Le monde à deux

Catégorie : Destinations

Vous trouverez ici nos anecdotes dans chaque pays traversé, nos coups de coeur, nos erreurs, nos bons plans. Suivez nous pas à pas à travers toutes nos destinations !

  • Visiter Pékin : une jolie déception

    Visiter Pékin : une jolie déception

    Pékin fût la deuxième grande ville sur notre trajet.

    Datong était déjà pour nous démesurée, mais Pékin nous a complètement assailli. Nous y avons passé presque 10 jours, plus par nécessité que par réelle envie …la pollution a Beijing PékinCe séjour fut davantage marqué par des retrouvailles, des rencontres et des expériences inédites que par la découverte d’une ville.

    Lorsqu’à 15h, il fait quasiment nuit car les nuages de pollution recouvrent la ville, ou quand notre hôte nous avoue que ce qu’il aimerait voir à Pékin c’est du ciel bleu, ou lorsqu’on apprend que chaque minute à respirer l’air de Pékin nous retire des instants de vie, ou encore lorsqu’on découvre que l’hiver est synonyme de port de masque, je vous avoue que l’envie de fuir, pour ne pas contribuer à tout ce gâchis est plus forte que les monuments et l’histoire.

    Nous avons malgré tout tenté de passer outre, l’espace de quelques jours, pour essayer de visiter Pékin et de découvrir le côté fascinant décrit par tant de gens.

    Logement

    La Chine est réputée pour être peu cher, mais c’est vraiment variable d’une région à une autre et c’est sans compter Pékin … Vous trouverez un dortoir à partir de 7 euros par personne.

    Nous avons opté comme à notre habitude pour un hébergement par le biais de couchsurfing, mais les locaux doivent être énormément sollicités car nous avons eu peu de réponses. En nous y prenant 5 jours à l’avance, nous avons eu de la chance car 2 personnes nous ont répondu positivement.

    Notre premier logement a donc été un loft dans un hôtel 5 étoiles, où nous avons fait la rencontre de Tong, un jeune gars d’une vingtaine d’année qui travaille par valeur et non pas par nécessité. Il vit dans un des quartiers riches de Pékin et il ouvre sa porte pour rencontrer du monde. Un bel appartement qui nous a permis de nous reposer après notre nuit en hard seat et de bavarder sans compter avec notre hôte qui a vécu 6 ans en Angleterre pour ses études.

    Puis nous avons squatté chez Alex, qui nous a littéralement sauvé la mise. Un gars super, rencontré à Oulan-Bator quelques semaines auparavant, un voyageur dans l’âme qui s’est arrêté à Pékin pour renflouer les comptes avant de reprendre la route. Un poète sans frontière, au grand coeur, qui nous a hébergé alors que toutes les auberges et les trains étaient pleins, qui nous a initié aux joies du camping sauvage, aux toasts nutella/beurre de cacahuète et qui a partagé les mygales et les scorpions du black market avec Chocho.

    Des moments mémorables qui ont bien changé notre vision du voyage.

    Se déplacer à Pékin

    Le métro

    aline dans le metro beijing west a PekinIl est à la hauteur de sa réputation et mieux vaut éviter les heures de pointes. Comme tout métro me répondrez vous. Certes ! Mais à Pékin, on rajoute le côté animal. La politesse n’a alors plus la même valeur et la notion du chacun pour soi, prend une ampleur monumentale. Un phénomène que nous retrouverons régulièrement pendant tout notre voyage en Chine.

     

    Malgré cela, c’est le moyen de transport que nous avons principalement utilisé. D’une part, car il dessert très bien la ville et d’autre part, car il est simple d’utilisation : les inscriptions sont toutes en anglais. Puis dernier fait non négligeable, il est vraiment bon marché. Le ticket coûte 2 yuans quelle que soit votre destination, pas de prise de tête.

    Par contre, le ticket n’est valable que dans la station d’achat et le jour même. Si vous prévoyez de rester plusieurs jours en ville, je vous conseille de prendre une carte rechargeable pré-payée, seule une caution de 20 yuans est nécessaire. Mais le plus intéressant c’est qu’elle vous permet d’avoir des réductions non négligeable sur les trajets de bus.

    Pour plus d’informations, c’est par ici

    Les bus

    Moins cher que le métro, mais plus long  : 1 yuan.

    Pas de panique pour repérer les arrêts, car comme un TRAM, ils s’arrêtent à chaque station. Mais mieux vaut avoir sa destination écrite en chinois à l’avance.

    Visiter Pékin : les incontournables

    La cité interdite

    la cité interdite à Pékin

    Située au centre de la ville « C’est le palais impérial au sein de la Cité impériale de Pékin dont la construction fut ordonnée par Yongle, le troisième empereur de la dynastie Ming. Elle a été réalisée entre 1406 et 1420 et elle a une envergure inégalée qui s’étend sur une superficie de 72 ha ».

    Elle comprend de nombreux jardins et est constituée de 114 édifices qui « renferment meubles et œuvres d’art et constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing »

    Je ne sais pas si c’est la fatigue, le monde ou la pollution, mais nous avons été déçus de cette visite pourtant réputée comme incontournable.

    Arrêt de métro : Tiananmen Est

    Prix : 60 yuans.

    Le palais d’été

    le palais d'été à Pékin« Le Palais d’Été de Beijing est une expression exceptionnelle de l’art créatif du jardin paysager chinois. Il intègre réalisations humains et nature en un tout harmonieux » sur une surface de 2,9 km².le palais d'été à Beijing

    Gros coup de coeur pour la rue Suzhou où l’architecture chinoise se mêle à la nature. Malgré la pollution à faire frémir les plus sceptiques, nous avons apprécié et profité de ces nombreux jardins. Nous avons passé presque 5h à nous promener sur les chemins et nous avons juste regretté de ne pas avoir prévu le pic-nique.

    le bateau de marbre au palais d'été Beijing Pekin

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    Prenez la ligne 4 du métro jusqu’à la station Beigongmen, dirigez vous vers la sortie D. Remontez la rue sur votre gauche pour arriver en quelques minutes à la porte Nord du Palais d’été.

    Attention, il y a plusieurs entrée au Palais. La porte Sud n’est pas proche d’un métro donc optez plutôt pour sortir par la porte Est ou retourner à la porte Nord.

    Prix : Il existe des tickets tout compris pour 60 yuans ou 30 yuans juste pour vous balader dans le parc.

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    Les Hutongs

    une rue dans les hutongs a Pekin

    « Ce sont de longs couloirs aux murs ponctués par des portes en bois donnant sur des maisons à cour carrée (siheyuan). Les ruelles abritent commerces et toilettes publiques. Les largeurs étaient fixées par des règlements. Les hutongs faisaient rarement plus de 9 mètres de large, certains seulement 3 ou 4 mètres. »

    C’est un des symboles de Pékin avec une histoire vieille de 700 ans.

    un marché hutong à Pékin

    Le meilleur moyen de profiter de ces ruelles est de s’y balader à pied où à vélo, profiter des petits marchés, d’observer les portes et les habitants et de vous arrêter dans un des petits restaurants où les propriétaires se feront un plaisir de vous accueillir et d’essayer de communiquer malgré un manque évident d’anglais. Un passant s’est arrêté pour nous prêter main forte et essayer de nous traduire la carte.

    Les Night Market

    dégustation de scorpion au black market a Pekin

    L’endroit typiquement touristique qui a pourtant attiré mon homme et Alex. 2 enfants qui ont fait joujou avec des mygales, des vers, des étoiles de mer et des scorpions. J’ai tenté le vers, l’araignée et l’étoile de mer mais franchement ? N’écoutez pas Chocho qui vous dira que c’est SUPER bon. Certes, si un truc craquant, salé et baigné d’huile de friture vous allèchent les babines, alors peut-être que oui vous trouverez ça bon ! Mais ça n’a pas été mon cas.

    Seule l’étoile de mer donne un goût typique d’eau iodé et le ver un goût propre que j’aurai du mal à vous décrire. Le reste ne laisse à mon palais aucun intérêt.

    Etalage d'insectes au black market Pékin

    [su_box title= »Dong Hua Men Night Market » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    Rendez vous jusqu’à la station de métro TIAN’ANMEN East.

    AdresseDong Hua Men Avenue, West of Wang Fu Jing Avenue, Pékin 100005, Chine

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    Les blacks markets

    Ce sont des cavernes d’Ali Baba pour trouver vêtements, chaussures, sacs, tissus …

    Mais il faudra négocier dur, très dur. Pour exemple, nous avons, (contre notre volonté) réussi à faire baissé une paire de chaussures proposé à 1700 yuans jusqu’à 100 yuans. Nous n’en avions même pas besoin et nous pensions sincèrement, qu’elle abandonnerait pour un prix aussi bas. Pourtant, la vendeuse nous a courue après, puis insulter quand nous avons refusé son offre …
    Les lois du marchandage sont sévères.

    [su_box title= »Yashow Black Market » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    Rendez vous jusqu’à la station de métro Tuanjiehu, prenez la sortie A puis remonter la rue jusqu’à temps de voir le marché (5/10 minutes de marche).

    Adresse : No.58 Gongti Beilu, Chaoyang District, Pékin, Chine

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    La place Tian’anmen

    la-place-tiananmen-de-nuit-a-pekin-chine

    C’est la quatrième plus grande place au monde, rectangulaire, d’environ 880 m du nord au sud, et 500 m de l’est à l’ouest, elle couvre une superficie de plus de 40 hectares. Elle doit notamment sa célébrité aux nombreux évènements qui s’y sont déroulés dans l’histoire chinoise, dont des changements de gouvernements. Elle se situe à l’entrée sud de la citée interdite.

    Malheureusement, il y avait des manifestations les deux jours où nous avons essayé de nous y rendre, nous n’avons donc pas pu y aller.

    La grande muraille de Chine

    la grande muraille de chine

    En général Pékin est le point de départ pour aller visiter le grand monument de la Chine. Nous n’y avons bien évidemment pas fait exception. Arpenter de nuit et dormir sur la grande muraille méritait un article à part entière.

    Que Pékin vous émerveille ou vous glace le sang comme nous, elle ne laisse personne indifférent. Et vous comment avez-vous visité Pékin ?

    Source

    Wikipédia, la Cité Interdite
    Unesco
    Wikipédia, Hutong
    Wikipédia La place Tiennamen

  • Visa Chine en Mongolie : Du faux pour de vrais papiers

    Visa Chine en Mongolie : Du faux pour de vrais papiers

    L’obtention des visas est loin d’être la partie la plus agréable d’un voyage au long court, pourtant nécessaire, elle vous oblige à faire des recherches, à vous immobiliser dans une ville plusieurs jours et à suivre les rails illogiques de l’administration. Le visa chinois nous a donné quelques sueurs froides, mais à tord.

    Au final, il faut suivre les règles imposées et les astuces camouflées pour les détourner. Nous vous donnons ici toutes les informations officielles et officieuses pour passer cette étape sans vous prendre la tête.

