Le monde à deux

Catégorie : Destinations

Vous trouverez ici nos anecdotes dans chaque pays traversé, nos coups de coeur, nos erreurs, nos bons plans. Suivez nous pas à pas à travers toutes nos destinations !

  • Une expérience mitigée dans un volontariat au Japon

    Une expérience mitigée dans un volontariat au Japon

    Je ne vous le cache pas, notre séjour de 2 semaines dans un restaurant au Japon a été notre première déception de volontariat. Non pas que l’endroit n’en vaille pas la peine, bien au contraire. Il est apprécié d’un bon nombre de voyageurs, vous trouverez d’ailleurs ici l’expérience très positive de Ryan du blog le sac à dos, à peine quelques semaines avant notre venue.

    Mais il s’est avéré que cela ne correspondait pas à nos attentes.

    Justement, peut-être trop d’attentes ?

    Justement, je crois qu’une des premières raisons pour lesquelles nous avons été déçus, c’est que nous avions énormément d’attentes dans ce volontariat là.

    Dès le mois de septembre, depuis Oulan-Bator, nous avions repéré leur profil et nous étions super excités à l’idée de les rencontrer. Il faisait tout simplement partie des incontournables de notre trajet. Quand les hôtes nous ont répondu qu’ils ne pouvaient pas nous accueillir aux dates proposées, nous n’avons pas réfléchi longtemps avant de décaler notre voyage d’un mois et demi pour nous rendre chez eux.

    Kasu et Isao, sont deux frères qui tiennent un restaurant occidental et une guesthouse en pleine campagne japonaise. Ils cherchent alors des volontaires pour les aider au quotidien.

    À la vue vue des photos, nous étions persuadés pouvoir plonger dans un univers local et acquérir quelques compétences de serveur ou d’aide en cuisine.

    Mais la réalité fût bien différente

    Je ne dénigre pas l’endroit et je ne cherche pas à vous démotiver loin de là. Je m’attarderai plus bas sur tous les bénéfices que nous avons eu pendant nos 15 jours. Mais de nombreux points noirs sont venus assombrir notre séjour et le temps nous a paru très/trop long.

    Nous étions venus chercher un peu d’authenticité dans une atmosphère locale, mais nous sommes tombés sur un repère de voyageurs qui passent beaucoup de temps à manger, à boire et à s’amuser. Il y a pire nous répondrez-vous? J’en conviens aisément. Seulement ça ne collait pas à nos envies. En général lorsque nous choisissons un volontariat, l’idée c’est de nous sentir utile sans être exploités non plus. Ici, on se demandait pourquoi on était là. Pour remplir une maison trop vide ou peut-être pour tenir compagnie à nos hôtes ?

    Il faut dire qu’il y avait en moyenne une dizaine de volontaires pour un travail assez aléatoire qui nécessitaient selon nous au maximum 4 ou 5 personnes. Du coup, cela donnait des situations assez cocasses voire parfois dérangeantes. Il nous est arrivé de finir le travail demandé en 1h et de nous faire réprimander car nous étions tous posés dans la salle commune à « ne rien faire ».

    Nous avions de super bungalows pour 2 personnes, mais pour diminuer la consommation d’essence, Isao nous demandait de ne pas utiliser le chauffage dans la journée (ce que nous comprenons complètement). Le problème c’est que les lieux ne sont pas adaptés à un si grand nombre de voyageurs. Nous étions restreints dans la salle commune chauffée par un petit poêle, les grands n’étant allumés que pour les clients. Et cela, quand nous avions accès à la salle ! Lorsque des clients se restauraient, nous étions dans le froid d’une maison non isolée et non chauffée.

    Même le chien cherchait la chaleur autour du seul poêle de la pièce. On ferait grève pour moins que ça dans une entreprise française 🙂

    Tout cela n’est qu’une expérience hivernale et cela mérite d’y jeter un coup d’oeil en été.

    chien qui a froid au japon
    Même le chien cherche un peu de chaleur

    Mesdames, si vous venez dans les volontariats dans l’espoir d’y rencontrer un compagnon, ce n’est pas à Yumesaki-tei que vous trouverez votre bonheur. Ils prennent en priorité des filles et un seul homme leur suffit pour les travaux physiques. Guillaume s’est retrouvé seul durant quasiment tout notre séjour.

    Sous leur sourires enjôleurs se cachent un caractère quelques peu sexiste : Guillaume n’avait pas à faire les « roulements », qui étaient pourtant le seul travail demandé au quotidien. C’était pourtant le premier levé pour tous les petits-déjeuner.

    guillaume volontariat japon

    Leur profil annonce maintenant la couleur « nous pouvons avoir un manque d’organisation et nous attendons que les volontaires prennent des initiatives à tout moment », (phrase non indiquée à l’époque).

    En tout cas, c’était une réalité. Malgré une volonté évidente de bien faire et les initiatives, le nombre de volontaires et le manque de leader ne permettait pas un travail des plus efficace. Certains jours, nous ne « s’avions pas quoi faire » et le lendemain un des frères nous tombait dessus pour faire le grand ménage…

    J’ai l’impression de peindre un tableau très noir mais comme dans toute expérience, il y avait aussi du bon.

    Les bons côtés

    Toute expérience de volontariat demande une bonne dose d’adaptation et ce n’est pas celle là qui allait faire chuter la nôtre.

    Dans le froid et le bordel, nous avons vécu d’excellents moments. Isao et Kasu sont plus qu’heureux de nous accueillir et trouvent toujours du temps à partager avec nous. Kasu est un grand rêveur, pas vraiment fait pour donner des ordres. Du coup, il aime les gens de passage, il aime leurs histoires et il AIME nous faire à manger.

    De la nourriture à volonté

    C’est un des endroits où nous avons le mieux manger, même si très occidentalisée, la nourriture est juste excellente. À tel point qu’on a pris au moins 5-6kgs chacun. La table était toujours remplie et nos assiettes aussi. Nous avions le droit à des desserts à longueur de temps : smothies, pancake/crèpes au petit-déjeuner, gâteau au chocolat, à la banane et j’en passe…

    petit dejeuner volontariat japon

    Avec l’aide de Kasu, Guillaume est devenu le maître des Okonomiaki. Nous en avons fait une overdose 🙂

    guillaume et kazu maitre des okonomiaki volontariat restaurant japon

    De belles rencontres

    Tous ces repas, nous les avons partagés avec des gens incroyables, des voyageurs de longues dates, des jeunes en P.V.T et des travailleurs. Nous ne manquions pas de temps et nous l’avons comblé par de nombreuses discussions tous assis sur la couverture chauffante. C’est là que j’ai eu mes premiers questionnements sur le végétarisme.

    repas couverture chauffante japon hiver

    Une séance photo en Kimono

    Tout cela dans un cadre juste fabuleux, le jardin zen est représentatif du Japon et la maison est superbe. Kasu nous a fait la belle surprise de nous sortir de somptueux kimonos en me disant « prend des photos, tu les mettras sur ton blog ». C’est chose faite 😉

    aline kimono volontariat japon

    Une rencontre avec Tom Cruise (ou pas…) dans le temple du dernier Samouraï

    Dans les montagnes avoisinantes, ils ont tourné le film le dernier samouraï, joué à l’écran par Tom Cruise. Nous avons donc passé une journée en compagnie d’autres volontaires dans les montagnes pour aller visiter les temples.

    trek montagne shosha volontariat japontemple dernier samourai shosha volontariat japon

    Un Onsen pour les pieds

    Dans mon dernier article sur Osaka, je vous parlais des Onsens. Mais sachez que si comme nous, vous êtes un peu réticent, il existe des Onsens juste pour les pieds et c’est gratuit !

    onsen des pieds japon

    Nous en attendions tout simplement trop …

    En relisant cet article, je réalise que Yumesaki-tei nous a finalement beaucoup apporté. C’était plus une atmosphère globale et pesante dans laquelle nous ne nous sentions pas à l’aise qui nous a laissé cette sensation mitigée. Cela prouve que chaque expérience est unique et même si de nombreuses personnes aiment un endroit cela ne voudra pas dire qu’il sera sensationnel à vos yeux.

    Et puis sans eux, nous n’aurions pas chamboulé tous nos plans, nous ne serions jamais allés à la ferme en Chine, nous n’aurions pas retardé notre trajet et j’imagine que nous ne serions pas allé à Taïwan non plus. Alors l’un dans l’autre, on les remercie pour tout !

  • Quelques jours à Osaka, repos, rencontre et Okonomiyaki !

    Quelques jours à Osaka, repos, rencontre et Okonomiyaki !

    Je vous livre ici un article plus court que d’habitude sur nos quelques jours à Osaka.

    Nous y avons séjourné à 2 reprises sans avoir vraiment pris le temps de la visiter. Premièrement, nous nous octroyons toujours un moment de « repos » après chaque bénévolat (lire notre expérience à Ayabe) et deuxièmement, j’ai été prise d’une très violente crise de vertige qui m’a cloué au lit pendant 3 jours.

    Du coup, je vous livre ici un ressenti assez succinct de notre visite dans la troisième plus grande ville du Japon.

    Une vue imprenable du 17e étage sur Osaka et sur son parc

    J’aime ces instants où je me dirige chez un inconnu me demandant qui va m’ouvrir sa porte. Couchsurfing c’est un peu ça : un étranger qui peut potentiellement se transformer en une belle rencontre.

    vue sur Osaka couchsurfing coucher de soleil couchsurfing Osaka

    Cette fois-ci, c’est Kyo qui nous a généreusement ouvert sa porte pour 5 nuits, dans un bel appartement japonais, il nous a offert une vue imprenable sur Osaka depuis son balcon.

    Kyo couchsurfing OsakaIl nous parlait dans un très bon anglais en plaçant quelques phrases de français. En plus de ces 2 langues qu’il apprend par lui-même, Kyo est un gros bosseur (ce qui confirme mes clichés sur les Japonais).

    Il partait tôt le matin et nous ne le revoyions que tard dans la nuit. Il a monté sa propre compagnie et rénove des bâtiments traditionnels. Il adore son travail et poste régulièrement des photos sur Facebook de l’avancé de ses travaux.

    En parallèle, c’est un grand fan des Sento et de la culture qui va avec.

    Sento, onsen, mais de quoi parle t’on ?

