Le monde à deux

Catégorie : Destinations

Vous trouverez ici nos anecdotes dans chaque pays traversé, nos coups de coeur, nos erreurs, nos bons plans. Suivez nous pas à pas à travers toutes nos destinations !

  • Un volontariat épicé : à la découverte du poivre bio de Kampot

    Un volontariat épicé : à la découverte du poivre bio de Kampot

    Je me replonge dans mes souvenirs cambodgiens pour vous faire partager cette expérience riche et unique de volontariat au milieu du poivre de Kampot.

    Je me souviens très bien de notre arrivée nocturne sous une pluie battante, au milieu d’un vacarme assourdissant. Les grenouilles invisibles, mais pourtant en grand nombre, nous ont accueilli en fanfare. Nous nous étions rapidement réfugiés dans notre bungalow en bois dont nous n’avons pu admirer le charme qu’une fois le jour levé.

    bungalow volontariat cambodge poivre de kampot

    Nous nous sommes réveillés à l’écart du monde, sans eau courante, ni électricité.

    Les employés vivent en famille sur la propriété et Sothy, jeune cambodgienne, mène la barque avec son mari allemandun amoureux du Cambodge qui a beaucoup fait pour ce pays. Ami du premier ministre, il y a quelques années, il a réintroduit les vaches dans le pays et à beaucoup œuvrer pour aider les paysans.

    Aujourd’hui, il a repris cette ferme autonome en électricité avec sa femme et ils font fructifier leur travail avec passion.

    C’est dans cet univers loufoque que nous étions immergé : au carrefour d’un fonctionnement occidental et asiatique, où la rigueur allemande s’est mélangé au chaos Cambodgien et où la vie en groupe fait face à un couple décalé.

    champ de poivre de kampot bio

    C’est dans la ville de Kep, (région de Kampot) au sud du Cambodge que nous avons tout appris sur l’un des poivres les plus célèbres du monde : le poivre de Kampot.

    Il bénéficie d’une Indication Géographique Protégé (IGP), reconnue par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et qui désigne les produits dont les caractéristiques sont liées à une zone géographique.

    Effectivement, le quartz présent dans les sols de cette région fourni des minéraux qui rend ce poivre si savoureux.

    poivre de kampot bio sothy pepper farm

    La récolte s’était effectuée de mars à juin. Nous étions donc dans l’étape suivante : trier et conditionner.

    Nous avons passé des heures assis au sol, le nez remplis d’effluves fruitées et épicées et les papilles aguichées par les saveurs aromatiques et piquantes de ces grains aux quatre couleurs.

    Nous retirions patiemment à la pince à épiler, les grains cassés, brûlés et pourris. C’est ce triage manuel qui assure la qualité de ce poivre !

    guillaume pese le poivre de kampot bio aline trie le poivre de kampot a la main

    Les mains dans les épices, nous tentions de communiquer sans grand succès avec les employés Khmers, notre méconnaissance de leur langage nous menait malheureusement dans d’innombrables impasses. Par conséquent, nous avons passé du temps à observer leurs gestes lents et désintéressés ainsi que leur facilité à s’oublier dans leurs hamacs.

    Face à des adultes occupés par leurs obligations professionnelles, les cris des enfants raisonnaient au rythme de leurs jeuxNori, le plus audacieux et le plus inépuisable, s’attachait rapidement à nous, une vraie boule d’énergie et une authentique bouille d’amour, Lukina, plus âgée mais plus timide, s’approchait à pas de loup et s’apprivoisait à l’aide de temps, de patience, de quelques stylos et de la chanson française « 3 petits chats ». Dino, le plus jeune restait plus facilement dans les bras de sa maman, mais ne manquait pas de vadrouiller dans nos pattes quand l’envie lui prenait.

    nori benevolat cambodge sothys pepper farm enfant volontariat cambodge poivre de kampotle monde a deux volontariat cambodge poivre de kampot

    Une jeune chienne énergique, un couple d’oies plus efficace que des chiens de gardes, 2 paisibles vaches, 1 chat paresseux, 1 chatte autonome et ses 3 chatons tout mignon complétaient cette famille atypique qui vivait à la Sothy’s Pepper Farm.

    benevolat cambodge poivre de kampot

    En pleine saison des pluies, l’atmosphère était chargée d’humidité, le ciel s’assombrissait aussi souvent qu’il dévoilait ses plus beaux atouts. La moiteur de l’air s’estompait face aux averses dont la durée semblait dépendre de la seule volonté du firmament.

    Nous avons rapidement pris le rôle de guide touristique, car des familles, des couples et des backpackers venaient de tout pays curieux d’apprendre d’où venait ce fameux poivre de Kampot.

    Ce travail a engendré de belles rencontres et d’enrichissants échanges autour de nos connaissances fraîchement apprises sur cette exploitation et sa production.

    volontariat cambodge tourisme poivre de kampot guillaume explique qu est ce que le poivre de kampot

    D’où viennent les couleurs du poivre de Kampot ?

    voila a quoi ressemble du poivre de kampot

    Ils viennent tous de la même plante. Les grains frais sont naturellement verts et rougissent en mûrissant.

    Les verts séchés au soleil deviennent du poivre noir, fort et piquant en bouche et les grains rouges sont divisés en 2 parties.

    La première est séchée directement au soleil et produit un poivre rouge très fruité. La deuxième partie est bouillie, ce qui fait perdre sa peau aux grains et donne un poivre blanc aux arômes beaucoup plus subtils.

    Pour obtenir une telle qualité, aucun produit chimique n’est utilisé à la Sothy’s Pepper Farm. Seule la feuille de Neem fermentée aux odeurs agressives est dispersée sur les plants pour éloigner les insectes. Quant aux engrais, les plantes se nourrissent des fientes de chauve souris trouvés dans les grottes voisines ainsi que de quelques bouses de vaches séchées !

    Contrôlés régulièrement, ils jouissent du label bio EcoCert français.

    Je ne peux terminer ce récit sans évoquer les douceurs fruités qui garnissaient nos assiettes. Des centaines d’arbres fruitiers surplombaient leur terrain et donnaient pour notre plus grand bonheur des mangues, des ananas, des ramboutans, des mangoustans, des longanes et des fruits du jacquier tous aussi goûtus et charnus les uns que les autres.

    Du frais, du bio, du jardin, nos papilles ne se sont jamais rassasiés de ces petits trésors Cambodgien. Les savoureux repas de Sothy ainsi que les quelques virées au restaurant n’étaient que la cerise sur le gâteau.

    voila comment pousse un ananas

    En tout cas, chaque expérience aussi intense soit-elle arrive un jour à son terme. D’autres volontaires venaient prendre le relais, nous avons donc repris un bus direction Phnom Penh pour sauter dans un avion qui nous a mené tout droit à Kuala Lumpur.

    Mais ce sont d’autres souvenirs que j’ai hâte de vous partager.

    champ de jeune poivre de kampot

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    Hôte trouvé sur Workaway

    Temps de travail : 6 jours de travail par semaine. Les heures de travail peuvent être très variable mais c’est généralement 4h/jours. Même s’il nous arrivait de faire d’avantage lorsqu’il y avait énormément de touristes.

    Le travail consiste à la récolte pendant la saison, trier et conditionner le poivre et faire les tours en français voire en anglais.

    Repas : 3 repas compris avec la possibilité de manger végétarien/vegan. Sothy ainsi que son personnel cuisine pour tout le monde et les repas sont excellents.

    Logement : Vous aurez un grand bungalow dans la Nature, sans eau courante. L’électricité est fournie grâce à des panneaux solaires.

    Internet : ils ont des cartes rechargeables et le wifi est disponible la journée dans les parties communes. La connexion est tout à fait suffisante pour communiquer et surfer un peu.

    Pour plus d’informations et plus de photos, je vous invite à lire l’article de The beauty is in the walking, un couple qui a passé 2 semaines de bénévolat dans cette même ferme, peu de temps avant nous et en période de récolte du poivre.

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    Alors, cette expérience vous a plu ? Vous avez des questions sur le poivre, une envie soudaine d’aller les aider ou vous bavez à l’idée de manger leurs fruits ?

    Dites-nous tous, les commentaires sont là pour ça !

  • La force du silence : vécu d’une retraite bouddhiste

    La force du silence : vécu d’une retraite bouddhiste

    Un voyage intérieur

    Imaginez un coin de Nature où vivent des nonnes et des moines. Imaginez alors que vous y posiez vos sacs et que vous vous libériez de tout objet susceptible de communiquer (téléphone, ordinateur…), tout objet capable de vous stimuler (carnet/stylo, livre, appareil photo …).

    Imaginez que vous fassiez le pacte de ne plus émettre une seule parole pour les sept prochains jours et de promettre que le langage corporel sera mis en sourdine.

    Imaginez alors que les seules choses qu’il vous reste sont : votre sourire, vos yeux et vos pensées.

    Les seules voix que vous entendrez pendant cette semaine seront celles des moines et des responsables pour vous fournir enseignements et informations pratiques.

    Vous avez à peine le temps d’échanger avec tous les autres participants que vous êtes déjà plongé dans un monde de silence effrayant et rassurant à la fois.

    La cloche annonce le début de cet univers insonore et elle seule vous rappelle que le temps passe à son propre rythme. Les premières heures de méditation assise semblent durer une éternité. Vous bougez toutes les 5 minutes car votre manque de souplesse rend vos articulations douloureuses. Les premiers jours, vous remerciez même les temps de médiation debout et marchée. Le yoga matinal vous accompagne dans cette torture qui quelques jours plus tard passera inaperçue.

    Vous effectuez docilement la tâche que vous avez choisie. Comme tout le monde, ces 15 minutes de « corvée » quotidienne deviennent une autre possibilité de travailler sur vous-mêmes.

    Au fur et à mesure, vous réalisez à quel point vos pensées sont rapides, possessives et vous finissez par admettre que vous n’êtes pas vraiment seul. Chaque prise de conscience de ce phénomène que vous laissez s’envoler est une victoire.

    Au-delà de ces manifestations intérieures, vos propres critiques sont incessantes . Votre assiette est-elle trop remplie ? Est-ce que vous prenez votre douche à la bonne heure ? Est-ce que vous devez aller au dortoir ou vous asseoir ailleurs ? Est-ce que vous faites bien comme tout le monde ? Des années pour réaliser que vous êtes votre propre persécuteur. Car finalement, ici, vous avez le droit d’être vous-mêmes, sans jugement et sans reproches.

    Le vent qui fait bouger les arbres se transforme en une musique délicieuse. Les poules qui volent sous vos yeux ou les fourmis qui retournent chez elles deviennent un spectacle tout aussi passionnant qu’un coucher de soleil.

    Les deux uniques petits repas quotidiens vous rassasient plus que vos trois grosses portions habituelles.

    Les couleurs sont plus vives et les goûts plus prononcés, tout simplement car vous y prêtez attention.

    retraite bouddhiste vipassana thailande koh samui

    Après avoir apprécié les beautés de la Nature, vos sentiments les plus profonds vous éclatent en pleine figure. La tristesse se fait vicieuse et rend vos yeux humides, la colère se terre perverse au creux de votre poitrine et la panique vous surprend en plein milieu d’une méditation.

    Vous voyez des participants partirent les uns après les autres et vous êtes fiers de continuer malgré les difficultés et la fatigue des réveils avant l’aube. Votre persévérance commence à porter ses fruits. L’obsession de l’horloge et du temps disparaît, votre voisine de dortoir qui tape dans son lit ne vous agace plus, pas plus que les personnes qui parlent et qui écrivent alors que ce n’est pas recommandé ou ceux qui jettent leur assiette en en ayant mangé la moitié.

