus belle, à pas de loup, éclairés par les faibles faisceaux lumineux de nos deux lampes frontales, le néant était toujours deux mètres devant nous. Parfois nous n’étions qu’à quelques centimètres du vide. Nous évitions patiemment les branches d’arbres, gravissions des restes d’escalier, assurions chacun de nos pas sur la caillasse qui roulait sous nos chaussures. Le silence et la concentration ont remplacé nos bavardages, nos blagues et nos rires.

    Nous avons continué à nous enfoncer dans la nuit noire et subitement le sentier changeait un peu trop…  Chocho en tête de file demanda :

    – Alex, il y a une énorme descente là. Tu es sûr que c’est le bon chemin ?
    – Euh… je me souviens avoir eu une partie difficile, mais je suis incapable de vous dire si c’est celle là (mémoire de poisson rouge bonjour)
    – ok … accrochez vous bien aux murs les filles, la pente est vraiment raide.

    Notre progression a continué, Alex nous affirmait qu’on touchait au but et les 3 tentes qu’on a croisé indiquait qu’il avait raison. Effectivement un panneau nous a confirmé que nous avions réussi !

    Une fois les tentes montées, c’est avec fierté et amitié que nous avons partagé des muffins Nutella accompagnés d’une bonne bouteille de vin rouge.

    Mutianyu, partie rénovée

    Toute cette ascension avait pour but de profiter de la muraille sans touriste, il était donc évident que nous avions mis le réveil à sonner très tôt (5h30 pour être précis). Nous souhaitions par la même occasion être aux premières loges pour profiter du lever de soleil.

    Naturellement, le soleil s’est levé, mais quelle déception d’observer un mélange de brume et de pollution qui a gâché les premiers moments de cette journée. Tant pis, nous en avons malgré tout profité un peu plus tard. La grande muraille de Chine s’offrait à nous « telle un dragon gigantesque, qui serpente à travers les déserts, les prairies, les montagnes et les plateaux ».

    muraille de chine au reveil apres avoir camper

    Seuls au monde, nous avons alors profité de la vue, et admiré « la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse. ». Selon les estimations et la prise en compte des éléments naturels, elle ferait entre 5000 et 50000 km de long.

    camper sur lamuraille de chine le monde a deuxUne muraille qui en a vécu des histoires, ces « fortifications militaires chinoises ont été construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et à plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine ».

    Elle a été appelé « le plus long cimetière sur terre » parce que beaucoup de personnes ont péri en la construisant. Selon les témoignages, elle a coûté la vie à plus d’un million de personnes ».

    On s’est questionné à plusieurs reprises sur l’intérêt d’une telle construction : des soldats ont-ils vraiment tenté de s’aventurer sur ces aspérités naturelles, chaotiques et dangereuses ou était-ce simplement pour démontrer la puissance d’un empire? Surtout qu’au final, elle n’a jamais vraiment repoussé les invasions…

    C’est sur ces questionnements que nous avons poursuivi notre chemin. Notre solitude n’aura pas été de longue durée, les premiers touristes sont rapidement arrivés et ont modifié l’ambiance sereine et majestueuse dans laquelle nous étions immergés quelques minutes auparavant.

    touriste sur la grande muraille de chine

    pti dej camper grande muraille de chineIl était alors tant de faire honneur à ce qui a fait l’unicité de notre groupe : le petit-déjeuner. Nos cousins canadiens nous ont fait découvrir avec malice, l’exquis mélange addictif du beurre de cacahuète/Nutella sur du pain de mie, tout cela sous les regards curieux des touristes chinois.

    Bien évidemment nous ne manquerons pas à la traditionnelle séance photo faite par des inconnus avant de reprendre notre marche au milieu de la foule, des ouvriers qui portaient les pierres à même le dos pour restaurer la muraille et le plaisir d’avoir été là avant tout le monde. Même si le soleil n’était certainement pas au rendez-vous, le partage de cette aventure restera unique et inoubliable.

    restauration grande muraille de chine

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre

    Prendre le métro jusqu’à la station de métro Dongzhimen où vous trouverez les bus en haut.

    Prendre le bus n° 916 jusqu’à Huairou (12 yuans sans la carte) : environ 1h de route

    Des « taxis » vous aborderons, en prendre un jusqu’à Xizhazi (prix négocié: 150 yuans pour 4)

    Ticket d’entrée à l’office de Xizhazi : 20 yuans

    Entrer dans le village, allez sur la gauche et trouvez le sentier : 1h de marche qui monte dans une forêt de pin pour arriver à Jiankou, la partie non restaurée de la grande muraille.

    Partez sur la gauche et comptez encore une bonne heure pour arriver à Mutianyu (la partie rénovée).

    Poser votre tente dans la partie non rénovée, vous pourrez vous mettre dans les tours.

    Comment rentrer à Pékin

    Marcher ou prendre un taxi pour descendre jusqu’au village (voir sur la carte)

    Prendre le bus n° 936 jusqu’à Huairou (vue depuis l’arrêt de bus)

    arret de bus pour partir de la muraille de chine

    Depuis Huairou, prendre le bus n°916 jusqu’à Beijing.

    Reprenez le métro pour aller vous reposer dans votre auberge 🙂

    Conseils

    Prévoyez de bonnes chaussures de marche.

    Prenez une tente auto-portante 😉

    Préférez le faire en journée, sauf si vous aimez le danger et les sensations fortes… Honnêtement je n’ai pas réalisé dans quoi nous nous étions embarqués.

    Comme tout camping sauvage, respectez les lieux, levez-vous tôt pour ne pas déranger les premiers passants et surtout pour profiter de la vue magnifique qui s’offre à vous.