    (visa obtenu en aout 2014)

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#5eb95e »]

    Adresse de l’ambassadeCPO Box 672 Zaluuchuudyn Urgun Chuluu 5 Ulaanbaatar Mongolie

    Sitehttp://mn.china-embassy.org/eng/

    Vous trouverez toutes les informations officielles concernant le visa tourisme ici.

    Ouverture : Lundi – Mercredi – Vendredi de 9h à 12h pour déposer les dossiers et de 16h à 17h pour récupérer les visas.

    [/su_box]

    Au mois d’aout, les étudiants vont en masse faire leur demande de visa, on nous avait donc conseillé d’y aller très très tôt.file d'attente a l ambassade de chine pour le visa

    Nous étions donc à l’ambassade à 6h du matin fiers de nous, vu qu’il y avait déjà la queue. Mais finalement pour rien du tout… 30 à 45 min avec l’ouverture, ils ont fait une deuxième file pour les étrangers et nous nous sommes faits doubler… Bref, venez en avance, mais pas trop tôt non plus et demandez la bonne file.
    [clear]

    Quels types de visa

    Il existe plusieurs types de visa tourisme, il vous faudra déterminer la durée de votre visa et le nombre d’entrée sur le territoire. Sachant que plus vous demandez longtemps et avec un nombre d’entrée important, plus ils seront regardant.

    Nous avons fait le choix de demander un visa d’un mois avec simple entrée pour ne pas prendre le risque d’être refusé. C’est ce que font la plupart des voyageurs.

    Mais tout est tout à fait possible, il vous suffira seulement de remplir toutes les conditions.

    Et puis sachez qu’il est tout à fait possible de prolonger son visa une fois sur place très facilement.

    Documents à fournir

    La liste de document officiel est assez conséquente mais nous avons croisé plusieurs personnes dans la file d’attente qui avait plus ou moins tous les papiers et ils ont tous obtenu leur visa, nous les premiers !

    1/ Passeport + la photocopie de votre passeport avec votre visa mongol

    Jusque là, rien d’inhabituel et de compliqué ! La plupart des auberges pourront vous les faire gratuitement.

    2/ Photo d’identité

    Au format 4,5 x 3,5 cm, à coller sur le formulaire.

    3/ Formulaire

    Vous pouvez le télécharger à cette adresse.

    Ou « simplement » vous rendre à la porte de l’ambassade. Nous sommes arrivés un après-midi et un agent en distribuaient.

    Enfin, il faut dire qu’à notre passage, la rue où donne l’entrée principale était en travaux,  du coup nous passions par une porte sur le côté. Cela devait pas mal changer la donne.

    Bref, ils vous demanderont :

    • le nom et l’adresse de votre hôtel
    • le nom et l’adresse de celui qui vous a fait l’invitation (normalement vous avez tout sur votre lettre d’invitation que nous verrons plus tard)
    • un itinéraire précis de votre parcours en Chine… pour anecdote : nous nous sommes plantés sans faire attention. Notre billet de sortie partait de Shanghai, mais nous avons mis notre hotel dans une autre ville, il nous était physiquement impossible d’être à Shanghai pour le départ : et devinez quoi c’est encore passé comme une lettre à la poste. Mais conseil, simplifiez vous la vie, donnez les grandes étapes, ils ne vont pas tout regarder.
    • Nom, prénom de 5 personnes de votre famille (nous n’en avons fourni que 3-4)

    4/ Lettre d’invitation + photocopie de la pièce d’identité de l’hôte en Chine

    Sois disant écrite à la main et envoyée depuis la Chine…

    Mouai, premier faux papier… Nous avons payé 10$ pour obtenir une invitation. C’est la gérante de l’auberge chez qui nous étions qui nous a donné un contact.

    Le gars est venu à l’heure avec nos deux invitations imprimées et avec chacune une erreur dans nos 2 noms. Il a eu le culot de sous-entendre que c’est nous qui nous étions trompés, heureusement le texto a prouvé notre bonne foi. Mais pas décontenancé, il a rayé les erreurs et les a corrigées aux stylos tout content, nous disant qu’il n’y aurait aucun problème… Pas rassurés, nous n’avions pas vraiment le choix.
    Et devinez quoi? C’est passé tout seul !

    D’autres voyageurs ont tout simplement « photoshopé » une invitation fournie par d’autres voyageurs et c’est passé tout seul aussi. Donc pensez à demander autour de vous, certains auront peut-être une invitation à vous donner. Nous avions TOUS la même : Leo Hostel.

    5/ Réservation d’un hôtel en Chine

    1er cas : Vous avez pour habitude de tout prévoir et de tout réserver à l’avance, dans ce cas cela ne sera pas un problème pour vous

    2e cas : Vous ne savez absolument pas quel sera votre trajet et votre destination d’arrivée en Chine, il vous reste la solution de réserver sur des sites comme Booking qui ne vous demande pas d’acompte. Une fois votre visa obtenu, vous pourrez annuler votre réservation. Nous avons croisé un voyageur qui a fait une fausse réservation d’un mois à Pékin qu’il a annulé après l’obtention de son visa.

    3e cas : Il est fort probable que vous ayez une votre fausse réservation d’hôtel comprise avec votre fausse lettre d’invitation.

    6/ Billet d’entrée et de sortie du territoire

    Deuxième faux papier. Nous n’étions même pas rentrés sur le territoire qu’il fallait déjà envisager la date de départ, c’était impensable pour nous et j’imagine comme beaucoup d’entre vous.

    Mais là encore pas de panique, il existe des agences de voyages : les Air Market qui vous fourniront la réservation d’un billet d’entrée et de sortie du territoire gratuitement.air market pour visa chinois en mongolie

    Il suffit de vous rendre dans une des agences (vous en trouverez partout en ville), vous demandez : « chinese visa »et ils vous fourniront un billet aller-retour aux dates voulues et aux destinations voulues et tout ça je le répète pour pas un sou et en 10min chrono.

    On n’y croyait pas vraiment, mais ça fonctionne, on vous le promet !

    7/ Photocopie de votre compte bancaire et/ou attestation d’assurance

    L’attestation d’assurance doit être valable sur toute la durée de votre séjour

    Nous n’avions que notre photocopie de compte bancaire et d’autres n’avaient que leur attestation d’assurance, nous avons tous eu notre visa sans problème.

    Comprendre son visavisa chine a oulanbator en mongolie
    Votre visa est valable 90 jours après la date d’émission.

    Exemple sur la photo : nous avons demandé notre visa en août. Nous avons donc jusqu’au 13 novembre pour arriver en Chine (90 jours).
    Une fois sur le territoire, nous avions 30 jours sur le territoire et une entrée simple.

    Tarifs et délais

    Il vous coûtera 30$ pour un visa simple entrée et 60$ pour un visa double entrée à Oulan Bator.

    Délai normal : il faudra compter 4-5 jours ouvrables pour obtenir votre visa, c’est-à-dire une semaine complète.

    Délai express : pour 20$ de plus, vous pourrez l’obtenir  en 2-3 jours ouvrables.

    Délai rush : pour 30$ de plus, vous pourrez l’obtenir le jour même. Vous déposez le dossier le matin et vous le récupérez vers 16h.

    Conseils :

    Plus vous demandez un visa long ou à entrée multiple plus je vous conseille de faire un dossier propre (soyez clairs sur les dates etc…) et rempli (attestation + compte en banque…). Vous mettrez toutes les chances de votre côté.

    Dernière chose : soyez naturels, avec leur regard froid vous n’êtes qu’un numéro parmi tant d’autres à leurs yeux. Du coup, n’en faites pas trop, nous avons vu un Américain en faire des tonnes, alors je me doute que son premier dossier ne devait pas être complet, mais la deuxième fois, nous sommes convaincus que son comportement n’y était pas pour rien à son deuxième refus.

    Au final, nous avons eu le sentiment que c’était beaucoup de stress pour RIEN. J’enfonce des portes ouvertes, mais il suffit de suivre les consignes et d’accepter que la moitié de votre dossier peut être faux, que tout le monde le sait et que ça passe.

    Donc on prend juste le temps de préparer son dossier, on fait ça méthodiquement et ça passera tout seul.

    S’il y a eu des changements depuis notre obtention de visa, merci de nous en informer par commentaire 🙂

  • Datong et ses grottes, les premières sensations de Chine

    Datong et ses grottes, les premières sensations de Chine

    Nous n’avions absolument rien prévu en Chine, nous savions simplement que nous souhaitions aller au Japon et que nous étions en Mongolie. C’était sur le chemin et c’était ridicule de la zapper. Nous étions donc ouverts à toutes propositions pour construire notre trajet.

    En suivant les péripéties de nos amis rencontrés en Mongolie : Anna et Brenno, un couple adorable avec leur petite fille Liv, nous avons découvert Datong, une petite ville sur le chemin qui nous menait jusqu’à Pékin. C’est donc motivés que nous avons pris la direction de Datong et de ses grottes.

    L’arrivée en Chine

    Erenhot, à la frontière mongole, nous a offert les premiers regards insistants, qui seront les prémisses d’une longue série et nous avons fait face à notre premier choc culturel. Un autre monde s’offre à nous, mais quel monde ? Un monde où notre couleur de peau nous fait passer pour des extra-terrestre ou des stars. Nous sommes pris en photo par la première chinoise qui tente de nous aider à retrouver notre chemin.

    Après quelques péripéties et difficultés de communication, nous trouvons notre chemin. Un bus, un train et quelques heures plus tard, c’est sous la pluie et de nuit que nous sommes arrivés à Datong sans réservation. Nous avons donc entrepris une longue marche dans les rues en travaux pour trouver une auberge de jeunesse. Fatigués, mais ébahis par la ruelle dans laquelle nous avons atterri, il n’y a plus de doute, nous sommes bien en Chine. L’auberge Datong Youth Hostel n’a pas été simple à trouver mais elle en valait le coup. Sûrement la moins cher de la ville et qui propose un service de qualité.

    Le réveil s’est fait en fanfare, la musique à fond à 8h du matin, un groupe de jeunes femmes devait faire leur sport matinal au rythme d’une chorégraphie animée.

    choregraphie devant l'auberge à datong

    Réveillés un peu trop tôt à notre goût, il était temps de faire des choix, la Chine s’avère plus cher que prévu et nous ne pourrons pas tout faire. Les alentours de Datong propose deux principaux sites à visiter : les temples suspendus de Hengshan et les grottes de Yungang. Après avoir lu plusieurs avis, nous avons, sans aucun regret, choisi les grottes.

    Les grottes de Yungang

    Le mauvais temps n’est pas agréable pour visiter, mais il a au moins le mérite de chasser les touristes.

    cave avec grand bouddha grotte yungang datong

    une-des-nombreuses-caves-aux-grottes-de-yungang-a-datongLe ciel grisâtre et la pluie ne nous ont pas empêché d’admirer les 252 grottes et leurs 51 000 statues qui ont été réalisées entre 460 et 525. Elles « représentent une réussite exceptionnelle de l’art rupestre bouddhique en Chine au Ve et au VIe siècle ».  Ces grottes sont le témoignage vivant de l’étendue et de la force de la foi bouddhiste en Chine.