    La fin de la semaine approche à grands pas et la panique revient à l’idée de quitter ce « monde protégé ». Heureusement, le suivi est adapté et les enseignements vous accompagne à passer ce nouveau cap.

    Le dernier soir, chacun s’exprime sur ses émotions et même si tout le monde a son propre vécu dans le silence, vous vous sentez proches les uns les autres.

    C’est alors que le dernier son de cloque retentit, il a un timbre différent et une signification bien à lui.

    Les mots ne viennent pas aussi naturellement que vous l’auriez imaginé. En rangeant votre lit et vos affaires, vous entendez les voix revenir les unes après les autres et finalement la vôtre aussi. Elle est toujours là mais quelque chose a changé : elle est plus présente, plus chaleureuse et plus réfléchie.

    Chacun s’embrasse et quitte le monastère. Votre chemin semble flou et incertain, mais la conviction que tout ira bien est ancrée au plus profond de vous. Ainsi vous reprenez la route chargés d’énergie, confiants et apaisés.

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    J’ai volontairement utilisé le vous, mais tous les sentiments retranscris ne sont que mes ressentis personnels et chacun de vous peut vivre une retraite très différemment.

    De plus, je tiens à remercier Olga Saliy, photographe professionnelle qui a réussi à immortaliser mes souvenirs et qui a gentiment accepté de me fournir quelques-unes de ses photos.

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    Où : au centre Dipabhavan sur l’ile de Koh Samui en Thaïlande

    Prix : C’est gratuit et fonctionne entièrement avec un système de donation. Vous donnez ce que vous souhaitez à la fin de la retraite.

    Inscription : il y a un formulaire d’inscription sur cette page.

    Durée du séjour : Nous avons fait une retraite de 7 jours, mais ils en proposent aussi une de 4 jours.

    Dates : Toujours du 7 au 10 ou du 20 au 27 de chaque mois

    Alternatives : Pour faire une retraite de 10 jours avec exactement le même type d’enseignement c’est au centre de Suan Mokkh qui ne demande aucune inscription. Présentez-vous la veille ou le matin du début de la retraite.

    Engagement : Même s’il demande un engagement de 7 jours complets, vous êtes entièrement libres de quitter la retraite si vous en ressentez le besoin. Mais il est aussi possible d’avoir un entretien avec un des responsables en milieu de semaine et vous pouvez toujours en demander un supplémentaire si nécessaire.

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    J’espère sincèrement avoir réussi à vous transporter dans ce monde parallèle et vous avoir donné envie d’essayer la méditation au moins une fois dans votre vie.

    Que vous soyez un adapte de la méditation ou un pur néophyte, n’hésitez pas à partager votre opinion et vos ressentis.

  • Un volontariat inoubliable dans une ferme en Malaisie

    Un volontariat inoubliable dans une ferme en Malaisie

    Fidèles à notre fil rouge, il était hors de question de quitter la Malaisie sans avoir une expérience de volontariat à notre actif.

    À la dernière minute, il ne nous restait que très peu de choix, mais un des profils Workaway a attiré notre attention. Une ferme bio de 400 hectares qui proposait des repas végétariens, des enseignements de yoga et un refuge pour une centaine de vaches sauvées de mauvais traitements et de l’abattage.

    La ferme appartient à ISKCON (l’association internationale pour la conscience de Krishna), un mouvement religieux singulier dont je vous reparlerai bientôt.

    Il se trouve que la réalité a été bien loin de leur présentation, mais nous avons pourtant adoré notre séjour. À tel point que nous y sommes restés quasiment 2 mois.

    Arrivée au milieu des jacquiers

    Nous étions complètement isolés dans la région proche de Kuala Lumpur consacrée à la production des jacques. De gros fruits pesant entre 1 et 36 kgs, qui ont une chair sucrée, grasse et très goûtue.

    jacquier ouvert volontariat malaisie guillaume avec un gros jacquier workaway malaisie

    Malgré la chaleur, l’eau marron et des plats très épicés, je me suis tout de suite sentie à l’aise dans cet espace infini et reculé.

    volontariat ferme hare krishna lanchang malaisie

    Il a fallu un peu plus de temps à Guillaume pour s’approprier ce nouveau lieu. Il faut dire qu’Internet HS n’a pas aidé.

    C’est seuls, que nous avons commencé notre nouveau mode de vie avant que de nombreux volontaires du monde entier viennent nous rejoindre.

    La vie à la ferme

    Le logement

    Là où les travailleurs népalais sont entassés à 10 dans une pièce de 20m², nous dormions dans une énorme maison climatisée composée de quatre dortoirs dont une chambre double et agrémentée d’un distributeur d’eau chaude et fraîche.

    Ils leur arrivent aussi de loger des familles et un excès de volontaires dans d’autres petites maisons à proximité.

    maison pour les volontaires workaway malaisie

    Le travail

    Vous pouvez y venir pour une journée ou pour une durée indéterminée.

    En fonction de nos envies, les tâches peuvent être identiques ou variées. Aux alentours de 7 h 30, Bikram, le responsable des travailleurs toujours souriant, nous donnait notre travail.

    Ils demandaient un minimum de 5 heures par jour que nous organisions selon notre propre rythme.

    Les employés travaillaient jusqu’à 12h par jour, avec certes un bon salaire pour la Malaisie (320 euros environ), mais sous un soleil de plomb et des tâches physiques épuisantes. Je peux vous assurer que je respectais chacun de ces gars pour leur dur labeur.

    Concrètement la ferme est composée de champs de :  jaques, de caramboles, de goyaves, de canne à sucre avec une usine de fabrique de sucre et de jus, de gombo, de tapioca, de maïs, de potiron et un champ pour les vaches (quotidiennement lâchées dans la Nature).

    En quoi consiste les activités ? Arroser les potirons, désherber, empaqueter des goyaves ou des caramboles, ramasser les fruits, mettre de l’engrais, planter des graines, couper, installer des tuteurs en bambous, ramasser le tapioca et en faire de délicieuses chips, couper les nouvelles pousses des arbres, conduire le tracteur, aider en cuisine, nettoyer le bungalow, nettoyer l’étable des vaches et les surveiller… Vous l’aurez compris, il n’y a jamais de quoi s’ennuyer.

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    Honnêtement, le travail est plus ou moins ardu et le plus difficile reste de le faire sous la chaleur. Nous y sommes allés à une période réellement chaude, jusqu’à 45° à l’ombre et certains jours c’était épouvantable. Mais cela reste supportable : leurs valeurs positives et leurs encouragements nous permettaient de travailler à notre rythme sans stress.

    « Chacun fait du mieux qu’il peut et tout aide est appréciée »

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    En tout cas, je vous conseille de rester un minimum de 15 jours à 3 semaines, cela vous laisse le temps de vous habituer, de voir les plantations évoluées, mais aussi de pouvoir participer aux activités en dehors du temps de travail.

    Petit bémol à tout ce travail : même si effectivement certains produits sont naturels, toute la production est loin d’être bio.

    Et quand on ne travaille pas ?

    Le sanctuaire des éléphants

    C’est la seule attraction touristique du coin. Les locaux nous avaient vendus cela comme une réserve protégée d’éléphants mais les informations données étaient contradictoires. D’un côté, les éléphants étaient soient disant récupérés suite à de la maltraitance, d’un autre côté, ils avaient été chassés de leur habitat naturel suite à l’agrandissement de l’agriculture humaine. Alors qui/que croire ?

    On constate une volonté de bien faire et une entrée gratuite qui élimine tout de suite le côté business touristique. Mais les pics bien dissimulés dans les poings fermés des « dresseurs » toujours présents et souriants, les tours de cirques et les heures de bain dictées pour notre bon plaisir m’ont vraiment dérangé.

    sanctuaire des éléphants lanchang volontariat malaisie
    Qui me dira que c’est pour le bien de ce bébé éléphant ?

    La Chocho River et des invitations chez les locaux

    Nelson, un des responsables de la ferme, tenait absolument à nous faire découvrir leur mode de vie. Pour notre plus grand plaisir, il nous a emmené dans un coin connu seulement des locaux. Une petite rivière que nous avons nommée Chocho River, en hommage à mon Guillaume qui s’est vite retrouvé petit favoris de nos nouveaux amis. Chocho par-ci, Chocho par là, nous n’entendions que son nom.

    aline le monde a deux chocho river chocho river volontariat malaisie

    Bref, nous avons profité de la fraîcheur de la soirée pour prendre l’apéro accompagné d’une petite baignade, avant de finir la soirée par un excellent repas indien cuisiné par la maman de Nelson. (riz, haricot, tofu, chou… cuisinés comme eux seuls ont le secret). Un vrai délice bien évidemment dégusté avec les mains.

    repas indien volontariat ferme malaisie

    La journée s’est tellement bien passée qu’ils ont renouvelé l’expérience en nous invitant à l’anniversaire d’un de leur ami : bonne ambiance et nourriture à tomber !

    Les rencontres et les échanges

    Si ce séjour à la ferme de New Godruma Dhama a été aussi mémorable c’est surtout grâce aux rencontres et aux échanges. Tous d’abord avec les travailleurs immigrés (dont je vous parlerai plus en détail dans un prochain article) mais aussi avec tous les autres volontaires.

    Parler de tout et de rien : de spiritualité (Merci Evelien et Simon), de  véganisme (merci Serguey et Olive) et de caca et de godemiché (merci America, notre chilienne girl, pour ton humour) auront bercés nos après-midi et parfois même nos soirées.

    Pendant plusieurs semaines, ce groupe s’est construit dans une énergie positive et une belle ouverture d’esprit. Mais ce temps suspendu a finalement pris fin et nous les avons vus partir chacun à leur tour avant de sentir que notre tour venait.

    coucher de soleil dans notre volontariat en malaisie

    J’espère que ce récit vous a plu, si jamais vous vous rendez en Malaisie et que vous faites un détour par la New Godruma Farm, surtout passez-leur le bonjour de notre part !

  • 11 raisons qui vous convaincront d’aller visiter Taiwan

    11 raisons qui vous convaincront d’aller visiter Taiwan

    Selon le Lonely Planet, Taïwan a fait partie du top 9 des destinations en 2015.

    Elle réunit le meilleur de la Chine et du Japon pour offrir une île aux multiples facettes qui mérite votre attention.

    Si le Lonely Planet ne vous a pas encore convaincu : voici 11 raisons de réserver votre billet d’avion pour visiter Taiwan sans plus tarder.

    1/ Son histoire

    Entre les Hollandais qui ont christianisé une partie de l’île, les Chinois qui se sont imposés plus de 200 ans et les Japonais qui ont permis le développement de l’agriculture et des voies ferrées, les autochtones se sont finalement vus appartenir à la République de Chine où ils ont subi déception, choc culturel, pillage des richesses et guerre civile.

    Est alors apparu la doctrine : « un pays, deux systèmes ». Taïwan appartient à la Chine sans que les mêmes règles y soient appliqués. L’île finira par se démocratiser et se développer jusqu’à devenir un des géants économiques qu’elle est toujours aujourd’hui.

    Les locaux conseillent de se rendre dans les villages de garnison : les quartiers Juan Cun, pour trouver des traces de cette histoire. Ces maisons petites et mal isolées, censées être temporaires, ont hébergé près de 2 millions de chinois venus se replier sur Taïwan pendant la guerre civile.