    Les déchets pourront être jetés dans les poubelles sur la partie rénovée.

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    Notre aventure est une alternative aventureuse pour découvrir la grande muraille, si vous vous sentez moins casse-cou, je vous invite à aller visiter la page de novo-monde qui vous proposera un autre choix moins périlleux.

    Pour nous, ce fût pourtant une aventure mémorable que nous avons adoré partager avec nos compagnons de route. Nous retournerions sans aucun doute dormir là-haut, mais pour être honnête si nous devions le refaire, nous ne remonterions pas de nuit.

    Et vous quelle sera votre manière de visiter la grande muraille?

    Source

    Toolito anecdote muraille de Chine

  • Visa Mongolie : Enregistrement et extension

    Visa Mongolie : Enregistrement et extension

    Depuis le 9 juillet 2014, le visa pour la Mongolie est gratuit pour 30 jours pour les Français et une liste de pays que vous pourrez trouver sur ce site.

    30 jours c’est déjà bien, mais si comme nous vous souhaitez prolonger votre séjour dans ce pays aux nombreux aspects, voici les étapes à suivre. Pas de panique rien de compliqué, seulement quelques informations à connaitre pour gagner du temps et de l’énergie.

    Il faudra tout d’abord vous enregistrer dans les 7 jours après votre arrivée (étape non obligatoire si vous restez moins de 30 jours). Une formalité qui se fera au même endroit que votre demande d’extension de visa, c’est-à-dire au Bureau de l’immigration, des naturalisations et des étrangers (OINFC) ouvert du lundi au vendredi de 9h-13h et 14h-18h.

    Où se rendre et comment y aller ?

    L’OINFC est en dehors de la ville à environ 15 km, proche de l’aéroport, pour éviter un aller-retour inutile, rendez-vous y dès votre arrivée dans le pays si votre entrée dans le pays se fait par les airs.

    Depuis le centre d’Oulan-Bator :

    state department store oulanbatorIl vous faudra prendre le bus n°11, (un des arrêt se trouve à côté du State Department Store, voir sur la carte) qui va jusqu’au grand stade, environ 30-40min pour la modique somme de 500 tugriks. Attendez vous à sortir de la ville et à arpenter des chemins caillouteux et pleins de nid de poule dans un bus plein à craquer.

     

    Descendez du bus lorsque vous arrivez à un grand rond point avec une station essence et le stadeprolonger visa mongolie station essence

    Une fois sorti du bus, vous allez vous retrouver devant une station service, dirigez vous sur la droite et avancer jusqu’à l’entrée qui se trouvera sur votre gauche.bureau immigration enregistrement prolongation visa mongolie

    Une fois à l’intérieur dirigez vous dans la pièce de droite (la partie de gauche correspond à l’espace de paiement).

    Papiers à fournir

    L’administration mongole n’est vraiment pas regardante, mais il vous faudra quand même un minimum de papier à apporter avec vous :

    • Une photo d’identité (la colle sera à disposition)
    • Une photocopie du passeport ainsi qu’une photocopie de la page avec le visa mongol (nous avions fait notre photocopie à l’office du tourisme qui avait gentiment accepté de nous les faire gratuitement mais ils pourront vous les faire sur place). La plupart des auberges de jeunesse acceptent de vous faire aussi les photocopies gratuitement.
    • L’adresse et le numéro de téléphone du lieu de votre résidence (guest house, hotel…)
    • Une lettre comprenant les raisons pour lesquelles vous souhaitez prolonger votre visa et le temps d’extension. Nous n’avons écrit que deux lignes à l’arrière de la feuille sur laquelle ils nous ont fait la photocopie. Inscrivez simplement que vous souhaitez prolonger votre visa de (x) jours, pour raison touristique (en français).

    Quelle prolongation ?

    Pour une durée de 7 jours à 1 mois vous n’aurez aucune difficulté. Pour une prolongation supérieure à 30 jours, cela sera plus compliqué, vous aurez besoin d’une lettre d’invitation d’un garant.

    Notez que vous ne pourrez étendre votre visa qu’une seule fois.

    Prolonger son visa en Mongolie : étape par étape

    La première chose à faire est de demander un formulaire pour votre enregistrement ensuite il vous faudra le remplir sans trop vous prendre la tête, rien de bien compliqué dans les questions posées et de plus, ils regardent à peine. On sent vraiment une volonté d’ouvrir le pays au tourisme.

    Ensuite on nous a demandé de prendre un ticket. Mais nous n’avons pas vraiment compris pourquoi… Visiblement, cela ne sert pas à grand chose, les notions de files d’attente n’existe pas … c’est à nous de nous imposer et à faire attention de ne pas se faire devancer.

    Ils ne parlaient pas anglais, mais vous trouverez toujours quelqu’un pour communiquer. Nous sommes même tombées sur une employée qui parlait français.

    Une fois toutes les formalités remplies, on vous enverra payer de l’autre côté du couloir.

    Puis il vous faudra revenir au même endroit où vous obtiendrez le tampon de votre extension de visa.

    En pleine saison touristique cela nous a pris qu’une heure environ (ce qui reste très correcte) et vous ressortirez directement avec votre extension le jour même.

    Tarif

    Il vous en coûtera 22 euros pour 15 jours ou 40 euros pour 1 mois. Vous pourrez payer cash ou en carte de crédit.

    Honnêtement, la Mongolie nous a donné l’impression de vouloir s’ouvrir aux touristes, l’extension du visa n’est donc qu’une formalité parmi tant d’autres. Donc, ne vous refusez pas quelques jours supplémentaires dans ce pays encore sauvage qui a tant à offrir.