    Ces premiers Bouddha m’ont submergé d’émotions, peut-être par leur grandeur, peut-être par leur beauté, peut-être par leur présence dans des grottes ou peut-être encore par le calme qui régnait ce jour-là. Mais je me suis laissée porter par les sensations et j’ai pris le temps de les admirer. Je ne suis pas croyante, mais à ce moment-là, une vague de plénitude m’a enveloppé et apaisé.

    temple a yungang datongentrée des grottes de yungang datong chineNous avons ensuite poursuit par la visite du musée qui honnêtement ne m’a pas conquise, mais qui était compris dans le prix et qui nous a permis de nous poser un peu.

    bouddha exposition grottes yungang a datong

    [su_box title= »Informations pratique » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre ?

    bus-a-prendre-pour-se-rendre-aux-grottes-de-yungangIl faut prendre le bus n°1, dans la rue Yingze West Street, en face de l’école primaire. Il est assez rapide pour la modique somme de 2 yuans.

     

    Prix d’entrée des grottes : 240 yuans

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    La ville de Datong

    La ville en elle-même n’a pas grand-chose à offrir si ce n’est les vieux quartiers avec de nombreuses petites ruelles où les maisons sont toutes accolées. Nous pouvons les observer depuis la fenêtre de certaines chambres de l’auberge.

    Nous nous sommes promenés quelques heures pour profiter de notre première ambiance chinoise.

    les remparts de datongdatong-sous-la-pluie

    Profitez-en pour vous faire quelques petits restaurants chinois, nous y avons mangé nos premières noodles pour vraiment pas cher. C’est la ville où nous avons mangé le moins cher en Chine.

    Départ de la ville

    Nous y sommes restés 2 nuits : 1 journée pour visiter les grottes et une autre pour visiter un peu la ville.

    Prévoyez un jour de plus, si vous souhaitez aller au temple suspendu. Il semble que ce soit faisable en une journée, mais il faudra speeder un peu …

    À la gare, en attendant notre train pour Pékin, nous avons eu la bonne idée de sortir un jeu de carte pour passer le temps. Il n’y a pas mieux pour réunir en quelques secondes, une horde de chinois curieux. Ils s’agglutinent autour de toi et se colle sans aucune gêne mais contre toute attente, ils sont timides. Aucun ne souhaitait participer, il a fallu insister à plusieurs reprises pour en convaincre un de nous joindre le temps de quelques parties.

    Vers 22h, nous avons pris notre premier train chinois d’une durée de 16h en « hard seat » : un voyage que nous ne sommes pas prêt d’oublier… Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain article !

    Pour résumer, Datong n’est pas une destination des plus touristiques, c’est ce qui fait aussi son charme, mais nous n’avons aucun regret d’être passé par ses grottes. Alors, si vous aussi vous prévoyez de vous rendre à Pékin depuis la Mongolie n’hésitez pas à faire un petit passage à Datong pour aller admirer ses grottes et ses Bouddhas et venir nous donner votre avis.

  • La Mongolie : Pays de fierté et de liberté

    La Mongolie : Pays de fierté et de liberté

    La Mongolie… ce pays qui fait souvent rêver.

    Il fait trois fois la superficie de la France, mais est bien moins peuplé. Les reportages télé nous le décrive encore authentique avec ses chevaux sauvages, ses yourtes, ses steppes à perte de vue et l’hospitalité des locaux. Derrière ce tableau idyllique se trouve une réalité parfois dure et impitoyable. Des bidonvilles d’Oulan-Bator à la vie nomade, il y a des écarts indescriptibles. Un quotidien difficile dans lequel nous avons accepté de nous immerger pour en comprendre les prémices.

    Je parlerai surtout de la vie que nous avons expérimentée dans un ranch, à la campagne, loin d’Oulan-Bator, qui a fait que la Mongolie nous a marqué à jamais.

    Avez-vous vu le reportage de Rendez-vous en terre inconnue avec Bruno Solo ? Batbayar, leur hôte intraitable, leur a mené la vie dure, mais ils ont pourtant réussi à créer une belle relation amicale. Ces images nous ont replongées dans notre propre expérience et elles donnent une idée de ce que nous avons vécu au ranch.

    La liberté et la fierté des mongols font de ces gens un monde à part entière dans lequel on choisit de se plier aux règles pour en apprécier toute l’intensité.

    La fierté

    Leur dose de travail quotidien ferait frémir plus d’un Français, de 6 heures du matin jusqu’à 6 heures du soir (parfois même plus), les journées s’enchaînent en accumulant les tâches. Malgré des jambes douloureuses et souvent déformés par l’ostéoporose (une conséquence d’un régime constitué principalement de protéines animales et d’un manque de légumes), ils sont debouts et vaillants face à l’eau qu’il faut récupérer tous les jours, face à leur troupeau qu’il faut réunir et protéger, face à la famille dont il faut prendre soin et face aux imprévus incessants.

    Une enfant de 12 ans monte à cheval comme si c’était une continuité de son corps, sait cuisiner, traire, chasser, faire du feu. Là où un enfant de chez nous serait désemparé, elle pourrait survivre en pleine nature. Cette même jeune fille peut passer de la femme à l’enfant en une fraction de seconde, nous donner des ordres sans un regard le matin même puis se mettre à jouer innocemment avec nous l’après-midi.

    la liberte en mongolie

    On nous en demandait tellement, qu’il nous a été difficile de comprendre ce qu’on attendait de nous. Mais finalement ça nous a paru comme une évidence : la vie c’est comme ça. Pourquoi nous demanderaient ils moins que ce qu’ils leur paraient évident ? La plupart ne savent même pas ce qu’est un jour de congés.

    Ici on vit pour travailler, là où nous, occidentaux, travaillons pour vivre.

    Pas affaiblis par un travail de titan, ils sont fiers et ils ont de quoi être fiers. Fiers de la besogne qu’ils accomplissent tous les jours, fiers de la nature qu’ils ont sous les yeux, fiers de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. Parmi toutes les personnes que nous avons croisées, elles avaient toutes cette flamme dans les yeux et cette passion dans la voix en nous racontant leur histoire.

    pompier mongolie fier de son paysQue ce soit une guide locale rencontrée par l’intermédiaire d’une amie, qui ne s’arrêtait pas de parler de l’histoire de son pays juste pour le plaisir de partager gratuitement. Que ce soit un voyageur dans le train qui nous raconte qu’il est pompier et nous montre les voyages en Mongolie qu’il a fait. Que ce soit nos hôtes au ranch, qui clament haut et fort tout ce qu’ils ont construit de leurs propres mains. Que ce soit la cuisinière qui nous fait goûter avec un immense sourire, les conserves qu’elle a mis des heures à préparer il y a quelques semaines.

    Ils aiment leur pays et leur fierté ressort dans leur sourire et leur bonne humeur.

    La liberté

    aline guillaume lemondeadeux mongolie

    La deuxième chose qui nous a le plus marqué en Mongolie, c’est la sensation de liberté que nous avons ressenti. Il suffit de voir les chevaux galopant dans les steppes, de voir les animaux sans enclos et les yourtes parfois posés au milieu de nulle part. Tellement libre, qu’ils font ce qu’ils veulent, guidé par le travail qui leur permet de vivre. Il n’y a pas de notion de retard, même arriver le jour d’après n’est pas grave, le principal étant d’arriver.

    Loin de la vie urbaine, on vit au rythme des bêtes et de la nature, on se lève avec le soleil, on se couche avec lui, quelques nouvelles du monde par-ci par-là n’influencent pas le quotidien : ici c’est ailleurs, une bulle de Nature dans laquelle on vit en harmonie.

    Pas besoin de paperasse ou d’autorisation, une fois qu’on a son terrain, on fait ce qu’on veut. On construit, on détruit, on plante ou on élève. Animiste, ils respectent la terre qui nourrit leur bétail et leur fournit l’eau.

    Le sang nomade coule dans leur veine, même ceux qui ont quitté les plaines. Cette liberté d’aller et venir existent aussi en ville : ils ont pour habitude de déménager tous les 10 ans environ. Pour les nomades, la yourte est adaptée à ce type de vie, elle est démontable en 10min.

    Le bétail est en total liberté de mouvement, c’est l’homme qui s’adapte à ses bêtes. Elles vagabondent nuit et jour et c’est à l’aide d’une longue-vue que l’homme les cherchent pour ensuite les rapatrier. Il parcourt parfois des dizaines de kilomètres pour récupérer une de leur bête.

    Les chevaux quasi aussi nombreux que les hommes sont quant à eux semi-sauvage, ils sont montés de temps en temps pour éviter qu’ils ne retombent complètement à l’état sauvage. Leur mouvement de tête incessants donnent l’illusion que même montés ils n’en font qu’à leur tête.

    chevaux sauvages mongolie

    Cette volonté de laisser les animaux à demi sauvages est pourtant en total contradiction avec la manière dont ils peuvent malheureusement les traiter. Même si un animal n’est tué qu’en cas de nécessité (argent ou nourriture), et respecter pour ce qu’il fournit (lait, viande, monture, garde), il n’en reste pas moins que les traitements subis sont parfois inhumains. Abandonnés dès leur plus jeune âge car les chiennes seraient un fardeau, les chevaux sont frappés et battus à sang pour pouvoir les monter, cogner car ils ne réagissent pas comme on l’attend ou encore castrés à vif… Les exemples ne manquent pas et ternissent l’image de la liberté observée en Mongolie.

    On est aussi libre de maltraiter un animal car ils n’ont aucun droit…

    La liberté mais à quelle prix?

    Cette liberté existe certes, mais elle n’existe qu’à partir du moment où on accepte d’en payer le prix : vivre dans un climat rude et froid allant jusqu’à -40°, accepter la dose de travail colossal et des tâches sans fin.

    Une liberté que de plus en plus de nomades choisissent d’abandonner pour rejoindre Oulan-Bator, pensant y trouver des conditions de vie plus idylliques. Mais la réalité ressemblent davantage à des bidonvilles, à des yourtes entassées les unes sur les autres dans l’insalubrité et sous la pollution qui contamine la capitale. Ces quartiers aux alentours de la ville, sont en perpétuelle expansion et sont en train de recouvrir les collines environnantes.

    quartier bidonville oulan bator
    © Noémie Sicard

    La population cherche à rejoindre « le monde moderne », tout en essayant de garder son authenticité. Pourtant, les marques de luxe, les grosses voitures, les beaux immeubles remplissent le centre d’Oulan-Bator créant des écarts entre la ville et la campagne qui se creusent un peu plus chaque jour.

    Malgré tout, certains ont à coeur de maintenir le rythme et leurs conditions de vie nomades ou non, pour une vie plus libre dans la Nature.

    Concrètement, ce mélange de liberté et de fierté font de ce peuple un monde dans lequel nous avons aimé apprendre et vivre. Et vous, comment avez-vous vécu votre séjour en Mongolie ?

    (Pour aller plus loin, je vous invite à regarder ce film, le chien jaune de Mongolie. Plus un reportage qu’une fiction, il est joué par des locaux et il décrit la vie d’une famille nomade.)