    Une situation qui a créé des micro-sociétés qui se sont peu à peu intégrées à la population Taïwanaise.

    Visiter le village Zhongzhen à Taiwan

    J’ai d’ailleurs été touché par l’histoire de Papi arc-en-ciel, qui a refusé de quitter son domicile et qui, pour le protéger, s’est mis à en peindre les murs. C’est maintenant devenu un endroit caractéristique où il aime discuter avec les passants et les touristes.

    Papi arc en ciel Taiwan
    © AFP

    2/ Sa culture

    Une histoire complexe qui a forcément créé un multiculturalisme sur l’île. Les locaux se sentent bien  taïwanais et non pas chinois.

    temple à visiter a taiwan

    Malgré la religion, les temples et la nourriture nous sommes loin de l’ambiance chinoise : les sourires, l’entraide et la curiosité supplantent les crachats, les regards insistants, la saleté et la pollution. L’anglais est plus courant et les taïwanais, moins timides, seront ravis de faire votre connaissance.

    Même la monnaie n’est plus la même, les yuans se sont transformés en Nouveau dollar de Taïwan.

    Le Japon a bel et bien laissé sa trace dans les chaînes de restaurations, les infrastructures, le comportement et la rigueur.

    Mais il faut savoir qu’il reste toujours quelques villages d’aborigènes qui continuent à perpétuer leurs traditions tant bien que mal et qui souffrent malheureusement trop souvent d’alcoolisme.

    3/ Ses infrastructures adaptées aux vélos

    visiter taiwan à vélo

    Taïwan souhaite développer le tourisme à vélo et elle s’en sort très bien.
    Pour en profiter, pas besoin de vous lancer dans les préparatifs du tour de l’ile de 1000 km . (Pour commencer simplement nous vous conseillons Taipei qui propose des parcours très agréables au bord de la rivière.

    Si vous êtes débutant et que l’envie vous prend d’en découvrir davantage, privilégiez la côte Est qui est complètement adaptée.

    4/ Les côtes et les paysages

    Loin d’une île industrialisée comme je l’imaginais, Taïwan regorge de magnifiques endroits : les paysages côtiers sont saisissants, mais vous y trouverez aussi des montagnes, des plages et des plaines…

    En résumé : tout pour en profiter et faire de belles photos !

    les raisons de visiter taiwan les paysages de taiwan

    5/ Les gorges de Taroko

    Parmi les paysages, je mets une mention spéciale pour les gorges de Taroko qui sont magnifiques.
    Pourquoi n’en parlons-nous pas davantage ?

    visiter gorge de taroko taïwan les gorges de taroko taiwan

    6/ Dormir légalement chez les forces de l’ordre

    Honnêtement, dans quel autre endroit au monde pouvez -vous débarquer exténués à 21h dans un commissariat, et la police vous ouvrira l’école publique avec eau et wifi pour y poser votre tente ?

    camper dans une école à Taïwan

    Et cela quand elle n’a pas les locaux adaptés pour les voyageurs à l’arrière du bâtiment.

    Un toit et une douche chaude et ils ont osé nous demander si ça nous convenait ???

    7/ La sécurité

    Avec le Japon, Taïwan reste le pays le plus sûr que nous avons visité.

    Pas besoin de réfléchir à l’heure qu’il est ou à comment s’habiller. Les vélos et les affaires peuvent être laissés sans que rien ne disparaisse.
    À Taïwan, il fait bon vivre : je peux vous assurer que nous n’avons jamais ressenti un sentiment d’insécurité.

    8/ La nourriture

    Manger à Taïwan a été un vrai régal. Très influencés par la culture chinoise, les plats sont bons marchés et infiniment variés.

    Les boulettes de viandes, les œufs centenaires, les sucreries, les légumes, les fruits, les nouilles, les saucisses grillées, le tofu puant « stincky tofu », les chips de patate douce (spécialité de Taïtung), les dumplings, les buns, les gateaux aux durians, le thé …

    visiter taiwan en tant que vegetarien  les bons plats à Taïwan visiter taiwan pour sa nourriture la bonne nourriture à taïwan

    Quel que soit votre régime alimentaire (omnivore, végétarien ou même vegan) difficile de ne pas trouver de quoi émoustiller vos papilles.

    9/ Les sources thermales

    Source d'eau chaude TaiwanSouvent méconnu, Taiwan est pourtant reconnu dans le monde entier pour ces sources d’eau chaude et froide.

    L’île recense en effet plus d’une centaine de sites.

    Vous trouverez sans aucun doute la source qui vous convient pour vous faire masser, vous réhydrater, vous soigner ou juste vous relaxer. Voici quelques propositions selon Taiwan adventures.

    Près de Luye, nous avons testé une source chaude où nous avons observé la vie des locaux qui venaient se prélasser comme nous, nous irions a la piscine.

    10/ Le festival de montgolfière

    Encore tout récent puisqu’il n’existe que depuis 2011, il a pourtant déjà fait venir des ballons du monde entier.
    Pendant deux mois, tous les étés, vous pouvez donc observer les montgolfières au milieu des paysages taïwanais.

    festival des mongolfieres à taïwan

    11/ Les locaux

    Sûrement LA raison pour laquelle il faut visiter Taïwan tout simplement.

    workaway visite taiwan les rencontres a taiwan

    Les sourires, la générosité, la simplicité, le bonheur et l’amitié sont des mots qui ont fortement raisonné pendant notre séjour à Taiwan.

    Ils s’intéressent à vous, ils donnent sans réfléchir. Que ce soit nos hôtes Couchsurfing ou ceux de notre bénévolat, ou encore les employés des guichets et la police : ils ont tous été fidèles à cette image de générosité.

    Nous avons croisé plusieurs étrangers : étudiants, expatriés, vacanciers qui tous, sans exceptions, ont parlé de cette ouverture et cette facilité à aller à la rencontre des Taïwanais.

    Et au final, personne ne veut quitter Taiwan.

    dormir dans une gare privatisé à Taïtung

    visiter taiwan avec ses habitants

    Alors, prêt à réserver votre billet d’avion pour visiter Taiwan ?

    Ces 11 points sont loin d’être exhaustifs, donc n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions !

     

    Source :

    Wikimedia

     

  • Les incontournables à visiter à Taipei

    Les incontournables à visiter à Taipei

    Nous avons arpenté les côtes de Taïwan sur près de 500 km à vélo, nous avons passé 1 mois dans une plantation d’ananas, il etait temps de vous parler de Taïpei : la capitale.

    Jamais bien fans des grandes villes, nos nouvelles amies, rencontrées dans notre bénévolat à Luye, nous ont permis de visiter Taïpei sous un autre angle.

    Voici donc un mixte de ce qu’elles nous ont conseillé et de ce que nous pensons incontournable.

    Dormir chez l’habitant

    C’est le premier point pour tout pays, mais à Taïwan c’est encore différent. Les gens sont justes incroyables. Si vous explorez la ville sans rencontrer les locaux, vous passez à côté de toute sa richesse. Nous avons utilisé couchsurfing à 2 reprises et la troisième fois, c’est Yuyu (rencontrée à Luye) qui nous a hébergé dans sa famille.

    D’une part, il est facile de trouver des hôtes et d’autre part, c’est toujours un vrai bonheur de les côtoyer.

    Que ce soit chez Joseph et son équipe de réhabilitation avec qui nous avons longuement discuté et partagé leur repas, que ce soit Marko et Nadia, généreux avec qui nous avons partagé une soirée en musique ou chez la famille de Yuyu qui regorge d’énergie et de sourires, nous avons toujours été sous le charme.

    Alors, conseil : ne passez surtout pas à côté des Taïwanais !

    dormir chez l habitant taipei

    Se promener dans les montagnes

    Tout comme Hong Kong, la ville est entourée de montagne et sans aller bien loin vous vous retrouvez rapidement en pleine Nature.

    Voici deux idées de destinations :

    L’Elephant mountain qui donne un excellent point de vue sur la tour Taïpei 101

    Du haut de ses 508 mètres, la tour 101 fût à une époque la plus haute tour du monde et reflétait la réussite taïwanaise. Aujourd’hui, elle est détrônée par le Burj Dubai, mais cela ne lui enlève aucun charme.

    L’endroit le plus réputé pour aller l’observer est l’Elephant Mountain. Il vous faudra monter une vingtaine de minutes par un escalier aménagé pour l’apercevoir, en maîtresse de Taïpei, surplombant tous les autres buildings.

    visiter taipei tour 101

    Le Mont Guanyin pour surplomber Tamsui

    Les parents de Yuyu nous ont proposé de nous joindre à eux pour leur randonnée matinale. Étant donné que c’est un couple d’une quarantaine d’année en pleine forme qui fait ce chemin tous les matins, nous nous attendions à une bonne ballade. Mais nous avons été clairement scotché.

    Des cordes et des pentes raides ont rendus la randonnée beaucoup plus excitantes que nous l’aurions imaginé. Je vous rassure, il y a d’autres chemins plus accessibles.

    randonnee montagne taipei

    vue du Mont Guanyin taipei
    la récompense après une bonne heure de grimpe

    Goûter, déguster et apprécier la nourriture taïwanaise

    Quand nous demandons aux locaux les choses à faire à Taïwan, ce qui revient à tous les coups c’est : goûter la nourriture locale : les boules de viandes, les œufs centenaires, les sucreries, les légumes, les nouilles, les saucisses grillées, le tofu puant …

    Bref vous l’avez compris : c’est sans fin alors testez !

    gouter nourriture taipei taiwan

    nourriture taipei taiwan
    tofu à l’amande

    Se promener à vélo

    Nous en avons réalisé une petite partie en revenant de notre tour de Taïwan à vélo. Il existe un chemin complètement aménagé le long de la rivière qui va du comté de Taipei jusqu’à la ville.

    visiter taipei a velo

    Flâner dans les marchés de nuit

    C’est une ambiance animée, colorée et olfactive que nous vous invitons à découvrir en flânant entre les centaines d’étalage qui proposent victuailles à volonté, babioles en tout genre et vêtements bons marchés

    Regarder, sentez, goûtez, négociez, achetez : en bref mêlez vous à la population qui vient prendre leur diner à emporter et surtout faites-vous plaisir !

    Le marché de Shilin est le plus grand et le plus connu, gratuit et accessible depuis la station Jiantan (MRT).

    visiter marche de shilin taipei

    Visiter un temple

    Nous avons visité le temple Longshan, un des plus plus importants, remplis de fidèles et d’offrandes.

    Plusieurs fois détruits par des tremblements de terre, il a toujours été consciencieusement reconstruit par les habitants.

    visiter temple Longshan taipei

    Flâner dans le quartier historique : Dadaocheng

    Les filles nous ont emmenées dans un vieux quartier caractéristique. On y trouve des immeubles typiques et des marchants de fruits secs ou de produits locaux où l’idée est une nouvelle fois de flâner et de trouver des objets atypiques loin des quartiers touristiques.

    visiter quartier Dadaocheng taipeivisiter vielle ville taipei

    Voir le mémorial de Chiang Kai Shek

    C’est un monument érigé en la mémoire de Tchang Kaï-chek, ancien président de la République de Chine.

    visiter mémorial de Chiang Kai Shek a taipei

    Visiter l’appartement qui a gagné le premier prix d’un concours de rénovation.

    Malheureusement, cet appartement n’est pas accessible aux touristes, c’est par une connaissance d’Alice que nous avons eu ce privilège. Mais nous avons tellement aimé cet endroit que je voulais vous en faire la visite virtuelle, juste pour le plaisir.