     

  • Visiter Pékin : une jolie déception

    Visiter Pékin : une jolie déception

    Pékin fût la deuxième grande ville sur notre trajet.

    Datong était déjà pour nous démesurée, mais Pékin nous a complètement assailli. Nous y avons passé presque 10 jours, plus par nécessité que par réelle envie …la pollution a Beijing PékinCe séjour fut davantage marqué par des retrouvailles, des rencontres et des expériences inédites que par la découverte d’une ville.

    Lorsqu’à 15h, il fait quasiment nuit car les nuages de pollution recouvrent la ville, ou quand notre hôte nous avoue que ce qu’il aimerait voir à Pékin c’est du ciel bleu, ou lorsqu’on apprend que chaque minute à respirer l’air de Pékin nous retire des instants de vie, ou encore lorsqu’on découvre que l’hiver est synonyme de port de masque, je vous avoue que l’envie de fuir, pour ne pas contribuer à tout ce gâchis est plus forte que les monuments et l’histoire.

    Nous avons malgré tout tenté de passer outre, l’espace de quelques jours, pour essayer de visiter Pékin et de découvrir le côté fascinant décrit par tant de gens.

    Logement

    La Chine est réputée pour être peu cher, mais c’est vraiment variable d’une région à une autre et c’est sans compter Pékin … Vous trouverez un dortoir à partir de 7 euros par personne.

    Nous avons opté comme à notre habitude pour un hébergement par le biais de couchsurfing, mais les locaux doivent être énormément sollicités car nous avons eu peu de réponses. En nous y prenant 5 jours à l’avance, nous avons eu de la chance car 2 personnes nous ont répondu positivement.

    Notre premier logement a donc été un loft dans un hôtel 5 étoiles, où nous avons fait la rencontre de Tong, un jeune gars d’une vingtaine d’année qui travaille par valeur et non pas par nécessité. Il vit dans un des quartiers riches de Pékin et il ouvre sa porte pour rencontrer du monde. Un bel appartement qui nous a permis de nous reposer après notre nuit en hard seat et de bavarder sans compter avec notre hôte qui a vécu 6 ans en Angleterre pour ses études.

    Puis nous avons squatté chez Alex, qui nous a littéralement sauvé la mise. Un gars super, rencontré à Oulan-Bator quelques semaines auparavant, un voyageur dans l’âme qui s’est arrêté à Pékin pour renflouer les comptes avant de reprendre la route. Un poète sans frontière, au grand coeur, qui nous a hébergé alors que toutes les auberges et les trains étaient pleins, qui nous a initié aux joies du camping sauvage, aux toasts nutella/beurre de cacahuète et qui a partagé les mygales et les scorpions du black market avec Chocho.

    Des moments mémorables qui ont bien changé notre vision du voyage.

    Se déplacer à Pékin

    Le métro

    aline dans le metro beijing west a PekinIl est à la hauteur de sa réputation et mieux vaut éviter les heures de pointes. Comme tout métro me répondrez vous. Certes ! Mais à Pékin, on rajoute le côté animal. La politesse n’a alors plus la même valeur et la notion du chacun pour soi, prend une ampleur monumentale. Un phénomène que nous retrouverons régulièrement pendant tout notre voyage en Chine.

     

    Malgré cela, c’est le moyen de transport que nous avons principalement utilisé. D’une part, car il dessert très bien la ville et d’autre part, car il est simple d’utilisation : les inscriptions sont toutes en anglais. Puis dernier fait non négligeable, il est vraiment bon marché. Le ticket coûte 2 yuans quelle que soit votre destination, pas de prise de tête.

    Par contre, le ticket n’est valable que dans la station d’achat et le jour même. Si vous prévoyez de rester plusieurs jours en ville, je vous conseille de prendre une carte rechargeable pré-payée, seule une caution de 20 yuans est nécessaire. Mais le plus intéressant c’est qu’elle vous permet d’avoir des réductions non négligeable sur les trajets de bus.

    Pour plus d’informations, c’est par ici

    Les bus

    Moins cher que le métro, mais plus long  : 1 yuan.

    Pas de panique pour repérer les arrêts, car comme un TRAM, ils s’arrêtent à chaque station. Mais mieux vaut avoir sa destination écrite en chinois à l’avance.

    Visiter Pékin : les incontournables

    La cité interdite

    la cité interdite à Pékin

    Située au centre de la ville « C’est le palais impérial au sein de la Cité impériale de Pékin dont la construction fut ordonnée par Yongle, le troisième empereur de la dynastie Ming. Elle a été réalisée entre 1406 et 1420 et elle a une envergure inégalée qui s’étend sur une superficie de 72 ha ».

    Elle comprend de nombreux jardins et est constituée de 114 édifices qui « renferment meubles et œuvres d’art et constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing »

    Je ne sais pas si c’est la fatigue, le monde ou la pollution, mais nous avons été déçus de cette visite pourtant réputée comme incontournable.

    Arrêt de métro : Tiananmen Est

    Prix : 60 yuans.

    Le palais d’été

    le palais d'été à Pékin« Le Palais d’Été de Beijing est une expression exceptionnelle de l’art créatif du jardin paysager chinois. Il intègre réalisations humains et nature en un tout harmonieux » sur une surface de 2,9 km².le palais d'été à Beijing

    Gros coup de coeur pour la rue Suzhou où l’architecture chinoise se mêle à la nature. Malgré la pollution à faire frémir les plus sceptiques, nous avons apprécié et profité de ces nombreux jardins. Nous avons passé presque 5h à nous promener sur les chemins et nous avons juste regretté de ne pas avoir prévu le pic-nique.

    le bateau de marbre au palais d'été Beijing Pekin

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    Prenez la ligne 4 du métro jusqu’à la station Beigongmen, dirigez vous vers la sortie D. Remontez la rue sur votre gauche pour arriver en quelques minutes à la porte Nord du Palais d’été.