  • Workaway : 1 mois inoubliable dans un ranch en Mongolie

    Workaway : 1 mois inoubliable dans un ranch en Mongolie

    J+6 à Anak Ranch, je suis tellement exténuée, qu’écrire quelques lignes est devenu un vrai calvaire. Mes jambes, mes bras, mes épaules, mes doigts me font mal… Le manque d’hygiène, l’eau de la rivière, la nourriture locale, la quantité de travail physique, les piqûres de moustiques, le froid et les horaires décalés ont eu raison de moi… J’ai absolument besoin d’un jour de repos si je veux survivre dans de telles conditions…

    Extrait du journal de bord d’Aline

    Les deux aventuriers en herbe que nous étions voulaient absolument expérimenter la vie en Mongolie et c’est donc tout naturellement que nous avons accepté de passer un mois dans un ranch, prévenus des conditions difficiles de travail.

    L’annonce sur workaway était plus qu’alléchante :

    Ranch propriétaire d’une centaine de bétails (chevaux, vaches, moutons et chèvres), proche d’une rivière, hébergés dans une yourte et qui nous offrait la possibilité de chevaucher les steppes sauvages.

    anak ranch workaway mongolie

    Le ranch se situe à Orkhon, dans le nord de la Mongolie, proche de la Sibérie, où la saison chaude dure 4 mois et l’hiver couvre le reste de l’année. Les températures peuvent avoisiner jusqu’à -40°, mais nous n’étions pas fous au point de commencer par ces conditions extrêmes.

    Première semaine, un défi physique

    Nous sommes arrivés mi-août où Martin propriétaire des lieux est venu nous chercher en pick-up. Nous avons eu le droit à un accueil glacial, le peu d’échange que nous avons entamé ont été soldés par des réponses froides et courtes.

    L’ambiance est rapidement donnée, nos sacs à peine posés, nous sommes réquisitionnés pour cueillir des légumes. L’organisation mongole se dévoile à nos yeux : on repasse 3 fois au même endroit, chacun regarde de son côté et repasse sur les mêmes parcelles, on trie puis on remélange après une ultime cueillette. Nous ne serons pas seuls, un couple d’allemand est là depuis une quinzaine de jour.

    Les règles de bases sont simples :

    • pas de drogues
    • pas de cigarettes
    • pas le droit de monter au premier étage où vivent nos hôtes : Martin et sa femme Minjee
    • 1 jour de repos pour 7 jours de travail
    • « Ma maison, mes règles, si tu ne les aimes pas, tu t’en vas » affiché sur les murs de la cuisine

    Le premier diner sera un échange incompréhensible en anglais et de mauvaises blagues de la part de notre hôte. Tout le monde se couchera tôt, mais nous aurons du mal à trouver le sommeil.

    La traite du matin

    aline traite vache ranch workaway mongolie

    5h30 debout, Martin nous conduit pour la première fois vers le bétail, 15 min à sauter à l’arrière du camion, sur une route chaotique remplie de nid de poule plus gros les uns que les autres. La vue est à couper le souffle, malgré le froid et les rebondissements, le lever de soleil sur les montages et la steppe mongole est une pure merveille, peu importe le travail à accomplir, ces quelques minutes sont déjà précieuses.

     

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    Ramasser la bouse de vache devient le travail matinal quotidien. Un travail qui peut paraître inapproprié, mais pourtant plus que nécessaire dans les steppes mongoles. Ici la merde séchée sert de combustible pour le feu, d’isolant pour les yourtes l’hiver et de répulsifs anti-insectes.

    Pendant ce temps, nous observons la danse qui se joue sous nos yeux. Les veaux enfermés dans un enclos la nuit, sont relâchés un par un, afin de rejoindre leur mère, pour permettrent la montée de lait et la traite. Ici c’est fait à l’ancienne, à la main, les veaux sont attachés, les mamans sont traites et les petits relâchés. Les gestes des deux femmes mongoles (la « Milk lady » comme on l’appellera et Minjee, notre hôte) qui travaillent ce matin sont précis, robustes et efficaces. Il ne suffira que de trente à quarante minutes, pour récolter tout le lait et partir le vendre aux abords du village le plus proche.

    Nous avons à peine le temps de comprendre comment se déroule cette tâche matinale que dès notre troisième jour, nous sommes réquisitionnés pour la réaliser avec Minjee. La femme qui s’en occupe habituellement est partie en congés. Logés dans une yourte perdue au milieu de la steppe, Guillaume se réveille toutes les 2h pour s’assurer que les vaches sont toujours à leur place.

    Ici les bêtes sont libres, c’est l’homme qui s’adapte à leurs déplacements. La nuit c’est la responsable des vaches qui s’assure qu’elle ne s’éloigne pas de la yourte. La journée, c’est Dash, le horseman, qui monte sur le toit tous les matins pour repérer ses bêtes à la longue vue. Ses tâches principales consistent à réunir les vaches qui s’éloignent, à attraper les bêtes au lasso pour les soigner, à seller nos montures et à tuer les bêtes lorsque c’est nécessaire …)

    horseman-dash-cherche-les-chevaux

    Mais revenons à notre troisième journée, il est trois heures du matin, où les yeux lourds de sommeil, nous cherchons tant bien que mal à nous situer dans le noir alors que Minjee est capable de repérer et reconnaitre ses vaches à plusieurs mètres aux alentours …

    C’est là que le calvaire a commencé, il a plu toute la nuit, le sol est boueux, je tente de comprendre l’anglais de Minjee qui me crie des ordres et tente de reproduire les gestes que j’ai à peine vu les deux matins précédents : laisser sortir un bébé de l’enclos, le suivre pour retrouver sa mère, le laisser téter, puis avec le peu de force que j’ai, l’arracher à sa mère pour l’attacher à un arbre et le traire à la main … À ce moment-là, je me sens ridicule, j’entends le rythme rapide et régulier du lait qui tombe dans le seau remplie de Minjee, je mets du temps à comprendre le bon geste, mais finalement le lait sort et c’est ma première victoire. C’est la tête baissée que je ramène mon seau, un quart rempli après d’ultimes efforts. Heureusement Chocho est là et prend la relève dès que je m’épuise. En Mongolie, c’est un travail de femme, mais il faut tenir la cadence et finir tôt. 60 vaches à traire et la vente du lait n’attend pas … Une cadence à garder jusqu’à 7h-8h du matin.

    Nous réitérerons l’expérience 3 jours d’affilés, avec l’aide de 2 jeunes filles, Zahia (la fille de Martin, 12 ans) et Hourna (la fille de Halima (la cuisinière et belle-soeur de Minjee), 7 ans). Nous avons vécu notre premier orage sous une yourte, notre première journée seule dans la steppe à ramasser, couper du bois, faire du feu et nos premiers khuushuur (sorte de pain frit).

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    Une expérience éprouvante dont nous gardons des souvenirs mémorables. Elle dura jusqu’à ce qu’épuisée, je chute dans la merde et que je verse mes premières larmes de fatigue. Ce jour-là, je mettrai mes dernières forces à pousser le camion qui s’est embourbé, pour aller vendre le lait. Il est temps de prendre du repos.

    La maintenance du ranch

    Le travail ne manque pas et les avertissements d’un travail difficile s’avèrent réalistes.

    À 10h, une fois la traite finie et le petit-déjeuner passé, nous enchaînons sur le reste des travaux quotidien jusqu’à 17h voire 21h parfois. Sans oublier une pause de 1h30 après le repas.

    Minjee a toujours des tâches à nous donner. Guillaume se blessera un pouce dès le premier jour en attrapant les moutons pour les marquer de peinture bleue et les différencier. Les barrières ont régulièrement besoin d’être refaites, les chevaux semi-sauvages se battent, s’amusent et explosent les enclos.

    La pire tâche que nous ayons réalisé a été de couper l’herbe de deux prés entier à la main, sous la chaleur. Mes pauvres doigts en ont bien souffert…

    Les autres tâches : laver les barils de lait tous les matins, peindre l’étable qui m’a laissé des traces indélébiles sur mon nouveau pantalon, cueillir les baies sous la pluie, laver les vitres et le sol pour le voir sali quelques heures plus tard, ramasser les légumes pour les repas, nettoyer le camion et la voiture, faire du feu, faire la vaisselle, nettoyer des bocaux pour préparer les conserves pour l’hiver…

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    L’eau est précieuse

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    Les jours d’été au ranch sont rythmés par des tâches basiques mais primordiales.

    L’eau, nécessaire à tout : laver, manger et boire doit être pompée au quotidien, à la main. Des bidons de 35 litres sont ramenés sur une petite carriole, puis portés à la force des bras. Les deux cuisines sont réapprovisionnées plusieurs fois par jour, la douche composée d’un gros bidon sur un des toits est remplie plusieurs fois par semaine.

    Une vie coupée du monde

    Si vous arrivez au ranch sans forfait téléphonique et avec un niveau en mongol proche de zéro, les connexions en dehors du monde seront alors très limitées. La connexion Internet est lente et n’est accessible que depuis le bureau de Martin. Autant vous dire qu’il a fallu un bon moment pour accéder au fameux ordinateur.

    Une addiction qui nous explose en pleine figure. J’ai beaucoup de mal à être coupé de mes amis, mais surtout de ma famille. Dans des moments où la fatigue physique et l’inconfort du quotidien me dépasse, ne pas pouvoir les joindre m’est très difficile. Martin nous propose une expérience à part entière et vivre sans Internet fait partie du challenge.

    L’habitude devient notre meilleure amie et nos hôtes aussi

    Après une bonne semaine de travail, les réveils difficiles à 5h30 ne sont plus que de mauvais souvenirs

    Le travail est devenu une habitude, nous sommes maintenant levés les premiers à attendre Martin. Nos corps commencent à s’habituer aux tâches quotidiennes et nos nuits sont bénéfiques. Nous avons rarement aussi bien dormi qu’après une journée bien physique.

    Les bons moments dépassent maintenant la fatigue physique et la dose de travail.

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    Nos jours de repos deviennent des jours où nous savourons pleinement du soleil, des grasses matinées, d’une randonnée sur la montagne la plus proche et des promenades seuls à cheval dans les steppes. Si vous avez l’occasion d’arpenter les steppes à cheval, méfiez vous des chiens des yourtes sur votre chemin, nous nous sommes faits courser jusqu’à ce que mon cheval se fasse mordre la queue. Mais apparemment rien d’inquiétant, quand nous l’avons raconté à Minjee, elle a bien ri.

    Nos yourtes deviennent notre chez nous. Nos sacs se vident et nos affaires prennent leurs places.

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    Les petits-déjeuners sont des moments de délices : les fromages de Minjee disparaissent tous, aussi vite les uns que les autres. La confiture se fait rare, le thé mongol (composé de thé noir, de lait et de sel) se fait voler la vedette par du lait chaud fraichement trait du matin. Mon anglais s’améliore, je commence à comprendre les blagues et à pouvoir y répondre.

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    Nous avons maintenant quelques minutes d’Internet sans avoir à les mendier. Quelques nouvelles de mes parents finissent par me rendre complètement heureuse.