    Le propriétaire a récupéré le cabinet dentaire de son grand-père et en a fait son lieu de travail. Il a créé une combinaison de style rétro et post-moderne industriel qui donne un appartement vraiment caractéristique.

    Cet amoureux de la France a dissimulé son attachement à notre pays d’origine aux quatre coins de l’appartement.

    Je vous laisse les dénicher 🙂

    visiter taipei avec les locaux

    visite appartement taipei visiter appartement taipei je suis charlie taipei appartement taipei vin appartement gagnant concours taipei

    appartement concours taipei

    appartement dentiste taipei

    [clear]

    Notre liste se termine ici et j’espère qu’elle vous donnera envie de visiter Taïpei.

    En tout cas, elle est loin d’être exhaustive, alors n’hésitez pas à nous partager vos bons plans !

    Source :

    Taïwan mag 

  • Ce bénévolat à Taïwan vous ressourcera par sa simplicité et son authenticité

    Ce bénévolat à Taïwan vous ressourcera par sa simplicité et son authenticité

    Faire un périple de 500km à vélo est une expérience à part entière, mais ce n’est pas la plus optimale pour rencontrer les locaux.

    Pourtant Taïwan est un vrai coup de coeur ! Et notre passage à Luye n’y est pas pour rien.

    Le monde parfait ?

    Quelques jours de repos à Taipei ont été suffisant pour nous remettre de nos émotions et des kilomètres à vélo que nous avions dans les pattes.

    Nous étions à peine arrivés chez nos nouveaux hôtes après 8h de train, qu’ils nous ont embarqués dans une soirée.

    Après 3 mois passés à Luye, un bénévole anglais partait le jour suivant. Le héros de la soirée, ivre d’alcool et de joie, chantait et pleurait passant des uns aux autres les inondant d’amour. Il s’est approché de nous les yeux brillants et le sourire aux lèvres :

    You will love this place, people here are amazing. They are like a family now. I want to come back as soon as possible.   (Vous allez adorer cet endroit, les gens sont géniaux. Ils sont comme ma famille maintenant. Je veux revenir dès que possible).

    Pour des raisons de papiers, il devait partir, mais c’était une certitude, il reviendrait.

    Au milieu de cette euphorie, nous y avons aussi rencontré Robert, le créateur du premier Lonely Planet Taïwanais. Il est tombé amoureux de cette île et d’une de ses habitantes. Il souhaite y finir ses jours et il obtiendra ses papiers très prochainement.

    Où étions-nous arrivés ? Tant de bonheur et de simplicité ressortaient de cette soirée. Était-ce vraiment ce qui nous attendait à Luye ?

    Notre séjour nous a prouvé que oui.

    le monde a deux benevolat taiwain

    Une vie exemplaire à la ferme

    Ce petit coin de paradis se trouve dans le sud-est de Taïwan. Dans un petit village à une heure de route de Taitung, A-rong, sa femme et leurs deux garçons sont installés dans la maison de la grand-mère maternelle.

    Le père avait un rêve : cultiver bio. Lors d’une soirée bien arrosé, il s’est confié :

    Tout le monde me disait que c’était impossible, que ça ne marcherait pas et je leur ai prouvé que si

    Ils racontent qu’à une époque, ils avaient beaucoup d’argent. Vers 20 ans, ils ont eu deux enfants, car c’était la logique des choses. Puis leurs choix ont évolué.

    Maintenant, ils ne roulent plus sur l’or, mais leur vie modeste leur plait. La maman et ses deux fils sont adeptes d’une religion bouddhiste et vegans depuis plusieurs années. Le père n’adhère pas à cette philosophie mais respecte totalement leur mode de vie.

    L’harmonie et le respect qui existent dans cette famille sont beaux à observer. Ils ne courent après rien si ce n’est la simplicité et la Nature.

    Je gobe leurs paroles et me surprend à absorber leurs énergies.

    le monde a deux benevolat taiwain ananas

    Ils possèdent des plantations de thé et d’ananas et depuis peu des bananiers. Autour de Luye c’est le paysage classique, sauf que chez eux, tout est naturel et bio. C’est-à-dire qu’ils n’utilisent aucun produit chimique et aucun arrosage. Les plantes vivent avec la Nature : parfois la saison est bonne et parfois moins.

    Suite à la rencontre d’une touriste, ils ont créé un bar et un magasin/épicerie de produits bio où les gens peuvent se poser et boire une tasse de thé. Les journées sont rythmées par les touristes taïwanais qui passent en coup de vent ou qui s’installent et discutent. Les deux propriétaires les accueillent toujours avec le sourire et beaucoup de plaisir.

    Ils ont régulièrement des volontaires taïwanais et depuis peu Amine a initié l’arrivée d’étrangers. Après une expérience en Allemagne, il a vu le potentiel pratique et humain d’un tel échange et a convaincu ses parents qui ne parlent pourtant pas bien anglais, voire pas du tout pour son père.

    C’est peut-être la seule note négative de notre séjour, de n’avoir pas pu communiquer directement et plus amplement avec les parents.

    Une expérience riche en échange

    Je pourrai passer des heures à vous raconter la simplicité et la joie de vivre qui ont bercé notre quotidien pendant notre séjour à Luye. Nous n’avons jamais eu une tâche aussi répétitive et désagréable que de désherber entre les ananas et pourtant le temps filait à tout allure.

    Au milieu des montagnes et de bananiers, j’appréciais être ici.

    Yuyu, Alice et Tiffany, trois filles de Taipei, ici pour le plaisir de la Nature, ont été de vrais vecteurs de leurs cultures. De véritables bavardes qui avaient toujours le sourire aux lèvres. Addict au sucre, elles nous ont fait découvrir le plaisir des chips de patate douce. Déjà que j’étais tombée amoureuse des patates douces japonaises, mais là, elles m’ont carrément attrapée dans leurs filets !

    Au son de la musique ou de nos voix, nous prenions régulièrement des pauses où nous avions toujours quelque chose à nous raconter. Lorsque Yuyu passait du temps au café avec des clients, il n’était pas rare de la voir arriver avec un plateau, du thé, des fruits et des gâteaux.

    pause thé dans volontariat taiwan

    Les journées passées au milieu des ananas se finissaient généralement dans le magasin, autour d’un thé et d’alcool fort où chacun se dévoilait sans mystère.

    volontariat taiwain authenticite

    Amine adorait parler, du coup nous avons pu échanger à de nombreuses reprises sur leur mode de vie, sur le veganisme et sur ses choix professionnels. Il aime cette vie, il s’installera à la campagne plus tard mais il estime qu’il doit d’abord travailler en ville avant de se lancer.

    Ils nous ont emmené à plusieurs reprises découvrir les alentours. Nous avons partagé une soirée pizza au feu de bois dans un petit village d’aborigène, aperçu la piste des montgolfières où se déroule chaque année le festival et nous avons accompagné la maman dans un marché local pour les courses du jour de l’an chinois.

    benevolat taiwain simpliciteworkaway taiwan aborigene soiree pizzaworkaway taiwan luye

    Et le travail dans tout ça ?

    Nous bossions de 8h à midi et de 14h à 17h avec des pauses régulières : une bonne journée de travail. Mais comme je vous le disais, nous ne les voyions rarement passées. Malheureusement, nous sommes arrivés à une période où le travail était monotone et pas franchement passionnant.

    Nous avons désherbé pendant tout notre séjour, sauf une fois ou deux, où nous avons empaqueté les ananas.

    champ ananas workaway taiwan

    À d’autres période de l’année, ils ramassent les ananas, les font sécher et font aussi du thé.

    Nous aurions adoré rester et découvrir toutes les autres facettes de leur travail, mais peut-être que Taïwan plantait d’autres graines en nous :

    Il faudra revenir les amis

    Quand il pleuvait tout le monde rentraient. C’était repos forcé et même pour quelques gouttes, nous étions rapatriés à la maison.

    En plus du travail quotidien, c’était régulièrement aux volontaires de faire à manger pour tout le monde. Nous ne sommes déjà pas très à l’aise lorsqu’il s’agit de cuisiner pour d’autres, mais lorsque nous nous sommes retrouvés avec des légumes inconnus à préparer pour des vegans, cela nous a semblé mission impossible.

    Les filles se sont relayées à plusieurs reprises pour nous aider et nous avons appris dans la bonne humeur à cuisiner le tofu et les légumes asiatiques.

    le monde a deux cuisine bénévolat taiwain

    C’est dans cette ambiance sereine que j’ai pu me ressourcer, me questionner sur mon alimentation, lire, faire du yoga quotidiennement et repartir plus forte que jamais.

    Je ne peux que vous conseiller d’aller à Taïwan pour toutes ses merveilles et encore plus d’aller aider cette famille pour l’unique plaisir de côtoyer leur vie.

    Et vous, quelle est la dernière fois que vous avez ressenti ce sentiment de bonheur simple ?

  • Faire le tour de Taïwan à vélo et admirer le parc national de Taroko

    Faire le tour de Taïwan à vélo et admirer le parc national de Taroko

    Nous n’avions jamais prévu d’aller à Taïwan.

    C’est grâce à Fabienne et Benoît du blog novo-monde, que nous avons posé les pieds sur cette merveilleuse île. Ils racontaient que la côte Est était le paradis pour les voyageurs à vélo. Ça nous tentait depuis un bon moment et nous ne les remercieront jamais assez !

    De plus, j’avais lu sur le net que Taïwan cherchait à promouvoir le tourisme à vélo, c’était l’occasion rêvée de se lancer.

    Une fois sur place, nous avons vite compris, que la « tradition » était de faire le tour de l’ile à deux roues. Des sites expliquaient que c’était faisable en 9 jours. Nous en avions 11 devant nous.

    Lors de notre couchsurfing, nous avons rencontré Peter qui avait réalisé ce trajet 7 fois. Il était super content de partager son expérience et ses conseils. Avec toutes ces informations, nous avons planifié notre périple : pas moins de de 1000 km et nous sommes partis sereins. (On vous met toutes les informations pratiques en fin d’article).

    Ça c’était la théorie ! La réalité fût un tout petit peu différente 🙂

    Louer un vélo à Taïwan

    La première étape et pas des moindres, c’est de trouver de bons vélos.

    Tous les sites vous parleront de la firme GIANT, le magasin spécialisé dans la vente et la location de vélo, que vous trouverez dans une grande partie des villes de Taïwan.

    Le grand avantage, c’est que vous pourrez prendre et déposer le vélo dans les villes que vous voudrez. Mais honnêtement, dans la réalité, je n’ai jamais entendu parler d’un étranger qui avait réussi à faire affaire avec eux.

    Nous n’avons pas fait exception.

    Le premier challenge consistait à trouver un vendeur qui parlait anglais. Mais il nous a gentiment expliqué, qu’ils étaient complet pendant 2 mois… Je vous avoue qu’on est resté très sceptiques sur ce sujet car hors saison touristique avec une vitrine qui proposait une quinzaine de vélo, nous avons eu du mal à comprendre.

    Quant au deuxième magasin, ils nous ont répondu très froidement que ce n’était juste pas possible…

    C’est à Tamsui (la vieille ville de Taipei) dans un tout petit magasin que nous avons trouvé un très bon plan. Un vieux Monsieur souriant et adorable nous a loué des vélos pour 120 $ taïwanais par jour (3,5 euros environ). Même s’il ne parle pas anglais, il a tout fait pour communiquer et il y a toujours quelqu’un dans les environs pour aider à traduire.

    ou louer un velo a taiwanPour ce prix-là vous avez :

    • un super vélo Giant (surement récupéré et retapé)
    • un casque
    • un antivol
    • une chambre à air (à rembourser en cas d’incident)
    • une pompe
    • des outils
    • deux sacoches à l’arrière
    • des lumières
    • le choix de la selle (dure ou molle)

    Nous avons simplement ajouté le prix dérisoires de 2 tendeurs ( 2 euros )

    Les vélos sont dans un parfait état, il a vérifié et changé les freins le jour même devant nous et tout était graissé. Il a même proposé des sacoches plus grosses pour mon homme.