    Attention, il y a plusieurs entrée au Palais. La porte Sud n’est pas proche d’un métro donc optez plutôt pour sortir par la porte Est ou retourner à la porte Nord.

    Prix : Il existe des tickets tout compris pour 60 yuans ou 30 yuans juste pour vous balader dans le parc.

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    Les Hutongs

    une rue dans les hutongs a Pekin

    « Ce sont de longs couloirs aux murs ponctués par des portes en bois donnant sur des maisons à cour carrée (siheyuan). Les ruelles abritent commerces et toilettes publiques. Les largeurs étaient fixées par des règlements. Les hutongs faisaient rarement plus de 9 mètres de large, certains seulement 3 ou 4 mètres. »

    C’est un des symboles de Pékin avec une histoire vieille de 700 ans.

    un marché hutong à Pékin

    Le meilleur moyen de profiter de ces ruelles est de s’y balader à pied où à vélo, profiter des petits marchés, d’observer les portes et les habitants et de vous arrêter dans un des petits restaurants où les propriétaires se feront un plaisir de vous accueillir et d’essayer de communiquer malgré un manque évident d’anglais. Un passant s’est arrêté pour nous prêter main forte et essayer de nous traduire la carte.

    Les Night Market

    dégustation de scorpion au black market a Pekin

    L’endroit typiquement touristique qui a pourtant attiré mon homme et Alex. 2 enfants qui ont fait joujou avec des mygales, des vers, des étoiles de mer et des scorpions. J’ai tenté le vers, l’araignée et l’étoile de mer mais franchement ? N’écoutez pas Chocho qui vous dira que c’est SUPER bon. Certes, si un truc craquant, salé et baigné d’huile de friture vous allèchent les babines, alors peut-être que oui vous trouverez ça bon ! Mais ça n’a pas été mon cas.

    Seule l’étoile de mer donne un goût typique d’eau iodé et le ver un goût propre que j’aurai du mal à vous décrire. Le reste ne laisse à mon palais aucun intérêt.

    Etalage d'insectes au black market Pékin

    [su_box title= »Dong Hua Men Night Market » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    Rendez vous jusqu’à la station de métro TIAN’ANMEN East.

    AdresseDong Hua Men Avenue, West of Wang Fu Jing Avenue, Pékin 100005, Chine

    [/su_box]

    Les blacks markets

    Ce sont des cavernes d’Ali Baba pour trouver vêtements, chaussures, sacs, tissus …

    Mais il faudra négocier dur, très dur. Pour exemple, nous avons, (contre notre volonté) réussi à faire baissé une paire de chaussures proposé à 1700 yuans jusqu’à 100 yuans. Nous n’en avions même pas besoin et nous pensions sincèrement, qu’elle abandonnerait pour un prix aussi bas. Pourtant, la vendeuse nous a courue après, puis insulter quand nous avons refusé son offre …
    Les lois du marchandage sont sévères.

    [su_box title= »Yashow Black Market » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    Rendez vous jusqu’à la station de métro Tuanjiehu, prenez la sortie A puis remonter la rue jusqu’à temps de voir le marché (5/10 minutes de marche).

    Adresse : No.58 Gongti Beilu, Chaoyang District, Pékin, Chine

    [/su_box]

    La place Tian’anmen

    la-place-tiananmen-de-nuit-a-pekin-chine

    C’est la quatrième plus grande place au monde, rectangulaire, d’environ 880 m du nord au sud, et 500 m de l’est à l’ouest, elle couvre une superficie de plus de 40 hectares. Elle doit notamment sa célébrité aux nombreux évènements qui s’y sont déroulés dans l’histoire chinoise, dont des changements de gouvernements. Elle se situe à l’entrée sud de la citée interdite.

    Malheureusement, il y avait des manifestations les deux jours où nous avons essayé de nous y rendre, nous n’avons donc pas pu y aller.

    La grande muraille de Chine

    la grande muraille de chine

    En général Pékin est le point de départ pour aller visiter le grand monument de la Chine. Nous n’y avons bien évidemment pas fait exception. Arpenter de nuit et dormir sur la grande muraille méritait un article à part entière.

    Que Pékin vous émerveille ou vous glace le sang comme nous, elle ne laisse personne indifférent. Et vous comment avez-vous visité Pékin ?

    Source

    Wikipédia, la Cité Interdite
    Unesco
    Wikipédia, Hutong
    Wikipédia La place Tiennamen

  • Visa Chine en Mongolie : Du faux pour de vrais papiers

    Visa Chine en Mongolie : Du faux pour de vrais papiers

    L’obtention des visas est loin d’être la partie la plus agréable d’un voyage au long court, pourtant nécessaire, elle vous oblige à faire des recherches, à vous immobiliser dans une ville plusieurs jours et à suivre les rails illogiques de l’administration. Le visa chinois nous a donné quelques sueurs froides, mais à tord.

    Au final, il faut suivre les règles imposées et les astuces camouflées pour les détourner. Nous vous donnons ici toutes les informations officielles et officieuses pour passer cette étape sans vous prendre la tête.

    (visa obtenu en aout 2014)

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#5eb95e »]

    Adresse de l’ambassadeCPO Box 672 Zaluuchuudyn Urgun Chuluu 5 Ulaanbaatar Mongolie

    Sitehttp://mn.china-embassy.org/eng/

    Vous trouverez toutes les informations officielles concernant le visa tourisme ici.