    Autour d’un bon repas et de bières, il nous a raconté qu’il y a quelques décennies, les maisons étaient trop petites et la plupart n’avaient aucune salle de bain. Pour faire leur toilette, les habitants se rendaient donc dans les bains publiques appelés sento. À l’heure actuelle, il est toujours dans les habitudes japonaises de se rendre dans ces bains pour le lien social, pour se relaxer et profiter des saunas.

    Kyo nous raconte qu’il y va régulièrement 2 à 3 fois par semaine.Sento Osaka

    Quant au Onsen, il bénéficie de sources chaudes naturelles qui ont des propriétés thérapeutiques. Ils sont traditionnellement en extérieur dans un beau cadre naturel mais ils est de moins en moins rare d’en trouver en intérieur.

    La plupart ne sont pas mixtes et habituellement c’est nu que l’on s’y baigne. Il est toujours nécessaire de se laver avant de rentrer dans les bains.

    Onsen Osaka

    Kyo nourrit l’espoir d’en ouvrir un en France où sa soeur est installée. Un projet qu’on lui souhaite de réaliser un jour.

    Nous ne nous sentions pas de tenter l’expérience, mais sous les bons conseils de Kyo, on vous en propose deux en fin d’articles.

    Que voir et que faire à Osaka ?

    Le château et le parc

    Typique de l’architecture des chateaux du Japon, il est l’un des plus célèbres. Il a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises et il se voulait à l’origine « symbole de défense, de puissance et de grandeur ». Aujourd’hui, il se dresse majestueux au milieu de son parc non loin des grattes-ciel de la ville.chateau Osaka

    Le quartier de la gare de Shin-Umeda

    Ce sont de grands buildings à l’architecture moderne. Il est possible de se rendre en hauteur et d’admirer la vue pour la modique somme de 800 yens. Sinon vous y trouverez un centre commercial et de nombreux magasins/restaurants où nous y avons dégusté d’excellent ramen.

    gare de Shin-Umeda Osaka

    Nakanoshima

    C’est une île qui sépare la rivière en deux. On y trouve de nombreux bureaux gouvernementaux, des commerces et des musées. L’architecture est sympas et l’atmosphère agréable pour y faire une petite ballade.

    Nakanoshima île Osaka

    Manger des Okonimiaki

    Osaka Okonomiyaki

    Il est hors de question que vous partiez d’Osaka sans avoir tester un Okonomiyaki. Traduit littéralement par « mettez y ce que vous voulez », c’est un plat régional inspiré de la culture américaine.

    Cela ressemble à une sorte de gros pancake à base de chou, de dashi et d’oeufs que vous garnissez avec ce qui vous fait envie (champignon, lard, pâte…). Le tout est recouvert de mayonnaise et d’une sauce otafuku. On nous l’a décrit comme étant à l’opposé de la cuisine raffinée et fine des japonais et j’avoue que c’est complètement un peu ça.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Nos logements

    Couchsurfing

    Couchsurfing fonctionne plutôt bien au Japon, mais prenez-y vous à l’avance. La plupart des Japonais aime planifier. À la dernière minute nous n’avons eu aucune réponse positive sur Tokyo.

    Airbnb

    Nous avons loué une chambre située au nord d’Osaka, proche d’une station de train et la proprio a vraiment été agréable.

    Prix : 23 euros la nuit / 2 personnes maximum.

    Onsen

    Voici les 2 Onsens conseillés par Kyo pour 430 yens (3 euros)

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    Source

    Vivre le Japon
    Wikipédia Onsen

  • Workaway Japon : travailler dans une maison traditionnelle

    Workaway Japon : travailler dans une maison traditionnelle

    Le Japon : un rêve de longue date qui se réalise !

    Propulsée dans un manga, je suis au pays du soleil levant. À moi les kimonos lumineux et les sushis. À moi les futons et les temples … À moi tous les stéréotypes et les idées reçues… Car finalement, je réalise que je ne connais vraiment rien du Japon. Je débarque, insouciante, avec l’idée d’une culture très forte et l’envie folle de la découvrir.

    Et pour ça, quoi de mieux que de se lancer dans un nouveau workaway : vivre et travailler dans une maison traditionnelle avec des locaux ?

    Projetés dans un autre univers

    Nous arrivons par un soir froid d’automne à l’aéroport d’Osaka, perdus comme des novices dans cet océan d’informations codées.

    Les phrases chantées, les courbettes à l’entrée des magasins, les sourires et les gestuelles forcées me font l’effet d’un univers stéréotypé et surréaliste.

    Nous sommes attendus dès le lendemain par nos futurs hôtes et avertis du prix du logement nous cherchons un endroit isolé dans la gare pour passer la nuit. Nous finirons par errer une bonne partie de la nuit, chassés de la gare qui ferme ses portes à la tombée du jour…

    Mais pas abattus par un si petit incident, nous nous retrouvons quelques heures et un train plus tard à Ayabe, petite ville à 72km de Kyoto qui ne doit pas voir passer beaucoup de backpackers. Nous faisons face à des visages locaux souriants et chaleureux malgré leur impossibilité à communiquer en anglais.

    Quel accueil et quelle bienveillance ! L’employé de gare nous conduit jusqu’à un magasin puis nous confie à une nouvelle personne. Celui-ci nous sort une carte et nous explique que nous devons prendre 2 bus et il nous accompagne jusqu’à l’arrêt. Nous le voyons discuter avec un vieux monsieur qui attend lui aussi son bus et comprenons que c’est notre nouveau mentor. Sans trop réfléchir en s’en remet à lui. Nous discutons dans un anglais très précaire jusqu’au terminal du bus où il nous embarque dans sa voiture pour nous déposer à notre point d’arrivée. C’est avec pleins de remerciements et de sourires que nous le quittons, enchantés d’un tel accueil dans ce nouveau pays.

    Malgré la fatigue, nous profitons du paysage avant de frapper à la porte de Yoshimizu, notre nouvelle résidence pour les deux semaines à venir.

    ayabe workaway japon

    La maison d’hôte : notre nouveau lieu de résidence

    C’est Fumiaki qui nous ouvre sa porte et nous conduit assez rapidement dans notre chambre.

    Je n’en reviens pas, je suis dans un film. Le sol est recouvert de tatamis, les portes et les fenêtres sont en papier japonais, la vue donne sur le jardin aux couleurs automnales et une table basse orne le centre de la pièce accompagnée de 2 sièges à ras le sol.

    Je ne vois aucun lit (inculte que je suis…), mais épuisée, cela ne m’empêche pas de me poser au sol et de m’endormir en quelques secondes. Ce n’est que le soir que notre hôte nous sortira les futons et les couvertures pour nous installer plus confortablement. Et croyez-moi ou non, je n’ai jamais aussi bien dormi qu’à cet endroit là.

    Yoshimizu est une maison traditionnelle vieille de 200 ans, ce qui n’est pas chose commune au Japon. Les Japonais aiment les bâtiments neufs construits à leur image, ils détruisent facilement pour reconstruire à leur goût.

    Cette belle bâtisse contient :

    • 4 chambres d’hôtes
    • 2 Irori, type de foyer traditionnel japonais, trou où l’on fait le feu à l’intérieur de la maison
    • un kamado traditionnel qui permet de cuisiner du riz au feu de bois
    • un bain en pierre japonais (l’eau est chauffée par un dispositif de chauffage au bois, il faut s’y prendre 4-5h avant)

    Dans les maisons traditionnelles, les pièces japonaises sont épurées et les murs sont des parois amovibles. Les espaces peuvent donc servir à toutes les fonctions : chambre, bureau, salle de jeu, salle de réception. Du coup, pas de structure de lit tel qu’on les connait, on agence et on range en fonction des besoins.

    workaway japon iori kamado chambre bain

    fumiaki et anna workaway japonLa maison d’hôte est tenue par Fumiaki, japonais d’origine et sa femme Anna qui est anglaise. Tous les deux ont 3 enfants : Sora, Ayame et Shiori. La maison alterne des moments de calme profond et des moments de vie familiaux 🙂

    Ils proposent un cadre traditionnel japonais dans la nature, avec des produits locaux, un petit-déjeuner et un diner typiquement japonais auquel ils vous invitent à participer.

    Si cela rentre dans votre budget, je ne peux que vous conseiller d’aller vous perdre dans la campagne japonaise le temps d’un week-end.

    Notre travail et la vie à Yoshimizu

    Le travail à Yoshimizu est l’un des plus simples que nous avons eu à effectuer. Nous travaillions environ 4-5 heures par jour et la seule contrainte était de rester disponible quasiment toute la journée.

    L’amplitude horaire varie d’une journée à l’autre mais peut aller de 8h à minuit. Les jours de repos sont donnés en fonction de la présence des clients. Mais c’est toujours environ deux par semaine.

    Je vous préviens d’avance si vous vous rendez là-bas en plein hiver, il y fait vraiment froid. Les chambres sont chauffées au gaz et donc les radiateurs ne peuvent être allumés en permanence. Dès qu’on sort de la pièce on éteint et l’isolation étant inexistante la chaleur ne reste pas. Du coup, la maison est toujours froide et il faut du temps pour réchauffer les pièces où vous vivez.

    Entretien de la maison

    Le matin consiste à faire le ménage : passer l’aspirateur, laver les vitres, laver les toilettes et le bain, nettoyer les irori et préparer les chambres pour les nouveaux clients. Les chambres sont tellement épurées que le ménage n’a jamais été aussi simple.

    notre travail workaway japon

    Le soir c’est aide à la préparation du diner et vaisselle, beaucoup de vaisselle. Mais quand il fait super froid, on est bien content de laisser les mains sous l’eau chaude.

    La plupart du temps nous discutions et mangions avec les invités qui pour la plupart étaient des étrangers, mais pas toujours. Au menu : cuisson au grill ou nabet (sorte de fondue light), les ingrédients étaient régulièrement les mêmes : tofu, chou chinois, champignons, radis blanc, patate douce, poisson ou poulet, parfois des sashimis frais du matin et bien sur du riz brun de qualité.