    Après 500 km, nous n’avons rien à redire sur ces vélos. Nous vous le conseillons sans hésitation.

    Jour 1 – Le départ fût un vrai calvaire (60 km)

    le tour de taiwan a velo keelungUne fois nos vélos sous la main, c’est avec plein d’enthousiasme que nous avons démarré notre voyage depuis Tamsui.

    J’avais sous-estimé ce que cache un voyage à vélo et ce premier jour fût une vraie torture.

    D’une, il m’a fallu du temps pour apprivoiser mon destrier (oui, je suis très longue à la détente…) et de deux, la météo ne nous a pas montré son meilleur visage. Je voyais la mer se déchainer et les éoliennes tournaient à plein régime, pendant que nous luttions face au vent pour grappiller quelques kilomètres.

    Si seulement, les prévisions d’Internet s’étaient révélées exactes, je n’aurai peut-être pas souffert autant. Mais les routes étaient rarement agrémentées de pistes cyclables et loin d’être plates. Les voitures nous frôlaient et les côtes qui s’enchaînaient ont mis ma concentration et mes forces à rude épreuve.

    Je me suis surprise à méditer en roulant, toutes mes pensées me frôlaient et je n’étais concentrée que sur ma respiration. Malheureusement cela n’a pas duré assez longtemps… Les premières douleurs sont apparues avant que la journée touche à sa fin. Nous avons donc trouvé notre premier campement dans un port qui a très bien fait l’affaire.

    Ce premier jour s’est terminé, j’étais déjà épuisée.

    coucher de soleil tour de taiwan a velo

    Jour 2 – Je prends doucement le rythme (80 km)

    Les douleurs se sont amplifiées. Ceux qui ont déjà fait une journée entière de vélo comprendront. Moi, c’était ma première fois. J’avais beau faire 20 minutes de vélo tous les jours à Bordeaux, ce n’était rien comparé au challenge qu’on s’imposait maintenant. Mes cuisses, mes fesses et mes genoux n’ont rien compris et j’ai essayé de les écouter en m’arrêtant à de nombreuses reprises.

    Malgré les douleurs lancinantes et des pentes qui me semblaient (subjectivement) insurmontables, j’ai pris un bon rythme. 80 km nous ont mené jusqu’à Toucheng, où nous avons trouvé face à la mer, un spot très agréable qui nous a protégé de la pluie.

    tour de taiwan a velo camping tente

    Jour 3 – Enfer, inconscience et adrénaline (90 km)

    La journée avait super bien commencé, des kilomètres de plat nous ont permis de rattraper un peu de « temps perdu ». Sauf que nous avons très vite déchanté.

    Suao Harbor fût le début de l’enfer. Nous avons entamé la route 9 très optimistes : un kilomètre est passé, je me disais que ça finirait par s’arrêter. Mais jamais …

    Nous étions au milieu des montagnes, sur des pentes à 12% environ qui s’enchaînaient sans que nous n’en voyions la fin. Les deux premiers jours n’étaient qu’un échauffement. Heureusement, les voitures ralentissaient et leurs passagers nous encourageaient.

    « Mais bordel … Aidez-nous au lieu de nous motiver !!! »

    C’était super gentil de leur part, mais c’était tellement dur pour moi que sur le moment, j’ai détesté leur sourires…

    La vue a pourtant adoucit mon calvaire, car l’île se dévoilait sous nos yeux, pour notre plus grand plaisir.

    vue de suao harbor tour taiwan velo

    J’en avais tellement marre de monter que je voulais absolument en finir quel qu’en soit le prix… Il était hors de question, que je continue le lendemain.

    Quelle bonne idée j’ai eu là…

    Mal aiguillé par un passant, nous avons pris du retard et avons finis notre périple dans la nuit sur une route de montagne remplie de camion, au bord d’un précipice… Heureusement toutes les voitures faisaient toujours très attention à nous.

    J’ai rarement eu aussi peur et ce jour-là, j’ai découvert l’adrénaline. C’est la seule chose qui me forçait encore à pédaler. Je suis arrivée en ville, sous le choc, incapable de bouger davantage ou même de parler.

    C’est ce soir-là que nous avons été voir la police pour leur demander où nous pouvions dormir. Ils nous ont ouvert une école publique avec un grand sourire. Nous avons eu accès à l’eau (chaude et froide) et au wifi.

    Nous avons été impressionné par la qualité des écoles à Taïwan, elles sont grandes, belles, il y a de grands terrains de sport et souvent très colorées et ludiques.

    tour de taiwan a velo dormir ecole

    Jour 4 – Récompense : les gorges de Taroko (45 km)

    Ce jour-là, nous nous sommes imposés une journée tranquille, car nous en avions vraiment besoin. C’est très gentiment que nous sommes arrivés aux gorges de Taroko : la grande récompense de ces quelques jours de galères.

    Le trajet comporte aussi des pentes, mais rien en comparaison avec ce que nous avions fait la veille.

    Les gorges sont justes splendides, on a pris le temps de s’arrêter à plusieurs reprises et d’en profiter.

    visiter le parc national de taroko

    Il y a de nombreux treks à faire, mais aucun endroit sécurisé pour y laisser les vélos (petite déception).

    dormir camper parc national de tarokoles gorges de taroko a velovue des gorges de taroko a velo

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    Jour 5 – La route 11 sous le soleil (90 km)

    Repartir du camping a été une partie de plaisir. C’est en me laissant porter par la pente, les cheveux au vent, que j’ai réalisé à quel point l’aller n’avait été qu’un faux plat pendant des kilomètres. Je n’étais pas très à l’aise avec le précipice à ma droite, mais ça rendait l’expérience encore plus impressionnante.

    À Hualien, nous avons dû faire un choix : longer la côte sur la route 11 où nous enfoncer dans les terres sur une des routes 9 ou 193. Nous avons choisi de prendre la 11, la vue est belle, mais rien de plus que ce que nous admirions depuis le début. Et le retour en train nous a fait regretté notre choix.

    Jour 6 – Arrêt forcé (90 km)

    tour de taiwan a velo gorges de taroko

    Le beau temps nous souriait enfin. Non pas que nous avions eu du temps pourri, mais le soleil n’était pas toujours au rendez-vous et le brouillard masquait souvent les côtes.

    Malheureusement, c’est ce jour là que le genou de Guillaume a commencé à lâcher. Il a voulu continuer mais j’ai été catégorique : un genou c’est trop important et trop long à soigner en cas de pépin.

    L’idée c’était de dormir à Chenggong, mais vu l’accueil de la police et le mauvais pressentiment que nous avons ressenti, nous avons poussé un peu plus loin, pour trouver un vrai « coin camping » chez les flics.

    J’ai redécouvert le plaisir simple de prendre une douche chaude et je vous jure que nous avons même eu le privilège de se faire servir à manger par l’officier de service.

    Jour 7 – Dormir dans une gare privatisée (40 kms)

    Nous sommes arrivés tant bien que mal jusqu’à Taitung et après 500 kilomètres dans les pattes, c’était la dernière étape de ce challenge.

    Guillaume se sentait super déçu, mais je prenais ça avec le sourire. J’étais tellement fière de moi. Car certes, nous n’avons pas fait le tour de l’île, mais c’est plutôt une belle réussite pour des débutants non ?

    C’est sur ces belles pensées que les difficultés ont commencé :

    • Internet vantait la facilité de prendre le train avec un vélo, mais avec un petit budget … pas aussi simple
    • Trouver un lieu pour planter la tente en pleine ville …
    • Organiser la suite du voyage, vu qu’il nous restait 4 jours à combler

    C’est Eric, un employé de la gare, qui nous a sauvé d’à peu près toutes ces galères. En cherchant sur tous ses ordinateurs, il nous a trouvé deux trains au tarif très alléchant. Il était tout penaud de ne pas pouvoir nous héberger, car il loge dans un mini appartement au-dessus de la gare. Mais il a remué ciel et terre pour nous trouver une solution. C’est avec, une nouvelle fois, l’accord de la police qu’ils ont accepté de nous laisser dormir dans la gare qui est pourtant fermée au public.

    Couchsurfing a joué son rôle à merveille pour les 3 nuits suivantes.

    Jour 8 à 10 – Repos forcé bien mérité

    Looongue nuit et looongue journée … La gare a fermé vers 1h et a rouvert à 5h du matin. Je vous passe les détails de cette courte et inconfortable nuit.

    Heureusement, notre CS nous a accueilli avec beaucoup de générosité et chouchouté pendant nos 2 jours chez lui. Il nous a préparé à manger, fait goûter des mets locaux et laissé les clés de sa maison.

    tour taiwan velo taitung nourriture

    Nous nous sommes un peu promené dans Taitung, mais la ville n’a pas grand chose à offrir. Toutes les attractions sympas à faire sont aux alentours et nous aurons l’occasion d’y retourner d’ici peu.

    Jour 11 – Retour à la case départ

    prendre le train avec velo a taiwanEric a de nouveau été très prévenant, il nous a accompagné avant même l’ouverture des portes dans le train et nous a salué avec une pointe d’envie dans la voix. Il rêve de voyage, mais ne trouve personne pour l’accompagner.

    Nous ne sommes malheureusement pas arrivé à le convaincre de partir seul ou de se joindre à nous.

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    Le trajet fût très agréable et les paysages colorées. Cette route auraient définitivement mérité qu’on s’y attarde à vélo. Taïwan nous narguait et commençait à immiscer un léger murmure dans nos têtes :

    Il faudra revenir les amis

    vue cote est taiwan route 9 route 193

    Après avoir rendu les vélos, nous avons rejoint nos futurs hôtes. Mais ça c’est une autre histoire …

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    [su_accordion]
    [su_spoiler title= »Nos étapes – Cliquez pour les afficher » style= »fancy »]

    Jour 1 – De Tamsui à Keelung :

    Dormir : Camping sur le port

    Route : Les pentes restent correctes mais il n’y a pas de pistes cyclables tout le temps.

    Conseils : partie sans grand intérêt, privilégiez la route 1.

    Jour 2 – De Keelung à Toucheng :

    Dormir : On a campé sur les quais face à la mer.

    Route : même type de montée, plutôt facile ne pas se fier au discours d’Aline qui était déjà morte

    Jour 3 – De Toucheng à Heling

    Dormir : On a campé dans l’école primaire après avoir été demandé à la police.

    Route : Les premiers kilomètres jusqu’à Suao Harbor sont plats et les routes sont larges

    puis jusqu’à Dongao : une dizaine de kilomètre de montée dangereuse

    jusqu’à Nanao : 4km de montée + 1 tunnel/travaux (dangereux) mais une super descente pour finir

    jusqu’à Heling : quelques descentes, mais principalement de très longues montées

    Il n’y a aucune piste cyclable tout du long.

    Conseils : route à éviter absolument si vous êtes débutants ! Faire cette portion en plusieurs fois : Nous vous conseillons de vous arrêter aux alentours de Nanao, il y a un coin de Nature juste après la ville où l’on peut facilement poser la tente.