    Ouverture : Lundi – Mercredi – Vendredi de 9h à 12h pour déposer les dossiers et de 16h à 17h pour récupérer les visas.

    [/su_box]

    Au mois d’aout, les étudiants vont en masse faire leur demande de visa, on nous avait donc conseillé d’y aller très très tôt.file d'attente a l ambassade de chine pour le visa

    Nous étions donc à l’ambassade à 6h du matin fiers de nous, vu qu’il y avait déjà la queue. Mais finalement pour rien du tout… 30 à 45 min avec l’ouverture, ils ont fait une deuxième file pour les étrangers et nous nous sommes faits doubler… Bref, venez en avance, mais pas trop tôt non plus et demandez la bonne file.
    [clear]

    Quels types de visa

    Il existe plusieurs types de visa tourisme, il vous faudra déterminer la durée de votre visa et le nombre d’entrée sur le territoire. Sachant que plus vous demandez longtemps et avec un nombre d’entrée important, plus ils seront regardant.

    Nous avons fait le choix de demander un visa d’un mois avec simple entrée pour ne pas prendre le risque d’être refusé. C’est ce que font la plupart des voyageurs.

    Mais tout est tout à fait possible, il vous suffira seulement de remplir toutes les conditions.

    Et puis sachez qu’il est tout à fait possible de prolonger son visa une fois sur place très facilement.

    Documents à fournir

    La liste de document officiel est assez conséquente mais nous avons croisé plusieurs personnes dans la file d’attente qui avait plus ou moins tous les papiers et ils ont tous obtenu leur visa, nous les premiers !

    1/ Passeport + la photocopie de votre passeport avec votre visa mongol

    Jusque là, rien d’inhabituel et de compliqué ! La plupart des auberges pourront vous les faire gratuitement.

    2/ Photo d’identité

    Au format 4,5 x 3,5 cm, à coller sur le formulaire.

    3/ Formulaire

    Vous pouvez le télécharger à cette adresse.

    Ou « simplement » vous rendre à la porte de l’ambassade. Nous sommes arrivés un après-midi et un agent en distribuaient.

    Enfin, il faut dire qu’à notre passage, la rue où donne l’entrée principale était en travaux,  du coup nous passions par une porte sur le côté. Cela devait pas mal changer la donne.

    Bref, ils vous demanderont :

    • le nom et l’adresse de votre hôtel
    • le nom et l’adresse de celui qui vous a fait l’invitation (normalement vous avez tout sur votre lettre d’invitation que nous verrons plus tard)
    • un itinéraire précis de votre parcours en Chine… pour anecdote : nous nous sommes plantés sans faire attention. Notre billet de sortie partait de Shanghai, mais nous avons mis notre hotel dans une autre ville, il nous était physiquement impossible d’être à Shanghai pour le départ : et devinez quoi c’est encore passé comme une lettre à la poste. Mais conseil, simplifiez vous la vie, donnez les grandes étapes, ils ne vont pas tout regarder.
    • Nom, prénom de 5 personnes de votre famille (nous n’en avons fourni que 3-4)

    4/ Lettre d’invitation + photocopie de la pièce d’identité de l’hôte en Chine

    Sois disant écrite à la main et envoyée depuis la Chine…

    Mouai, premier faux papier… Nous avons payé 10$ pour obtenir une invitation. C’est la gérante de l’auberge chez qui nous étions qui nous a donné un contact.

    Le gars est venu à l’heure avec nos deux invitations imprimées et avec chacune une erreur dans nos 2 noms. Il a eu le culot de sous-entendre que c’est nous qui nous étions trompés, heureusement le texto a prouvé notre bonne foi. Mais pas décontenancé, il a rayé les erreurs et les a corrigées aux stylos tout content, nous disant qu’il n’y aurait aucun problème… Pas rassurés, nous n’avions pas vraiment le choix.
    Et devinez quoi? C’est passé tout seul !

    D’autres voyageurs ont tout simplement « photoshopé » une invitation fournie par d’autres voyageurs et c’est passé tout seul aussi. Donc pensez à demander autour de vous, certains auront peut-être une invitation à vous donner. Nous avions TOUS la même : Leo Hostel.

    5/ Réservation d’un hôtel en Chine

    1er cas : Vous avez pour habitude de tout prévoir et de tout réserver à l’avance, dans ce cas cela ne sera pas un problème pour vous

    2e cas : Vous ne savez absolument pas quel sera votre trajet et votre destination d’arrivée en Chine, il vous reste la solution de réserver sur des sites comme Booking qui ne vous demande pas d’acompte. Une fois votre visa obtenu, vous pourrez annuler votre réservation. Nous avons croisé un voyageur qui a fait une fausse réservation d’un mois à Pékin qu’il a annulé après l’obtention de son visa.

    3e cas : Il est fort probable que vous ayez une votre fausse réservation d’hôtel comprise avec votre fausse lettre d’invitation.

    6/ Billet d’entrée et de sortie du territoire

    Deuxième faux papier. Nous n’étions même pas rentrés sur le territoire qu’il fallait déjà envisager la date de départ, c’était impensable pour nous et j’imagine comme beaucoup d’entre vous.

    Mais là encore pas de panique, il existe des agences de voyages : les Air Market qui vous fourniront la réservation d’un billet d’entrée et de sortie du territoire gratuitement.air market pour visa chinois en mongolie

    Il suffit de vous rendre dans une des agences (vous en trouverez partout en ville), vous demandez : « chinese visa »et ils vous fourniront un billet aller-retour aux dates voulues et aux destinations voulues et tout ça je le répète pour pas un sou et en 10min chrono.