    La préparation de l’hiver devient un leitmotiv. Nous lavons des bocaux plusieurs fois par semaine, nous préparons des salades dans d’énormes plats, nous cuisons, stérilisons, remplissons, goûtons et rangeons des dizaines de bocaux. J’ai l’impression de faire partie de ce monde, je sais que ces conserves ne sont pas pour moi, mais pourtant je les fais comme si j’en aurai besoin dans quelques mois.

    La découverte de nos hôtes

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    Nous commençons à découvrir nos hôtes, Martin, d’origine germanique a vécu plusieurs années en Australie où il travaillait en tant qu’avocat. Il a rencontré par ce biais Minjee en envoyant des mails pour trouver une assistante. Il est alors tombé amoureux et s’est installé en Mongolie. Le grand gaillard froid et dur qui m’impressionnait par ses grands airs est devenu un homme touchant et attachant avec qui j’aime passer du temps et partager des moments de fous rires. Guillaume est souvent avec lui, il semble maintenant nous faire confiance. Minjee, le vrai chef du ranch, est toujours difficile à cerner, mais elle a aussi commencé à nous adopter.

    Comme à la maison

    Après plus d’une quinzaine de jours, nous avons une nouvelle maison. Nous avons cédé notre yourte à un couple de touriste et avons récupéré la yourte avec un lit double : un petit détail qui fait toute la différence. J’accomplis mon travail de femme en ouvrant et fermant le toit régulièrement.

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    En un mois, nous avons vu la chute impressionnante des températures, les nuits sont vraiment froides maintenant et nous avons réussi à convaincre Martin pour récupérer un poêle. Il a fallu que je grimpe sur le toit pour installer la cheminée sans prendre le risque d’enflammer la yourte qui pourrait disparaitre en fumée en l’espace de dix minutes.

    Une fois le poêle dans la yourte, nous avons eu le plaisir d’accueillir toute la petite famille (Minjee, Halima et parfois même les employés) autour du feu pour préparer le diner. Une fois qu’un poêle est allumé, on ne s’amuse pas à refaire un feu, on profite de l’existant. Ici on ne gaspille rien, on récupère tout.

    Nous sommes maintenant à l’aise avec le fonctionnement du ranch, Halima joue avec nous, Minjee nous confie des tâches et ne semble plus vérifier tous nos faits et gestes. Nous apprendrons qu’elle ne croyait pas en nous et qu’ils avaient pariés que nous ne resterions pas plus d’une semaine. Pari plus que perdu !

    C’est à cette période là, qu’un bébé chien débarque dans nos vies, une petite chienne surement chassée par les voisins qui adopte Guillaume en quelques secondes mais qui, de part son sexe, ne fait le bonheur de personne. Je fais tellement les yeux doux que Minjee nous demande de nous en occuper. Elle est adorable et déjà propre, mais elle a peur de tout. Un chien en Mongolie doit être un mâle et doit absolument avoir une utilité. C’est donc avec pleins de doutes sur son avenir, que nous prenons soin de notre « baby girl » comme nous l’avons surnommé. Trois mois après, nous avons appris qu’elle a été rebaptisée Aline. Nous espérons surtout qu’elle résiste au dur froid de l’hiver et que les futurs volontaires continuent à prendre soin d’elle.

    aline-ranch-workaway-mongolie

    Nous avons eu le plaisir de croiser des gens adorables comme Brenno et Anna avec leur petite fille Liv, ils voyagent pour les études de Brenno. Nous avons vu des volontaires arrivés et repartir, nous sommes maintenant les anciens à qui on demande comment ça fonctionne. Quand un volontaire se présente à Minjee, on entend : « Demande à Aline ». Guillaume est invité à visiter la propriété et j’ai même le droit  de jeter un coup d’oeil à la chambre interdite du premièr étage.

    J’aime être isolée, j’aime la nature et le côté ancien qui rythme notre vie, j’aime la folie qui règne ici, j’aime l’eau de source et le lait du matin, j’aime savoir que la viande que je mange provient des animaux qui sont traités naturellement et qui gambadent à leur rythme, j’aime savoir qu’on ne les tue que pour une raison particulière, j’aime le sourire et la bonne humeur des Mongols, j’aime pouvoir prendre un cheval et partir seule lorsque j’ai le temps, j’aime la simplicité de notre maison et j’aime le côté chaleureux qui règne dans les parties communes, j’aime cette communauté familiale et j’aime la relation que nous avons construite avec Martin et Minjee.

    Alors oui, il y a d’autres côtés que j’apprécie beaucoup moins : la dose de travail est épuisante, l’hygiène reste à désirer, la logique mongole est parfois décousue, les animaux sont traités étrangement et la nourriture est peu variée mais finalement ces côtés sont minimes comparés au bonheur que j’ai d’expérimenter cette vie là. C’est une certitude que je ne pourrai pas la vivre jusqu’à mes vieux jours, mais je sais que nous y étions bien. Cela rend notre départ très/trop difficile…

    On nous a proposé de rester, on a même hésité, on a repoussé pour finalement prendre la décision de partir après de grandes embrassades.

     

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    En tapant cet article plusieurs mois après, j’ai encore cette sensation que cet endroit m’appelle et je reste avec cette promesse qu’on s’est faite à nous-même d’y retourner un jour.

     

  • Notre expérience à Hong Kong

    Notre expérience à Hong Kong

    C’est à Bordeaux que cette histoire a commencé.

    Après une mésaventure en Écosse, nous avons hébergé Moni, une jeune Hongkongaise qui était venu passer une semaine à Bordeaux. Elle avait besoin de temps pour rebondir et pour planifier la suite de son voyage. Une fois sur la route, cette rencontre nous a finalement obligée à reconsidérer notre itinéraire et à envisager un passage à Hong Kong.

    Changement de plan qu’on ne regrette absolument pas et on vous explique tout de suite pourquoi.

    Au moment de venir à Hong Kong, nous nous demandions surtout ce qu’on pouvait y trouver que nous n’aurions pas encore découvert dans les autres grandes villes de Chine. Beijing, Xi’an et Chengdu avaient été décevantes, intéressantes et pratiques, mais à aucun moment fascinantes et inoubliables. Nous étions alors fatigués de cette agitation urbaine et Hong Kong restaient une ville parmi tant d’autres où nous souhaitions principalement apprécier la compagnie de Moni et prendre notre avion pour le Japon.

    Contre toute attente, Moni et son ami Martin nous ont ouvert leurs portes mais nous ont surtout offert leur ville sur un plateau d’argent.

    Les regards étonnés et les photos prises à l’improviste de la Chine étaient définitivement finies, à partir du moment où nous avons passé la douane à Shenzhen, nous sommes redevenus des touristes parmi tant d’autres, dans l’anonymat le plus total. Même si Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine, nous avons eu le sentiment de l’avoir quitté définitivement.

    En résumé, Hong Kong est une ville au mélange des styles avec une mixité étonnante. Son style ressort à toutes les sauces. Un petit-déjeuner qui comprend toasts, oeufs brouillés, soupe de macaronis, du poisson de là-bas et des moules au barbecue, des Chinois pas vraiment chinois qui parlent anglais, des pizzas faites par des indiens, des restaurants des quatre coins du monde, du matériel informatique détaxés plus qu’il n’en faut, des occidentaux qui font intégralement partie de la population. Des buildings, des HLM, des montagnes, des îles et la mer se réunissent sous un climat agréable toute l’année.

    C’est dans cet univers que nous avons passé 3 jours. 3 jours bien remplis, 3 jours intenses qui nous ont permis de découvrir Hong Kong telle qu’elle est. Alors, ne nous demandez pas les coins branchés ou les endroits touristiques, nous n’en n’avons aucune idée, par contre laissez nous vous faire découvrir cette ville sous un autre angle.

    Manger à Hong Kong

    À Hong Kong vous en aurez pour tous les goûts. Vous y trouverez des plats de la Chine entière, mais aussi des restaurants du monde entier. Pas de spécialité particulière selon Moni et Martin, si ce n’est qu’ici en trouve de tout et le mix des cultures gastronomiques est la marque de fabrique. Nous pouvons peut-être citer le milk tea, thé noir froid ou chaud que nous avons pris lors du petit-déjeuner.

    petit dejeuner a hong kongpetit déjeuner et nourriture hong kongQuelques boulettes de poissons et une gaufre au beurre + beurre de cacahuète nous ont bien calé pendant notre découverte des quartiers hong kongais.

    Le quartier de Mong Kok vous permettra sans aucun doute de trouver votre bonheur : indien, thai, chinois, français, italien … il ne vous restera plus qu’à faire votre choix.

    Banlieue de Hong Kongbalade dans la campagne autour de hong kong

    La magie de Hong Kong (ville d’environ 7 000 000 d’habitants), c’est qu’en 30min du centre-ville, on se retrouve à la campagne. Martin nous a invités à venir visiter son futur chez lui qu’il construit à côté de la maison de ses parents.

    Ici, c’est comme ailleurs, les habitants ont leur petite parcelle de terrain pour faire pousser leurs légumes, ils ont leur petite terrasse, le calme et leur intimité loin des grands HLM… Mais il y a aussi la « guerre des villages » et les nouveaux habitants doivent faire leur place parmi les anciens. C’est ainsi que Martin se retrouve avec un mot sur son pare-brise « gare toi ailleurs », un mot d’intimidation lui faisant comprendre qu’il n’est pas le bienvenu.

    C’est sans aucune crainte qu’il garde le papier dans la voiture à la vue des voisins pour marquer son territoire. Même si sa maman est née dans ce quartier, les années passées loin de celui-lui ont effacé leur présence. Il ne s’en offusque pas, sa grand-mère saura leur expliquer et les anciens sont toujours les mieux placés pour régler ces histoires-là nous raconte-t-il.

    Nous prenons plaisir à nous promener entre les maisons, à parcourir les petits chemins, à profiter du soleil et de nos manches courtes, à éviter les branches de palmiers et des bananiers. Malheureusement, le temps nous manquera pour gravir la petite colline, un copieux barbecue nous attend.

    barbecue chez Martin a hong kong

    Camper à Hong Kong

    Se retrouver à la campagne en pleine ville, c’est une chose, mais camper en plein coeur d’une des plus grandes villes de Chine, s’en est encore une autre ! C’est pourtant une expérience que nous ne sommes pas prêt d’oublier.

    La ville d’Hong Kong héberge plusieurs Monts entre 554m et 958m aussi bien sûr l’île que sur les nouveaux territoires et elle propose plusieurs treks qui donnent à cette ville un aspect tout à fait atypique et caractéristique.

    Martin, fan de trekking et de voyage comme on les aime, nous avait préparé un emploi du temps bien chargé. À la vue de nos photos de camping, notamment sur la Grande Muraille de Chine, il nous a proposé de dormir sur le rocher du Lion, (mont de 495m qui comme son nom l’indique représente un lion). C’est donc équipé de nos pique-nique, nos torches et d’une de ses tentes que nous partons vers 19h, à l’heure où le soleil commence déjà à disparaitre.

    Nous croisons de nombreuses familles et ou des amis qui se réunissent aux pieds des montages pour venir pic niquer et faire des barbecues. D’autres redescendent à contre-sens. Et puis il y a nous, qui entamons les escaliers pour atteindre le sommet. La Chine nous en aura fait voir avec ses marches, mais après le Mont Emei, celle là sont vraiment accessibles et nous arrivons au sommet en 1h30.