    Jour 4 – De Heling aux Gorges de Taroko

    Dormir : Camping de Lyushi, gratuit aux gorges de Taroko, toilette dans le petit magasin.
    D’autres campings proposent des douches et le wifi mais sont payant et il faut généralement réservé à l’avance.

    Route : 15 km de faux plat, pas simple pour un débutant mais surmontable.

    Jour 5 – Des Gorges de Taroko à Jiqi

    Dormir : Camping dans l’école à côté du poste de Police

    Route : simple, pistes cyclable tout du long

    Conseils : prenez la route 9 ou 193 : la côte n’a rien de plus à offrir que tout ce qui a été fait avant

    Jour 6 – De Jiqi à Duli

    Dormir : Nous avons dormi directement au poste de police qui a un coin et des douches réservées pour les voyageurs.

    Route : Très accessible et pistes cyclable tout du long

    De beaux points de vue

    Nous avons trouvé une douche libre d’accès sur la route.

    Jour 7 – De Duli jusqu’à Taitung

    Dormir : nous avons dormi dans la gare, la police n’a pas de lieu exprès. Donc soit vous dormez en dehors de la ville, prévoyez un CS ou une auberge 🙂

    Route : rien à dire, la route est adaptée.

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    Où louer un vélo

    Nous avons loué nos vélos dans un magasin à côté de la station Tamsui.

    Adresse

    Site web en Chinois

    Où dormir

    Il n’y a pas de lieu de camping à proprement dit, mais il est assez facile de trouver des spots pour poser la tente.

    Si vous ne trouvez rien, allez au poste de police le plus proche, ils ouvriront une école ou vous trouveront un coin à l’abris, la plupart du temps avec wifi et eau courante. Cela fonctionne très bien sur la côte Est.

    Où Manger

    Ne vous chargez pas pour rien, Taïwan regorge de combinis (7/11, Ok Mart, Family Mart) qui proposent des repas très bon marchés

    Où trouver Internet

    Internet est disponible gratuitement dans toutes les écoles et gares de Taïwan. Il vous suffit d’avoir un compte visiteur. Pour cela, rendez-vous à Taipei ou dans une grande ville pour ouvrir un compte gratuitement à l’office du tourisme 🙂

    Où recharger son smartphone

    La plupart des combinis sont équipés d’ATM ou photocopieuse. Il suffit de brancher votre smartphone sur la prise USB de ces appareils 🙂
    Des prises sont parfois accessibles, en demandant poliment on vous le refuse que très rarement.

    Prendre le train avec son vélo

    Vous ne pouvez pas prendre tous les trains avec un vélo. Certains demandent une housse de vélo où un vélo démontable.

    Nous avons payé le retour Taitung – Taipei avec nos vélos un peu moins de 40 euros pour deux personnes (les places pour les vélos sont moitié prix).

    Vous pouvez trouver tous les trains accessibles au vélo ainsi que leurs horaires et prix sur ce site.

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    Un article un peu long, car beaucoup d’informations pratiques. J’espère ainsi que vous y trouverez l’envie d’aller visiter Taïwan et de louer un vélo pour un jour ou plus.

  • Comment voyager pas cher au Japon avec moins de 10 euros par jour ?

    Comment voyager pas cher au Japon avec moins de 10 euros par jour ?

    Victime de sa réputation, le Japon est souvent mis de côté par les backpackers. Nous avons d’ailleurs eu le même réflexe.

    Nous n’irons au Japon que si le budget le permet…

    Sauf que nous ne sommes jamais très raisonnables, l’envie a été plus forte et on a agi à l’instinct. Au final, rien qu’au titre de l’article, vous vous doutez que nous n’avons absolument pas regretté.

    Ce qui est sûr, c’est que comme dans tous pays, il y a des moyens de réduire les frais. Bonne nouvelle, ils fonctionnent très bien au Japon.

    Nous y avons passé deux mois et parcouru plus de 1000 km en passant par Kyoto, Osaka, Himeji, Nagoya, Fuji et Tokyo sans oublier Ayabe (un coin de campagne).

    Tout ça, en ne dépensant que 6 euros par jour.

    Je vous raconte comment on s’est débrouillé et tout ce qu’on a pu faire et voir avec ce « mini-budget » !

    Se déplacer

    Auto-stop

    voyage japon pas cher auto stopLes transports coûtent extrêmement cher au Japon. C’est une des parties qui peut rapidement plomber votre budget. Un JR Pass de 7 jours coûte environ 200 euros. Un aller-retour Kyoto/Tokyo en bus coûte quant à lui une cinquantaine d’euros.

    Sur les conseils d’un Japonais, nous n’avons pas hésité longtemps avant de tenter le stop. C’était notre première fois à tous les deux et on a adoré ça.

    Le Japon est une destination très sûre. Les vélos sont posés sans antivol, les filles se baladent en mini-jupe dans la nuit et un billet de 1000 yens peut rester des semaines sur un comptoir sans que personne n’y touche (expérience testée par Fumi, un de nos hôtes workaway). Quel meilleur pays pour faire du stop ? En couple ou même seul, je ne peux que vous conseiller de le tester au moins une fois. Les gens sont adorables et généreux.

    Ne vous laissez pas décourager par les locaux qui sont convaincus que c’est impossible. Même si ce n’est pas dans leur culture, notre moyenne d’attente a été de 20min

    La seule fois où nous avons attendu 2h (pour sortir de Nagoya), nous étions tout simplement au mauvais spot. Il nous est d’ailleurs arrivé à plusieurs reprises, qu’une voiture s’arrête dans la seconde même où nous sortions le panneau.

    Le seul « inconvénient » c’est que les Japonais parlent très peu anglais. Emportez un traducteur pour pouvoir communiquer et inscrivez votre destination en Kanji. Recopier sur le Net ou faites-vous aider par un local.

    Se loger

    C’est le deuxième et dernier point qui peut faire mal à votre porte-monnaie.

    Couchsurfing

    Être logé chez l’habitant fonctionne très bien au Japon, mais il faut s’y prendre à l’avance. Les fois où l’on nous a répondu favorablement, nos demandes étaient parties une dizaine de jours avant. Nous avons donc passé 8 nuits chez des locaux.

    D’une part, ils ne sont pas très nombreux et sont très sollicités, d’autre part les Japonais sont très organisés. Ils ont besoin de planifier longtemps à l’avance. À la dernière minute, il est probable qu’ils vous refusent même s’ils ont de la place.

    Il faut savoir qu’il y en a pas mal dans les grandes villes, mais ne comptez pas trop dessus, lorsque vous vous en éloignez.

    Airbnb

    Cela s’applique surtout si vous êtes deux ou plus. On n’y pense pas toujours, mais au Japon, le site Airbnb propose des tarifs très avantageux.

    Nous avons par exemple payer une chambre dans un appartement avec cuisine 28 euros pour deux personnes à Tokyo et 23 euros une chambre pour deux à Osaka.

    Auberges de jeunesse

    C’est la troisième option que nous avons choisi pour Kyoto.

    Même si nous avions une possibilité de Couchsurfing à Osaka, nous avons privilégier la proximité afin de profiter de la vie nocturne et limiter les allers-retours.

    Nous y avons séjourné deux nuits en dortoir pour 9 euros/personne/nuit.

    Hôtels capsules

    Ces mini-capsules font office de chambre et peuvent se trouver à un prix relativement correct. Mais comme tout ce qui est « bon marcher » au Japon, ils sont vite pris d’assaut et en regardant 2 jours avant nous n’avons jamais pu essayer.

    Attention, car la plupart sont néanmoins réservés aux hommes.

    Et tout cas, c’est une expérience très japonaise à tenter !

    Les mangas café (漫画喫茶, Manga kissa)

    C’est aussi une autre expérience typique du Japon.

    À l’origine, ils sont faits pour lire des mangas et ils proposent des cabines privées avec un grand fauteuil où les Japonais s’endorment régulièrement.

    Tarif à l’heure : 250 yens les 30mins et 1500 yens les 7 heures.

    Du coup, vous payez en fonction du temps passé et cela peut s’avérer une bonne solution si vous n’avez qu’une courte nuit à passer.

    Bonus : Des boissons sont généralement disponibles gratuitement. Dans certains endroits, vous pourrez même avoir de la glace, du riz etc… 🙂

    Les gares et les aéroports

    Ne comptez pas trop sur les gares.

    En arrivant très tard en avion à Osaka et en repartant le lendemain en train, nous souhaitions économiser une nuit en dormant dans la gare. Mais ils l’ont fermé vers minuit… Je ne vous raconte pas la nuit que nous avons passé à errer dans les rues glacées 🙂

    Morale de l’histoire : restez dormir à l’aéroport 😀

    Travailler dans une auberge de jeunesse

    C’est le principe du volontariat. Même si vous n’êtes pas nourris, de nombreuses auberges de jeunesse proposent le logement contre quelques heures de travail. Demandez leurs directement ou contactez-les par le biais de leur site.

    Nous avons essayé de le faire, mais à la dernière minute et en couple, cela n’a pas fonctionné. Mais je vous confirme que c’est très courant, puisque nous avons croisé plusieurs voyageuses qui avaient tenté l’expérience.

    Se restaurer

    Manger dehors

    Contre toute attente, manger au Japon coûte bien moins cher qu’un pays comme la France. Vous pouvez vous faire plaisir sans littéralement vous ruiner.

    voyage pas cher japon ramen

    Quelques chiffres

    Un bol de ramen : entre 5 et 6 euros

    Un menu à Mcdo : 4,3 euros

    Un plat dans un fast food Japonais : 2 euros (Yoshinoya, 280)

    Une boisson : environ 1 euro dans un distributeur ou un peu moins dans un supermarché.

    Vous trouverez plein d’autres informations sur où et quoi manger pour pas cher au Japon dans cet article de Gaijinjapan.

    Magasin à 100 yens 

    Ce sont les équivalent de nos « tout à 2 euros ». Sauf qu’au Japon, ils vendent absolument de tout. Vous y trouverez de la nourriture à partir 0,70 euros.

    Ils ont des noms différents en fonction des endroits. Vers Osaka et Kyoto ce sont des DAISO.

    Cuisiner par vous-mêmes

    Une des solutions les plus simples, c’est de se faire à manger. Malheureusement, les airbnb et les auberges n’ont pas toujours de cuisine à disposition (nous en avons eu une sur 3). Mais il est toujours possible de le faire chez vos hôtes couchsurfing.

    japon pas cher fruits
    45 euros le melon !

    Les produits exportés coûtent bien plus cher : donc cuisinez local.

    Misez sur les ramens, le tofu, le miso, le riz, la sauce soja, le nato (quoi vous ne connaissez pas encore ces graines de soja fermentées qui puent et tout gluant dont Guillaume raffole ?! ) etc…

    Oubliez les fruits qui coûtent une fortune. C’est bien simple, ils sont offerts en cadeaux pour les anniversaires.

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    Seven Eleven, Family Mart …

    Ce sont de petits supermarchés locaux qui existent dans toute l’Asie et qui sont ouverts 24/24 7/7. On en trouve de partout.

    Nous y avons mangé à de nombreuses reprises entre 0,70 et 2 euros. Ils proposent des plats tout préparés, des soupes lyophilisées, ils ont des micro-ondes et de l’eau chaude à volonté. Ils ont aussi de très bons buns !

    Volontariat

    En plus de tous les avantages de découvrir la culture chez l’habilitant, l’échange de service est une des meilleures techniques pour économiser sur l’hébergement ET la nourriture.