    On n’y croyait pas vraiment, mais ça fonctionne, on vous le promet !

    7/ Photocopie de votre compte bancaire et/ou attestation d’assurance

    L’attestation d’assurance doit être valable sur toute la durée de votre séjour

    Nous n’avions que notre photocopie de compte bancaire et d’autres n’avaient que leur attestation d’assurance, nous avons tous eu notre visa sans problème.

    Comprendre son visavisa chine a oulanbator en mongolie
    Votre visa est valable 90 jours après la date d’émission.

    Exemple sur la photo : nous avons demandé notre visa en août. Nous avons donc jusqu’au 13 novembre pour arriver en Chine (90 jours).
    Une fois sur le territoire, nous avions 30 jours sur le territoire et une entrée simple.

    Tarifs et délais

    Il vous coûtera 30$ pour un visa simple entrée et 60$ pour un visa double entrée à Oulan Bator.

    Délai normal : il faudra compter 4-5 jours ouvrables pour obtenir votre visa, c’est-à-dire une semaine complète.

    Délai express : pour 20$ de plus, vous pourrez l’obtenir  en 2-3 jours ouvrables.

    Délai rush : pour 30$ de plus, vous pourrez l’obtenir le jour même. Vous déposez le dossier le matin et vous le récupérez vers 16h.

    Conseils :

    Plus vous demandez un visa long ou à entrée multiple plus je vous conseille de faire un dossier propre (soyez clairs sur les dates etc…) et rempli (attestation + compte en banque…). Vous mettrez toutes les chances de votre côté.

    Dernière chose : soyez naturels, avec leur regard froid vous n’êtes qu’un numéro parmi tant d’autres à leurs yeux. Du coup, n’en faites pas trop, nous avons vu un Américain en faire des tonnes, alors je me doute que son premier dossier ne devait pas être complet, mais la deuxième fois, nous sommes convaincus que son comportement n’y était pas pour rien à son deuxième refus.

    Au final, nous avons eu le sentiment que c’était beaucoup de stress pour RIEN. J’enfonce des portes ouvertes, mais il suffit de suivre les consignes et d’accepter que la moitié de votre dossier peut être faux, que tout le monde le sait et que ça passe.

    Donc on prend juste le temps de préparer son dossier, on fait ça méthodiquement et ça passera tout seul.

    S’il y a eu des changements depuis notre obtention de visa, merci de nous en informer par commentaire 🙂

  • Datong et ses grottes, les premières sensations de Chine

    Datong et ses grottes, les premières sensations de Chine

    Nous n’avions absolument rien prévu en Chine, nous savions simplement que nous souhaitions aller au Japon et que nous étions en Mongolie. C’était sur le chemin et c’était ridicule de la zapper. Nous étions donc ouverts à toutes propositions pour construire notre trajet.

    En suivant les péripéties de nos amis rencontrés en Mongolie : Anna et Brenno, un couple adorable avec leur petite fille Liv, nous avons découvert Datong, une petite ville sur le chemin qui nous menait jusqu’à Pékin. C’est donc motivés que nous avons pris la direction de Datong et de ses grottes.

    L’arrivée en Chine

    Erenhot, à la frontière mongole, nous a offert les premiers regards insistants, qui seront les prémisses d’une longue série et nous avons fait face à notre premier choc culturel. Un autre monde s’offre à nous, mais quel monde ? Un monde où notre couleur de peau nous fait passer pour des extra-terrestre ou des stars. Nous sommes pris en photo par la première chinoise qui tente de nous aider à retrouver notre chemin.

    Après quelques péripéties et difficultés de communication, nous trouvons notre chemin. Un bus, un train et quelques heures plus tard, c’est sous la pluie et de nuit que nous sommes arrivés à Datong sans réservation. Nous avons donc entrepris une longue marche dans les rues en travaux pour trouver une auberge de jeunesse. Fatigués, mais ébahis par la ruelle dans laquelle nous avons atterri, il n’y a plus de doute, nous sommes bien en Chine. L’auberge Datong Youth Hostel n’a pas été simple à trouver mais elle en valait le coup. Sûrement la moins cher de la ville et qui propose un service de qualité.

    Le réveil s’est fait en fanfare, la musique à fond à 8h du matin, un groupe de jeunes femmes devait faire leur sport matinal au rythme d’une chorégraphie animée.

    choregraphie devant l'auberge à datong

    Réveillés un peu trop tôt à notre goût, il était temps de faire des choix, la Chine s’avère plus cher que prévu et nous ne pourrons pas tout faire. Les alentours de Datong propose deux principaux sites à visiter : les temples suspendus de Hengshan et les grottes de Yungang. Après avoir lu plusieurs avis, nous avons, sans aucun regret, choisi les grottes.

    Les grottes de Yungang

    Le mauvais temps n’est pas agréable pour visiter, mais il a au moins le mérite de chasser les touristes.

    cave avec grand bouddha grotte yungang datong

    une-des-nombreuses-caves-aux-grottes-de-yungang-a-datongLe ciel grisâtre et la pluie ne nous ont pas empêché d’admirer les 252 grottes et leurs 51 000 statues qui ont été réalisées entre 460 et 525. Elles « représentent une réussite exceptionnelle de l’art rupestre bouddhique en Chine au Ve et au VIe siècle ».  Ces grottes sont le témoignage vivant de l’étendue et de la force de la foi bouddhiste en Chine.