    Nous avons rarement aussi bien mangé, c’était un vrai régal tous les soirs.

    irori workaway japon

    Entretien du jardin

    Ramasser et couper du bois, ranger la remise de bois, dégager les feuilles de la rivière.

    couleur automne workaway japon

    En hiver on déblaye aussi la neige ou on joue comme des gosses (au choix). Guillaume a connu sa première grosse neige.

    guillaume le monde a deux et la neige workaway japon

    Baby sitting

    Ce n’est pas du baby sitting à proprement dit car les parents sont toujours présents et Anna est très proche de ses enfants. Les deux grands ont déjà des forts caractères et sont bourrés d’imagination. Ils savent occuper leur temps. Quand à la petite, il nous a fallu du temps avant qu’elle nous apprivoise et qu’elle accepte de rester seule avec nous 🙂

    L’idée c’est donc de garder un oeil sur eux quand nécessaire et jouer avec eux.

    Le reste du temps est libre.

    Et quand on ne travaille pas, on fait quoi ?

    Perdue dans la campagne japonaise, j’en ai passé des heures à observer le paysage changé. Posée sur le rebord de la fenêtre, je regardais les couleurs de l’automne passer d’un rouge vif à des oranges. Puis peu à peu la nature a endossé son manteau blanc d’hiver.

    aline le monde a deux chambre workaway japanyoshimizu workaway japon hiverMalgré tous les charmes de notre maison, nous avons quand même poussé notre curiosité au-delà de ses murs. Plusieurs chemins de randonnées commencent juste derrière.

    randonnee foret ayabe workaway japon

    Et en partant de l’autre côté, on prend la direction d’un charmant temple, certes pas classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais tout aussi authentique.

    temple ayabe workaway japan

    Nous n’en avons pas fait l’expérience, mais il y a un Onsen accessible à pied depuis la maison. C’est un endroit très prisé des Japonais et il reste un incontournable pour ceux qui s’intéressent à la culture nippone.

    Petit bonus : plaisirs sucrés occidentaux

    Cela reste très personnel, mais nous avions accès à la cuisine et nous en avons bien profité pour entrainer nos talents de pâtissier. 

    Pain, brioche, tarte au citron meringuée, mousse au chocolat et notre dessert fétiche pour l’anniversaire de Guillaume. Que du bonheur.

    patisserie le monde a deux workawat japon

    Nous avons tellement aimé nos 15 jours là-bas que nous avons demandé à revenir pour la fin d’année. Pour notre plus grand plaisir ils ont accepté et nous avons passé de magnifiques fêtes dans un mélange d’occident et de traditions japonaises.

    Je ne sais pas si Yoshimizu prend toujours des volontaires à l’heure actuelle, car nous savons qu’elle est maintenant gérée par d’autres hôtes.

    Mais le lieu et notre expérience restent intacte et nous ont vraiment donné un avant-goût d’une vie japonaise à la campagne.

    Alors, convaincu par une expérience Workaway au Japon ?

    Source photo

    Airbnb
    Trip Advisor

  • Trek  : les gorges du saut du tigre en Chine

    Trek : les gorges du saut du tigre en Chine

    Après le lac Lugu, qui nous a permis de passer la frontière entre le Sichuan et le Yunnan dans des décors de rêve, la Chine n’en avait pas fini avec nous. Les gorges du saut du tigre sont souvent un incontournable pour les amoureux de la Nature et nous avons une fois de plus été surpris par la beauté des paysages.

    Lijiang a été notre point de chute. Nous n’y avons passé que peu de temps et l’auberge Mama Naxi bien située et très sympa, nous a permis de laisser nos sacs avant de nous lancer dans nos 2 jours de treks.

    Le ressenti sur ce trek est très variable d’une personne à une autre. Entre novo-monde qui n’a « rencontré absolument aucune difficulté » et le Lonely Planet qui le présente comme difficile et dangereux (plusieurs chutes auraient été reportées), nous prenons une position intermédiaire.

    Par beau temps, le trek peut effectivement être relativement simple, même si les « 28 lacets » se sont avérés assez difficiles pour moi. Quoi qu’il en soit, il faut garder en tête que le temps et la pluie peuvent rendre vraiment dangereuse cette traversée et il arrive même que le chemin soit fermé par mauvais temps. Donc si vous prévoyez de bonnes chaussures, l’aventure peut s’avérer un vrai plaisir avec un décors comme celui-ci.

    Vous trouverez la carte ci-dessous dans toutes les guesthouses ou davantage sur ce site. Les temps indiqués sont exactement les temps que nous avons mis avec un bon rythme de marche plus quelques pauses photos et repas bien évidemment.

    carte des gorges du saut du tigre

    Jour 1

    En partant de Lijiang en bus vous arriverez vers 11h au début du trek.

    Le départ est assez mal indiqué pour cause de travaux, mais des locaux nous ont rapidement réorienté avec un grand sourire. La Chine est malheureusement capable de dénaturer les plus beaux paysages pour les rendre accessibles aux plus grands nombres de touristes. On les reconnait bien face à l’appât du gain…

    En tout cas, personne n’a su s’ils avaient emprunté la bonne route ou pas, le principal c’est qu’il n’y a eu aucune perte.

    départ du trek des gorges saut du tigre

    Aline épuisée dans les gorges saut du tigreLa toute première partie s’avère relativement simple jusqu’aux 28 lacets qui correspondent à de la montée pure et dure où mon rythme s’est clairement diminué. Une épreuve intense mais de courte durée heureusement.
    La descente a rapidement repris ses droits, les paysages se sont enchaînés et ont changé sous nos yeux : forêt de bambous, forêt classique, des roches et des montagnes magnifiques à perte de vue.

    C’est à ces instants précis qu’on s’est senti vraiment minuscule et insignifiant. C’est pour ça que j’aime ce genre de randonnée elles nous remettent à notre place.

    vue des gorges du saut du tigreSur le chemin, en plus des vendeurs à la sauvette, vous croiserez plusieurs guesthouses où vous pourrez vous reposer, boire et dormir. Nous avons fini notre première journée vers 17h à Half Way Guesthouse.

    On a failli s’arrêter juste avant à la Tea Horse Guesthouse, un gros complexe en construction qui ne nous a absolument pas donné envie.

    Aucun regret, la vue depuis Halfway Guesthouse était juste magnifique, surtout depuis les dortoirs et les toilettes ! J’ai pris un moment pour écrire mon journal face à ce petit paradis juste sublime, le soleil s’est couché sur les montagnes et j’ai savouré ce moment unique et la fierté d’être ici.

    vue depuis half way guesthouse
    Peu de temps après, les autres randonneurs croisés sur la route sont arrivés les uns après les autres, nous avions déjà mangé mais nous nous sommes joint à eux pour une bière.

    C’est à ce moment-là que nous ferons la connaissance d’Anaïs et Maxime les visas-vies, jeune couple qui a décidé de faire un tour d’un an avant de se plonger dans le monde du travail. Après une soirée très agréable nous déciderons de reprendre la route ensemble le lendemain matin.

    Jour 2

    Après une nuit assez courte, nous décollons vers 8h30 en compagnie de nos nouveaux compagnons de route.

    chemin lors du trek des gorges du saut du tigre

    Le rythme était plutôt bon, on a profité des paysages toujours exceptionnels et on est arrivé à Tina Guesthouse en 1h30 au lieu de 2h. C’est le principal point de départ des bus et des vans et l’entrée pour descendre au fond des gorges.

    Vous aurez plusieurs passages pour descendre et selon les informations, nous ne serions pas obligés de payer, c’est une sorte de donation pour les locaux. Mais nous sommes tombés sur une folle au sens littérale du terme. Nous avons essayé de nous expliquer et de passer, mais après un NON fou furieux et un regard très noir, nous n’avons pas pris le risque de nous faire bousculer dans les escaliers déjà raides, nous nous sommes donc acquittés des 15 yuans et sommes passer sain et sauf.

    Pour ceux sensibles au vertige, accrochez vous, les chemins sont plus ou moins sécurisés et la pente est bien raide. Mais une fois encore, le jeu en vaut la chandelle et nous n’avons pas eu les échelles à pic.

    Étant donné que nous sommes arrivés assez tôt, nous étions seuls en bas et nous avons pu profiter pleinement de la vue et de l’impressionnant courant d’eau qui déferlait sous nos yeux.

    au fond des leaping gorge tiger

    Pour remonter vous aurez le choix d’emprunter deux autres passages mais il faudra à nouveau payer ou reprendre le même chemin, ce que nous avons fait.

    C’est donc vers 13h que nous avons pris le bus jusqu’à Lijiang avant de courir jusqu’à la gare pour prendre notre train direction Kunming et Hong Kong. Mais tout ça, c’est une autre expérience que vous pourrez retrouver par ici !

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Utiles

    Prix d’entrée des gorges : 65 yuans

    Sac à dos : Toutes les auberges au début des gorges vous proposent de garder vos sacs. Ne vous embarquez pas avec trop d’affaire 😉

    Se rendre à Qiatou depuis Lijiang

    Des bus locaux partent à peu près toute la journée depuis Lijiang et vous déposeront à l’entrée des gorges. Comptez environ 2 heures de trajet.

    AdresseLijiang Passenger Transport Terminal Xiang Yun Duan Gucheng Qu, Lijiang Shi, Yunnan Sheng Chine, 674100

    Prix : 28 yuans

    Retourner à Lijiang depuis Tina’s Guesthouse

    Bus

    Cette auberge propose plusieurs bus dans la journée pour vous emmener à Lijiang. Les tickets s’achètent directement au guichet du restaurant.

    Prix : 55 yuans

    Van

    Selon la météo, l’auberge propose aussi des minivans pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes.

    Prix : 350 yuans pour le van complet. À vous de le remplir 🙂

    Logement

    Half Way Guesthouse

    Comme son nom l’indique, l’auberge se trouve à mi chemin des gorges. Nous n’avons rien à redire sur les chambres et la vue est à couper le souffle.

    Elle fait aussi restaurant et l’on y mange très bien. (comptez environ 30 yuans pour une assiette de riz frit)

    Prix : 40 yuans : un lit en dortoir

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    Vous l’aurez compris, nous avons adoré ce trek qui par beau temps est plutôt accessible. Les paysages sont magnifiques et les guesthouses sont sympas. De plus, nous n’avons croisé quasiment personne sur les routes ce qui est un grand luxe.

    Nous ne pouvons que vous recommandez d’y aller et de venir nous raconter votre ressenti !

  • Le lac Lugu : nos plus beaux paysages de Chine

    Le lac Lugu : nos plus beaux paysages de Chine

    Notre expérience de woofing dans une ferme nous a réconcilié avec la Chine. Nous étions prêts pour découvrir ses merveilles et ce qui est sur, c’est que nous n’avons pas été déçus.