    Nous y avons effectivement passé les 3/4 de notre temps, toujours sans AUCUN regret. Être logés, nourris et blanchis contre 4-5h de travail par jour nous a permis de rester aussi longtemps dans ce magnifique pays.

    Nous y avons découvert la nourriture locale (okonomiaki, sushis, sashimis …), des maisons traditionnelles, le nouvel an japonais et fait des rencontres inoubliables. J’ai aussi eu l’opportunité d’essayer un kimono ! 🙂

    workaway voyage pas cher japonPour en savoir plus, vous pouvez lire notre quotidien dans une guesthouse à la campagne et/ou notre expérience dans un restaurant. Deux vies complètement différents avec chacun leurs avantages et leurs inconvénients.

    Conseil : il faut encore une fois s’y prendre bien à l’avance. Il n’y a pas beaucoup d’hôtes et ils sont très rapidement complets. Par exemple, le restaurant nous a fait réserver 3 mois avant et nos hôtes à la guesthouse nous ont expliqués qu’ils avaient eu une centaine de demandes, à peine quelques semaines après avoir mis l’annonce.

    Venir en dehors des saisons touristiques

    J’aimerais dire que cela s’applique pour tous les pays mais c’est vrai tout particulièrement pour le Japon. Vous paierez déjà un moins cher qu’en pleine saison (auberges et certains bus), mais c’est surtout qu’il y a moins de monde et il sera plus simple de réserver les endroits bons marchés.

    Déjà en plein hiver, les volontariats et les auberges se remplissent rapidement. Je n’ose donc pas imaginer le reste du temps..

    Alors certes, on a eu super froid mais les paysages étaient vraiment sublimes et la culture reste la même !

    Visiter et profiter

    Contrairement à d’autres pays (comme la Chine, pour ne pas la citer…), on peut visiter et faire de nombreuses activités gratuitement ou en tout cas pour pas trop cher.

    Nous n’avons dépensé qu’à Kyoto et à Himeji pour environ 3-4 euros à chaque fois.

    Quelques exemples de nos visites et nos dépenses :

    temple dore kyoto japon pas cher
    Le temple doré à Kyoto : 600 yens
    jardin botanique kyoto pas cher japon
    Le jardin botanique à Kyoto : 400 yens
    foret de bamboo voyage pas cher japon
    La forêt de bambous : gratuit
    fushimi inara taisha japon pas cher
    Fushimi Inari-taisha à Kyoto : gratuit

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    chateau himeji japon pas cher
    Le Château d’Himeji : 400 yens
    mont fuji japon pas cher
    Le mont Fuji depuis les lacs : gratuit

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    Tokyo

    Beaucoup de parc sont gratuits.Vous pouvez admirer la vue sur la ville depuis la tour Tokyo Metropolitan Government Building gratuitement et vous pourrez même, avec de la chance, y apercevoir le Mont Fuji.

    [su_box title= »Bilan en chiffres » box_color= »#0c97f0″]

    Les prix sont indiqués pour deux personnes.

    budget voyage pas cher japon Nombre de jours au total: 59 jours

    Total : 751 euros

    Logement : 173 euros

    Nourriture :  290 euros

    Transport : 219 euros

    Visites : 27 euros

    Extra  : 12 euros

    Nous avons tout de même dépensé beaucoup en Transport entre Osaka et Kyoto pour nous rendre facilement chez nos couchsurfers ainsi que des trains pour rejoindre nos hôtes Workaway.

    Les extras concernent des cadeaux de Noël pour les enfants de nos hôtes.

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    La mauvaise nouvelle pour un backpacker à petit budget, c’est qu’il va falloir s’organiser un minimum en avanceDifficile d’arriver sans plan et respecter un budget de 6 euros par jour.

    C’est le pays où nous avons le plus planifié. Je suppose que si nous avions été plus rigoureux, nous aurions encore baissé le budget, mais le but n’est pas non plus d’arriver à zéro.

    Pour plus d’information, je vous invite à découvrir l’article de Mathieu du blog The Road and me. Un peu plus roots que nous, il a tenté l’hébergement spontané, dormi sur le canapé d’une guesthouse et campé dans les parcs publics !

    Nous avons bien conscience que ce type de voyage ne correspond pas à tout le monde. Mais vous savez maintenant qu’il est concrètement possible de voyager au Japon sans se ruiner.

    Alors, à quand votre voyage au Japon ?

  • Découvrir le Japon autrement ? Osez l’auto-stop !

    Découvrir le Japon autrement ? Osez l’auto-stop !

    « Mais c’est super dangereux l’auto-stop »… « Tu sais jamais sur qui tu peux tomber », « il y a des fous partout »…

    J’en ai pleins d’autres en stock car c’est, à quelques détails près, ce qui trottait dans ma tête il n’y a pas si longtemps que ça.

    « Monter dans la voiture d’un inconnu … Moi, jamais ! »

    Je me revois quelques années auparavant, devant le collège, quand le bus scolaire nous a lâchement abandonné et qu’il fallait rentrer à la maison.

    Mes camarades et moi, nous nous sommes mis à marcher le long de la route, plus penauds que dégourdis. Je me revois stressée, quand une voiture s’est arrêtée pour nous proposer de nous ramener.

    Que vont penser mes parents ? Est-ce que je vais me faire embarquer ? Vous imaginez bien que rien de bien méchant ne s’est produit et que je suis rentrée entière jusqu’à mon domicile.

    Mais ce n’est pas pour autant que j’ai renouvelé l’expérience de sitôt. Il en aura fallu des années pour effacer les idées reçues imprimées par la société. Il en aura fallu de la lecture pour que je commence à m’ouvrir à ce type de démarche. Et il aura fallu un Japonais pour m’aider à franchir le cap.

    Car tout a commencé au Japon, un des derniers pays où j’imaginais que l’auto-stop était possible. Ce pays à la culture très forte, où l’apparence et les manières sont primordiales, abrite pourtant des personnes capables de laisser entrer des inconnus dans leurs voitures.

    D’Ayabe à Kyoto, nos premiers pas en auto-stop

    auto stop bord de route japonTout a commencé à Ayabe, petit village de campagne à 1h30 de Kyoto, dans notre workaway. Notre hôte est jeune dans sa tête et rêve toujours autant de voyage.

    Lui : Ça marche très bien l’auto stop au Japon, vous devriez tenter !
    Nous : Oui, pourquoi pas…

    Sans vraiment y réfléchir et en écoutant à demi-mots nos réponses évasives, il nous a préparé notre carton en Kanji (écriture japonaise) et nous a expliqué où nous poster en nous souhaitant bonne route.

    Une fois dans le bus, perplexe, j’ai demandé à Guillaume :

    « Tu as  compris où on s’arrête ? »
    « Pas vraiment et toi ? »
    « Euh … »

    Ça commençait bien… Dans un moment d’incertitude, j’ai appuyé sur le bouton « Stop » et on s’est retrouvé loin de la gare, loin de tout, on avait plus le choix, on a pris la direction et on a attendu.

    le monde a deux auto stop japon kyoto« Et si personne ne s’arrête », et « si on est mal placé », et « si on ne se comprend pas », et « s’il nous demande de payer », et « si on tombe sur un tueur en série » … Et si, et si, et si …

    J’imagine que tout tient à peu de choses. Car effectivement, si on avait attendu des heures ce jour-là, est-ce qu’on aurait recommencé ? Si personne ne s’était arrêté est-ce qu’on aurait gardé confiance dans le hasard de la route ?

    Ces questions, je n’y répondrais jamais, car un monsieur d’une quarantaine d’années s’est arrêté au bout de 10 min et nous a déposé dans la banlieue de Kyoto.

    Une première expérience bien silencieuse dont nous sommes ressortis frustrés. Au Japon, ils parlent peu anglais et nous ne saurons jamais pourquoi il a accepté de nous accueillir dans sa voiture.

    Pourtant nous avons persévéré et tout s’est enchainé

    D’Osaka à Himeji (aller/retour)

    Après 20 min d’attente dans le froid et 1h30 de route, nous sommes arrivés à Himeji avec un travailleur du dimanche qui ramassait pour la première fois des voyageurs au bord de la route.

    Là-bas, nous avons vécu notre expérience dans un restaurant et visité le magnifique château d’Himeji que nous avons trouvé fabuleux malgré les rénovations.

    autostop japon chateau himeji

    Nous avons ressenti nos premières incertitudes à Yobe, lorsqu’il nous a fallu attendre une voiture près d’une heure sur une aire de repos.

    1h d’attente … 1h de sourire et de regards amusés ! 4 cafés offerts plus tard, un petit garçon semblait chercher à convaincre son père de nous prendre dans leur voiture de collection ! Et pour notre plus grand plaisir, il a réussi.

    1h de route à me cogner la tête à chaque nid de poule. Ceux qui me connaissent comprendront que le toit n’était vraiment pas très haut 🙂

    auto stop japon voiture

    D’Osaka à Kyoto : notre première invitation

    C’est à Kyoto qu’on nous a proposé de nous emmener après 30 secondes d’attente :

    Lui :  « Kyoto ? »
    Nous : « Yes »
    Lui : « Kyoto – Mom »
    Nous : « Heu .. »

    Oui je vous l’accorde, l’anglais n’est pas la spécialité locale. On s’est même demandé si on se comprenait vraiment.

    Le jeune homme était à pied et nous emmenait dans la direction opposée. Et pourtant, sa mère l’attendait dans une voiture et en quelques minutes nous étions en direction de Kyoto. On a passé 1h30 à parler de voyage, de Paris, des Français et des Japonais. Nous avons dû refuser avec déception leur invitation à venir chez eux.

    À Kyoto, nous y avons découvert une ville magnifique, riche en histoire. De nombreux temples, des jardins et des couleurs sublimes. Nous sommes littéralement tombés sous le charme des ruelles, des femmes en kimonos et de l’architecture.

    kyoto autostop japon temple doré

    De Kyoto jusqu’à Nagoya : première pluie

    Tokyo nous semblait un incontournable, nous avons donc pris la route direction Nagoya.

    Nous avons expérimenté notre première attente sous la pluie. Des organisateurs de mariages et des ouvriers dans leur camion ont transformé le voyage en de nouvelles découvertes.

    Nagoya n’a pas eu grand-chose à nous offrir, si ce n’est la rencontre de Hyo, notre couchsurfeur qui a adoré nos crêpes et nous a offert la compagnie de ses chats.

    nagoya auto stop japon

    Nous avons donc préféré repartir rapidement de Nagoya pour découvrir le Mont Fuji.

    De Nagoya à Fuji : nos premières vraies galères

    Notre CS nous a déposé sur un axe passant, mais malheureusement pas le plus pertinent.

    Du coup, on a patienté une bonne heure et demie dans le froid… Nos estomacs se sont bien remplis (des cafés, du pain et des mandarines offerts à plusieurs reprises), mais ça n’arrêtait pas pour autant les voitures…

    le monde a deux auto stop japonC’est alors qu’un conducteur nous a conseillé de faire plusieurs panneaux afin de découper notre trajet. Une Philippine qui parlait anglais nous a prêté main forte.

    Je me suis fait embarquée dans une usine où 6 personnes m’ont préparé nos nouveaux cartons pour la route.

    « Don’t give up » (n’abandonne pas) me dit-on avec un énorme sourire

    Avec leur aide, on a réessayé. Mais après 5 min, une des filles nous a rejoint et nous a annoncé dans un bon anglais :

    « My father takes you to the next step » (Mon père vous emmène jusqu’à la prochaine étape)

    C’est avec le sourire que nous sommes montés dans leur voiture, heureux d’avancer. Rina, elle est super, elle a étudié au Canada et rêve de se rendre un jour en France. On lui promet qu’on sera là pour elle, si elle a besoin d’aide.