    Ces premiers Bouddha m’ont submergé d’émotions, peut-être par leur grandeur, peut-être par leur beauté, peut-être par leur présence dans des grottes ou peut-être encore par le calme qui régnait ce jour-là. Mais je me suis laissée porter par les sensations et j’ai pris le temps de les admirer. Je ne suis pas croyante, mais à ce moment-là, une vague de plénitude m’a enveloppé et apaisé.

    temple a yungang datongentrée des grottes de yungang datong chineNous avons ensuite poursuit par la visite du musée qui honnêtement ne m’a pas conquise, mais qui était compris dans le prix et qui nous a permis de nous poser un peu.

    bouddha exposition grottes yungang a datong

    [su_box title= »Informations pratique » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    bus-a-prendre-pour-se-rendre-aux-grottes-de-yungangIl faut prendre le bus n°1, dans la rue Yingze West Street, en face de l’école primaire. Il est assez rapide pour la modique somme de 2 yuans.

     

    Prix d’entrée des grottes : 240 yuans

    [/su_box]

    La ville de Datong

    La ville en elle-même n’a pas grand-chose à offrir si ce n’est les vieux quartiers avec de nombreuses petites ruelles où les maisons sont toutes accolées. Nous pouvons les observer depuis la fenêtre de certaines chambres de l’auberge.

    Nous nous sommes promenés quelques heures pour profiter de notre première ambiance chinoise.

    les remparts de datongdatong-sous-la-pluie

    Profitez-en pour vous faire quelques petits restaurants chinois, nous y avons mangé nos premières noodles pour vraiment pas cher. C’est la ville où nous avons mangé le moins cher en Chine.

    Départ de la ville

    Nous y sommes restés 2 nuits : 1 journée pour visiter les grottes et une autre pour visiter un peu la ville.

    Prévoyez un jour de plus, si vous souhaitez aller au temple suspendu. Il semble que ce soit faisable en une journée, mais il faudra speeder un peu …

    À la gare, en attendant notre train pour Pékin, nous avons eu la bonne idée de sortir un jeu de carte pour passer le temps. Il n’y a pas mieux pour réunir en quelques secondes, une horde de chinois curieux. Ils s’agglutinent autour de toi et se colle sans aucune gêne mais contre toute attente, ils sont timides. Aucun ne souhaitait participer, il a fallu insister à plusieurs reprises pour en convaincre un de nous joindre le temps de quelques parties.

    Vers 22h, nous avons pris notre premier train chinois d’une durée de 16h en « hard seat » : un voyage que nous ne sommes pas prêt d’oublier… Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain article !

    Pour résumer, Datong n’est pas une destination des plus touristiques, c’est ce qui fait aussi son charme, mais nous n’avons aucun regret d’être passé par ses grottes. Alors, si vous aussi vous prévoyez de vous rendre à Pékin depuis la Mongolie n’hésitez pas à faire un petit passage à Datong pour aller admirer ses grottes et ses Bouddhas et venir nous donner votre avis.

  • La Mongolie : Pays de fierté et de liberté

    La Mongolie : Pays de fierté et de liberté

    La Mongolie… ce pays qui fait souvent rêver.

    Il fait trois fois la superficie de la France, mais est bien moins peuplé. Les reportages télé nous le décrive encore authentique avec ses chevaux sauvages, ses yourtes, ses steppes à perte de vue et l’hospitalité des locaux. Derrière ce tableau idyllique se trouve une réalité parfois dure et impitoyable. Des bidonvilles d’Oulan-Bator à la vie nomade, il y a des écarts indescriptibles. Un quotidien difficile dans lequel nous avons accepté de nous immerger pour en comprendre les prémices.

    Je parlerai surtout de la vie que nous avons expérimentée dans un ranch, à la campagne, loin d’Oulan-Bator, qui a fait que la Mongolie nous a marqué à jamais.

    Avez-vous vu le reportage de Rendez-vous en terre inconnue avec Bruno Solo ? Batbayar, leur hôte intraitable, leur a mené la vie dure, mais ils ont pourtant réussi à créer une belle relation amicale. Ces images nous ont replongées dans notre propre expérience et elles donnent une idée de ce que nous avons vécu au ranch.

    La liberté et la fierté des mongols font de ces gens un monde à part entière dans lequel on choisit de se plier aux règles pour en apprécier toute l’intensité.

    La fierté

    Leur dose de travail quotidien ferait frémir plus d’un Français, de 6 heures du matin jusqu’à 6 heures du soir (parfois même plus), les journées s’enchaînent en accumulant les tâches. Malgré des jambes douloureuses et souvent déformés par l’ostéoporose (une conséquence d’un régime constitué principalement de protéines animales et d’un manque de légumes), ils sont debouts et vaillants face à l’eau qu’il faut récupérer tous les jours, face à leur troupeau qu’il faut réunir et protéger, face à la famille dont il faut prendre soin et face aux imprévus incessants.

    Une enfant de 12 ans monte à cheval comme si c’était une continuité de son corps, sait cuisiner, traire, chasser, faire du feu. Là où un enfant de chez nous serait désemparé, elle pourrait survivre en pleine nature. Cette même jeune fille peut passer de la femme à l’enfant en une fraction de seconde, nous donner des ordres sans un regard le matin même puis se mettre à jouer innocemment avec nous l’après-midi.

    la liberte en mongolie

    On nous en demandait tellement, qu’il nous a été difficile de comprendre ce qu’on attendait de nous. Mais finalement ça nous a paru comme une évidence : la vie c’est comme ça. Pourquoi nous demanderaient ils moins que ce qu’ils leur paraient évident ? La plupart ne savent même pas ce qu’est un jour de congés.