    Après Chengdu, nous avons continué notre périple vers le sud de la Chine, direction le Yunnan. Mais sous les conseils du responsable de l’auberge, nous nous sommes arrêtés 2 nuits au lac Lugu : une destination souvent zappée par les touristes mais qui vaut vraiment le détour.

    Nous ne pouvons que vous conseiller d’y aller. Le lac Lugu est encore « peu » touristique et malgré le trajet long et périlleux, les paysages font partie des plus beaux qu’on ait pu admirer à ce jour.

    les montagnes autour du lac lugu chine

    Le lac Lugu

    Le lac Lugu, situé à 2,685 mètres d’altitude, est un lac profond d’eau douce parsemé de quelques îlots et entouré de hautes montagnes entre 3000 et 3800 mètres d’altitude. Il se situe à la frontière du Sichuan et du Yunnan au milieu de la route entre Xichang et Lijiang

    Plusieurs minorités peuplent ses berges, mais la plus connue est celle des Mossos. On dit que c’est une société matriarcale, mais la réalité est bien différente. Même si la maison et les terres sont transmises par la lignée maternelle, les hommes gardent le pouvoir politique.

    Par contre, elles pratiquent l’union libre : les femmes accueillent leurs amants à la tombée de la nuit et les enfants ignorent souvent leur filiation paternelle.

    Nous n’avons pas pris le temps d’aller les visiter, nous avons eu peur d’une attraction trop touristique comme nous l’avions vu dans un article. Mais si certains y sont allés, nous serions intéressés d’entendre vos avis.

    Arrivée au lac Lugu

    trek lac lugu entre sichuan et yunnanNous avons embarqué pour un voyage Chengdu-Xichang de 9h30 où nous avons commencé à sentir le changement de région. Les visages étaient plus bronzés, les vêtements plus typés, la 3e classe du train regorgeaient de gens pauvres et des effluves d’alcool arrivaient à nos narines. Les regards étaient insistants et envieux, certains ont même essayé de communiquer mais sans grande réussite. Je me suis sentie en décalage dans cet étrange paysage.

    À Xichang, nous avons fait la connaissance de MuYanNi, une Chinoise avec qui nous avons partagé le taxi jusqu’à la station de bus. C’est la première personne assez patiente pour vraiment communiquer à travers la seule aide de nos traducteurs. Elle a été adorable et a partagé avec nous les 8h de bus.

    Une fois sur place, nous avions réservé une auberge à Boshuo, mais nous n’avons pas été emballé par l’accueil et la prestation. Malgré tout, l’emplacement est vraiment sympa : calme et loin des sites touristiques, il est à 15 min de marche des restaurants et à 2 minutes de marche d’une des plus belles vues du lac.

    paysage lac lugu sichuan

    Découvrir le lac

    carte lac lugu en chineVu tous les tarifs proposés et notre mini budget, nous avons fait le choix de ne rien louer et de zapper une partie du lac pour faire la moitié à pied avec nos sacs (soit 30 kms). L’idée c’était de finir et de dormir à Lige avant de prendre le bus le lendemain matin pour Lijiang.

    Sachez que vous avez la possibilité de louer des vélos, des scooters ou même des voitures pour faire le tour du lac. Il y a aussi la possibilité d’aller sur le lac en barque et en bateau (plus d’info en fin d’article).

    Et si vous avez le temps et la motivation, vous avez plusieurs randonnées qui s’éloignent du lac et un télésiège amène au sommet d’une des montagnes.

    Si vous ne restez que 2 nuits, vous n’aurez concrètement qu’une journée autour du lac (à cause des horaires de transports). Si vous prévoyez de louer un scooter, vous pouvez planifier de ne rester que 2 nuits, en vous basant sur Lige. Mais si vous voulez prendre le temps ou partir en randonnée aux alentours prévoyez au moins une nuit de plus.

    magnifique vue sur le lac lugu yunnanJe n’ai pas de mots pour décrire les vues, nous avons eu un temps splendide et malgré nos sacs, la marche a été un vrai plaisir. Les paysages changent au fur et à mesure, nous avons traversé une forêt de pin, puis un paysage aride et longé les bords du lac. Je pense que nous étions à la bonne saison car l’automne apportait ses couleurs impressionnantes de jaunes, d’orange et de vert. Le lac est donc sublime, l’eau est transparente et les paysages variés.

    Je crois que les photos parlent d’elle-même.

    paysage automne lac lugu sichuan chineNous sommes maintenant habitués aux regards amusés/étonnés/choqués des Chinois qui nous félicitent. Nous on en a rigolé, on a assumé même si on a galéré ! Mais toujours avec le sourire, le lieu était tellement beau.

    Nous avons pris notre repas du midi au bord de l’eau et une locale est venue nous aborder. On a tenté de communiquer avec des gestes, mais nous avons surtout retenu son beau sourire.

    femme matriarca moso lac lugu chineSur la route on a recroisé Muyani, avec qui on s’est donné rendez-vous pour le soir même où nous avons partagé un bon repas avec la spécialité locale.

    un repas au restaurant lac lugu en chineNotre seule petite/mini déception a été d’assister à la construction massive d’hôtels qui ne feront qu’augmenter le tourisme et cela sera majoré par l’arrivée d’un aéroport à proximité.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    S’y rendre depuis Chengdu

    ATTENTION : Il n'y a qu'un seul bus par jour qui part de Xichang en direction du lac Lugu. Ce bus partle matin aux environs de 8h30.

    Prendre un train de nuit en direction de Xichang qui arrivera vers 8h environ : entre 9h et 11h de route pour un prix entre 10 à 30 euros (cela dépendra de votre mode de déplacement : hard seat ou hard sleep ?)

    Arrivée à la station de train de Xichang, trouvez un taxi pour vous rendre à la gare de Bus de la ville.

    Tarif ticket de bus : environ 11 euros pour 8 heures de trajet.

    Arrivé à l’entrée du lac, le bus s’arrêtera. Il vous faudra descendre du bus pour payer l’entrée du lac.

    Où loger

    La plupart des personnes vont directement à Lige ou à Luoshui, 2 villages très touristiques et forcément plus simple d’accès, vu que c’est d’ici que repartent les bus pour Lijiang.

    Mais si vous avez un peu plus d’argent, nous vous conseillons de passer une nuit à Boshuo où dans les environs, un environnement beaucoup plus calme.

    Nos auberges :

    À Boshuo : Wind hostel, auberge au bord du lac mais le staff ne parle pas anglais. Comptez 40 yuans pour un lit dans une chambre.

    À Lige : International Youth Hostel, auberge très touristique mais bon rapport qualité/prix. Comptez 40 yuans pour un lit dans un dortoir.

    Se déplacer

    La plupart des auberges / hôtels proposent la location de vélo ou de scooter électrique.

    Comptez 10 yuans par jour pour un vélo et 50 yuans par jour pour un scooter électrique.

    Vous pourrez vous déplacer entre les villes autour du lac à l’aide de van mais cela coûte assez cher, environ 200 yuans pour 7 personnes.

    Repartir depuis Boshuo direction Lijiang

    Pour aller à Lige : 100 yuans le bateau/ par personne à partir de 2 ou 120 yuans le mini van

    + 100 yuans de bus pour aller jusqu’à Lijiang (9h)

    Tarif

    Entrée : 80 yuans (pensez à votre carte étudiante)

    Meilleure période pour y aller

    Avril / Mai / Septembre

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    Alors convaincu par le lac lugu ? Êtes-vous prêt à tenter le trajet pour une telle merveille ?

    Source

    Voyages Chine : Lugu lake
    Image carte lac lugu

  • Woofing Chine : travail de ferme et les pandas de Dujiangyan

    Woofing Chine : travail de ferme et les pandas de Dujiangyan

    Après un mois de tourisme en Chine, nous étions ébahis par la beauté des paysages, mais déçus par notre contact avec les locaux.

    L’idée de quitter la Chine sans expérience de Woofing / WorkAway nous frustrait et c’est Dan, un israélien rencontré à Oulan-Bator qui a résolu notre dilemme.

    Le hasard nous a remis sur sa route à Chengdu. Il revenait d’une ferme pas loin d’ici, où il avait passé un super moment. Face à son enthousiasme, nous avons envoyé le mail dans la demi-heure et le soir même nous avions une réponse positive.

    La décision était prise et nous ne l’avons pas regretté.

    Après avoir prolongé nos visas Chinois d’un mois, nous avons été reçus comme des rois à la ferme de Huaxi.

    Présentation de la ferme

    La création de cette ferme vient d’une belle initiative. Micky et son frère, deux Chinois, donnent la possibilité à des familles de retrouver un coin de Nature, loin des villes oppressantes et polluées de Chine.

    Micky a vécu plusieurs années en Australie et parle très bien l’anglais. Elle n’est pas souvent sur place car elle s’occupe d’autres activités en parallèle et organise parfois des conférences avec des personnes du monde entier sur le site de la ferme.

    La ferme de Huaxi se situe à une heure de Chengdu, proche de la ville de Dujiangyan et s’étend au bord d’une rivière sur plusieurs hectares.

    Autre fait, non négligeable, elle est entièrement bio.

    L’organisation

    La semaine comporte principalement du travail de ferme et l’équipe de moniteurs éducateurs prépare le week-end pour recevoir les familles.

    Ils leurs proposent tout un tas d’activité pour les rapprocher de la Nature. Des moments attendrissants et pleins de joie.

    Ils font des jeux en plein air : courses avec les enfants sur les épaules, colliers de plantes, ramassage de patates douces avant d’enchaîner sur la session publicitaire !

    enfants publicité ferme woofing chine

    Oui je vous jure, au milieu de cette ferme bio, un commercial vient installer une voiture.

    Il donne des feutres aux enfants qui s’en donnent à cœur joie, le temps que le commercial tente de vendre sa voiture aux parents.

    Puis vient le temps du repas où les adultes s’amusent autour d’un feu de bois. Ils cuisent leur riz à l’ancienne dans des bambous et du poulet à même le feu entouré de papier d’aluminium et de terre.