    Nous avons passé la soirée à faire du feu, cuire nos aliments, manger, prendre quelques photos, manger, délirer, manger, fabriquer nos pics à brochettes, manger… Ok pour faire bref, on a beaucoup mangé ce soir-là, un super moment en profitant de la vue sur Hong Kong et de la chaleur du feu.

    barbecue sur le mont lion rock a hong kong

    La nuit fut courte, nous souhaitions profiter du lever du soleil et nous étions loin d’être les seuls. Une hongkongaise est venue saluer le soleil et prendre sa dose d’énergie. Sur le pic voisin, un groupe de touriste en ont profité pour prendre des photos de leur derrière, puis de nombreux autres Hongkongais gravissaient à leur tour les marches pour faire leur sport matinal ou leur Taïchi.

    hong kong de nuit sur le mont lion rockLes parcs sont vivants en Chine comme à Hong Kong, nous sommes surpris. 7h du matin, un lundi, des personnes âgées sont là pour faire leur sport, leur stretching, du badmington ou autre…  À la vue de cette effervescence, j’envie leur capacité à se réunir en famille entre amis. Les parcs français sont si souvent vides en dehors des joggeurs et des familles lors des mercredi ou des week-ends ensoleillés.

    Quelques endroits touristiques

    La tour de l’horloge

    L’ancienne Tour de l’Horloge, d’une hauteur de 44 mètres, a été érigée en 1915 pour achever le terminal ferroviaire de Kowloon–Canton. ¹

    la tour de l'horloge a hong kong

    Le ladies’s market

    ladies market hong kong

    plus d’informations ici

    Le ferry

    Plus lent que le tramay, mais moins cher et plus agréable. Vous pourrez y contempler la baie de Hong Kong : plus d’information ici.

    coucher de soleil sur la baie de hong kong

    [su_box title= »Infos pratique : Budget à Hong Kong » box_color= »#1bf00c »]

    Dormir : les tarifs à Hong Kong peuvent vous faire exploser votre budget chinois. Et oui, fini les auberges à 5 -6 euros. Compter maintenant une quinzaine d’euros pour un dortoir et une vingtaine d’euros pour une chambre sur airbnb. Quant à couchsurfing, prenez-vous y à l’avance. Nous avons fait 8 demandes et la moitié des hôtes n’ont pas répondu, l’autre moitié étant occupé ou avaient déjà des hôtes. Nous imaginons que c’est une ville très prisée.

    Manger : Le prix des repas tournent en moyenne entre 60 et 120 HK$ (6 et 12€)

    Se déplacer : les tarifs du métro dépendent de votre destination (ça c’est cool). Pour plus d’informations

    [/su_box]

    Hong Kong est un vrai coup de coeur sur notre trajet. Nous sommes persuadés qu’elle a bien plus à offrir et que 3 jours sont bien insuffisants pour la découvrir. De nombreuses autres randonnées à faire, d’autres quartiers à explorer… Mais nous sommes malgré tout ravis de notre séjour.

    Et vous, quelles ont été vos impressions et votre expérience d’Hong Kong ?

  • Hong Kong : Le mouvement des parapluies

    Hong Kong : Le mouvement des parapluies

    Notre expérience à Honk Kong a vraiment été inoubliable, mais elle a surtout été marquée par la manifestation qui règne au coeur de cette ville.

    logo mouvement des parapluie hong kongSi vous avez suivi les informations, vous avez surement entendu parler du mouvement des parapluies, ce « mouvement démocratique contre la décision chinoise qui ne donnerait pas le droit de choisir (nominer) le Chef de l’exécutif ». Cette manifestation entamée par les étudiants Hongkongais depuis le week-end du 27 septembre pour défendre ce droit.

    C’est cette même manifestation qui a effrayé nos parents lorsque nous leur avons évoqué la possibilité de passer quelques nuits à Hong Kong : « C’est la crise là-bas, ce n’est peut-être pas le moment d’y aller » « C’est dangereux, la police est dans les rues ». Nous avons fait face à un discours français peu rassurant.

    La version hongkongaise, via Moni, donnait plutôt ça :

    « Je peux vous assurer que c’est le meilleur moment de venir à HK!!! Vous allez être impressionnés par notre occupation »

    Le plus simple était encore d’y aller et de nous faire notre propre opinion. En quelques mots, nous avons été subjugués. Ce qui se passe dans les rues de Hong Kong ne laisse pas indifférent. Ce qui se passe sous nos yeux nous touchent et mérite alors d’être retranscrit.

    manifestation à Hong Kong

    Nous passons un certain temps à marcher au milieu des tentes, à écouter les explications de Martin sur les symboles de cette manifestation et à observer la silencieuse micro-société qui s’est construite à l’intérieur même de la ville. Une volonté pacifique surplombe ces centaines de tentes. Les Hongkongais n’ont pas seulement bloqué des axes principaux de la ville (quartier amiralty, Mong Kok ainsi que l’entrée du gouvernement, ils ont créé leurs propres espaces de vie : une salle d’étude alimentée par des générateurs que des étudiants rechargent en pédalant sur des vélos, un jardin a remplacé un terre-plein de fleur, un lieu de ressources alimenté par les habitants de la ville, des lieux de soins aux premiers secours sont parsemés à chaque coin, une église a été installée et un coiffeur vient couper les cheveux gratuitement.

    micro société umbrella movement hong kong

    Nous sommes venus voir une manifestation, mais c’est une oeuvre d’art grandeur nature qui nous explose en pleine face.

    peinture mouvement des parapluies a hong kong

    Un mur entier est recouvert de post-it et de notes de soutien du monde entier, des peintures, des origamis, des clips en tournage et des caricatures fleurissent de tous les côtés. Les Hongkongais peuvent être fiers de ce qu’ils sont en train de réaliser.

    art manifestation hong kong

    Se battre pour une cause juste, c’est beau, mais combien de justes causes se sont retrouvées salies par des comportements de violence ou de blasphèmes? Ici ce n’est que calme et paix qui ressortent, avec pour seule défense des parapluies contre les gaz lacrymogènes. Évidemment et malheureusement, dans toutes manifestations, il y en a qui ne sont pas d’accord. C’est cette minorité qui sème le trouble et qui selon Martin et Moni est parfois même payée pour montrer une image violente de cette manifestation. La réalité est peut-être ailleurs, mais notre ressenti face à cet évènement restera une ambiance paisible pour revendiquer un droit acquis il y a quelques années déjà.

    Hong Kong manifestation

     

    Ces quelques clichés sont bien fades, comparées à la sensation que nous avons ressenti. Mais il était important pour nous de ne pas laisser ces images dans un ordinateur et s’éteindre nos émotions. C’est pourquoi nous les partageons aujourd’hui avec vous.

  • Visiter et se loger à Oulan-Bator

    Visiter et se loger à Oulan-Bator

    Après avoir traversé une bonne partie de la Russie en transsibérien et en transmongolien, notre voyage s’est terminé à Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie. Elle reste bien souvent un passage obligé pour faire une demande de visa ou préparer la suite de son voyage.

    C’était une métropole mystérieuse à nos yeux dont nous étions curieux d’en explorer les moindre recoins.

    À peine arrivé, une horde de mongols nous ont accosté pour nous vendre leurs auberges et leurs tours. Il faisait chaud et bon, nous les avons évité du mieux que nous avons pu, avons récupéré une carte de la ville au passage et avons commencé à trouver notre chemin dans les rues de cette nouvelle ville qui s’offrait à nous.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]Un wifi est disponible gratuitement dans la gare[/su_box]

    Bien vite, les contrastes nous ont sauté aux yeux, cette ville encerclée de montagnes et perdue au milieu des steppes, déploie des airs américains aux allures excessives. De grandes marques à tous les coins de rues, de gros 4×4, des vêtements classes sont loin de ce qu’on peut imaginer des traditions mongoles. Pourtant, c’est bien Oulan-Bator qui se livre à vous, avec ses monastères perdus dans la banlieue, ses nouveaux quartiers riches, ses sculptures en hommage aux Beatles, ses yourtes insalubres qui s’étalent et commencent à recouvrir les montages alentours, son « department store » digne des grands magasins et ses Mongols ivres sur les trottoirs.

    Un étrange mélange qui donne un cocktail perturbant qu’a voulu mettre en valeur une photographe que nous avons croisé sur notre chemin. Si ça vous intéresse vous trouverez son travail d’ici peu ici.

    Ces contrastes baignent malheureusement dans un nuage de pollution : Oulan-Bator est la deuxième ville la plus polluée au monde selon l’OMS. Un constat alarmant que nous avons découvert une fois sur place. Nos poumons peu habitués, nous ont fait réalisé l’ampleur du phénomène. Oulan-Bator est la capitale la plus froide au monde avec des températures moyennes de -20°/-30° en hiver. Les yourtes traditionnelles se chauffent alors au charbon et une mère de 39 ans « dit ignorer pourquoi la ville est en permanence recouverte d’un épais brouillard, auquel elle n’a pas conscience de contribuer ». (¹)

    UB, comme les habitants l’appellent, s’étant de plus en plus sur les collines alentours, submergées par les nomades qui viennent s’installer, aidés financièrement par l’état. Elle abrite actuellement 1 million d’habitant environ (1/3 de la population en Mongolie) : un peuple souriant, accueillant et s’ouvrant au monde.

    Chacune de nos démarches ont été facilitées par cette volonté de nous aider, les passants dans les rues ont des regards curieux, mais bienveillants. Cette ville dégage une impression de bonne humeur et de sérénité générale, agréable à côtoyer.
    Mais faites attention, toutes ces qualités ne se retrouvent pas dans leur façon de conduire ou du moins ont-ils une façon différente de la montrer. Arrivant de la Russie, nous avons été surpris par les klaxons et leur manière d’accélérer lorsque nous traversons la route. Ne vous méprenez pas, il ne cherche pas à vous blesser, mais plutôt à vous avertir du danger. Ne les défiez pas, le piéton n’est pas roi ! Regardez des deux côtés et soyez prudent dès que vous êtes sur leur territoire.

    Même si Oulan-Bator n’est pas une ville magnifique à nos yeux, elle restera pour nous un bon souvenir : de très belles rencontres, des biscuits délicieux et bons marchés, des découvertes sur ce peuple bien loin de nous et de bons moments de glandage. Au total, nous y sommes restés presque 2 semaines, mais UB ne mérite pas autant de temps, nous avions surtout besoin de temps pour nos visas, puis de repos après notre expérience au ranch.

    Observer les passants, les manières de conduire et échanger avec les locaux ne seront pas vos seuls occupation à UB, voici une liste non exhaustive de ce que vous pourrez découvrir et/ou faire à UB si vous devez y rester quelques jours.