    Ici on vit pour travailler, là où nous, occidentaux, travaillons pour vivre.

    Pas affaiblis par un travail de titan, ils sont fiers et ils ont de quoi être fiers. Fiers de la besogne qu’ils accomplissent tous les jours, fiers de la nature qu’ils ont sous les yeux, fiers de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. Parmi toutes les personnes que nous avons croisées, elles avaient toutes cette flamme dans les yeux et cette passion dans la voix en nous racontant leur histoire.

    pompier mongolie fier de son paysQue ce soit une guide locale rencontrée par l’intermédiaire d’une amie, qui ne s’arrêtait pas de parler de l’histoire de son pays juste pour le plaisir de partager gratuitement. Que ce soit un voyageur dans le train qui nous raconte qu’il est pompier et nous montre les voyages en Mongolie qu’il a fait. Que ce soit nos hôtes au ranch, qui clament haut et fort tout ce qu’ils ont construit de leurs propres mains. Que ce soit la cuisinière qui nous fait goûter avec un immense sourire, les conserves qu’elle a mis des heures à préparer il y a quelques semaines.

    Ils aiment leur pays et leur fierté ressort dans leur sourire et leur bonne humeur.

    La liberté

    aline guillaume lemondeadeux mongolie

    La deuxième chose qui nous a le plus marqué en Mongolie, c’est la sensation de liberté que nous avons ressenti. Il suffit de voir les chevaux galopant dans les steppes, de voir les animaux sans enclos et les yourtes parfois posés au milieu de nulle part. Tellement libre, qu’ils font ce qu’ils veulent, guidé par le travail qui leur permet de vivre. Il n’y a pas de notion de retard, même arriver le jour d’après n’est pas grave, le principal étant d’arriver.

    Loin de la vie urbaine, on vit au rythme des bêtes et de la nature, on se lève avec le soleil, on se couche avec lui, quelques nouvelles du monde par-ci par-là n’influencent pas le quotidien : ici c’est ailleurs, une bulle de Nature dans laquelle on vit en harmonie.

    Pas besoin de paperasse ou d’autorisation, une fois qu’on a son terrain, on fait ce qu’on veut. On construit, on détruit, on plante ou on élève. Animiste, ils respectent la terre qui nourrit leur bétail et leur fournit l’eau.

    Le sang nomade coule dans leur veine, même ceux qui ont quitté les plaines. Cette liberté d’aller et venir existent aussi en ville : ils ont pour habitude de déménager tous les 10 ans environ. Pour les nomades, la yourte est adaptée à ce type de vie, elle est démontable en 10min.

    Le bétail est en total liberté de mouvement, c’est l’homme qui s’adapte à ses bêtes. Elles vagabondent nuit et jour et c’est à l’aide d’une longue-vue que l’homme les cherchent pour ensuite les rapatrier. Il parcourt parfois des dizaines de kilomètres pour récupérer une de leur bête.

    Les chevaux quasi aussi nombreux que les hommes sont quant à eux semi-sauvage, ils sont montés de temps en temps pour éviter qu’ils ne retombent complètement à l’état sauvage. Leur mouvement de tête incessants donnent l’illusion que même montés ils n’en font qu’à leur tête.

    chevaux sauvages mongolie

    Cette volonté de laisser les animaux à demi sauvages est pourtant en total contradiction avec la manière dont ils peuvent malheureusement les traiter. Même si un animal n’est tué qu’en cas de nécessité (argent ou nourriture), et respecter pour ce qu’il fournit (lait, viande, monture, garde), il n’en reste pas moins que les traitements subis sont parfois inhumains. Abandonnés dès leur plus jeune âge car les chiennes seraient un fardeau, les chevaux sont frappés et battus à sang pour pouvoir les monter, cogner car ils ne réagissent pas comme on l’attend ou encore castrés à vif… Les exemples ne manquent pas et ternissent l’image de la liberté observée en Mongolie.

    On est aussi libre de maltraiter un animal car ils n’ont aucun droit…

    La liberté mais à quelle prix?

    Cette liberté existe certes, mais elle n’existe qu’à partir du moment où on accepte d’en payer le prix : vivre dans un climat rude et froid allant jusqu’à -40°, accepter la dose de travail colossal et des tâches sans fin.

    Une liberté que de plus en plus de nomades choisissent d’abandonner pour rejoindre Oulan-Bator, pensant y trouver des conditions de vie plus idylliques. Mais la réalité ressemblent davantage à des bidonvilles, à des yourtes entassées les unes sur les autres dans l’insalubrité et sous la pollution qui contamine la capitale. Ces quartiers aux alentours de la ville, sont en perpétuelle expansion et sont en train de recouvrir les collines environnantes.

    quartier bidonville oulan bator
    © Noémie Sicard

    La population cherche à rejoindre « le monde moderne », tout en essayant de garder son authenticité. Pourtant, les marques de luxe, les grosses voitures, les beaux immeubles remplissent le centre d’Oulan-Bator créant des écarts entre la ville et la campagne qui se creusent un peu plus chaque jour.

    Malgré tout, certains ont à coeur de maintenir le rythme et leurs conditions de vie nomades ou non, pour une vie plus libre dans la Nature.

    Concrètement, ce mélange de liberté et de fierté font de ce peuple un monde dans lequel nous avons aimé apprendre et vivre. Et vous, comment avez-vous vécu votre séjour en Mongolie ?

    (Pour aller plus loin, je vous invite à regarder ce film, le chien jaune de Mongolie. Plus un reportage qu’une fiction, il est joué par des locaux et il décrit la vie d’une famille nomade.)