    Pendant ce temps, les enfants font une visite aux cerfs.

    famille cuisine autour du feu woofing chine

    Le STAFF

    Il se compose de plusieurs personnes :

    • en cuisine, il y a bien évidemment le cuisinier et quelques femmes d’un certain âge. Difficile d’en dire plus, nous n’avons malheureusement pas eu beaucoup de contact avec eux.
    • l’équipe de moniteurs n’est composé que de jeunes. La plupart ne parlent pas anglais où très peu, mais ils font toujours leur possible pour communiquer, heureux de nous avoir près d’eux.
    • pour les cultures, nous avons travaillé avec 3 vieilles dames qui ne parlent pas un mot d’anglais, mais il y a bien d’autres travailleurs sur le site.

    Pour l’anecdote, nous n’avons jamais su leurs noms, car elles nous l’ont écrit dans la terre en signes chinois n’ayant pas conscience que nous étions incapables d’associer un son à ces symboles.

    Nous les avons donc surnommé Hélium (pour sa voix  si particulière), Grincheuse (la moins souriante) et « V 3 barres » (ce qui ressemblait le plus à son symbole).

    Je vous laisse devinez qui est qui.

    woofing chine le monde a deux

    Même sans parler la même langue, nous avons partagé des moments mémorables avec ces 3 femmes encore plus petites que moi et pourtant bien plus fortes.

    Notre travail à la ferme

    Les  journées de 7 heures de travail sont globalement plus longues que la plupart des autres volontariats que nous avons faits, mais elles sont ponctuées de nombreuses pauses.

    Nous étions constamment rappelé à l’ordre. Nos 3 compères nous criait sans cesse : 休息 , qui se prononce « Soshié » et qui veut dire « repos ».

    En 10 jours, nous avons eu 2 jours de repos (+2) et les tâches ont été variées :

    Rempoter des semis, désherber, peindre des décorations pour les enfants, aider à l’organisation, préparer du terreau, planter des légumes, créer des panneaux pour départager les plantations et aider en cuisine (plus pour nous faire plusieurs qu’une réelle aide).

    woofing chine ferme dujiangyan huaxi farm

    Avantages de ce woofing en Chine

    Manger comme les locaux et se régaler

    De nombreux plats sont positionnés au milieu de la table et chacun se sert dans un désordre typiquement chinois. 

    C’était excellent : patates douces, légumes frits, porcs, nouilles, ravioles, patates sautées, chou chinois, du riz sous toutes ses formes, canne à sucre, gâteau et j’en oublie…

    repas woofing chine huaxi farm

    Visite d’un temple

    Sans rien avoir demandé, nous nous sommes vus proposer la visite d’un temple gratuit situé non loin de la ferme.

    Le photographe, 2 autres animateurs et un jeune homme venu exprès pour nous servir d’interprète se sont joints à nous. Quand je vous dis que nous étions traités comme des stars !

    Le temple est perdu dans la Nature où les moines vivent quasi en autosuffisance avec leurs plantations et des dons.

    Loin d’un site touristique, nous l’avons beaucoup apprécié.

    entree du temple dujiangyan woofing chine temple dujiangyan woofing chine

    Visite des pandas

    Deuxième grande surprise.

    Nous planifions de rentrer un peu plus tôt pour aller voir les pandas de Chengdu, quand un des responsables de la ferme nous a indiqué qu’il y avait une base de Pandas non loin de là.

    Vu que rien n’était recensé sur Internet, sur le coup nous ne l’avons pas cru, mais face à son insistance nous lui avons fait confiance.

    Bingo, nous avons effectivement eu le droit à une visite gratuite d’un centre de panda en avant première. Le centre de Wolong a été détruit suite à un tremblement de terre et les habitants ont été relogés à la base de Panda de Dujiangyan qui s’ouvre de plus en plus aux visiteurs.

    Il a été « spécifiquement conçu pour mener des recherches sur la réintroduction potentielle dans la nature de pandas nés en captivité ». Pour en savoir davantage, je vous invite à lire ces articles sur la Vallée du Panda.

    En tout cas, c’est avec un grand sourire que notre hôte nous dira :« il faut faire confiance aux relations des Chinois ».

    dujiangyan panda parcle monde a deux parc panda dujiangyan woofing chine

    Visite de la ville

    La « petite » ville de Dujiangyan ne mérite pas le détour en tant que telle, mais vous y  trouverez, entre autre un système d’irrigation des eaux qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a été construit au IIe siècle avant JC et fonctionne toujours.

    Nous n’avons pas jugé pertinent d’aller le visiter, mais l’histoire est intéressante vu qu’ils ont réussi à tout construire malgré les faibles moyens de l’époque.

    Si quelqu’un l’a déjà visité, nous sommes curieux d’avoir des retours.

    Sinon vous retrouverez en ville tout ce qui fait le charme de la Chine : les parcs remplis de danseurs, d’entrainement d’arts-martiaux et de maisons typiques .

    riviere separe dujiangyan tai-chi-chuan parc dujiangyan

    Jusqu’à cette expérience, la Chine n’était que crachats, saleté et bousculades sans états d’âmes.

    Et puis nous avons fait la rencontre de Kenyo, V 3 barres, Hélium, Kasa, Béatrice et tous les autres qui nous ont offert une autre vision de la Chine.

    Nous étions alors prêts pour continuer à explorer l’empire du Milieu et un autre hasard nous a conduits à notre deuxième coup de cœur : le lac Lugu.

    Mises à jour : avis d’autres voyageurs

    J’ai le grand plaisir de mettre à jour cet article !

    Non pas que nous y sommes retournés, mais après lecture de ce post : 3 couples de voyageurs ont été accueillis à la ferme de Huaxi.

    Je voulais absolument partager leurs vécus, car vous constaterez comme moi que l’accueil est toujours aussi chaleureux !

    • Voici donc l’article de Célia et Nicolas du blog Kikisbackingtour qui y ont séjournés une semaine en décembre 2015
    • Puis le commentaire très agréable de Nathalie et Gabriel qui y sont allés en septembre 2016 :

    « Coucou vous deux ! Comment ça va? Je tenais à vous remercier de nous avoir transmis le contact de Huaxi farm, on vient d’y passer une superbe semaine. On a suivi un groupe d’enfants en colo, Gabriel a joué de la guitare pour les accompagner sur des chansons chinoises, on a très bien mangé et cuisiné des petites spécialités de notre île.

    Ils nous ont beaucoup gâtés aussi, c’était génial !

    Le staff est super! On a passé votre bonjour à l’équipe, ils étaient très contents et vous le retourne. On publiera bientôt des photos de notre séjour ! Merci encore »

    • La dernière expérience, c’est Solenne et Meryll du blog Evasy qui l’ont vécu. Et cette fois, c’est une vidéo qui vous plongera définitivement dans l’ambiance.

    On constate qu’il y a eu quelques évolutions, car les éducateurs parlent plus facilement anglais. Mais à part ça, j’ai pris un plaisir fou à retourner à la ferme de Huaxi grâce à ces expériences.

    Maintenant si vous n’êtes toujours pas convaincus, je ne peux plus rien pour vous !

    Qui seront les prochains ?

     

  • Mont Emei : 60000 marches, tout petit challenge …

    Mont Emei : 60000 marches, tout petit challenge …

    Il y a des moments dans un voyage où on se dépasse, parfois moralement et parfois physiquement. Pour moi, l’ascension du Mont Emei fut l’un de ces moments. Il y en aura bien d’autres, mais celui-ci reste gravé dans ma mémoire comme un des premiers gros challenge physique.

    Nous sommes partis, comme à notre habitude, sans vraiment savoir dans quoi nous nous embarquions. Mais je pense sincèrement, que notre ignorance nous a permis d’aller jusqu’au bout en un temps record pour nous.

    Pourquoi le Mont Emei ?

    La Chine regorge de magnifiques endroits à visiter, alors pourquoi le Mont Emei?

    Il y a, selon nous, plus d’une raison pour visiter le Mont Emei :

    – Tout d’abord, le Mont Emei fait partie des montagnes sacrées, c’est le premier lieu où le bouddhisme s’est établi sur le territoire chinois et c’est à son sommet qu’a été érigé le premier temple Bouddhiste : Huazang.

    Pour ces nombreux temples, le temps Huazang n’est que la cerise sur le gâteau, tout au long du trajet vous traverserez plusieurs temples où vous pourrez même y passer la nuit. Certains sont vraiment magnifiques.

    Pour ses paysages à couper le souffle : le site comprend une végétation d’une richesse exceptionnelle, des forêts à perte de vue où l’on se sent tout petit.

    singe sauvage et vue du mont emei

    – Pour ses singes semi-sauvages ? Je ne suis pas certaines de ce dernier point, les singes sauvages méritent le coup d’oeil, mais ceux nourrit à grand renfort de touristes sont devenus pour moi à éviter. Agressif et voleurs… une pâle conséquence du tourisme de masse.

    L’intégration de l’élément humain est fait avec subtilité. Exception faite de la toute dernière partie où hôtels et magasins représentent le tourisme de masse.

    – Et puis dernier point non négligeable, pour le challenge ! 3000m d’altitude et 60000 marches pour arriver au sommet et en redescendre représente un parcours qui peut s’avérer un vrai défi en fonction du temps qu’on lui consacre. Mais quoi de mieux que d’admirer la vue et le temple là-haut après avoir gravit toutes ces marches. Mais donnez vous du temps.

    Visiter le Mont Emei

    Pour visiter le Mont Emei, plusieurs choix s’offrent à vous : suer un peu en s’isolant dans la Nature ou payer le prix cher au milieu des touristes. Car oui, comme tout endroit touristique en Chine, il y a toujours des raccourcis (bus ou téléphériques) pour faciliter/raccourcir le trajet mais qui gâche, selon nous, tout le plaisir.

    Donc pour ne pas changer, nous n’avons pas fait dans la demi-mesure, nous sommes partis depuis le point le plus bas pour arriver au sommet et tout cela en deux jours avec nos affaires de camping sur le dos.

    Nous basant sur les blogs et les cartes (qu’on trouve dans tous les hôtels), nous avions à l’esprit d’arriver au sommet par nos propres moyens en passant une première nuit en tente et la deuxième dans un temple sur la route. Puis éventuellement de redescendre en bus, en fonction de notre fatigue.

    Les premiers kilomètres sont inutiles au possible, vous serez le long de la route goudronné, puis sur un sentier sans intérêt… Franchement, je ne suis pas forcément pour prendre les bus… mais la première partie n’en vaut vraiment pas la peine. Elle nous a gaspillé pas mal d’énergie et plusieurs heures de marche.