    Que faire à Oulan-Bator :

    La place Sükhbaatar

    Vous y trouverez le palais du gouvernement et la statue de Damdin Sükhbaatar. C’est le chef de la révolution communiste mongole qui a donné son indépendance à la Mongolie et son nom à la capitale. Oulan-Bator signifie « héros rouge » en mongol.

    la place Sükhbaatar a oulan bator mongolie

    Le black market

    Contrairement à ce que son nom indique, il n’a officiellement rien d’illégal. C’est un endroit caractéristique et atypique pour nous Européen. On y trouve absolument de tout : jouets, chaussures et vêtements de contre-façon, vaisselles, tissus, papier toilette… et j’en oublis.

    Nous n’avions pas planifié d’y aller, mais un fâcheux incident nous a obligé à nous y rendre en catastrophe : la plupart des auberges de jeunesse demande à ce qu’on laisse nos chaussures à l’entrée, un passant a dû trouver les chaussures de Guillaume à son goût et ne s’est pas privé pour les récupérer. C’est donc en tongs et énervés que nous sommes partis à l’assaut de la foule.
    Qui dit foule, dit pickpocket : gardez un oeil sur vos affaires

    Le monastère bouddhiste de Ganda

    Allez-y le matin, vous pourrez assister aux cérémonies bouddhistes.

    Un des monastère abrite un grand Boudha, représentatif de la culture Bouddhiste. L’entrée coûte 4000 tugriks et vous devrez rajouter quelques tugriks si vous souhaitez le prendre en photo.

    le monastère bouddhiste de Ganda a oulanbator

    Le musée d’histoire de la Mongolie

    Nous n’avons pas pris le temps d’y aller, mais nous avons eu de très bons échos de plusieurs voyageurs.

    Le spectacle traditionnel mongol

    Après plusieurs échos très positifs sur ce spectacle, nous avons été déçus de ne pouvoir y assister. Les représentations étaient malheureusement suspendues pour accueillir un orchestre mongol, pendant les 2 jours qu’il nous restait .

    Ils se produisent tous les soirs à 18h pour 12 000 tugriks. Un mélange de chants, de danse, d’acrobaties et de musique aux couleurs mongoles.

    Planter sa tente juste à l’extérieur d’Oulan-Bator

    Le camping sauvage est autorisé en Mongolie, vous pourrez acheter une tente au black market ou en loué une pour aller vous balader aux alentours d’UB et profiter de la vue sur la ville et d’un coucher de soleil.

    Préparer et organiser sa visite en Mongolie

    C’est souvent une des raisons pour laquelle le voyageur s’arrête plusieurs jours à Oulan-Bator. Toutes les auberges proposent des tours organisés pour des tarifs assez conséquent (aux alentours de 200 euros les 4-5 jours). Le plus avantageux consiste à réserver un VAN avec un chauffeur et un guide (pour 6 personnes environ) pour vous balader en Mongolie. Le tarif avoisinera les 10 euros par jour, nourriture comprise.

    Sinon il vous reste la solution de faire du WorkAway.

    louer un van pour découvrir la mongolie

    Où loger à Oulan-Bator

    Adepte de la dernière minute, nous nous sommes retrouvés à loger dans 4 auberges différentes en l’espace d’une semaine. Dans la période estivale nous vous conseillons donc de réserver votre auberge quelques jours avant. Si vous n’avez pas réservé, pas de panique, vous trouverez toujours des places, mais ça vous évitera de courir d’une auberge à une autre faute de place.

    Ce qui nous a particulièrement étonné, c’est de voir que toutes les auberges sont tenues par des familles, elles vivent sur place et ont dû s’ouvrir au monde avec l’arrivée du tourisme. En fonction des guesthouses, les mamans seront plus ou moins présentes et plus ou moins observatrices.

    Un petit résumé avec avantages et inconvénients des auberges testées.

    [tabgroup]

    [tab title= »Sunpath » id= »tab1″ class= »active »]

    Avantages :

    • prix comprenant un copieux petit-déjeuner
    • bons lits
    • chambre de 6 lits
    • l’ambiance
    • nombreux globe-trotteur

     

    Inconvénients :

    • loin du centre
    • la présence constante de la gérante

    Site internet

    [/tab]

    [tab title= »Reindeer » id= »tab2″]

    Avantages

    • dortoirs de 4 lits voire possibilité
    • d’avoir une chambre à deux lits pour le même prix
    • calme et silencieuse
    • proche de la gare
    • grande souplesse des gérants

     

    Inconvénients

    • petit-déjeuner pas toujours servi
    • personnel pas toujours présent
    • loin du centre-ville

    [/tab]

    [tab title= »Golden Gobi » id= »tab3″]

    Avantages

    • prix
    • en plein central
    • plaque tournante de globe-trotteur
    • bon petit-déjeuner

     

    Inconvénients

    • bruyant
    • présence constante des gérants qui donne une impression de surveillance

    [/tab]

    [tab title= »Lotus Guesthouse » id= »tab4″]

    Avantages

    • prix

     

    Inconvénients

    • excentré du centre
    • irrespect des clients « malpoli »
    • intérêt que dans l’argent
    • petite cuisine (du moins au premier étage)

    [/tab]

    [/tabgroup]

    Mise à part la dernière que nous vous déconseillons sans hésiter, les 3 autres guesthouses ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients. Les critères de choix dépendront surtout de vos besoins et de vos envies (recherche de treks, besoins de repos etc.)

    J’espère que cet article vous fera changer d’avis sur les quelques jours qu’y vous seront peut-être imposés à Oulan-Bator et que vous y construirez de bons souvenirs autant que nous ! Laissez nous vos avis et vos commentaires sur cette ville aux nombreux contrastes !

  • Transsibérien : conseils pour organiser son voyage

    Transsibérien : conseils pour organiser son voyage

    Prendre le transsibérien en été peut être une expérience inoubliable, voici donc quelques informations et conseils pour simplifier votre préparation et faire en sorte que votre voyage se passe dans les meilleures conditions possibles.

    Comprendre le transsibérien

    Wagon 3 eme classe transsiberien

    Le transsibérien est-il un train comme les autres ? Oui, à quelques exceptions près.

    Il se partage en 3 classes qui s’organisent toutes de la même manière :

    • 2 salles d’eau (avec toilette et lavabo)
    • un samovar (eau bouillante potable)
    • une cabine pour les provodnik (qui se traduit par conducteur, mais qui sont plus largement les responsables de chaque wagon). Ils sont deux par wagons, plus ou moins souriant, plus ou moins sympathique.

    Ce qui diffère sera l’organisation des cabines et des lits :

    La première et deuxième classe sont composées respectivement de cabines de 2 et 4 lits. Mais dans cet article nous nous intéresserons surtout à la 3e classe : qui correspond à des wagons dortoirs où 54 personnes se mélangent.

    C’est dans cette classe que nous avons choisie de voyager pour des raisons de budget, mais surtout car c’est celle qui propose le plus de contact avec la population locale.

    [su_heading size= »17″]Le transsibérien n’est pas un train de luxe et contrairement à nous occidentaux qui le prenons pour vivre une expérience, c’est un transport en commun des plus banals pour les Russes de classe moyenne.[/su_heading]

    Acheter ses tickets de transsibérien

    Passer par une agence

    Vous trouverez sur Internet plusieurs sites qui vous permettront de vous simplifier la tâche. Ils réserveront à votre place et répondrons à vos questions moyennement un supplément financier bien évidemment.

    Réserver sur Internet

    Lors des périodes estivales, je vous conseille de réserver vos billets. En plein mois d’août nous n’avons pas eu d’autres choix, nous souhaitions profiter des 12 petits jours que nous avions à passer en Russie. Effectivement, si vous ne souhaitez acheter pas sur place pendant cette période, prévoyez un planning souple qui vous permettent de décaler votre départ si nécessaire.

    Cliquez ici pour réserver

    Le site existe en russe et en anglais, simple d’utilisation, il vous permettra de recevoir votre ticket par mail que vous imprimerez pour l’entrée dans le train.

    Sachez que si vous ne trouvez plus de place sur le site anglais, cela ne veut pas dire que le train est complet, les places sont disponibles sur la partie russe du site. Nous avons été surpris de ne trouver aucune place sur la version anglaise, apeuré, c’est Anna une amie russe qui nous a sauvé la mise en nous aidant à réserver sur la version russe. Dans le même cas que nous, google translate peut alors se révéler votre meilleur atout.

    Acheter sur place

    Si vous prenez vos billets au guichet, soyez averti que les employés ne parlent pas un mot d’anglais. Donc soit votre russe vous permet de vous en sortir en toute autonomie, sinon prévoyez d’avoir une note écrite avec toutes les informations récoltées au préalable (numéro du train, heure du train et éventuellement l’emplacement des couchettes que vous aurez repérées sur le site cité ci-dessus).

    Tous les horaires de train sont à l’heure de Moscou, malgré les 5 fuseaux horaires traversés ne vous étonnez donc pas des heures indiquées sur vos billets et faites attention pour prendre votre train si vous n’êtes pas à Moscou.

    Lors de l’achat de votre ticket, je vous conseille de  payer vos draps à l’avance, car comme au guichet, les provodnik ne parlent pas plus anglais. Vous aurez le droit à un matelas, 2 draps, un oreiller, une taie d’oreiller et une petite serviette.

    Tarif : nous avons payé 130 euros par personne en pleine saison (draps inclus) pour faire Moscow → Irkoutsk

    Choix des compartiments et des couchettes

    Ayant réservé trop tard (pourtant un mois à l’avance), nous n’avons pu choisir complètement nos places. Mais si vous avez le choix, voici nos conseils :

    Préférez généralement un compartiment au milieu du wagon ou proche du contrôleur : ils seront plus propres et surtout à l’écart des odeurs des toilettes et des portes battantes.

    1. Si vous êtes seul, il y a deux options :
      • La couchette du bas : qui vous permettra d’être plus autonome et vous pourrez ranger vos sacs sous votre couchette (moins accessible), mais votre voisin du dessus devra s’asseoir sur votre lit dans la journée.
      • La couchette du haut, plus aérée, mais qui vous contraindra à rester allongé lorsque votre voisin souhaitera se coucher. Cela variera selon votre manière de voyager (si vous aimez passer du temps allongé pour lire, dormir ou regarder un film…) et selon la flexibilité de vos compagnons de route. Nos voisins de cabine étaient vraiment adorables et nous laissaient toujours un espace pour s’asseoir, même quand ils avaient besoin de se reposer.
    • Si vous êtes deux, prenez en priorité une couchette en bas et une en haut ce qui vous permettra d’être complètement autonome et de profiter de tous les avantages des 2 couchettes.

    Je vous déconseille de prendre les couchettes parallèles à la fenêtre (même en binôme), vous serez dans le passage, devrez refaire votre lit tous les soirs pour que la personne face à vous puisse s’asseoir et petit détail important en été, les fenêtres ne s’ouvrent pas.

    Alimentation et boisson

    samovar dans le transsibérienIl est très étonnant quand on arrive dans le transsibérien de voir que les voyageurs russes ont pris un bon garde manger.

    Vous trouverez de l’eau chaude à volonté à bord, grâce au samovar. Je vous conseille de prendre principalement de la nourriture lyophilisée (pâtes ou soupes), quelques fruits, de l’eau et surtout du thé ou du café.