    Ce n’est qu’à la fin du trajet, que nous avons réalisé que la « prochaine étape » était à plus d’une heure de route. Une heure de détour juste pour nous aider. Nous, on n’en revenait pas…

    Une fois déposés au bon spot, 2 autres voitures se sont enchainées tellement rapidement que Guillaume a à peine eu le temps de s’esquisser pour aller au toilette.

    Je me souviendrai toujours de ce dernier trajet de la journée. Un conducteur qui ne cessait de nous parler en japonais avec de grands sourires, nous ne comprenions rien mais l’ambiance était sympa.

    Et pendant les discussions, il est apparu dans toute sa splendeur, à la sortie d’un tunnel on a aperçu le Mont Fuji. Qu’est-ce que ça a du bon d’être en voiture parfois !

    Mais on ne s’est pas arrêté à ça, nous nous sommes rendus à un des cinq lacs pour l’admirer de plus près.

    lac Kawaguchi mont fuji japon hiver autostop

    De Fuji à Tokyo : ou comment devenir un porte-bonheur

    Nous avons continué notre route pour Tokyo ! Après 5 min d’attentes, une petite voiture bien remplie s’est arrêtée, l’homme souriait, la femme semblait réticente et rechignait à ranger la voiture pleine de fouillis. Pourtant, ils l’ont fait. On a constaté un costume, des chaussures, des valises et on a tenté de rien abimer avec nos deux énormes sacs.

    Puis le contact s’est doucement établit. Ils allaient à Tokyo pour se marier le lendemain. Nous prendre sur la route était une façon de leur porter bonheur 🙂

    auto stop japon tokyo avec futurs mariés

    Tokyo, grande capitale qui nous a laissé de glace, sans locaux pour nous guider, on s’est senti perdus dans cette ville démesurée. Nous y avons passé 2 nuits, le temps de la survoler et de la quitter.

    tokyo japon en auto stop

    De Tokyo à Kyoto : rien de plus facile !

    Notre dernier trajet, fût un peu fou, le retour jusqu’à Kyoto a commencé par l’accès à une station d’autoroute en toute illégalité, mais dont la porte était ouverte (juste pour nous bien sûr :p), pour se finir après 5 min d’attente (top chrono) dans la voiture blindée d’une famille déjantée mais bien charmante.

    C’est devant la gare de Kyoto que notre histoire d’auto-stop s’est achevée dans des sourires, des remerciements et beaucoup de générosité.

    Libérée des a priori

    D’un trajet à l’autre, nous avons pris de plus en plus confiance. Nous avons apprivoisé les regards incrédules et les yeux ébahis qui nous fixaient. Les Japonais sont tellement généreux qu’on ne pouvait plus s’arrêter.

    Les rencontres étaient parfois silencieuses et respectueuses, mais souvent la route devenait le lieu magique de rencontres improbables.

    J’aimerais terminé cet article en remerciant tous ceux qui un jour se sont arrêtés sur le bord de la route, qui ont ouvert leur porte à deux étrangers et qui ont partagé quelques heures de leur vie avec nous.

    Merci d’avoir effacé mes doutes et balayé des années de lavage de cerveau.

    Non l’auto-stop n’est pas plus dangereux que prendre le bus et je n’ai qu’une hâte : recommencer dès que j’en aurai l’occasion.

    [su_box title= »Conseils pour faire de l’auto stop au Japon » box_color= »#0c97f0″]

    Où faire de l’auto-stop

    Devant les convenience store

    7-Eleven / Family Mart / Lawson : Ces petits supermarchés sont de très bon spots. Les Japonais s’y arrêtent régulièrement pour acheter à manger et à boire.

    Sur les axes routiers

    Service area ou SA

    Ce sont les aires de repos sur les routes avec généralement une station essence et un magasin.

    Parking Area ou PA

    Des aires de repos qui n’ont que des toilettes et elles sont beaucoup moins fréquentés. Privilégiez les SA dans la mesure du possible.

    Écrire en Kanji

    Cela peut vous paraitre compliqué mais c’est plus amusant que ça en a l’air et vous augmentez considérablement vos chances d’être pris.

    Avoir un traducteur avec soi

    Comme toujours, l’application Google Translate en mode offline (avec le dictionnaire Japonais téléchargé bien sûr :p) vous permettra de pouvoir poser quelques questions, de remercier ou tout simplement de vous faire comprendre. (Android ou iPhone)

    Avoir une carte

    Il est très difficile de communiquer en anglais. Avoir une carte vous permet d’échanger sur l’endroit où va votre chauffeur et là où il peut vous déposer. Nous utilisons toujours le GPS sur notre smartphone avec l’application Maps.me. (Android ou iPhone)

    Sourire

    Oui, sourire 🙂 Parce que même si cela fait 2 heures que vous attendez sous la pluie ou dans le froid, les conducteurs s’arrêteront plus facilement face à votre bonne humeur 🙂

    Tout comme écrire en Kanji, cela augmente considérablement vos chances. Cela montre que vous avez fait un effort.

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    Et vous, avez-vous déjà tenté de voyager en auto-stop au Japon ?

    Si non, j’espère que cet article vous a convaincu ou alors je ne peux plus rien pour vous 😉

  • Un incontournable au Japon : le Mont Fuji en Hiver

    Un incontournable au Japon : le Mont Fuji en Hiver

    Il était inconcevable d’aller au Japon sans voir le Mont Fuji.

    Malgré le peu de temps à notre disposition, nous avons tout fait pour l’admirer de nos propres yeux et une chose est  sur : nous n’avons pas été déçu.

    Notre arrivée à Fuji

    Nous sommes arrivés en auto-stop, avec un adorable businessman qui ne cessait de rire et nous parler en japonais !

    Sans plan, pensant débarquer au meilleur endroit pour trouver des infos sur le Mont Fuji, on s’est retrouvé comme des couillons. En réalité, tout est fait pour les voyageurs qui arrivent de Tokyo (station Fujisan). Nous, nous étions à Fuji.

    carte acces mont fuji depuis fuji
    Cliquer pour voir la carte en plus grand

    Je vous rassure, on a finalement trouvé un espace qui a pu répondre à toutes nos questions. La réalité c’est qu’en hiver, c’est la saison basse donc il y a moins de bus et moins d’accès. Mais aussi moins de touristes !

    Nous avions une adresse de Couchsurfing où Katherine nous a hébergé pour 2 nuits. Toujours sur la route, elle travaille un an ou 2 puis change de pays. Actuellement, elle a posé ses valises au Japon où elle est étonnée de voir combien il est difficile de s’intégrer en tant que professionnelle. Un discours qui contraste complètement avec tout ce qu’on a pu ressentir jusqu’ici en tant que touriste.

    Le Mont Fuji et son ascension

    Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce volcan solitaire a la forme d’un cône parfaitement symétrique. Du haut de ses 3776 mètres d’altitude, il est le point culminant du Japon.

    C’est un lieu de pèlerinage très respecté et nombreux sont les locaux qui ont gravit le Mont Fuji au moins une fois dans leur vie.

    Celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou !

    lac Kawaguchi mont fuji japon hiverDans notre optique de « faire comme les locaux », nous étions tout excités à l’idée d’affronter ce nouveau défi. En général, la randonnée commence dans l’après-midi, le grimpeur dort dans un refuge et admire le lever du soleil le lendemain matin.

    Mais nous avons vite déchanté. Il n’est pas ouvert en hiver …

    Concrètement, les accès sont libres mais les chalets sont fermés et le camping est strictement interdit. Les dates d’ouverture sont entre Juillet et mi septembre. (Pour connaitre les jours officiels et les modifications sujettes au temps, c’est par ici )

    En dehors de cette période, il est toujours possible de monter au sommet, mais il vous faudra un guide et du matériel d’alpinisme.

    Ni sage, ni fou … plus simple et moins cher, nous avons simplement fait le choix de rester en bas  !le monde a deux mont fuji hiver

    La région des 5 lacs

    C’est bien beau de rester en bas, mais la zone est grande. Le volcan règne sur une splendide région où se déploient 5 lacs et de magnifiques paysages naturels. Il a donc fallu choisir où aller.

    Le lac Yamanaka (山中湖, Yamanakako) : le lac au milieu des montagnes

    lac yamanaka mont fuji japonC’est le plus grand des lacs, mais aussi le plus visité. Nous l’avons donc éliminé de la liste.

    Le lac Sai (西湖, Saiko) : le lac de l’Ouest

    Lac Sai mont fuji japonIl est entouré de forêt et vous y trouverez plusieurs campings si vous désirez y passer une nuit. Ne proposant pas une des plus jolies vues sur le volcan, nous l’avons aussi éliminé.

    Le lac Shoji (精進湖, Shōjiko)

    C’est le plus petit des 5 lacs mais il est très touristiques et possède de nombreux hôtels… Vous imaginez bien que ce n’est pas celui que nous avons choisi non plus.

    Le lac Motosu (本栖湖, Motosuko)

    Il est célèbre grâce à la représentation du Mont Fuji sur les billets de 1000 yens ! Celui là nous tentait bien, mais c’était le plus loin et du coup c’était aussi plus cher.

    Le lac Kawaguchi (河口湖, Kawaguchiko) : le lac de l’estuaire

    Celui-ci est célèbre pour refléter la face nord du Mont Fuji. C’est un des lieux de départ pour l’ascension du Mont, il est donc aussi assez touristique, mais toujours moins que le premier.

    Très simple d’accès, c’est celui que nous avons choisi.

    Il est situé à une altitude approximative de 830 mètres, ce qui explique des étés relativement frais et des hivers fréquemment glacials. Du coup, je comprends mieux pourquoi nous avons eu si froid toute la journée ! Nous avions dû manquer cette information avant de partir.

    Pas d’ascension mais une belle ballade

    L’avantage d’y aller en hiver c’est qu’il y a généralement moins de nuage et que la vue sur le Mont Fuji est grandiose ! En tout cas, ce fût notre cas.

    Nous sommes partis dans la matinée pour aller prendre un bus qui  nous a déposé au pied du lac. Malgré le froid effectivement glacial, il a fait un temps magnifique et le soleil nous a bien aidé à nous réchauffer.

    Nous avons fait le tour du lac à pied, une marche qui nous a pris environ 3h.

    Une partie du lac était encore gelé et donnait un effet vraiment sympa !

    lac Kawaguchi glacé mont fujiOn y trouve des bateaux plutôt kitch à notre goût.

    bateau lac Kawaguchi mont fujiEt vous aurez la possibilité de faire un tour en bateau cygne sur le lac ou de prendre l’option 2 en 1 : bus/bateau. C’était la première fois que je voyais un véhicule amphibie de ma vie.bus amphibie lac Kawaguchi mont fuji

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Des bus passent de 8h à 20h toutes les heures minimums. Ils partent de la station de Gotemba où vous pourrez acheter directement vos tickets (A/R pour 1960 yens, environ 14 euros).

    Ils iront au lac de Yamanaka et de Kawaguchi en passant par la station de Fujisan (en provenance de Tokyo).

    Pour aller aux 3 autres lacs, il vous faudra prendre un deuxième bus (2430 yens environ 17,50 euros).

    Vous trouverez les horaires et les prix mis à jour sur ce site.

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    Source
    Tourisme Japon
    Wikipédia