    À moins que le défi ou les économies vous intéressent, je vous conseille de prendre un bus jusqu’à la première entrée officielle. Vous ne manquerez absolument rien ! Et puis une fois passée, le chemin est balisé, il est impossible de s’y perdre.

    Jour 1

    le monde a deux pret a gravir le mont emei

    Après ce début laborieux, on déborde toujours d’énergie et passé le check in, on commence à gravir ces marches qui s’avéreront interminables le jour d’après.

    singe semi sauvage et agressif du mont emeiOn passe par le chemin des singes (obligatoire malheureusement) où les premières attaques de macaques ont commencé. Heureusement, des locaux sont là pour les « contrôler ». Ils sont tellement habitués aux humains qui les nourrissent qu’ils viennent maintenant se servir directement dans les sacs (ils vont même jusqu’à prendre les appareils photos etc…). Plus loin, Guillaume esquivera même une attaque de 3 singes qui ont bien montré les dents… Bref, un passage qui comme vous l’avez compris ne nous a pas vraiment enchantés…

    Nous avons donc continué notre chemin, avec mes 6 kilos sur le dos (et bien plus pour Chocho…), sous les regards insistants des touristes chinois, surpris de voir deux blancs autant chargés. Au-delà des regards chinois, nous avons profité de quelques points de vue sympas, de pauses auprès de la rivière.un temple sur le mont emeiles chemins du mont emei
    spot pour camper sur le mont emeiÉtant parti à 13h, nous n’avons marché que 5h et nous avons trouvé un toit pour poser la tente : une sorte d’abris pour un magasin était vide et à très bien fait l’affaire. Il était temps, le soleil commençait à se coucher et nous n’avons pas tardé à en faire autant.

    La première nuit sera de courte durée, l’altitude, l’heure précoce, le bruit de l’eau, des oiseaux, des branches cassées et des singes qui ne rodaient pas bien loin ne m’ont pas aidé à fermer l’oeil. Ce n’était que le début du camping sauvage pour moi et je n’étais pas encore très à l’aise.

    Jour 2

    Le réveil a sonné à 5h du matin, nous avions mal calculé car le soleil était loin de se lever. Une chose est sur c’est qu’on n’a dérangé personne. C’est donc toujours motivés que nous avons repris la route, les lampes frontales allumées pour les 30 premières minutes.
    gravir le mont emei de nuit
    On a grimpé en silence, on se motivant l’un l’autre pour trouver le courage d’affronter ces marches infinies.

    Ce n’était plus les singes que nous croisions sur la route, mais des ânes en sueur et abimés par le poids porté (surement pour acheminer les provisions). Ça peut paraître anodin, mais sur des chemins de marche aussi raide et étroit, croyez moi ça fait un drôle d’effet.
    des anes sur le mont emei
    Mais passé cela, les paysages de cette deuxième journée ont juste été saisissants, malgré le chemin balisé, on se sent perdu dans le Nature. On ne croise que très peu de personnes et les temples sont magnifiques. Malgré la fatigue et de nombreuses pauses, nous apprécions les vues qui s’offrent à nous. Nous avons l’impression de surplomber une immensité.
    un temple au sommet du mont emei vue au sommet du mont emei
    Nous sommes arrivés fier de nous à l’avant-dernière étape, là où commence le téléphérique où nous avions prévu de passer la nuit (Jieyn Hall). Mais lorsque nous sommes arrivés nous avons été submergé par la foule de touriste et le bruit. Après le calme des jours précédents, il était hors de questions que je me pose ici pour y passer la nuit. Ce brouhaha était en total contradiction avec l’idée que je pouvais avoir d’un temple sur une montagne sacrée.
    les touristes au telepherique du mont emei
    Il devait être environ 14h, nous avons donc pris la décision de continuer et d’arriver au sommet dans la journée. Je crois que c’est à ce moment-là que le vrai défi à commencer. Nous avions déjà 9h de marche dans les pattes et la dernière partie est surement la plus raide.

    Mais nous avons réussi, passé l’arrivée du téléphérique remplie d’hôtel et de restaurant touristique en tout genre, nous avons mis quelques couches supplémentaires de vêtements pour affronter le froid rencontré au sommet et pris le temps d’apprécier la vue, le temple et le Bouddha magnifique. Le ciel n’était pas bleu, mais nous avons eu de la chance, la vue était assez dégagée et la brume ne couvrait pas le Bouddha.
    le bouddha du mont emei la vue du sommet du ont emei
    Le soleil commençant à décliner nous avons fait quelques pas en arrière pour trouver un endroit pour planter la tente une dernière fois : un recoin au bord de la route sous les arbres.

    Jour 3

    Réveiller à 6h du matin, par les cris des  premiers touristes arrivant pour le lever du soleil.  Nous avons fait le retour à contre-sens d’une masse de touristes impressionnante. On est gratifié plusieurs fois de grands sourires, de pouce en l’air. Dans leur yeux, un mélange d’admiration, d’incompréhension, de jalousie et d’envie face à nos sacs sous-entendant le camping. Mais dans tous les cas, peu restent insensibles à notre passage.

    Pour finir, j’aurai aimé rentré à pied, mais honnêtement nous étions trop épuisés 17h de marches en 2 jours, nous avons donc pris le bus pour rentrer et nous poser à l’auberge.

    Et voilà, ici se termine l’aventure de notre premier trek en duo, dont je pense nous pouvons être fier. Malgré la pluie, les marches, les singes, une tente et un réchaud défectueux, nous sommes toujours en vie. À l’hôtel, fatigués mais vivant.

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Logement à Baguo

    L’auberge de jeunesse Teddy Bear est surement la moins cher et la plus populaire chez les backpacker, mais honnêtement ça a été une grosse déception. Je pense qu’ils savent qu’ils ont des pris compétitifs, du coup, ils se foutent de leur clientèle. Polis certes, mais ils en avaient rien à foutre de nous.

    Nous avons largement préféré l’accueil de l’hôtel juste à côté, où nous avons passé la première nuit. Certes un peu plus cher et ne parlant pas un mot d’anglais, mais ils ont toujours eu de grands sourires et se sont pliés en quatre pour nous aider à avoir notre visa (ils nous ont payé le taxi et le bus et nous ont accompagné là-bas).

    Camping sauvage au Mont Emei

    Il n’est pas officiellement interdit de camper, d’ailleurs de nombreux touristes chinois ont bien compris nos intentions et nous ont félicité à plusieurs reprises. La réalité, c’est que les chemins sont très balisés et étroits, il n’y a aucun spot classique d’herbe fraiche pour  poser votre tente. Les seuls endroits que nous avons trouvé sont sous les portes qu’on trouve parfois sur la route ou alors à la place de magasins qui ne sont pas là ou pas ouvert ce jour-là.

    Sur la fin du parcours, vous trouverez des espaces plus appropriés, sous des arbres par exemple. Dans tous les cas, il vous faudra une tente autoportante.

    Comme tout camping sauvage, respecter l’environnement et levez-vous tôt pour ne dérangez personne.

    Nourriture / Repas

    Sur le trek, vous trouverez de l’eau et de la nourriture mais comme partout, loin de tout les prix ont flambé (il faut dire qu’il l’achemine à dos d’âne … on a croisé les pauvres bêtes dans les escaliers en sueur et abimés). Nous avions pris de quoi manger un minimum et 4 bouteilles d’eau plus des micropures (ne faites pas confiance à l’eau en Chine…).

    Tarif

    Entrée du Mont Emei : 185 yuans pour 2 jours par personne (90 yuans avec la carte étudiant ou carte vitale)

    Nuit dans un temple : comptez 50 yuans pour un dortoir environ

    Bus de retour  : 50 yuans pour environ 1h30

    Batons de marche

    Ils sont vraiment recommandés. Si vous n’en avez pas, ils prêtent des morceaux de bambous qui font très bien l’affaire. Ils vous serviront aussi pour vous protéger des singes. Cela nous a bien servi en tout cas.

    Equipement

    Prenez des vêtements chauds, au sommet il y a du vent et il fait froid.

    Organisation

    Rien ne vous oblige à marcher autant en si peu de temps ! En partant plus tôt le premier jour, vous aurez le loisir d’étaler vos heures de marches.

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    Sans prendre les raccourcis, l’ascension du Mont Emei demande une certaine condition physique, donc prévoyez au moins 2 nuits pour profiter de cette montagne sacrée.

  • Xian et son armée de terre cuite

    Xian et son armée de terre cuite

    Après la déception vécue à Pékin, nous avons pourtant persévéré en allant à Xi’an, ancienne capitale de Chine, un arrêt plus ou moins obligé pour visiter l’armée de terre cuite.

    Nous avions quitté l’appartement d’Alex, notre sauveur à Pékin, en hâte pour éviter les problèmes causés par des colocataires peu tolérants, qui sont allés se plaindre de bruit, au propriétaire avant même de nous en informer. Les bonjour et sourires polis lors de nos brefs rencontres cachaient donc une rigidité et une délation que nous n’avions pas soupçonné. Après des échanges de souvenirs de Yesanpo, autour d’une bière et d’une pizza, il était temps de se dire au revoir, sans promesse de retrouvailles, juste l’espérance lointaine que nos routes se recroiseront peut-être un jour.

    Nous avons alors vécu notre deuxième « hard seat », 14h de train assis dans des conditions mémorables… Pour débarquer épuisés sans réservation, dans une nouvelle ville aux allures bien chinoises : plus d’occidentaux, des petits restaurants à tous les coins de rue, des magasins de téléphone et d’électronique de partout.

    Nous ne sommes restés à Xian que 2 nuits mais nous aurions pu facilement nous y attarder une nuit de plus et nous n’avons volontairement pas voulu dépenser un budget touristique important à Xian. Mais rien que l’ambiance du quartier musulman vaut le détour !

    Le quartier musulman

    Étant le départ de la route de la soie, Xi’an « attirait beaucoup de commençants arabes et persans, des diplomates et des étudiants. Beaucoup se sont alors graduellement installés dans la ville de Chang’an, actuellement appelé Xi’an ».