    Après ne vous privez de rien, certains emmènent du lait, du chocolat, du saucisson pour le petit-déjeuner, des biscuits, du pain, de la confiture… Vous aurez de toute façon l’occasion de faire quelques achats sur un des nombreux arrêts sur la route : fruits, légumes, mets locaux (poisson séché, beignets de viande frits) à vous de tester. La dernière option reste celle du wagon restaurant.

    À bord, on vous fournira des tasses et des cuillères russes qui donneront tout le charme à vos thés et cafés, mais une gamelle et une fourchette restent nécessaire pour préparer vos repas.

    Les Russes sont généreux, ils donnent facilement une part de leur repas, des fruits ou de quoi boire. Prévoyez donc de quoi leur rendre la pareil.

    Évitez l’alcool qui est interdit dans le train. Nous n’en avons pas vu l’ombre d’une bouteille malgré tout ce qu’on avait lu sur Internet.

    Toilettes et douches

    toilettes dans le transsibérien 3 eme classeIl y a donc deux salles d’eau comprenant chacune une toilette et un lavabo pour un wagon qui se trouvent à chaque extrémité. Ils sont exigus et sales. Ils semblent que cela dépend des chefs de cabine, pour nous, celui proche de leur cabine étaient effectivement bien plus propre que celui à l’autre extrémité.

    Vous ne trouverez aucune douche.

    Comme tout backpackers, vous aurez bien évidemment du papier toilette dans vos réserves, ce qui vous sauvera de la pénurie qui arrive parfois.

    Faites attention, les toilettes sont fermées environ 20 à 30 min avant l’arrivée en gare et après la sortie. Prenez donc vos précautions.

    Communication

    Très peu de Russes parlent anglais, je vous conseille donc de partir avec un petit dictionnaire ou un traducteur : google traduction en mode offline ou traducteur de voyage application android (payante). Des photos de notre famille et de notre voyage leur ont beaucoup plus.

    Cela vous permettra d’échanger avec vos voisins, si comme nous vous êtes les seuls étrangers du wagon.

    Sécurité

    Nous n’avons jamais eu de sentiments d’insécurité, mais plutôt un sentiment de cocon. N’en restez pas moins vigilant pour autant.

    Placez les sacs aux endroits les plus difficiles à atteindre, utilisez vos cadenas voire une sangle pour les attacher et gardez vos papier sur vous.

    Arrêts dans les gares

    horaires des arrêts dans les gares du transsiberienÀ l’entrée du wagon vous trouverez un panneau d’affichage avec tous les arrêts en russe et en anglais avec l’heure de départ, l’heure d’arrivée et le temps passé dans chaque arrêt : ce qui peut s’avérer utile dans certaines gares. Les horaires sont totalement respectés, sur une distance comme celle là on est loin des performances atypiques de la SNCF.
    [clear]

    Chargement des téléphones et autres appareils électroniques

    Dans notre train, nous avons trouvé 1 prise à chaque extrémité, plus une prise dans les toilettes (220V ce qui correspond à notre voltage français), certains laissent des multiprises à disposition, si vous en avez une en votre possession vous pourrez vous faire des amis. Chocho a réussi par ce subterfuge à amadouer notre jeune voisin militaire. Certains ont même les rallonges qui traînent dans les couloirs pour charger depuis leur couchette. Je ne vous dis pas comme ils ont monopolisé les prises.

    Voici toutes les informations que nous avons glanées à droite à gauche. J’espère qu’elles vous permettront de vous lancer sans hésiter dans l’aventure et si vous vivez cette expérience à travers la Russie venez nous faire part de vos expériences !

    [source image]

  • Irkoutsk et la région du lac Baïkal

    Irkoutsk et la région du lac Baïkal

    Un visa de 12 jours en Russie a été source d’un grand nombre de frustrations et l’ile d’Olkhon en fait partie. Tout voyageur doit apprendre à faire des choix, accepter de ne pas tout voir et j’imagine que cette frustration n’est que le début d’une longue série pour nous. En tout cas, cela ne nous a absolument pas empêché de profiter de notre séjour en seulement 4 petits jours.

    Irkoutsk

    La gare de face d Irkutsk
    Quel bonheur de croiser un visage connu : nous avons eu le plaisir de retrouver Anna, une amie d’origine russe qui habite actuellement en France et qui était rentrée dans sa famille pour des vacances. Nous en profitons pour la remercier pour ses sourires et pour son aide. Elle n’a fait qu’accentuer ce sentiment de générosité que nous avons ressenti auprès du peuple russe.

    Concernant Irkoutsk à proprement parler, une des villes les plus grandes de Sibérie, nous ne savons pas vraiment comment la définir. Peut-être comme une ville hors du temps à nos yeux. C’est un mélange de vieilles maisons en bois délabrées (les isbas) qui tiennent tête à des bâtiments aux couleurs vives : des bleus, des verts et des jaunes somptueux, reflétant une architecture variée.

    irkoutsk en russie

    Irkoutsk se visite selon nous en une journée, le plus important se trouve aux environs du lac Baïkal et/ou sur l’ile d’Olkhon.

    Nous avions planifié d’y rester 3/4 nuits avec l’idée de nous rendre sur les rives du lac. Mais c’est sans compter sur la rencontre avec d’autres voyageurs et sur les recommandations d’Anna qui nous ont conseillé d’aller sur l’ile. Malgré le peu de temps passé nous n’avons aucun regret.

    Où loger à Irkoutsk :

    Nous avons dormi à « Balaïkala » (auberge de jeunesse).
    Elle se situe proche de la gare et elle n’est pas trop loin du centre-ville (20 min à pied).
    Elle est clean et spacieuse, le personnel est aidant et sympathique.
    Vous n’aurez pas de petit déjeuner, mais il y a des pâtes, du riz et du thé à disposition.
    Nous y avons croisé beaucoup de français, ce qui apparemment est très commun dans cette région.

    Le Lac Baïkal et l’ile d’Olkhon :

    vue du lac baikal sur l ile olkhon

    Le lac détient deux recors du monde : la plus grande réserve d’eau douce à l’état liquide (environ 23 500 km3) et l’un des plus hauts points culminants d’une île au-dessus d’un lac (816m au-dessus des eaux du lac).

    Consacrez-y trois-quatre nuits minimums pour profiter de l’eau transparente, du soleil s’il est au rendez-vous, des paysages variés (sur une superficie d’environ 730 m²), pour flâner le long des plages et pour escalader le rocher du chaman.

    drapeau de priere rocher du chaman ile d Olkhon« Dans les mythes et les légendes bouriates, Olkhon est l’habitat des esprits terribles du Baïkal ; selon les légendes le Khan Hoto Babai est descendu du ciel sur l’ile d’Olkhon, envoyé sur la Terre par les dieux supérieurs où il vit sous l’aspect d’un aigle royal à tête blonde. Son fils le Khan Houbou Noion est le premier homme à être devenu un chaman. Depuis, l’île d’Olkhon est considérée comme le centre sacré du monde des chamans du nord, et le centre suprême est représenté par le rocher des chamans. Les corps des chamans y étaient autrefois brûlés. » source : Wikipedia

    Aline sur île d'Olkhon

    Les plages sont agréables mais malheureusement à cette période de l’année elles sont parsemées de touristes qui envahissent l’espace avec leurs tentes et leurs voitures. Cela ne gâche en rien la transparence de l’eau et sa froideur ;) Nous avons réussi à nous y baigner quelques minutes même si le soleil ne nous a pas honoré de sa présence ce jour-là.

    Se rendre sur l’île :

    bac pour aller sur l'ile d'OlkhonAller :

    1) (le plus simple) Depuis votre auberge, ils vous réservent un minibus pour 800 roubles (15 euros) qui vous prendra à l’hôtel et vous déposera sur votre lieu de réservation (option que nous avons prise, mais si c’était à refaire nous prendrions la deuxième option)
    2) (la plus économique) Prendre un bus en face de la gare routière (départ tous les jours de 10h à 13h) pour environ 600 roubles qui vous déposera au plus grand village : Khoujir.

    Prévoyez du temps pour aller sur l’île, il nous a fallu 10h pour arriver jusqu’à notre lieu de résidence. (Comptez 2h pour aller jusqu’au bac, 4h d’attente pour les bateaux de voitures (les bus étant heureusement prioritaires), et une autre heure pour atteindre Khoujir.

    Retour :

    1) comme pour l’aller vous avez la possibilité d’organiser le retour par votre auberge
    2) celle que nous avons prise cette fois : un minibus pour 700 roubles qui nous a déposé à côté du marché d’Irkoutsk (en centre-ville)
    3) possibilité de prendre un bus à 600 roubles qui vous dépose à la gare routière, le choix entre ces 2 possibilités dépendra surtout du lieu de votre auberge

    Le retour a été bien plus rapide : entre 1h30 et 2h.

    Où loger :

    L’île est très touristique, vous y trouverez tout type d’hébergement à différents tarifs :

    • Hotel
    • Auberge de jeunesse : Nikita hostel ou Olga’s hostel dont nous avons eu de très bons retours de backpackers

    Mais nous vous conseillons clairement une des deux autres options :

    • Camping : laissez-vous tenter par le camping sauvage, si vous avez une tente, des endroits sympathiques s’offriront à vous pour la nuit. Si nécessaire, vous pourrez louer du matériel dans votre auberge à Irkoutsk avant de partir car il semble qu’il soit plus compliqué d’en louer sur l’île.

    camping sur l'île d'Olkhon sur le lac baïkal

    • Couchsurfing (option que nous avons retenue) :
      Rendez-vous dans cette petite maison au pied de l’église qui renferme une quinzaine de lits réservés pour les voyageurs comme vous et nous. La page de présentation de Serguey, l’hôte de ces lieux était un roman rempli de compliments qui ne peuvent laisser indifférent et qui a tout naturellement attiré notre attention.
      La réponse de Serguey, était courte et directe: “Venez, nous verrons une fois sur place ce qui se passera.” Nous y sommes donc allés et nous avons vu.

    Philoxenia, comme il l’appelle est un endroit unique de rencontre et d’échanges.
    « L’enfer c’est les autres » selon Sartres mais pour Serguey « sans l’autre on ne fait rien” : un des projets actuels consiste (avec l’aide d’une subvention qu’il a reçue), à construire une maison dont le but final n’est pas encore défini : un espace pour les voyageurs, une école pour les enfants ou un accueil pour les nécessiteux. Chaque voyageur apporte ainsi son aide de la manière dont il le souhaite. Nous avons ainsi déplacé quelques planches et contribuer à la pose du plancher.

    Serguey, le sonneur de cloches de cette île, reflète la générosité que nous avons rencontrée dans ce pays.
    Il nous a convié à partager un verre de vin et de cognac, autour d’un feu allumé pour des pèlerins. Ils ont alors entamé des chants russes et j’ai découvert à quel point le russe est une langue magnifique chantée par de si belles voix.

    couchsurfig sonneur de cloche sur l'ile d'Olkhon

    Un mois après notre passage, nous avons croisé une voyageuse qui nous a donné des nouvelles de Serguey et de l’avancée des travaux. Donc si vous choisissez de faire un détour par Philoxenia, surtout donnez-nous des nouvelles !