    La lumière y est très belle et vous y verrez de nombreux stands de nourriture, des vendeurs en train de casser des cacahuètes, tirer du sucre et préparer des mets locaux. De nombreuses brochettes, gateaux, épices, biscuits, fruits sont disposés sur les étalages. Tissus, sacs, babioles, pierres, baguettes sont entassés sur les stands…

    En conclusion, vous y trouverez tout un assortiment d’objets et de couleurs pour le plaisir des yeux.une rue du quartier musulman xianboutique dans le quartier musulman xianetalage d une boutique quartier musulman xi'an

    La grande mosquée

    Elle est la plus grande et la mieux préservée des premières mosquées de Chine.

    la grande mosquee de xi'an chine

    La Bell Tower et la Drum Tower

    La première a été construite en 1384, un des symboles et une des plus grandes tour de ce type en Chine et la deuxième, construite au centre de la ville. Elle « tire son nom du grand tambour qui y est contenu. Elle contraste avec la tour de la cloche du fait que la cloche était autrefois frappée à l’aube alors que le tambour était battu au coucher du Soleil, indiquant la fin de la journée. »la drum tower a xian

    Mausolée de l’empereur Qin

    À une heure de Xi’an environ, vous y trouverez surement un des sites archéologique les plus importants au monde, en tout cas le mausolée de l’empereur Qin reste à nos yeux une de nos plus belles visites en Chine.

    Pourtant, nous avions peur d’être déçus, après toutes les photos que nous avions vu sur le net nous avions le sentiment d’être déjà spoilés. Mais ce ne fut absolument pas le cas. L’histoire, l’ampleur du site et la beauté des statues nous ont laissé ébahis et nous les recommandons sans hésitations.

    C’est en 1974, donc assez récemment, que des paysans on découvert les prémisses de cette armée destinée à « accompagner l’empereur dans son voyage vers l’immortalité ».

    Je vous conseille de lire à l’avance sur Internet, un peu l’historique de ce lieu. Les informations sur Wikipédia sont à mon sens largement suffisante, de plus vous trouverez des informations en anglais sur le site qui vous permettront de vous passez d’un guide (jamais donné en Chine). Même s’ils vous font croire le contraire 😉 nous n’avons pourtant pas eu l’impression de passer à côté d’informations capitales.

    Le site se divise en deux parties, les fosses de soldats et le tombeau mais vous ne pourrez n’en visiter qu’une. Je vous raconte pourquoi !

    Les fosses de l’armée en terre cuite

    C’est la partie visitable du mausolée qui se situe à 2km de la tombe. Ces fosses comprennent des milliers de statues de soldats en terre cuite et de chevaux construit pour garder la tombe de l’empereur qui unifia la Chine il y a 2200 ans.

    Ils ont tous été construit à grandeur humaine à partir du même moule, mais ils sont tous uniques, les finitions, les vêtements, les cheveux et les traits des visages les distinguent tous les uns des autres.

    visage different armee de terre cuite xianla fosse 3 avec les soldats de terre cuite xian

    Initialement, les soldats étaient peints de couleurs vives, bleus, verts, rouges mais malheureusement, la lumière du jour a estompé et même fait disparaitre toutes ces couleurs. Voilà une des raisons pour lesquelles le tombeau n’a pas encore été fouillé.

    Le tombeau

    C’est la partie qui n’est pas visitable et pour cause, elle n’a à ce jour toujours pas été fouillée. « L’État souhaite en effet attendre le développement de technologies qui garantissent que le contenu ne subira aucun dommage ».

    Elle est enfouie sous une pyramide de terre de 75 m à 115 m de haut selon les sources, et d’environ 350 mètres de côté. Ce tumulus couvre une superficie de plus de 12 hectares. Nous avons essayé de deviner sous quelle montagne, il était abrité mais la nature a bel et bien repris ces droits.

    Le témoignage de l’historien Sima Qian nous donne une idée de ce qu’on pourrait trouver le jour où l’on entamera les fouilles. Entre horreur, richesse et idée d’éternité ces mémoires me laissent songeuse. Surtout que ces théories semblent être confirmées par des tests modernes qui révèlent des taux exceptionnellement haut de mercure.

    [su_spoiler title= »Mémoire de l’historien Sima Qian »]

    « Le neuvième mois, on enterra Che hoang (Qin Shi Huang) dans la montagne Li.

    Dès le début de son règne, Che-hoang avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l’empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu’à l’eau ; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage ; des palais, (des bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets rares y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture)…

    Pour savoir la suite, je vous invite à lire ces mémoires sur la page Wikipédia.
    [/su_spoiler]
    [su_box title= »Informations pratique » box_color= »#0c97f0″]

    Horaires d’ouverture : 8h30 – 17h30

    S’y rendre : Bus n°306 ou 914 direct jusqu’au terminus pour 8 yuans

    Tarif : 90 yuans du 1er mars au 30 novembre, 65 yuans du 1er décembre au 28 février (pensez à votre carte étudiante ou vitale pour bénéficier de 50% de réduction)

    Ne pas partir trop tard, l’aller-retour + la visite prend plusieurs heures, surtout que le bus pour rentrer a pris beaucoup de retard.

    Le guide n’a pas trop d’utilité à notre sens, mais si vous en prenez un, essayer de vous regrouper avec d’autres touristes pour payer moins cher.

    [/su_box]

    Pour conclure, l’armée de terre cuite est pour nous un arrêt qui en valait vraiment la peine. Voir de ses propres yeux une découverte récente (1974) qui est encore en cours de fouille nous laisse perplexe. À votre avis : combien de secret et de trésor laissés par l’homme la terre cache t’elle encore sous nos pieds ?

    Source :
    Circuit Chine
    Wikipédia : tour du tambour
    Voyages Chine : Armée en terre cuite

  • Nous irons camper sur la muraille de Chine

    Nous irons camper sur la muraille de Chine

    La grande muraille est l’attraction touristique la plus visitée de Chine, que ce soit par des étrangers ou des Chinois. Je vous laisse donc imaginer les centaines de personnes qui parcourent ces murs et « transforment » le paysage au quotidien.

    Nous vous livrons ici une possibilité pour profiter de façon atypique et unique de ce merveilleux endroit.

    Camper sur la muraille de Chine

    Certains se demanderont si on peut le faire ? Mais peut-on, ou a t-on le droit, sont « deux questions qui amènent chacune une réponse différente ».
    Pour être honnête, il n’est ni autorisé, ni vraiment interdit de faire ce qui suit, les indications chinoises sont même parfois contradictoires et le Lonely Planet vous donne aussi toutes les informations pour faire le même itinéraire que nous. Vous trouverez toutes les informations pratiques en bas de l’article.

    Selon moi, il est surtout question de responsabilité et de respect : soyez souple, prenez soin des lieux où vous passerez, prenez en considération les éventuels passants et en gros, je ne le dirai jamais assez, respecter ce lieu historique.

    C’est Tong, notre premier hôte chinois, qui nous a lancé l’idée bien avant qu’on ait organisé quoique ce soit. Il nous a dit que plusieurs chinois le faisait et qu’il n’était pas rare que des touristes aussi. Nous avons d’ailleurs eu plusieurs sourires et regards approbateurs de la part des touristes chinois, une fois sur la muraille.

    Pour l’anecdote, il s’y passerait même des expériences « surnaturelles » : certains auraient vus des fantômes ou fait des rêves étranges. Mais on a rien de tel à vous raconter.

    Le départ

    Après notre épopée à Yesanpo, « lieu mythique proche de Beijing », nous (Alex, notre hôte à Pékin, Valérie, une amie à lui, Guillaume et moi) cherchions à combler notre dernière journée de trek de 4 jours, écourté par l’impossibilité de camper.

    C’est donc motivés et excités que nous sommes retournés sur Beijing dans la matinée. L’idée c’était de nous ravitailler en beurre de cacahuète et en faux Nutella avant de sauter dans un bus direction Jiankou afin d’y passer la nuit.

    C’est à 20h que nous sommes arrivés à Xizhazi, dans la nuit déjà noire, avec une légère appréhension face à la guichetière qui a ouvert sa petite fenêtre à cette heure tardive. Cette partie n’étant pas censé être explorée, elle risquait de nous jeter. Mais contre toute attente, elle a encaissé notre argent et est retournée se coucher.

    C’était donc parti pour l’ascension, suivant notre excellent guide Alex, au sens inné de l’orientation.

    Jiankou, partie non restaurée

    Une fois entrés dans le village et le sentier trouvé, il nous a fallu ignorer 2/3 panneaux interdisant de continuer sur cette voie, avant d’entamer notre montée à travers les pins.

    Je me sentais déjà épuisée, mes jambes avaient encore en mémoire les restes des centaines de marches montées 3 jours plus tôt, mais j’ai beau être comme un chiot toujours à la traine, l’énergie du groupe portait chacun de mes pas. L’entente entre nous était juste parfaite, chacun s’entraidait, s’attendait et se motivait.

    Il n’est pas toujours aisé de trouver des compagnons de voyage aussi complémentaire et cette ascension n’aurait pas été la même sans eux.

    Après une heure de marche et quelques pauses, Valérie nous a offert un moment solennel avant de poser nos pieds sur les premières briques. Bon ok, on ne voyait rien, mais l’excitation était bien présente et puis même dans le noir ça restait la grande muraille de Chine !

    diner sur la muraille de chineQuelques mètres plus loin, on s’est arrêté pour hurler notre joie, profiter de ces instants uniques et partager un repas convivial sous une magnifique voute étoilée. Le  repas, composé des mêmes aliments que les 3 jours passés, sera un véritable festin pour nos estomacs affamés et nos corps frigorifiés. Nous avons gardé le dessert pour la destination finale.

     

    Ce que je ne savais pas encore c’est que le plus dur restait à venir : nous avons repris notre périple de plus belle, à pas de loup, éclairés par les faibles faisceaux lumineux de nos deux lampes frontales, le néant était toujours deux mètres devant nous. Parfois nous n’étions qu’à quelques centimètres du vide. Nous évitions patiemment les branches d’arbres, gravissions des restes d’escalier, assurions chacun de nos pas sur la caillasse qui roulait sous nos chaussures. Le silence et la concentration ont remplacé nos bavardages, nos blagues et nos rires.

    Nous avons continué à nous enfoncer dans la nuit noire et subitement le sentier changeait un peu trop…  Chocho en tête de file demanda :

    – Alex, il y a une énorme descente là. Tu es sûr que c’est le bon chemin ?
    – Euh… je me souviens avoir eu une partie difficile, mais je suis incapable de vous dire si c’est celle là (mémoire de poisson rouge bonjour)
    – ok … accrochez vous bien aux murs les filles, la pente est vraiment raide.

    Notre progression a continué, Alex nous affirmait qu’on touchait au but et les 3 tentes qu’on a croisé indiquait qu’il avait raison. Effectivement un panneau nous a confirmé que nous avions réussi !

    Une fois les tentes montées, c’est avec fierté et amitié que nous avons partagé des muffins Nutella accompagnés d’une bonne bouteille de vin rouge.

    Mutianyu, partie rénovée

    Toute cette ascension avait pour but de profiter de la muraille sans touriste, il était donc évident que nous avions mis le réveil à sonner très tôt (5h30 pour être précis). Nous souhaitions par la même occasion être aux premières loges pour profiter du lever de soleil.

    Naturellement, le soleil s’est levé, mais quelle déception d’observer un mélange de brume et de pollution qui a gâché les premiers moments de cette journée. Tant pis, nous en avons malgré tout profité un peu plus tard. La grande muraille de Chine s’offrait à nous « telle un dragon gigantesque, qui serpente à travers les déserts, les prairies, les montagnes et les plateaux ».

    muraille de chine au reveil apres avoir camper

    Seuls au monde, nous avons alors profité de la vue, et admiré « la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse. ». Selon les estimations et la prise en compte des éléments naturels, elle ferait entre 5000 et 50000 km de long.

    camper sur lamuraille de chine le monde a deuxUne muraille qui en a vécu des histoires, ces « fortifications militaires chinoises ont été construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et à plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine ».

    Elle a été appelé « le plus long cimetière sur terre » parce que beaucoup de personnes ont péri en la construisant. Selon les témoignages, elle a coûté la vie à plus d’un million de personnes ».

    On s’est questionné à plusieurs reprises sur l’intérêt d’une telle construction : des soldats ont-ils vraiment tenté de s’aventurer sur ces aspérités naturelles, chaotiques et dangereuses ou était-ce simplement pour démontrer la puissance d’un empire? Surtout qu’au final, elle n’a jamais vraiment repoussé les invasions…

    C’est sur ces questionnements que nous avons poursuivi notre chemin. Notre solitude n’aura pas été de longue durée, les premiers touristes sont rapidement arrivés et ont modifié l’ambiance sereine et majestueuse dans laquelle nous étions immergés quelques minutes auparavant.

    touriste sur la grande muraille de chine

    pti dej camper grande muraille de chineIl était alors tant de faire honneur à ce qui a fait l’unicité de notre groupe : le petit-déjeuner. Nos cousins canadiens nous ont fait découvrir avec malice, l’exquis mélange addictif du beurre de cacahuète/Nutella sur du pain de mie, tout cela sous les regards curieux des touristes chinois.

    Bien évidemment nous ne manquerons pas à la traditionnelle séance photo faite par des inconnus avant de reprendre notre marche au milieu de la foule, des ouvriers qui portaient les pierres à même le dos pour restaurer la muraille et le plaisir d’avoir été là avant tout le monde. Même si le soleil n’était certainement pas au rendez-vous, le partage de cette aventure restera unique et inoubliable.

    restauration grande muraille de chine

    [su_box title= »Informations pratiques » box_color= »#0c97f0″]

    Comment s’y rendre

    Prendre le métro jusqu’à la station de métro Dongzhimen où vous trouverez les bus en haut.

    Prendre le bus n° 916 jusqu’à Huairou (12 yuans sans la carte) : environ 1h de route

    Des « taxis » vous aborderons, en prendre un jusqu’à Xizhazi (prix négocié: 150 yuans pour 4)

    Ticket d’entrée à l’office de Xizhazi : 20 yuans

    Entrer dans le village, allez sur la gauche et trouvez le sentier : 1h de marche qui monte dans une forêt de pin pour arriver à Jiankou, la partie non restaurée de la grande muraille.

    Partez sur la gauche et comptez encore une bonne heure pour arriver à Mutianyu (la partie rénovée).

    Poser votre tente dans la partie non rénovée, vous pourrez vous mettre dans les tours.

    Comment rentrer à Pékin

    Marcher ou prendre un taxi pour descendre jusqu’au village (voir sur la carte)

    Prendre le bus n° 936 jusqu’à Huairou (vue depuis l’arrêt de bus)

    arret de bus pour partir de la muraille de chine

    Depuis Huairou, prendre le bus n°916 jusqu’à Beijing.

    Reprenez le métro pour aller vous reposer dans votre auberge 🙂

    Conseils

    Prévoyez de bonnes chaussures de marche.

    Prenez une tente auto-portante 😉

    Préférez le faire en journée, sauf si vous aimez le danger et les sensations fortes… Honnêtement je n’ai pas réalisé dans quoi nous nous étions embarqués.

    Comme tout camping sauvage, respectez les lieux, levez-vous tôt pour ne pas déranger les premiers passants et surtout pour profiter de la vue magnifique qui s’offre à vous.

    Les déchets pourront être jetés dans les poubelles sur la partie rénovée.

    [/su_box]

    Notre aventure est une alternative aventureuse pour découvrir la grande muraille, si vous vous sentez moins casse-cou, je vous invite à aller visiter la page de novo-monde qui vous proposera un autre choix moins périlleux.

    Pour nous, ce fût pourtant une aventure mémorable que nous avons adoré partager avec nos compagnons de route. Nous retournerions sans aucun doute dormir là-haut, mais pour être honnête si nous devions le refaire, nous ne remonterions pas de nuit.

    Et vous quelle sera votre manière de visiter la grande muraille?

    Source

    Toolito anecdote muraille de Chine

  • Visa Mongolie : Enregistrement et extension

    Visa Mongolie : Enregistrement et extension

    Depuis le 9 juillet 2014, le visa pour la Mongolie est gratuit pour 30 jours pour les Français et une liste de pays que vous pourrez trouver sur ce site.

    30 jours c’est déjà bien, mais si comme nous vous souhaitez prolonger votre séjour dans ce pays aux nombreux aspects, voici les étapes à suivre. Pas de panique rien de compliqué, seulement quelques informations à connaitre pour gagner du temps et de l’énergie.

    Il faudra tout d’abord vous enregistrer dans les 7 jours après votre arrivée (étape non obligatoire si vous restez moins de 30 jours). Une formalité qui se fera au même endroit que votre demande d’extension de visa, c’est-à-dire au Bureau de l’immigration, des naturalisations et des étrangers (OINFC) ouvert du lundi au vendredi de 9h-13h et 14h-18h.

    Où se rendre et comment y aller ?

    L’OINFC est en dehors de la ville à environ 15 km, proche de l’aéroport, pour éviter un aller-retour inutile, rendez-vous y dès votre arrivée dans le pays si votre entrée dans le pays se fait par les airs.

    Depuis le centre d’Oulan-Bator :

    state department store oulanbatorIl vous faudra prendre le bus n°11, (un des arrêt se trouve à côté du State Department Store, voir sur la carte) qui va jusqu’au grand stade, environ 30-40min pour la modique somme de 500 tugriks. Attendez vous à sortir de la ville et à arpenter des chemins caillouteux et pleins de nid de poule dans un bus plein à craquer.

     

    Descendez du bus lorsque vous arrivez à un grand rond point avec une station essence et le stadeprolonger visa mongolie station essence

    Une fois sorti du bus, vous allez vous retrouver devant une station service, dirigez vous sur la droite et avancer jusqu’à l’entrée qui se trouvera sur votre gauche.bureau immigration enregistrement prolongation visa mongolie

    Une fois à l’intérieur dirigez vous dans la pièce de droite (la partie de gauche correspond à l’espace de paiement).

    Papiers à fournir

    L’administration mongole n’est vraiment pas regardante, mais il vous faudra quand même un minimum de papier à apporter avec vous :

    • Une photo d’identité (la colle sera à disposition)
    • Une photocopie du passeport ainsi qu’une photocopie de la page avec le visa mongol (nous avions fait notre photocopie à l’office du tourisme qui avait gentiment accepté de nous les faire gratuitement mais ils pourront vous les faire sur place). La plupart des auberges de jeunesse acceptent de vous faire aussi les photocopies gratuitement.
    • L’adresse et le numéro de téléphone du lieu de votre résidence (guest house, hotel…)
    • Une lettre comprenant les raisons pour lesquelles vous souhaitez prolonger votre visa et le temps d’extension. Nous n’avons écrit que deux lignes à l’arrière de la feuille sur laquelle ils nous ont fait la photocopie. Inscrivez simplement que vous souhaitez prolonger votre visa de (x) jours, pour raison touristique (en français).

    Quelle prolongation ?

    Pour une durée de 7 jours à 1 mois vous n’aurez aucune difficulté. Pour une prolongation supérieure à 30 jours, cela sera plus compliqué, vous aurez besoin d’une lettre d’invitation d’un garant.

    Notez que vous ne pourrez étendre votre visa qu’une seule fois.

    Prolonger son visa en Mongolie : étape par étape

    La première chose à faire est de demander un formulaire pour votre enregistrement ensuite il vous faudra le remplir sans trop vous prendre la tête, rien de bien compliqué dans les questions posées et de plus, ils regardent à peine. On sent vraiment une volonté d’ouvrir le pays au tourisme.

    Ensuite on nous a demandé de prendre un ticket. Mais nous n’avons pas vraiment compris pourquoi… Visiblement, cela ne sert pas à grand chose, les notions de files d’attente n’existe pas … c’est à nous de nous imposer et à faire attention de ne pas se faire devancer.

    Ils ne parlaient pas anglais, mais vous trouverez toujours quelqu’un pour communiquer. Nous sommes même tombées sur une employée qui parlait français.

    Une fois toutes les formalités remplies, on vous enverra payer de l’autre côté du couloir.

    Puis il vous faudra revenir au même endroit où vous obtiendrez le tampon de votre extension de visa.

    En pleine saison touristique cela nous a pris qu’une heure environ (ce qui reste très correcte) et vous ressortirez directement avec votre extension le jour même.

    Tarif

    Il vous en coûtera 22 euros pour 15 jours ou 40 euros pour 1 mois. Vous pourrez payer cash ou en carte de crédit.

    Honnêtement, la Mongolie nous a donné l’impression de vouloir s’ouvrir aux touristes, l’extension du visa n’est donc qu’une formalité parmi tant d’autres. Donc, ne vous refusez pas quelques jours supplémentaires dans ce pays encore sauvage qui a tant à offrir.